Depuis
ce matin ou plutôt depuis hier après midi, je suis colère ! Colère face au
jeu de la victime qui se rejoue intérieurement, face aux frustrations vécues
par mon corps physique, face au constat que des peurs subsistent. L’impatience,
le ras le bol de devoir regarder en profondeur et libérer ce que j’ai l’impression
d’avoir déjà offert cinquante mil fois à la source. Je tombe encore dans le
piège de l’identification à tout ce merdier intérieur. Bien que ce soit
énormément rafraîchit, il reste des résidus de peur et je me dis que le
meilleur truc à faire et d’accepter que la peur sera toujours présente et voir
son côté positif : "l’annonce de quelque chose de nouveau", ça tombe bien,
je ne demande que ça !
Bon, Lydiouze, plutôt que de râler, remercie tes
corps pour tous les progrès accomplis.
Tu vois ce qui se passe et réussi à
prendre le recul nécessaire pour avoir une vision plus claire de la situation. Voir
comment ça fonctionne en dedans c’est ne plus en être l’acteur qui subit mais
le spectateur. La prochaine étape sera d’en rire, tu t’en approches lentement mais
sûrement. Pour ce qui est du rôle de la victime, il semble que sa disparition
soit impossible. En fait, c’est un des nombreux personnages que l’ego peut
jouer et là encore, une potentialité plus ou moins active à laquelle il s’agit
de ne pas s’identifier afin de ne plus la nourrir. Il faut que j’arrive à comprendre que chercher à transformer l'ego n'est pas le propos mais qu’il suffit de ne pas m’identifier à tous les rôles qu’il
est capable de jouer.