Depuis
hier, une petite phrase trotte dans ma tête :
"La
joie, ce sentiment agréable, se situe encore d’un côté de la dualité".
Tout
comme on juge et divise les humains en bons et en méchants, on fait de même
avec les sentiments.
Il
y a les sentiments agréables qu’on croit venir du cœur, de l’amour divin, puis
il y a ceux qui sont inconfortables comme la colère qu’on cherche à étouffer, à
rejeter.
On
se rend compte que là encore, il y a division, jugement, comparaison.
C’est un
processus du mental et non du cœur puisque le cœur est dans l’acceptation de ce
qui est.
La
neutralité, c’est de se dire que tous les sentiments qui sont en nous, sont non
seulement légitimes mais qu’en plus, il n’y a pas à s’identifier aux
« bons » ou aux « mauvais ».
Chaque fois qu’on penche d’un
côté ou de l’autre de la balance, on se situe, on perd le juste milieu,
l’équilibre.
Le
sentiment qui émane de la neutralité, c’est la paix.
La
joie est souvent le fruit d’un jugement, née du mental car si on va honnêtement
à sa source, on peut voir qu’elle est née d’un raisonnement, d'une croyance. Le
fait de gagner quelque chose ou quelqu’un, l’approbation des autorités, du
divin en soi.