5 02 2023 L’année 2022 a été folle, les mises à jour et les prises de conscience, les remises en question, les émotions à fleur de peau, les moments de paranoïa, m’ont amené à ressentir les blessures de rejet, d’injustice, de trahison et d’abandon
Puis on s’habitue aux vagues, au ressenti, aux émotions qu’on bloquait, on ne colle plus d’étiquettes même sur ce qui est vécu, on s’attache moins à la logique
Je ne vais pas résumer ici, toute une année de découverte, d’intimité et de confiance grandissante entre tous les aspects de l’être
Le retour au centre, le fait de prendre l’habitude de se centrer n’a pas été facile puisque tant qu’on vit l’émotion, on ne peut pas raisonner en dehors des concepts habituels et ce simple réflexe a demandé des mois à s’installer
Je suis passée de la théorie à la pratique et la phase de détachement est encore en cours. Davantage de souplesse, de confiance en la vie, après avoir observé ce qui remontait à la surface
J’ai vu les limites, les croyances fondées sur le sentiment d’indignité et au plus fort des remontées émotionnelles, le misanthrope intérieur qui ne voit que l’aspect négatif et dramatique des choses, puis la reconnaissance et l’intégration de cet aspect de soi conditionné par le besoin d’être aimé. Ce misanthrope qui s’exprime à travers la critique, le jugement, la voix du rabat joie tout comme celle du censeur. Celui que je vois aussi s’exprimer chez ceux qui veulent manifester le meilleur d’eux-mêmes, qui ont besoin de viser la perfection, de voir le monde évoluer pour se sentir approuvé et pour valider le concept d'ascension. Des désirs qui ne m’appartenaient pas vraiment et un corps physique qui ne dépasse pas les 40kg