samedi 1 août 2020

« Il s’agit maintenant d’être solidaire en son monde intérieur »




23 07 Quand la vie nous contrarie on a tendance à râler et à risquer de retomber dans l’identification au rôle de victime. C’est dans ces moments là qu’on peut mesurer les progrès effectués et la validité de l’approche d’écoute et de dialogue avec les corps mental, physique et émotionnel. 
Ceci dit, je découvre le corps mental dans ses nombreux aspects et ne sait pas encore grand-chose au sujet du corps émotionnel, de ses fonctions, son mode de fonctionnement. 
La complexité du mental est telle que plus je l’observe et plus je suis épatée par ses nombreuses capacités. Elles ne sont pas encore maitrisées et ça crée plutôt de la confusion puisqu’une de ses fonctions est de canaliser, de capter des fréquences, des infos et de les traduire. Ajouté à cela le fait qu’il les traduit selon les modes de traitement duels et par le contrôle émotionnel, ça brouille l’écoute et la compréhension.

En ce sens, commencer par observer objectivement est la base mais ça demande de lâcher le mode jugement arbitraire, la projection des sensations désagréables vers l’extérieur sous forme d’accusation, de critiques, mais aussi à l'intérieur par l’auto-jugement et l’auto-critique. 
On voit que ce sont des programmes et que par sa fonction de canal, il peut capter des infos provenant autant de l’extérieur que de la mémoire proche ou lointaine, ancestrale et même primitive. 
Ce qui au bout du compte fait qu’on passe du coq à l’âne, qu’on peut capter tout autant la voix de l’amour, de la sagesse que celle de la souffrance, des croyances invalidantes, des superstitions, les pensées des autres par télépathie ou par la mémoire génétique, l’inconscient et la conscience collective. Enfin par effet de résonance puisque de par notre structure et les fonctions du mental, nous recevons des infos de toutes parts. 
Sans parler des émotions qui sont aussi captées par notre corps, notre mémoire, celle de notre vécu, de celui de nos ancêtres et qui entrent en résonance ou par empathie sont perceptibles voire palpables.
J’ai découvert que j’avais un jukebox dans la tête depuis quelques temps mais je n’y prêtais pas trop attention jusqu’à ce que je me retrouve en panne d’ordinateur pendant quelques jours et que je me tourne plus souvent vers l’intérieur, l’observation des corps, des émotions, des voix…

vendredi 17 juillet 2020

« Sacré nerf vague » & vidéo-entretien avec Jean-Marie Defossez





7 07 Je me sens de plus en plus légère et c’est bien agréable. Le jardin me ravit même si ça suscite de la colère mais là aussi, je vois que je ne m’accroche plus autant aux réactions impulsives et que ça coule de mieux en mieux. Je dors bien, j’ai bon appétit, je digère bien, j’ai de l’énergie quand il faut et tout cela témoigne de l’équilibre intérieur qui s’installe en profondeur ou du fait que les aspects internes et les forces ne soient plus en mode conflictuel mais plutôt dans une dynamique fluide. 

Tout comme au jardin, je récolte ce que j’ai semé, je sens enfin la stabilité psycho-émotionnelle et les fruits de cette approche intérieure de lâcher prise et d’accueil, d’ouverture. Cette sensation de complicité avec les corps, de cohérence, cette solidarité, augmentent à mesure que je suis l’inspiration du moment, l’élan enthousiaste en confiance, sans même me poser de question quant au résultat. Parce que le plus important, ça n’est pas le "pourquoi", pourquoi je fais ça ou ça mais plutôt comment je le fais, avec quelle énergie, dans quel état d’être, selon quelle vibration et, en suivant l’élan du moment, je suis le courant. Je le suis dans les deux sens du terme, suivre et être. 

Ceci dit, le "pourquoi" participe aux prises de conscience et à la reconnaissance intime de soi mais ici, je parle de la phase qui suit l'accueil, la détente mentale et physique. J’expérimente la joie et le pouvoir de l’accueil, du fait de ne s’attacher à rien mentalement ni émotionnellement. Percevoir les pensées et les émotions comme des énergies qui circulent et qui par nature sont éphémères, qui passent tout simplement, aide beaucoup à accepter ce qui est. 
Il ne s’agit même pas d’accepter, ça n’est pas vraiment le cas mais plutôt de se détacher de ce qui se manifeste en positif ou en négatif sachant que c’est l’expression d’un système de pensée qui ne me correspond pas et que par conséquent je ne veux plus nourrir. 

mercredi 15 juillet 2020

« Conférence "L'eau delà de l'eau" » Jacques Collin




6 07 J’ai écouté des conférences de Jacques Collin que je découvre en ce moment avec un sentiment de gratitude autant parce que je ne suis pas tombée sur ces vidéos avant aujourd’hui que parce que j’adhère à tout ce qu’il dit. Même si ça peine à se caler au niveau mental, puisque nous sommes multidimensionnels, je retrouve ce que j’expérimente et l’image de l’être se forme de plus en plus clairement.

Si je parle d’image c’est parce que le mental intègre les concepts de cette façon, il se figure les choses en rassemblant les éléments qui vont former l’image de l’ensemble. 
Concept n’est peut-être pas le bon terme parce que ça peut limiter mais comme pour expliquer quelque chose il faut utiliser le langage, c’est celui qui évoque à peu près l’idée.

Le discours de cet homme est encore imprégné de religion mais l’aspect scientifique par lequel il aborde les choses vient équilibrer l’ensemble. Puis on ne peut pas nier nos conditionnements et croyances qui ont aussi leur rôle à jouer dans ce chemin de connaissance intime de soi, tout comme la dualité.

C’est clair que c’est difficile d’utiliser des mots adéquats puisqu’ils sont connotés de façon spécifique. Comme l’amour par exemple, l’idée qu’on s’en fait est limité aux relations de couple et on a tendance à mélanger les choses, à croire que la passion, les sentiments excessifs, sont de l’amour alors que c’est l’expression du manque, du besoin qui en plus, est géré par le tronc cérébral de façon animale.
On dit qu’on tombe amoureux parce que ça semble plus fort que soi et ça l’est parce que l’élan vital pousse par le biais de l’instinct de survie à se reproduire pour perpétuer la race. Puis des facteurs psychologiques inconscients, d’autres physiologiques viennent ajouter à ce mystère un caractère dangereux par ce côté incontrôlable et des expressions comme coup de foudre l’illustre bien. 

On peut dire qu’il y a autant de façon d’aimer qu’il y a de systèmes internes. Et comme de multiples paramètres entrent en compte dans cette équation puisque nous sommes complexes et multidimensionnels, il y a autant de combinaisons possibles que d’individus.

dimanche 12 juillet 2020

« L’art subtil de s'en foutre » de Mark Manson




5 07 On retrouve les mêmes options en chaque système, la structure psychologique et ses trois parties : le ça (l’inconscient), le moi(les rôles ou le vrai moi), le je(observateur neutre), le génome avec sa part malléable(épigénétique) et fixe(génétique) l’hérédité qui ne peut pas être éliminée mais dont on peut se détacher. Les gènes fixes comme la couleur de peau, des yeux, des cheveux, et les maladies potentielles qu’on n’est pas obligé d’avoir si on lâche les conditionnements et croyances qui les activent et nourrissent. Puis en lien avec ses trois "points de vue" ou façon d'appréhender les stimuli et leurs réponses, des réactions en chaine à tous les niveaux, dans la façon de traiter ces infos via les nerfs. Là encore, deux systèmes de traitement de l'info qui impactent fortement l'ensemble; le nerf vague ou voie du milieu et le jeu entre système sympathique et parasympathique qui rétablissent l'équilibre selon la dualité conflictuelle, le système de survie.

