jeudi 16 octobre 2014

« La pleine conscience » selon Yasmine Lienard psychiatre





Aujourd’hui de nombreuses études scientifiques démontrent les bienfaits de la pleine conscience pour prévenir les rechutes dépressives. 
Des études ont montré des effets de la pratique de la méditation chez les moines bouddhistes sur le fonctionnement cérébral en augmentant l’activité des zones des émotions positives, et peuvent en partie expliquer pourquoi cette thérapie peut aider les personnes qui souffrent de dépression.

Dr Yasmine Lienard, psychiatre à Paris
Interview du Docteur Yasmine Lienard (photo ci-dessous), psychiatre à Paris, spécialiste, entre autre, de la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (MBCT-Mindfulness Based Cognitive Thérapy-). 

Comment peut-on définir la pleine conscience ?
Le terme vient de l’anglais « mindfulness ». Il s’agit d’un état d’esprit où l’on est véritablement présent, où l’on observe tout ce qui est dans l’instant, sans jugement de valeur et en acceptant tout ce qui se passe. Ainsi faisant, on se met en rapport aux choses. Cela se travaille avec la méditation : la pleine conscience peut durer une minute, mais bien plus longtemps si l’on s’aide de la méditation

« Le jugement limite notre vision et nous maintient dans l'impuissance »






Je me suis réveillée en étant sur la défensive ce matin. Féliz, le chat qui a passé la nuit allongé sur mon cœur a dû poser sa patte sur un de mes seins pour que je sorte de mon sommeil. Le réflex a été automatique, il a valsé ! Mon geste a été tout de même contenu et je peux voir que j’ai aussi progressé à ce niveau. J’ai longtemps trouvé insupportable qu’on me réveille et peu à peu, ça m’agresse moins. 

Les gestes automatiques surtout quand il s’agit de se défendre, sont inconscients, et la mesure dans le geste me montre mon degré de confiance en la vie.
Je retrouve peu à peu la foi en la capacité de la nature à se défendre et il semble que ce soit la conséquence de mon contact avec la terre mère, de la reliance intime qui favorise la confiance en soi et en la vie. 
Je suis allée voir mon copain le chêne hier et j’ai senti de la chaleur au bout de mes doigts à son contact. Pour la première fois de sa vie, Bilou, la chatte européenne mère de Féliz, très sauvage, est venue en balade avec la chienne et moi. 
Elle reflète l’état de mon corps émotionnel et le fait qu’elle soit de plus en plus à l’aise dans le quartier me conforte dans l’efficacité du processus d’accueil des émotions. 

Le ciel n’était pas zébré comme d’habitude, on aurait dit que les épandages avaient été absorbés. Comme si quelque chose avait dispersé les nuages qui se forment habituellement. L’air été plus respirable et ce constat m’a redonné espoir. 

Déjà, comme j’ai constaté l’impact des vidéos qui traitent le sujet, j’évite de les regarder pour préserver la paix en moi. Être lucide vis à vis de ce qui se passe dans le monde est une bonne chose puisque ça permet de devenir conscient mais si la maitrise des pensées n'est pas encore acquise, il vaut mieux se préserver. 
Trouver l'équilibre entre s'intérioriser et voir au dehors, entre silence et expression, devient essentiel pour celui qui cherche la paix.