dimanche 10 mai 2020

« Affirmer ce que l’on veut »





7 05 "Discipline mentale", voilà ce qui résume mon état d’esprit à l’instant. C’est avec ironie et un peu de provocation que j’utilise le terme de discipline mais je le fais dans son sens de pratique régulière plutôt que de volonté de performer, de lutter. Comme une pratique sportive, l’apprentissage et la mise en application d’une connaissance qu’elle soit musicale ou artisanale. 
Dans son aspect volonté, il s’agit juste d’être déterminé à lâcher les vieux conditionnements et les vieilles croyances, de se regarder honnêtement, et de ne pas s’identifier à ce qui ressort de ce face à face avec soi-même.

Maintenant, dès qu’une pensée de peur, d’accusation ou de culpabilité émerge, je me tourne vers le corps physique et le détends. Ceci dit, là encore, je prends patience avec moi-même parce qu’il ne s’agit pas de s’imposer un contrôle, un flicage ou une contrainte puisqu’il s’agit de suivre le désir de devenir autonome et souverain. 
En ce sens le mot discipline est lié à la maitrise, à la capacité de se détacher naturellement de ce qui est nuisible pour les corps. 
Comme je constate que tout commence dans la sphère du mental/émotionnel pour ensuite se manifester dans la matière, il s’agit de dépolluer le psychique des programmes limitants, restrictifs, basés sur la survie, le manque, le besoin de gérer la peur.

Notre conscience/inconscient sont très évolués et ont élaboré des stratégies de fuite, d’évitement, de projection, afin de canaliser l’énergie de vie. Déjà au départ, les croyances religieuses ont manipulé les enseignements du christ fondés sur l’amour inconditionnel. Lui-même a parlé de la dualité de ce monde et incité à aimer plutôt que de se venger, à embrasser le présent pour y découvrir les cadeaux, la présence du père et de la mère, en soi, la source de toute vie.