J’écoute le livre audio intitulé « l’art subtil de s’en foutre » en ce moment et même si la façon de lire du lecteur me dérange parce qu’il donne un ton qui me semble exagéré, ce qui est dit me parle pas mal.

Je suis allée au jardin plus tôt que d’habitude et au réveil, le mental était serein. Remarque il n’y a pas eu de déclencheur susceptible d’éveiller le programme survie ou le signal « danger » puisque je n’ai pas entendu les voisins rentrer. J’ai été réveillée à 3h du matin par l’envie d'aller aux toilettes et je me réjouis de m’endormir plus facilement qu’avant. 
La viande ne me manque pas et je continue d’observer comment le corps physique le prend. Il semble apprécier puisque je suis beaucoup plus calme, ne manque pas d’énergie et mon transit intestinal est régulier.

J’essaie de comprendre comment et pourquoi l’inconscient enregistre ou mémorise certaines chansons entendues dans la journée et qui jouent en boucle après. Ceci dit, c'est une question en l'air et l'intérêt premier est de donner au mental l'envie de persévérer, de continuer d’observer les mécanismes de la psyché et la respiration ventrale, ses effets sur les corps. 

samedi 11 juillet 2020

« Observer le mental »




3 07 Pourquoi être à l’écoute des voix en soi ? Pour plusieurs raisons essentielles. 
La première c’est au niveau psychologique parce qu’au lieu de vouloir lutter ou contrôler les pensées dites négatives, les pensées automatiques, compulsives et obsessionnelles, aborder la sphère mentale dans l’ouverture change totalement la vibration. 
Il ne s’agit plus de nier, de fuir ou de rejeter mais de porter l’attention, la conscience ou la lumière sur ce qui est caché en soi.
Mettre la lumière sur les associations d’idées gérées par défaut par le système de survie, permet de lâcher les croyances limitantes, les conditionnements. 
Dans ce processus, le mental et l’émotionnel fonctionnent en binôme, comme ils le font toujours mais dans un désir conscient de coopération et pas de lutte, de confrontation. 

Et pour que ce soit possible, il faut choisir de se détacher des pensées automatiques afin de pacifier les trois aspects du mental, inconscient, subconscient et conscience, de les aligner à la vibration source. 
L’observation neutre permet de constater que chaque aspect de soi, chaque partie du mental est au service de la vie. Ou que l’inconscient n’est pas quelque chose de mauvais en soi, c’est juste un mode de traitement de l’info, un logiciel qui s’enclenche par défaut selon ce que les codes génétiques portent.

Quand je parle de l’enfant en soi, je le considère comme l’aspect spontané et authentique, le porte parole de la mémoire traumatique mais aussi des aspirations profondes dont la plus importante est d’aimer. 
Aimer, connaitre, échanger, partager, découvrir, ressentir, goûter, entendre, sentir, toucher, communiquer, sont les qualités et besoins essentiels de l’enfant.  
Il est donc un aspect important de l’être puisqu’il exprime la vie dans sa nature essentielle, son essence.

vendredi 10 juillet 2020

« Chaque jour est un nouveau jour »



2 07 Aujourd’hui, levée à 5h30 du matin, en regardant le ciel couvert, je me dis que la journée risque d’être longue. Déjà, l’orage d’hier après midi qui a rafraichi un peu l’atmosphère, fait ressortir l’humidité de l’appart et ça ne va pas aller en s’améliorant puisqu’il continue de pleuvoir. Je me rassure en me sentant en paix à l’intérieur et comme la connaissance de soi, l’ouverture et l’accueil de ce qui se manifeste en soi amènent une expansion de conscience, je ne suis pas inquiète pour la suite de la journée. 

D’autant que chaque jour est nouveau si on se détache des pensées compulsives et automatiques. Je ne me fais plus de souci quand je n’ai envie de rien parce que c’est clair que le fait de changer de mode de fonctionnement amène des changements jusque dans la matière. Et comme c’est puissant, comme ça demande de l’énergie au corps pour s’aligner aux nouvelles fréquences, je lui offre ce farniente avec joie. J’essaie de reconnaitre ses besoins à travers les signes, symptômes, sans pour autant interdire les envies qui sont davantage générées par le mental. Les signes comme la soif et encore là, je me rends compte que je ne sais pas trop les reconnaitre et que je le fais parce que je pense à boire. 

Je me contente d’observer et de suivre l’élan du moment. Juste observer sans cogiter ou chercher à comprendre, à savoir. La compréhension vient en son temps quand tous les facteurs de reconnaissance sont réunis. 
J’ai arrêté l’écoute des capsules de Lulumineuse assez rapidement puisque je veux savoir par moi-même, par l’expérimentation. Même si je pense qu’on partage le même point de vue au sujet des lois universelles et de la façon de s’ouvrir à soi m’aime comme elle l’écrit, la part importante du processus est précisément que cela permet de cultiver l’amour en soi. 
La compréhension intellectuelle est nécessaire mais la connaissance intime de soi passe par le ressenti et c’est la simultanéité des perceptions qui ouvre la conscience. C’est aussi parce qu’à mon sens s’incarner dans un corps est une expérience unique et c’est l’intimité de la relation entre les différents aspects de soi qui permet de découvrir l’être multidimensionnel que nous sommes. D’ailleurs, en ce moment lorsque je commence à penser à ce que font les autres, je demande au mental s’il est frustré, s’il manque de quelque chose, s’il s’ennuie ou s’il à quelque chose à me dire.

mardi 7 juillet 2020

« Apprendre à s'aimer est à la fois le chemin et la réalisation de l'être »





28 06 Aller au-delà de la vision duelle permet de s’ouvrir sur tout un univers intérieur. Nous sommes habitués par conditionnement à reproduire les mêmes schémas de pensées fondés sur l’idée de séparation, d’isolement, qui nous font considérer l’autre, l’inconnu, comme un danger potentiel, un ennemi dont il faut se méfier et contre lequel il faut se défendre. 
Pour savoir s’il est un ennemi ou un ami, nous utilisons le mode binaire, le jugement qui se fonde sur la comparaison et qui consiste à classer dans des cases « bon » et « mauvais », les personnes, les objets, les situations, tout ce qui nous entoure mais aussi et surtout les pensées et les émotions.

Ce mode de perception n’est pas mauvais en soi et il a permis à l’humanité de perdurer jusqu’à aujourd’hui mais dans quelles conditions. Il permet au mental de savoir ce qui est bon pour lui et ce qui ne l’est pas. Le seul problème c’est que ce mode de perception est encombré de toutes sortes de préjugés transmis par nos parents, nos ancêtres, nos contemporains et la société, le monde en général.
Puis nous avons donné le contrôle au mental puisque c’est la partie de l’individu qui est capable de réfléchir, de raisonner et de choisir.

