samedi 17 février 2018

« Faire moins, être plus… » Agnieszka Rouyer.





L'une des maladies de notre société occidentale est la précipitation étourdie, qui nous fait perdre toute joie de vivre. Comment se libérer de cette course frénétique pour décocher les cases de notre "to-do" liste ? Comment faire pour commencer à vivre plus lentement et profiter de chaque minute de la journée ?

J'aime le doux rythme de la vie. Il existe encore des lieux sur cette planète où la vie se vit en douceur, où règnent la quiétude et la contemplation de la nature, où nous expérimentons comment est la vie quand tout se vit… au ralentit.
Il existe aussi de grandes villes où la quête des tâches quotidiennes nous consume sans pitié…La journée devient alors une course à tâches de 24 heures et cesse d'être un havre de paix…

Pourquoi cette précipitation ?
Depuis notre enfance on nous impose d'énormes, pesantes et presque écrasantes attentes associées à la quantité des choses que nous devons faire dans notre vie pour être heureux. Nous devons trouver un emploi qui nous plaira, gagner de l’argent dont nous aurons besoin pour acheter des choses qui nous apporteront du bonheur et un sentiment de sécurité. Nous devons faire du sport, nous devons apprendre des langues, rencontrer des gens, voyager, élever des enfants… Pourtant une journée ne dure que 24 heures…

L'être humain vit dans la conviction qu’il doit posséder toutes ces choses immédiatement, sans attendre, sans perdre de temps. S'il ne les possède pas, il a l’impression d'être en retard. Il pense qu'il est à la fin de la course, et que tout le monde le devance. Apparaissent alors le stress, les tensions dans le corps, qui, lentement, nous enlèvent la volonté et la joie de vivre.