jeudi 28 mai 2015

« Si la vie est un jeu, en voici les règles » Chérie Carter-Scott, règle N°3 : « Nos erreurs ne sont pas des fautes »







« Le développement personnel est le résultat d’expériences multiples, d’une série d’essais manqués et, plus rarement, réussis. Nos échecs nous en apprennent autant que nos succès ».

C’est la succession de nos échecs et de nos réussites qui nous conduit à la sagesse. 
La façon dont les choses vont tourner n’est pas de notre ressort. 
Parfois, nous sortons victorieux d’une épreuve, parfois déçus. 
Mais soyez sûr que les essais manqués ne sont pas des « fautes », au sens moral du terme. 
Ce ne sont que des erreurs, inévitables et tout aussi riches d’enseignement, sinon plus, que nos prétendus succès.

La plupart des gens sont désappointés lorsque leur projet n’aboutit pas. 
Ils lui ont consacré une grande part de leur énergie, de leur temps et de leur argent, et l’échec les remplit de regret et de colère. 
Leur première réaction, en général, est la culpabilité. 
Ils ont le sentiment de ne pas en avoir fait assez. 
Une telle conclusion est un obstacle à leur progression, elle freine leur processus d’apprentissage.

« La vie enseigne au quotidien dans les choses simples et naturelles; il suffit d'observer, d'être ouvert, pour en percevoir la résonance… »






Tout va très, très vite et les synchronicités se succèdent offrant l'occasion de revisiter le passé. Je viens de m’adresser à la jeune fille que j’étais au moment où j’ai fait ma première tentative de suicide qui m’a amenée à choisir d'être libre, indépendante affectivement et de suivre mon cœur. 
Je venais de vivre mon premier drame amoureux et bien que je ne me souvienne plus trop de la conversation qui avait déclenché mon désespoir et m’avait fait prendre des cachets et boire du whisky jusqu’à m’évanouir, enfin jusqu’à me réveiller dans un hôpital aux urgences, je n'étais pas si affectée que ça. 
Je fini par me demander si la consolation que j’émets maintenant n'est pas ce que je ressentais à l'époque, ce sentiment que tout est "correct", un genre de sérénité intérieure, une assurance que tout va s'arranger...?
J’avais déjà absorbé des temesta ou du valium (qu’on avait trouvé dans des boites, dans les poubelles de l’immeuble avec une gamine qui devait avoir 10 ans, et qu’on avait gobé avec une pomme, en se disant que c’était des bonbons !) vers l’âge de trois ans et fini aussi à l’hosto mais je l’ai fait sans trop savoir que je prenais des risques, bien que je soupçonne que ce geste ait été guidé par une profonde désillusion générale et un évènement dont j’ai quelques vagues souvenirs. Les problèmes avec mon père me semble remonter à cette époque (j’ai mémorisé des images d’un ami à lui, il faudra que je l’interroge à ce sujet) et ma grande déception au niveau de l’école aussi puisque j’ai une image très nette de moi, assise dans la classe de maternelle et une phrase qui m’a marquée ; « c’est ça qu’on nous enseigne ? » 
Le sentiment de déception était très fort, comme si j'espérais apprendre autre chose. Déjà à l'époque, des questions existentielles se posaient et elles ont constitué le fil rouge de mon chemin, ce qui m'a permis de m'accrocher à la vie malgré tout.