Dans ce mode de fonctionnement, le mental est considéré comme supérieur au corps physique et au corps émotionnel qu’il est invité à contrôler.
Mais la réalité rattrape la volonté parce qu’elle nous montre l’illusion de pouvoir contrôler l’inconscient, les pensées, les émotions et le corps physique.
Cette façon de gérer les mondes intérieurs génère beaucoup de stress, de pression et finalement amène à vivre des frustrations, des tensions et l’issue est toujours la mort. 
Celle du corps physique qui s’use à rétablir tant bien que mal l’équilibre et l’harmonie par ce conflit permanent qu’engendre la volonté de contrôle mental sur la vie, le vivant en soi. 

La sphère du mental est vaste, subtile, éthérée, et ce qui apparait à la conscience est limité, on ne voit pas la partie immergée de l’iceberg. On perçoit la condensation générée par la lutte entre l’inconscient et la conscience humaine et celle générée par le contrôle des émotions dites négatives.

mardi 30 juin 2020

« Projection de conscience » & « Dans la peau des animaux » Laila Del Monte




27 06 Un phénomène naturel que vivent autant les humains que les animaux. 
Il peut nous projeter dans le passé, les souvenirs, dans le futur via l’imaginaire lui-même relié à nos expériences passées et même à des mémoires ancestrales. 
C’est en regardant ce reportage que j’aie pris conscience un peu plus de ce processus mental ou disons plutôt psycho-émotionnel que les animaux vivent aussi. 
Le fait de pouvoir former des images mentales, de les projeter sur l’écran du mental avec les émotions associées, est partagé par les animaux et les humains. Évidemment ça veut dire aussi que les animaux sont doués d’intelligence, de sentiments, d’émotions, qu’ils sont dotés d'une conscience et conscients d’eux-mêmes.

Tout cela me conforte dans l’idée que nous sommes très proches comme en témoigne notre patrimoine génétique dont nous partageons 98% des mêmes codes avec les grands singes. C’est donc une question de degré de conscience et pas de hiérarchie. 
Ce qui nous distingue des animaux finalement c’est le langage mais même ici, c’est une question de point de vue parce que les animaux disposent aussi d’une certaine forme de langage, ils interagissent autant entre individus de la même espèce qu’avec les autres. Et comme le langage est une succession de sons, les cris, les sifflements, les ronflements en font partie et ça n'est pas parce qu'on n'en comprend pas le sens que ça ne veut rien dire. De même, le bébé émet des sons que sa mère apprend à reconnaitre ce qui lui permet de développer son intuition, le langage au-delà du verbe.
D’autre part, on reconnait de plus en plus le langage non-verbal et le sens de certaines postures, de certaines attitudes physiques qui renseignent sur les intentions dissimulés volontairement ou inconsciemment.
Il y a donc indubitablement différentes formes de communication. 
Et que dire des vibrations, des ondes cérébrales, émises par le cerveau, par le cœur beaucoup plus puissant dans ce domaine. 
On sait aussi que nous percevons de façon inconsciente, les phéromones, les hormones que nous sécrétons. Cela est reconnu dans les relations amoureuses et au travers des animaux qui sont capables de détecter la peur mais aussi certaines maladies chez les humains.

mercredi 24 juin 2020

« Processus évolutif progressif »




21 06 J’observe comment la même situation se transforme plus rapidement qu’avant et comment cela s’effectue selon l’approche d’ouverture, de lâcher prise, d’accueil.
Cette situation est un blocage du bas du dos et c’est assez récurent depuis deux ou trois ans, puisque ça arrive tous les six mois environ.
La première fois, c’était un manque d’attention, un mouvement déséquilibré qui m’a amené à changer mon attitude intérieure, à vouloir être davantage présente mais je ne savais pas trop comment m’y prendre. Je le savais en théorie mais je manquais de constance. Chaque fois, j’en apprenais un peu plus et pouvais constater comment l’attention au corps, la douceur, favorisaient la guérison. 
Comment en lâchant la culpabilité ou en lâchant prise mentalement, en arrêtant de bloquer l’énergie dans la sphère du mental, les choses s’amélioraient. 
Quelques idées au sujet de la régénération cellulaire puis dans la manière de porter attention au corps physique venaient nourrir le mental et le soutenir dans son besoin légitime de compréhension. 

J’ai pu constater ainsi que l’attention portée sur le corps physique consistait à comprendre son mode de communication et que l’écouter voulait dire revenir à la détente, la relaxation physique, la respiration ventrale. 
Mais aussi à la détente mentale en lâchant les préjugés, à priori, au sujet de la santé, de la quête d’une solution, d’une cause, qui nécessairement amène du stress et nourrit le besoin de contrôle. 
On nous a appris à contrôler nos émotions dites négatives et à utiliser la force de volonté pour agir sur le corps physique en pensant que par le fait, le mental doit dominer le corps et qu’il est par conséquent plus intelligent que la matière.
Déjà au départ il y a méprise et cette vision d’un corps physique inférieur parce qu’animal, impulsif et selon les religions sujet à passions et donc capable de "pécher", possiblement coupable du pire, périssable, a faussé la vision des choses.

vendredi 19 juin 2020

« Unité, équilibre et harmonie à tous les étages »





16 06  A mesure que j’observe les modes de fonctionnements internes et ceux de mes contemporains, je constate que les mêmes lois universelles régissent les systèmes internes et par-dessus tout qu’il y a toujours les mêmes forces en chacun d’eux: l’unité, l’équilibre et l’harmonie.
Dans le mode de pensée issu du tronc cérébral, on trouve des schémas de pensées associés à des émotions, des réactions en chaine, en parfait cohérence, en parfait équilibre.
La différence entre ces systèmes est seulement dans la façon d’aborder, d’ordonner les choses et les vibrations que ça génère, les modes d’attraction/répulsion issus du système binaire sont utilisés soit en mode conflictuel et fermé, limité, soit en mode dynamique et ouvert, expansif.

Plus j’avance dans la compréhension des modes de fonctionnement internes et plus je peux m’en détacher parce que j’en vois le caractère impersonnel, ce qui veut dire que je ne pas m’identifier à des schémas de pensées automatiques, ni à des rôles puisqu’ils sont générés et traités en mode inconscient.

Devenir conscient de cela c’est s’individualiser tout en reconnaissant l’unité à tous les étages, même au niveau de la conscience individuelle.
Finalement, ce qui fait de nous quelqu’un d’unique, c’est la façon de canaliser l’énergie en conscience, dans un corps physique qui à des niveaux subtils ou atomiques, élémentaires, n’est pas non plus notre propriété. Les notions d’individualité deviennent obsolètes quand on réalise que l’unité est en toutes choses.

