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03 Depuis le début de l’année je suis poussée à changer en profondeur, à revoir ma façon
d’être, à m’impliquer davantage dans le processus de lâcher prise. Cela peut
sembler contradictoire puisqu’en fait il s’agit de laisser les émotions
s’exprimer et donc de ne plus rien retenir, de se laisser être comme je
l’écrivais la semaine dernière.
Le
besoin de contrôle est toujours présent mais le fait de le voir et de ne pas
essayer de changer cette façon d’être suffit à s’en détacher. Puis ce qui est
déjà très reposant c’est que ce contrôle s’exerce seulement au niveau inconscient.
C’est
toujours le même principe qui permet de changer, accueillir au lieu de résister
ou de contrôler. Et même de vouloir contrôler le réflexe de contrôle.
J’ai
eu un rendez-vous avec la nouvelle personne qui suit mon dossier RSA et je
dois dire que je suis assez fière de moi parce que j’ai été sincère. En général
je suis ou j’étais plutôt cash, je ne cachais pas mon passé difficile mais je
mettais surtout l’accent sur les progrès que je faisais pour me débarrasser de
ce fardeau. Je parlais surtout de ce que j’en avais retiré, de ce que j’avais
compris au niveau du fonctionnement humain en général et en particulier au niveau
psychologique. Puisque cet aspect de l’être est assez connu. Il est clair que
comprendre comment nous fonctionnons est essentiel mais rien ne remplace la
pratique.
Apprendre
à être honnête avec soi, à reconnaitre le poids de la souffrance intérieure au
lieu de la nier, de l’éviter ou de la minimiser est primordial.