mardi 9 décembre 2014

« Le chant de la Grâce » par Alain Degoumois





Au-delà des apparences visibles se tient quelque chose qui n’est pas visible avec les yeux.
Au-delà du langage se tient quelque chose qui n’est pas accessible avec les mots.
Au-delà de l’écriture se tient quelque chose qui échappe aux phrases.
Au-delà de tous les enseignements de sagesse se tient une sagesse qui échappe aux enseignements.
Au delà de tout ce que l’on peut dire, lire, croire ou répéter, réside quelque chose qui est de l’ordre de la Grâce.
La Grâce ne nous appartient pas. Elle ne peut être ni saisie ni asservie. Elle arrive comme un voleur…
Ce qui nous appartient uniquement, c’est notre façon d’être présent à nous-mêmes, de nous écouter et de nous pardonner. Laisser tout ce qui remonte à nous s’exprimer, avec compassion, sans attachement. Laisser nos nébulosités remonter à la clarté de notre conscience.
Être tout simplement le spectateur compatissant et attentionné de soi-même.
Accepter et pardonner, s’accepter et se pardonner.
Apprendre à nous connaître en nous autorisant nos imperfections, nos colères, nos peurs et nos rancœurs.
Car c’est en autorisant nos rancœurs que notre cœur se rend à nous…

« On est libre, dès lors qu’on dit « Oui » à ce qui est »






Tout comme hier, l’envie d’écrire n’est pas prédominante. Il y a comme une lassitude générale à parler de mon quotidien et la sensation que l’heure est plutôt au silence. Comme si quelque chose se tramait en profondeur, un genre de germination dont je n’ai aucune idée du résultat. En lâchant certaines croyances, les anciens repères qu'ils formaient, n’ont plus de sens et ça créé une sensation de perte, de vide, que je ne crains pas parce que je ne suis plus dans l’attente mais plutôt dans la confiance. Ce n’est pas non plus vraiment un vide mais un espace nouveau se créé en moi comme pour accueillir le nouveau. 
Par définition, c’est un parfait inconnu il est donc inutile d’anticiper. Il s’agit plutôt de continuer de maintenir la paix en dedans, d’observer ce qui est et de s’offrir la liberté d’être. A ce niveau, les résistances tombent en même temps que les masques.

Cette liberté que je pensais trouver en dehors, pour laquelle je pensais devoir me battre, que je revendiquais, est en fait un état d’être que je peux m’autoriser à vivre, à chaque instant, simplement en suivant l’élan du moment.