Que ce soit au niveau inconscient, à travers les schémas impersonnels ou depuis l’observateur neutre, la conscience ou vrai moi, cette unité apparait comme une réalité. 
Ce qui explique pourquoi on peut arriver aux mêmes conclusions tout en empruntant des chemins de connaissance de soi différents.

jeudi 18 juin 2020

« Une histoire de Dieu et de diable, de bien et de mal, de gentils et de méchants, de victime, de bourreau et de sauveur »





14 06 C’est la projection de ce qui se vit en chacun, deux voies qui sont tracées en nous, en notre corps physique et que nous avons considéré comme le conflit entre le bien et le mal alors qu’il s‘agit plutôt de deux façons d’aborder la vie.
Soit en luttant, soit en acceptant, soit en s’attachant à une vision duelle, soit en prenant du recul pour observer et savoir. Soit en étant identifié au mental, à la personne, soit en se positionnant en observateur neutre.
Quand on perçoit les choses en termes de "bien et de mal", on va aussi penser et sentir que nous sommes manipulés/volontaire, ignorants/savants, puissants/impuissants et incapables/capables de contrôler la vie en nous. 
Le mal-être en soi amène à vouloir changer et comme la science considère qu’elle peut changer les choses, guérir les maladies en agissant sur la chimie interne, on croit que c’est sur la matière qu’il nous faut agir. 
Nous sommes si peu conscient de ce que nous sommes qu’on ne sait pas se faire confiance, on préfère croire ceux qui affirment avec audace et conviction leur point de vue plutôt que de s’écouter et suivre son intuition, d’apprendre à observer ce qui se passe en soi.
La matière est la dernière strate du processus créatif ou le résultat d’association de cellules en mouvement. La façon dont elles s’assemblent, réagissent, dépend de la façon dont nous traitons l’énergie, les infos en nous. 
Pour traiter cette énergie, nous avons là encore deux façons de les aborder, soit par la lutte soit dans l’acceptation, la fluidité, soit par instinct de survie, soit en conscience ou en mode observateur.
Les outils de perception que sont les sens, le mental et l’émotionnel sont aussi des centres de traitement de l’info, de l’énergie et selon notre positionnement intérieur, selon notre degré d’acceptation ou de détachement elle va être plus ou moins fluide. 
Cela entraine des réactions chimiques, physiologiques, et finalement se manifeste dans la matière. 
Enfin quand je dis finalement ça n’est pas vraiment le bon terme parce que ça va très vite et chaque corps, système étant interconnecté et interdépendant cela est quasiment simultané.

mercredi 17 juin 2020

« S’ouvrir à soi-même et savoir » & « Le pouvoir de l’accueil » Nassrine Reza





13 06 Vouloir changer en force, par la contrainte, "la force de volonté" comme on dit est voué à l’échec parce qu’on s’identifie  aux stratégies instinctives de survie et aux pensées basées sur la notion de bien et de mal. On pense que notre moi est composé de ces pensées automatiques et réactionnaires mais on se leurre et dans l’ignorance de qui nous sommes on lutte contre ce qu’on appelle nos ombres. Ces ombres sont l’expression de ces mécanismes automatiques internes et représentent ce que nous ne voulons pas voir, ressentir, éprouver.

En observant les pensées qui émergent automatiquement, on découvre peu à peu leur caractère impersonnel et on apprend ainsi à reconnaitre le "vrai moi". Ce moi qui est l’expression de l’âme, de la conscience en mouvement, venus sur terre pour se connaitre et appliquer les lois universelles de l’amour. 
Quand on dit que la mission première de l’humain est d’incarner l’amour lumière et donc que ça commence à l’intérieur, on s’imagine toutes sortes de postures et d’actions qui sont la manifestation de l’amour. On imagine cela à travers le prisme des croyances et depuis le personnage principal auquel on s’identifie. La victime croit qu’elle est toujours victime et ne voit les situations du quotidien, le monde qu’à travers ce point de vue limité, limitant et incomplet.
Pouvoir observer ce qui émane de l’intérieur, les pensées, les émotions, amène à savoir ce que nous sommes réellement, quel est notre "vrai moi". 
On se rend compte qu’il est lié à l’être, à l’essence, l’énergie de vie qui nous meut et nous oriente par des envies, des élans impulsifs.

Les modes de survie et de traitement binaire de l’info entrainent aussi des réactions en chaine et des gestes compulsifs. La différence entre l’élan spontané et le geste compulsif est simplement que c'est plus ou moins conscient mais les principes restent les mêmes. 
Le geste compulsif est inconscient irréfléchi alors que l’élan spontané vient de l’harmonie intérieure entre le moi, l’émotionnel et l’énergie de vie, aligné à notre essence. 
Les deux sont cohérents avec le système qui traite l’info et on peut parler de voies différentes au niveau des réactions que ça génère dans le corps physique.

mardi 16 juin 2020

« Théorie et pratique ou mise en situation »




9 06 Vous pouvez constater que plus je m’intéresse aux mondes intérieurs et moins je parle de messages d’êtres de lumière, de phénomènes paranormaux ou d’entités de l’invisible. Je ne nie pas non plus l’existence d’autres plans, dimensions, d’autres formes de vies sur d’autres planètes mais je constate qu’au niveau humain, plus on donne des étiquettes aux gens, plus on les définit en fonction de leur âge, leur sexe, leur orientation sexuelle, leur position ou rôle sociale et plus on se leurre, parce qu’on bloque sur un seul aspect de chacun. 
En plus on s’arrête sur l’aspect de l’autre qui fait écho en nous soit par le mode attraction parce que ça fait résonner quelque chose qu’on aime bien en soi, soit par le mode répulsion parce que ça éveille des aspects qu’on ne veut pas voir ou qu’on rejette. 
Du coup on entre en conflit avec les personnes qui ont cet effet résonance douloureuse sur nous-mêmes. 
Et on se rapproche de ceux qui ont les mêmes affinités, centres d’intérêts, avec une vision d’emblée qui est faussée parce qu’il n’y a pas d’échange de point de vue qui pourrait nous ouvrir le cœur ou la conscience. 
On veut juste être validé dans nos croyances et conditionnements. 
On prend le costume pour l’être, les stratégies de survie, les conditionnements, pour notre mode de pensée personnel, les croyances pour des vérités et ça suscite des réactions parfois violentes parce qu’on est soi-même identifié au personnage principal qu’on s’est construit de façon sélective et arbitraire mais surtout automatique, réflexe. 
On montre les aspects de soi qui nous valorisent en niant ou en rejetant ceux qu’on juge mauvais, inadéquats, ceux qui pourraient nous fragiliser…

Entre toutes les étiquettes liées à des particularités au sujet de l’apparence et les masques, rôles, qu’on endosse, il y a un point commun, elles sont générées par l’ignorance du moi véritable, la méconnaissance et le rejet de soi, gérées par des mécanismes inconscients, des réflexes et réactions de survie, automatiques. 
Et on s’identifie à ces programmes, à ceux qui appartiennent à la case « bien » et qui nous donnent une image positive de nous-mêmes, ceux qui font croire aux autres qu’on est une bonne personne. 

vendredi 12 juin 2020

« Question de choix et de positionnement »




9 06 La grosse vague psycho-émotionnelle intérieure qui m’a encore bien ballotée la semaine dernière semble s’être calmée. Et ça n’est pas le fruit du hasard mais plutôt une succession de choix, de positionnements internes.
Déjà au niveau des pensées récurrentes de la victime impuissante, qui se sent de plus en plus mal alors qu’elle lutte contre ces pensées perçues comme des automatismes, amène à dire « stop ». 
Stop à ce flot de pensées en posant des questions au mental/inconscient. Sans attendre de réponses nécessairement mais déjà c’est une façon de prendre du recul, de se positionner en dehors de ce flux incessant. 

