Je lis une petite phrase dans un message : « Vous
ne trouvez pas que la vie sur terre est déjà assez difficile ? »
C’est aussitôt un feu d’artifice en moi, le film
commence : Mais bien sûr, la culpabilité n’a aucune raison d’être dans notre
vie, aucune légitimité dans le temps sur le plan de l’âme !
La culpabilité nous immobilise dans un schéma de
restriction sans horizon, un statu-quo nocif comme si l’erreur n’était point
permise, ni acceptable.
La culpabilité consciente sert à PRENDRE CONSCIENCE,
à un moment donné il faut avoir le courage de regarder ce que l’on a fait, ce
que l’on a été sans le juger et affirmer ce que l’on veut faire, être et
devenir mais ensuite elle n’a plus lieu d’être.
Elle est un tremplin, un moyen, un commencement, un
ticket gagnant pour évoluer ou pour se libérer d’une mémoire de chagrin, un
signe que nous avons une conscience (le comportement manipulateur pervers
narcissique ne culpabilise pas) un barreau de l’échelle évolutive, elle peut
être un karma mais sûrement pas une finalité, un arrêt sur image, un puits sans
fond où l’on stagne ou bien l’errance à vie d’un cœur chahuté.
Toute fois elle peut nous apprendre l’humilité, elle
a au moins cet avantage mais elle reste une expérience à dépasser car l’ignorer
serait pire que le mal. La souffrance non reconnue en conscience et quelle que
soit sa forme, son nom, devient tel un intrus, un abcès qui grandit et peut
finir par prendre beaucoup de place en nous, aura besoin de se nourrir (nous
volant notre énergie) et attirera à lui ce qu’il est c’est-à-dire des
situations similaires sous des formes diverses et variées mais dont le fond
sera toujours identique.