jeudi 7 mars 2013

Connaissance et responsabilisation



 
La petite phrase que je me répète depuis que j’ai entrepris d’aborder le thème de la sexualité, demande à être développée. "J’ai l’énergie de la solution"
J’ai longtemps cherché pourquoi j’avais eu à subir ces dix ans d’inceste dont je me serais passée. 
J’en ai voulu à ma mère plus qu’à mon père parce que dès l’enfance, j’avais compris qu’il était malade, malheureux et complètement irresponsable. Ma mère qui est d’une lucidité foudroyante et fortement imprégnée de la notion de sacrifice et de devoir a dû supporter mes souffrances que je lui envoyais en pleine figure. 
Je vivais en plus de la colère et de l’agressivité envers elle, une énorme culpabilité face à mon comportement que je savais injuste. 
Alors je m’en prenais à mon propre corps, lui faisant subir les pires agressions.
Entre la drogue, l’anorexie, la brutalité dans les gestes, le fait d’accepter de faire des boulots de chien et les tentatives de suicide, j’ai tout fais pour lui faire payer mon malheur.

Plaisir et sexualité, des thèmes à revisiter





Je ne sais pas si c’est parce que la pluie s’est calmée mais la lumière revient dedans et dehors. Enfin, j’entrevois des pistes. Derrière la prise de cachets, il y a la notion de plaisir. Comme je ne veux pas de relation de couple basée sur les rapports de force, la manipulation, la séduction, j’ai mis aussi la sexualité de côté. Les endorphines ayant un effet « plaisir », les médocs compensent ce manque de vie sexuelle. 

Quand j’étais ado, je n’avais pas trop de tabou même si j’avais besoin de produits, d’alcool ou de pétards pour me désinhiber. Je ne considérais pas la sexualité comme quelque chose de mal au contraire, ça faisais partie de ma devise de l’époque, sexe drogue et rock n’roll. 

Bien que je n’en sois plus trop là, (j'aime toujours le rock et ne renie pas mon désir théoriquement) j’ai occulté un peu vite la sexualité. 
Les dix ans passés chez les Mormons n’ont pas arrangé les choses:)