dimanche 2 mars 2014

"Observer sa respiration"...Vidéos: chroniques de Nicole Ferroni



Mark Hersch



Comme très souvent, je suis réveillée à quatre heures et je me lève comme pressée d’agir, d’être. Quand je pense que j’ai passé les trois quarts de ma vie à me réveiller de mauvaise humeur, à tout faire pour être absente, pour ne pas me lever et même agresser celui qui se trouvait près de moi et avait le malheur de me sortir de mes rêves. C’était carrément un réflexe qui me gênait puisque ça semblait n’avoir aucun sens, du moins, je n’avais aucune raison d’en vouloir à mon partenaire. J’y ajoutais la culpabilité et le sentiment d’être manipulée par le passé, par ses "fantômes". Il est clair que j’avais compris que ce réflex était imprimé depuis l’enfance, que l’instinct de survie se déclenchait dès que la conscience était à peine éveillée, puisque je vivais dans la peur en permanence, mais comme je subissais ce comportement plus qu’autre chose, comme je m’en voulais de ne pas pouvoir tirer un trait sur cette enfance, les choses ne pouvaient pas changer. 
Je résistais à tout, à la vie présente, au passé, refusait cette injustice, je reproduisais sans cesse le schéma de la victime, de la proie potentielle et attirait des situations qui le reflétait. Il a fallu que je comprenne la loi d’attraction, le karma mais surtout le pardon à soi-même, l’amour inconditionnel de soi, pour sortir de ce schéma récurent.