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08 Le jugement est un mode d’appréciation, une façon de se situer qui nous
limite mais d’un autre côté, c’est un bel outil de connaissance de soi quand on
va au-delà de la première idée qui émane d’une des nombreuses croyances
collectives.
Il
est bon de se demander ce qui sous tend le jugement, pourquoi nous pensons
avoir raison parce que cela nous indique un rêve, un besoin inassouvi.
En
interrogeant notre pensée, on va entendre la voix de l’enfant en nous derrière
la peur. Par exemple, lorsque je juge l’autre d’être injuste, je peux déjà me
dire que ce jugement arbitraire est une pensée automatique, une forme de
conditionnement.
Puis en ressentant ce qui accompagne ce jugement, je vais
constater qu’il est une stratégie, une façon de contourner la peur. Savoir
quelle est exactement cette peur va me permettre de contacter l’enfant en moi, les aspirations véritables.
La plupart du temps, le mental se fait des films, il projette la peur sur
l’écran du mental envisageant les scenarii catastrophes par instinct de survie
parce qu’alors il saura déclencher la réponse appropriée, soit l’agression,
soit la fuite.
Tout cela est le fonctionnement généré par l’instinct de survie
et quand on revient au présent, à la sensation même de la peur, les films
disparaissent, on rit même d’avoir eu autant d’imagination.
Ce processus d’imagination va nous servir à créer notre vie selon nos
aspirations profondes. Le mental a des capacités très utiles et nombreuses que
le manque de connaissance concernant les émotions, ce qu’elles sont en vérité,
nous empêche d’utiliser à bon escient.