Il s’ensuit un dialogue intérieur qui montre clairement l’aspect multiple de soi et l’effet du mouvement, de l’ouverture. Un dialogue entre le mental et la conscience neutre. 

Dans tout conflit, qu’il soit en soi ou entre deux personnes, c’est toujours le fait de réussir d’accepter de se parler honnêtement, dans le respect et dans le clame qui permet d’exposer ces arguments et de changer la situation. Il peut être nécessaire qu’il y ait un médiateur afin que ça se passe dans le respect et quand il s’agit de personnes qui ne parlent pas la même langue, il faudra un interprète. C’est ce qui se vit aussi en soi.

Le mental est l’interprète à la fois des pensées inconscientes et de la volonté consciente, de la sagesse et de l’enfant en soi, ou des émotions, des questionnements et des incompréhensions. Mais comme on s’identifie à cet aspect pensant de soi et comme on ne distingue pas qui dit quoi, ça peut être très perturbant. Et encore plus puisque les émotions et les pensées sont associées ce qui fait que lorsqu’on est submergé ou quand le malaise est intense, ça devient encore plus confus.

mardi 9 juin 2020

« Aller au fond des choses »





5 06 Il semble que le sujet du moment soit celui de l’observation des aspects sombres de la personnalité. Prendre conscience des schémas qui nous agissent psycho-émotionnellement permet de s’en détacher mais ça demande de les entendre et d’accueillir les émotions correspondantes pour pouvoir non seulement retrouver la paix, la stabilité, la confiance mais aussi pour mieux se connaitre. 
Connaitre nos ressources, nos limites, afin de les transcender, afin qu’elles s’équilibrent sur le plan énergétique et que la dynamique qui permet de passer à l’action juste soit activée. 

Reconnaitre que les aspects de la personnalité ne sont pas ce que nous sommes en essence mais qu’ils ont des messages à nous délivrer, change déjà la perspective et nous apprend à y voir plus clair. A moins craindre nos émotions, nos pensées dites négatives parce qu’on se rend compte que leurs messages sont importants. Autant parce qu’ils révèlent nos besoins que parce qu’en accueillant l’émotion correspondante, nous avons alors l’énergie de suivre la direction donnée.

Bien souvent nous nous sentons perdus et limités parce que nous connaissons seulement des aspects de nous-mêmes qui sont valorisés par la société, par nos propres systèmes de croyances. 
Quand on veut choisir un métier dans la vie, on a tendance à chercher nos forces, nos préférences et à les mettre en évidence pour les exploiter mais on ne tient pas compte de nos faiblesses ou trop peu parce qu’on les voit comme des handicaps. 
On se prive à la fois d’une part de soi mais aussi de l’équilibre intérieur nécessaire au mouvement cohérent, aligné à notre désir profond. 
Manque d’équilibre, de connaissance profonde de soi, manque de transparence et de sincérité qui amènent à ne pas savoir qui on est et à s’attacher à ces aspects internes qui ne sont que des personnages, des archétypes. Enfin qui sont des figures permettant de nous connaitre justement par le principe de dualité, par effet contraire, attraction/répulsion

jeudi 4 juin 2020

« L’observation détachée est un processus actif »




2 06 L’observation détachée est un processus actif. Il l’est dans le sens où il permet de comprendre ce qui est par l’observation, de voir à travers cela qui nous sommes réellement et ce qui relève des programmations internes fondées sur le besoin de survie. 

Le principe est simple voire simpliste mais très actif parce qu’il permet de reconnaitre les aspects de soi, leurs fonctions, leur intelligence et leur aspect mystérieux, la magie de ces mouvements internes, de l’ouverture, de l’accueil. 
Connaitre et comprendre comment nous fonctionnons est très rassurant pour le mental parce qu’alors il sait où il va, il peut fonctionner avec légèreté et attention. 
Il peut analyser à partir des données tirées de l’observation neutre une fois que les émotions s’équilibrent, s’apaisent.

Ce processus nous montre que la vie est un vaste champ d’expériences qui peuvent justement nous aider à connaitre et à comprendre ce que nous sommes. 
Déjà quand on peut voir les choses dans cette perspective avec une certaine confiance en cela, c’est d’une part parce qu’on en a fait l’expérience et d’autre part parce qu’on comprend mieux nos modes de fonctionnement, le monde qui nous entoure, les lois liées à l'énergie, la vibration. 
Le problème avec les puces n’est pas encore résolu parce qu’elles sont très résistantes et parce qu’elles se reproduisent toutes les trois semaines. Le chat qui vieillit et surtout qui est allergique aux produits chimiques ne facilite pas les choses et c’est ce qui m’oblige à comprendre comment ces parasites fonctionnent, à reconnaitre leurs œufs, à reconnaitre leur stade d’évolution par ces œufs et par leurs déjections qui sont du sang séché. 

Pour quelqu’un comme moi qui s’est longtemps totalement désintéressé de l’aspect matériel de la vie, du corps physique et des contraintes, des limites de l’humain, cette situation suscite beaucoup de réactions.

lundi 1 juin 2020

« S’ouvrir à la grâce »




30 05 Dans le dialogue intérieur et les réflexions autour du dernier texte où la grossièreté s’est exprimée sans retenue, ce qui est mis en évidence, c’est l’authenticité. 
C’est clair que ça peut sembler bien excessif et contraire aux termes employés lorsqu’on parle d’amour et de spiritualité mais mon objectif ou un d’eux, c’est d’être vraie. 
La spontanéité, la transparence et l’authenticité sont nécessaires à l’émergence du vrai moi et à l’abandon des croyances, des conditionnements. 
Pour pouvoir se détacher des rôles et des schémas inconscients, automatiques, des stratégies de survie, il faut déjà les exprimer, les voir, afin de les lâcher.

