« Mieux vous vous comprenez vous-même ainsi que
vos émotions, plus vous êtes amoureux de ce qui est » - Baruch Spinoza
La
première fois que j'ai vu "Le Travail" à l’œuvre, j'ai compris que
j'étais témoin d'un phénomène remarquable.
J'ai observé une série de gens de
tous âges, avec ou sans diplômes, qui apprenaient à remettre en question leurs
pensées, celles qui leur étaient le plus pénibles.
Grâce au soutien tendre et
concis de Byron Katie (que tout le monde appelle Katie), ces gens
arrivaient non seulement à résoudre leurs problèmes immédiats, mais à atteindre
un état d'esprit où leurs plus profondes questions trouvaient un dénouement.
Ayant passé l'essentiel de mon existence à étudier et à traduire des classiques
appartenant aux grandes traditions spirituelles, je suis en mesure d'affirmer
que "Le
Travail" présente de nombreuses analogies avec celles-ci. Au cœur
de ces traditions dans les écritures tels le Livre de Job, le Tao-tô-king
ou la Bhagavad-Gita - réside
une vive remise en question de la vie et de la mort, et, en guise de réponse,
une souriante sagesse s'en dégage.
Cette sagesse, me semble-t-il, est l'espace
où se tient Katie et la
destination vers laquelle tendent ces gens.