Le
vent a amplifié sa puissance et le brassage interne continue mais comme tout un
'travail' de prise de conscience s’effectue et la pratique du retour au cœur
devient automatique, je trouve la paix dans tout ce chaos. Je prends juste le
temps de me poser quelques minutes pour respirer un peu, revenir au centre, au
présent.
L'acceptation
de ce qui est, de tout ce qui se présente est réellement ce qui permet d'être
serein et de plus en plus lucide. Ce regard neutre depuis le cœur, exempt de
jugement, ramène à sa puissance intérieure, la confiance en soi, tout en
douceur. La tendresse intérieure pallie l'agressivité extérieure et aussi celle
qui se manifeste en soi. C'est assez difficile à comprendre pour le mental mais
c'est une réalité que je vis et cela suffit à le rassurer, à éviter de se
prendre la tête, de se perdre dans les "pourquoi",
"comment", "pourquoi moi"?
En fait, toutes nos
interrogations sont projetées vers l'extérieur afin de donner du sens à ce qui
nous dépasse et tentent de répondre à la peur de l'inconnu, du vide, de la
mort. Tant en notre être intérieur que vis à vis du monde lorsqu'on se sent
exclu et de l'univers dans lequel on se sent minuscule. C'est l'expression de
notre refus d'accepter ce que nous semblons être, ce qui se manifeste en soi,
les différences et la façon dont tourne le monde.
Je
repense à la vidéo de Darpan* et bien que je sois d’accord avec ce qu’il dit,
sa façon d’être, trop radicale, me dérange un peu, ça met en évidence ma
perception faussée du masculin, ma difficulté à savoir ce qu'est cette énergie,
au-delà des croyances et des stéréotypes, par l’observation intérieure de mes
réactions. Je vois aussi que je reste influençable mais que je sors de la
position de l'enfant qui a besoin d'être reconnu et validé et son discours ne
vient pas briser des illusions parce que la vie elle-même m'amène à les
reconnaitre et à les lâcher.