Cette phase où la transparence est une vibration nécessaire au processus de transformation, de nettoyage, permet aussi de prendre l’habitude d’être soi, de reconnaitre par effet miroir que nous sommes un tout complet et que la dynamique de la dualité est révélatrice par effet contraste. 
L’enfant victime d’abus sexuel en particulier, développe une personnalité double dans le sens où il ne peut pas exprimer ce qu’il pense, ressent, puisque cela signifie la mort. 
Il doit se couper de son ressenti, des émotions, des sensations et par conséquent se sentira perdu et confus toute sa vie. 
A moins de prendre conscience de ces rôles du triangle de Karpman (des conditionnements) ou de réaliser qu’il n’exprime pas ce qu’il est en vérité, il restera identifié au rôle de victime et sont seul pouvoir, sa possibilité de survivre sera de plaire, de jouer le rôle de bourreau ou de sauveur, tour à tour, il réagira selon ces schémas de pensées, selon ces personnages. 
Le besoin de se conformer aux attentes extérieures va régir sa vie, sa survie, sans qu’il n’en soit conscient même dans le personnage de rebelle, même lorsqu’il pense défendre la vérité, la justice. 
La transparence va devenir le soutien pour le mental habitué à contrôler les émotions par nécessité même lorsqu’on devient adulte parce que tant qu’on ne réalise pas ce qui nous agit, ce qui nous dirige, on ne peut pas savoir qui on est en vérité. 

jeudi 28 mai 2020

« Seul l’amour compte »




27 05 J'ai passé une semaine pourrie et un week-end au top de l’horreur. Mais au niveau mental surtout parce que dans le concret, ça n’est pas si terrible. Mais ça continue. 
Il suffit que je me détende vis-à-vis de quelque chose pour qu’un autre truc vienne me faire chier. Dans ces moments, je me dis "fuck off" la spiritualité qui ressemble à une stratégie de fuite, de déni, et ça finit par se calmer une fois que j’ai exprimé ma colère et mon incompréhension face à la vie. 
Plus je crois trouver des réponses plausibles et moins ça va. J’essaie de ne pas m’attacher au besoin de chercher des infos à l’extérieur mais ne réfrène rien et au bout d’un moment, face aux contradictions, à la confusion qui augmente, je me fie à ce que je ressens et agit en conséquence. 
Une info au sujet d’une des innombrables guerres m’a littéralement et physiquement abaissée à la fois le moral mais aussi le corps physique. J’ai eu comme la sensation que mes oreilles se bouchaient et comme si un vrombissement m’assourdissait. Et ça s’est arrêté quand j’ai lâché l’info. Du coup, l’après midi, je me suis fait une médiation enfin je me suis allongée et j’ai coupé l’ordinateur et la connexion Internet. Le calme et le silence extérieur m’ont vivifiée. Je ne me rends pas compte à quel point le bruit du ventilateur de l’ordinateur est stressant. C’est un bruit incessant qui tout comme l’infestation de puces, de fourmis et d’escargots, me renvoie aux pensées parasites récurrentes. 
J’ai cru que j’allais devenir dingue jusqu’au moment où j’ai extériorisé la colère et là, j’ai pu sentir comment tout se plaçait en moi, jusqu’au gonflement du pied qui a diminué.

Cela fait plusieurs fois en une semaine que j’exprime avec émotion et sincérité mon incompréhension face à la contradiction de l’humain, au sens confus de la vie où la sensation d’être manipulée par l’âme et le soi comme une marionnette, m’a ramenée à plus de calme et à une connexion à la source intense. Intense dans l’intention et légère à la fois. Pas de soumission mais une sensation de connivence, de fraternité.

mardi 26 mai 2020

« Des situations qui amènent à revenir à l’accueil, à l’équilibre »





26 05 Je ressens seulement maintenant l'envie de publier ce texte écrit il y a plus d’une semaine déjà parce que j’ai profité du temps clément pour aller au jardin tous les jours et parce que ça continue de brasser à l’intérieur au point que par moments, je ressens du découragement. Il y a bien longtemps que je n’avais pas éprouvé ce chaos interne mais d’un autre côté, ça m’oblige à lâcher prise, à revenir à l’intérieur mais davantage dans la relation à la source. Puis cette hésitation à publier ce qui suit, vient aussi de la peur d’être jugée, de l’attachement aux croyances qui font qu’on pense devoir mériter l’amour, le gagner ou que c’est par ce que nous faisons, pensons même, que nous manifestons cet amour. Mais c’est plutôt l’expression du supposé manque d’amour ou du fait qu’on refuse d’accepter ces aspects internes peu reluisants…là encore, c'est l'attachement aux croyances qui associent l'amour "au bien", "au faire", "au mérite" qui est à lâcher. 

17 05 Un incident au supermarché hier midi m’a laissée perplexe dans un premier temps et jusqu’à ce matin (18 05), j’ai eu bien du mal à trouver une vision claire des choses. 
Les faits ; Je rentre dans le magasin avec une bouteille d’eau dont il reste à peine un dixième de contenu. Arrivée à la caisse, la caissière me demande d’où sort cette bouteille. Je lui explique que je suis rentrée avec. Elle me dit que je n’ai pas le droit, que selon la loi elle doit appeler un autre employé qui va "trancher". 
Déjà, là, je m’énerve parce que j’ai parlé à ces deux employés dans le magasin à qui j’ai demandé poliment des renseignements au sujet de produits que je ne trouvais pas et j’avais cette bouteille en poche. Puis comme je fais mes courses dans ce magasin une fois par semaine depuis dix ans, comme elle était presque vide, comme l’entêtement de la caissière m’agaçait, je restais en colère et j’exprimais ouvertement cet agacement face à son entêtement. A la limite de la politesse face à tant de bêtise parce qu’en plus, une bouteille de 75cl doit couter autour de 15 centimes d’euros. 

J’ai cogité là-dessus pendant 24h jusqu’à admettre que j’étais en tort et que j’aurais dû me taire ou au moins ne pas réagir autant. L’identification au rôle de victime est encore une réalité même si j’ai eue du mal à l’admettre ou à m’en rendre compte immédiatement.

jeudi 14 mai 2020

« Un choix d'abord intérieur »




12 05 Il aura fallu observer les mécanismes internes de survie, la projection du mal-être interne, de la confusion, vers l’extérieur, 24h à ne pas pouvoir agir et un mental qui tourne en boucle depuis le réveil pour que je décide enfin de dire "stop". 

Il ne s’agissait pas de poser des limites à l’extérieur en écrivant à mon père mais de décider de lâcher définitivement le passé. Et d’un seul coup, le mental a cessé de cogiter. Un silence mental et une sensation de paix surpassent toutes les explications.

Je n’arrivais pas à trouver les mots et j’ai dû réécrire la lettre en me disant que c’était trop complexe, trop agressif, à la limite de la justification. Je voyais bien que je tournais en rond mais j’étais comme sidérée, en mode réaction et même quand je réfléchissais au "comment lui répondre" ça n'allait pas. 
Puis j’ai repensé au fait que lorsque j’avais demandé à la petite Lydia si elle avait quelque chose à me dire, rien n’était venu et j’en suis venue à l’évidence : pourquoi raviver ce passé qui de toute façon est mort ? 

Même si le fait de chercher à comprendre plutôt que de réagir en mode vengeance m’a permis de reconnaitre les schémas psychologiques des rôles du triangle dramatique, même si le processus du pardon m’a permis de reconnaitre et ressentir l’amour sans conditions, le but est atteint si on peut dire, je n'ai plus à m'attacher au contexte. 

Maintenant que la communication est rétablie à l’intérieur entre les différents aspects de l’être, ça suffit pour exister, pour avancer, sans avoir besoin de retourner dans le passé. 

