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04 Envisager les choses d’une toute nouvelle façon, sans lutte, sans force de
volonté, simplement en observant et en se laissant guider par
l’instinct/intuition n’est pas évident à vivre. Surtout quand on a toujours agit
selon des conditionnements et des croyances qui dictaient le comportement.
C’est
ce que j’essaie de faire dans le désir de lâcher l’addiction aux cachets. J’ai
toujours été dépendante des opiacés ou je devrais plutôt dire les deux tiers de
ma vie parce que j’ai vécu sans cela pendant quelques temps.
Avec
le recul je constate que ce moment de break est venu par la foi, par le fait de
considérer l’amour comme la plus grande puissance au monde. Il y avait certes
la foi au Christ qui représente l’humain idéal dans sa capacité de manifester
l’amour sans conditions mais au-delà de ça, c’est surtout le fait que j’aie
changé totalement de perspective et que j’aie ouvert mon cœur, mon esprit, qui
m’a permis de lâcher toutes drogues, clope comprise, sans souffrir de manque.
Dans la dynamique de la dualité, j’ai choisi de cultiver l’amour plutôt que la
mort, de me ranger du côté lumineux de la force de vie.
Maintenant
que je sais par expérience que la paix, la liberté, se trouvent dans le centre,
la neutralité, cela change tout. Je ne peux plus utiliser la force pour
parvenir à lâcher ces addictions. Non seulement parce que ça ne fonctionne pas
mais surtout parce que cette façon d’être ne rend pas durablement libre.
J’ai
cafouillé ce matin et au lieu de prendre la dose de cachets par tiers sous la
langue, je l’ai gobé en entier ou je l’ai jeté, je ne m’en souviens plus. Non
seulement ça a suscité de la colère parce que je commençais à trouver un rythme
relativement équilibré en diminuant par petits bouts mais en plus l’effet est
très désagréable.