J’ai donc proposé au mental de juste observer et accueillir des émotions qui pourraient surgir en écoutant les messages que mon père m’a laissé. 
Il avait l’air en souffrance mais la seule idée qui m’est venue c’est que je ne peux rien pour lui. Personne d’autre que nous-mêmes ne peut avoir accès à nos émotions
C’est à chacun de choisir comment les vivre ou les rejeter. 
Parler de choix quand on n'est pas conscient des conditionnements est un peu illusoire parce que tant qu'on n'en est pas conscient, on ne peut pas vraiment parler de libre arbitre. Mais même quand on l'est, ça va tellement à l'encontre des habitudes, des conventions sociales, des croyances, que ça n'est pas si facile.
La plupart du temps, on les projette sur les autres mais ça n’arrange rien. 
Au contraire, ça nous maintient dans l’identification aux rôles, au personnage, aux stratégies de survie.

dimanche 10 mai 2020

« Affirmer ce que l’on veut »





7 05 "Discipline mentale", voilà ce qui résume mon état d’esprit à l’instant. C’est avec ironie et un peu de provocation que j’utilise le terme de discipline mais je le fais dans son sens de pratique régulière plutôt que de volonté de performer, de lutter. Comme une pratique sportive, l’apprentissage et la mise en application d’une connaissance qu’elle soit musicale ou artisanale. 
Dans son aspect volonté, il s’agit juste d’être déterminé à lâcher les vieux conditionnements et les vieilles croyances, de se regarder honnêtement, et de ne pas s’identifier à ce qui ressort de ce face à face avec soi-même.

Maintenant, dès qu’une pensée de peur, d’accusation ou de culpabilité émerge, je me tourne vers le corps physique et le détends. Ceci dit, là encore, je prends patience avec moi-même parce qu’il ne s’agit pas de s’imposer un contrôle, un flicage ou une contrainte puisqu’il s’agit de suivre le désir de devenir autonome et souverain. 
En ce sens le mot discipline est lié à la maitrise, à la capacité de se détacher naturellement de ce qui est nuisible pour les corps. 
Comme je constate que tout commence dans la sphère du mental/émotionnel pour ensuite se manifester dans la matière, il s’agit de dépolluer le psychique des programmes limitants, restrictifs, basés sur la survie, le manque, le besoin de gérer la peur.

Notre conscience/inconscient sont très évolués et ont élaboré des stratégies de fuite, d’évitement, de projection, afin de canaliser l’énergie de vie. Déjà au départ, les croyances religieuses ont manipulé les enseignements du christ fondés sur l’amour inconditionnel. Lui-même a parlé de la dualité de ce monde et incité à aimer plutôt que de se venger, à embrasser le présent pour y découvrir les cadeaux, la présence du père et de la mère, en soi, la source de toute vie. 

samedi 9 mai 2020

« Prendre du recul sur ce qui est »




6 05 Aujourd’hui, je me sens beaucoup plus apaisée et du coup ma vision du monde est beaucoup plus neutre. Les psychologues parlent de "tuer le père" pour s’affirmer mais je pense que cette idée même si elle a du vrai, est trop souvent vécue de façon animale. Comme le lion qui va tuer les petits de la Lionne afin qu’elle soit à nouveau en chaleur, en mesure de se laisser grimper, l’humain pense que pour s’affirmer il doit tuer l’autre. 

Ce sont des schémas archaïques, des réactions primaires mais qui ont encore un sens chez les humains qui se disent évolués pourtant. D’un autre côté, on peut tout de même voir une progression de l’ensemble dans la mesure où on ne pense plus à se défendre en agressant, le mode guerrier n’est plus envisagé comme "la solution". 
J’ai entendu beaucoup de personnes de la génération précédant la mienne dire sérieusement : "il nous faudrait une bonne guerre" ! Ils supposaient que le monde évoluait en détruisant puis en reconstruisant, comme si ce cycle était le seul possible. 
Dans leur tête, la destruction permettait de faire table rase du passé et de renaitre, de reconstruire, ce qui redonnait du boulot aux survivants et donc renflouait les caisses. 

C’est un cycle issu du mode de survie qu’il serait bon de dépasser. Mais derrière ça, il y a la peur et la façon de la gérer qui fait qu’on ne sort pas de l’animalité. Tant qu’on est agit par l’instinct de survie, tant qu’on est dans la réaction primaire de lutte, de fuite ou de paralysie face à la peur, on reste prisonnier du cerveau reptilien et de ses stratégies. Mais c'est surtout parce qu'on s'y identifie et parce qu'on rejette cet instinct animal qu'on est dans la lutte constante et l'impression d'être impuissant, victime de la vie

On interprète les choses selon notre vécu, selon notre façon de gérer l’incompréhension, les blessures d’enfance qui nourrissent le sentiment d’impuissance. La capacité à faire face à la peur par la raison s’apprend parce que cela demande de se servir du néocortex tandis nos instincts primaires s’enclenchent automatiquement. 

mardi 5 mai 2020

« L’âme se révèle à travers le mouvement »





4 05 Réveillée ce matin avec un gros poids sur le cœur, une grande lassitude d’être en constatant que la douleur au pied est toujours là, que le ciel est encore rayé de nuages. J’observe et laisse sortir ce qui demande à être vu, entendu, lâché. Sans m’attacher à un quelconque résultat, je laisse les corps se vider de l’incompréhension, de la perte de sens, de raison d’être et de perdurer. 
Ce qui vient comme une évidence, c’est la difficulté à se pardonner et tous les mécanismes internes qui s’enclenchent pour maintenir un semblant de bien-être. Je me laisse guider et je constate une fois de plus l’effet bénéfique de la musique, la douceur de certains sons qui bercent et accompagnent cet abandon. 

Le point positif dans tout ça, c’est que je peux prendre un peu de recul, ne pas me laisser embarquer par ces schémas de pensées qui tournent en rond. Je constate aussi l’effet des cachets qui m’aident à élever la vibration. Ces moments où l’envie d’aller se recoucher et de dormir pour ne plus se réveiller suscitent un élan de vie, un besoin de s’accrocher à quelque chose, à la vie tout simplement. 

La fatigue liée à ces remontées émotionnelles, à la sensation d’être enfermée dans ces schémas psychologiques est légitime mais en même temps, un léger recul me permet d’entendre la voix de la paix ou de l’âme, de la confiance. 
Il y a une certaine logique derrière tout ça dans le sens où pour passer à autre chose, pour sortir des schémas de victime, bourreau, sauveur, il faut que ce soit vu afin de s’en détacher. Et c’est normal ou logique que ce soit un moment troublant puisque on sort d’un espace sécurisé par le fait que ce soit connu et utilisé par la majorité des humains. Utilisé et nourrit énergétiquement, vibratoirement, en permanence. 

La différence entre aujourd’hui et le passé, c’est que je peux prendre du recul sur ce qui émerge. Puis le trouble vient aussi du fait que je pénètre dans un territoire inconnu, un monde qui existe seulement virtuellement, qui n’a pas encore pris forme. 
Les rôles donnent une impression de sécurité, de facilité, mais c’est illusoire et difficile à vivre parce qu’on passe par des états émotionnels et psychiques douloureux lorsqu’on est frustré, lorsque les choses ne sont pas comme on voudrait qu’elles soient.

lundi 4 mai 2020

« Face à la peur de la mort »




2 05 Aujourd’hui, plus que jamais, le positionnement au centre, dans l’observation objective de ce qui est, apparait comme la seule façon de ne pas être emportée par les nombreuses vagues extérieures. 
Déjà, à l’intérieur, je n’ai plus autant d’appréhension face aux remontées émotionnelles parce que j’ai décidé de cesser toute forme de lutte interne. Le fait d’avoir entendu la petite Lydia s’exprimer, dire ce qu’elle pensait de certaines phrases entendues dans la conversation avec mon père, m’a permis de mieux comprendre sur quoi se fondaient les croyances passées. 
Ces phrases qui semblent anodines mais qui sont celles de la manipulation. 
Je ne vais pas accabler mon père d’autant plus que je ne suis pas certaine qu’il soit conscient de cette habitude de projeter ce qu’on ressent en soi, vers l’extérieur. 
Puis ce qui importe, c’est comment je fais pour être en paix avec moi-même. 

J’avais eu une impression partagée après ce coup de fil mais je n’ai pas voulu chercher à comprendre. Je sais que l’évidence apparait d’elle-même lorsqu’on est juste ouvert. Puis le lendemain matin, j’ai eue l’envie spontanée d’écrire à mon père sans me demander si j’allais lui envoyer cette lettre. Deux jours plus tard, je ne saurais dire ce que contient cette lettre mais ça n’a pas d’importance ce qui compte c’est de cultiver l’écoute et l’unité intérieures. 
Depuis deux jours, la douleur au pied me ramène à l’écoute du corps physique. J’avais pris l’habitude de parler aux corps en considérant que ce sont les amis les plus sûrs, mais j’ai vite fait de tomber dans le rituel ou les phrases répétées sans trop y penser. 
Puis "écouter le corps" n’est pas un processus mental, ça consiste juste à être ouvert, à porter un regard neuf et à le soutenir si on peut dire, en revenant à la détente physique. C’est valable évidemment pour le mental et l’émotionnel puisqu’ils sont inséparables.  
Des larmes ont coulé comme un flot de tendresse, une rivière fluide et comme c’est très rare que je pleure, ça m’a fait le plus grand bien.

« Accueillir l’enfant en souffrance en soi »




Cela fait plusieurs jours que je suis en plein travail/renaissance ou observation des processus internes liés à la conversation téléphonique avec mon père qui me permet d’aller en profondeur afin de voir et lâcher les mécanismes psychiques, émotionnels, liés aux croyances adoptées dans l’enfance. Je me décide à publier tout ça seulement aujourd’hui 4 mai bien que je ne sois pas tout à fait au bout du processus mais comme je prends l’habitude de suivre l’élan du moment, je le fais.

29 04 Je suis contente ce matin parce que je goûte la joie de la communion intérieure. La communion dans le sens de paix intérieure entre les aspects de soi et reconnaissance de la valeur de chacun. Une longue conversation téléphonique avec mon père m’a laissée une impression mélangée, à la fois agréable du fait de pouvoir se parler sereinement et dérangeante au niveau du ressenti. 
Je n’ai pas cherché à investiguer mais j’ai plutôt porté attention aux réactions qui ont suivi cet échange. Des réactions liées à des choses du quotidien mais qui sont très parlantes ou du moins qui invitent à être dans l’ouverture. 
Puis comme j’ai pris l’habitude de parler aux corps mental, émotionnel et physique, j’ai ouvert mon cœur et demandé à la petite Lydia si elle avait des choses à me dire au sujet de cette conversation. Sous forme de questions ouvertes, sans attendre de réponses, quelques idées sont venues comme le sentiment d’avoir été manipulé et de ne pas avoir rebondi sur certaines de ces affirmations. Mais je n’ai pas cherché à argumenter, j’ai pris note mentalement et je me suis endormie tranquille. 
Au réveil, la vue des épandages m’a mise en colère comme d’habitude mais ça n’a pas duré puisque je sais qu’à chaque fois je tourne en rond dans les éclats de colère qui amènent des questions et des réponses sans fin et surtout sans trouver de réelle solution. 
Même si je sais que l’accueil est "la solution" encore faut-il savoir quoi accueillir. 
Et ça n’a pas tardé, dans un geste brusque, j’ai perdu un bout de cachet qui a permis à la colère de s’exprimer parce qu’évidemment, si je tourne en rond lorsque je vois les épandages aériens c’est parce qu’ils me ramènent à ma propre façon de polluer les cellules du corps physique avec la clope et les médicaments. 
Ce qui me laisse dans la culpabilité tout en sachant que c’est un poison. 
Bref, je n’en sors pas mais cet incident m’a rappelé le sens des choses et comment l’accueil émotionnel permettait de transformer l’état d’être et les prises de conscience qui en résultait. 
J’ai suivi l’élan d’écrire à mon père sans savoir si j’allais poster cette lettre d’ailleurs, je ne le sais toujours pas mais ça importe peu. Ce qui compte ici, c’est d’avoir pu entendre le point de vue de la petite Lydia, d’avoir accueillie cette colère et d’avoir suivi l’élan à écrire.

mardi 28 avril 2020

« Les objets, les choses et l’énergie sont neutres à la base »




24 04 « Les objets, les choses et l’énergie sont neutres à la base ». Voilà la phrase qui ressort comme une évidence ce matin. Tout dépend de l’intention que l’on projette dessus, tout dépend de ce qu’ils représentent pour nous, tout dépend du regard qu’on porte sur une situation, un objet, un être, un produit.
Je vérifie depuis pas mal de temps la force de focalisation et ses effets sur soi, sur les pensées, l’énergie, les émotions. Puis en comprenant que la neutralité permet de percevoir les choses en dehors des schémas de pensées conditionnées, basés sur la notion de bien et de mal, je prends l’habitude de ce recul nécessaire qui révèle bien des choses.

Il n’est pas question de nier "le bien" ni "le mal" ou de devenir insensible mais de changer son regard sur les choses et de revenir à un point d’équilibre énergétique, il s’agit de faire l’expérience directe du lâcher prise, de l’amour sans conditions, de l’acceptation ou de l’abandon de la lutte.

Non seulement pour cesser de se juger mais pour lâcher aussi les jugements envers les autres ; puis de se demander à chaque fois qu’on juge, qu’on accuse, qu’on condamne, est-ce que ça m’ouvre ou est-ce que je sens une tension, une fermeture ? 
Juste sentir l’effet de nos pensées pour en connaitre la portée, les réactions en chaine et constater la loi de résonance, d’attraction, par la descente vibratoire, les pensées de plus en plus sombres, dures, et leurs émotions associées.

Je ne prétends pas détenir la vérité d’autant plus que je peux constater comment la vision change selon le positionnement intérieur mais plutôt témoigner des errances, des éclairs de lucidité, des façons d’intégrer sa propre guidance, comment apprendre à s’écouter, à se faire confiance et comment la conscience est en mouvement. Comment apprendre à se connaitre, à se reconnaitre, à mieux s’accepter, à mieux s’aimer, à trouver la paix en soi…

Je bloque encore pas mal vis-à-vis de mes gestes compulsifs qui amènent de la culpabilité mais de moins en moins de peur. Je me contente pour le moment de porter un regard neutre sur ces gestes.
Pas question de cautionner ou de rejeter, juste porter un regard neuf justement en lâchant les croyances et conditionnements à ce sujet.