Ce
matin est particulièrement intense. Tant les libérations que les prises de
conscience puisque les deux sont intimement liés. Mon transit intestinal est
enfin débloqué et je peux y voir le processus de guérison à l’œuvre. Je me suis
réveillée heureuse que les choses bougent enfin, que la libération de la
dépendance se déroule selon mon ressenti, selon cet élan porté par la
certitude que cette fois-ci, c’est la bonne.
J’ai de fortes crampes d’estomac
tout en écrivant, des larmes qui coulent en abondance mais je souris parce que
je sais et ressens que tout en moi retrouve sa juste place, que le trauma de
l’inceste est libéré au travers de ses pleurs qui vont jusqu’à secouer tout mon
corps.
Je n’ai pas pris encore de bout de cachet alors que je suis debout
depuis trois heures mais je l’ai fait sciemment, sachant que des pensées
émotions devaient être libérées. Et comme la prise de cachet en bloque
l’expression pleine et entière, donc la libération, ça ne peut que ralentir le
processus de guérison.
La journée d’hier m’a montré que je portais encore
beaucoup d’à priori concernant les hommes, l’énergie masculine, et le seul moyen
de changer cela, c’est de laisser sortir toutes les énergies qui nourrissent
ces croyances.
Parce que même si ma conscience d’adulte sait que ce sont des
raisonnements injustes qui datent de l’enfance, tant que ces énergies ne sont
pas libérées, ça bloque le flux naturel de l’énergie, empêche l’union du
masculin et du féminin intérieur et plus que tout les chakras du bas sont très limités,
distorsionnés et le pouvoir de manifestation délibéré, consciente, en est directement affecté.
Pour cette raison, l’énergie du désir ne peut circuler
librement. Je ne parle pas du désir sexuel bien qu’il en soit une expression
mais de la créativité, du pouvoir de créer aussi bien son quotidien selon ses
aspirations profondes que celui d’assumer ses besoins vitaux, d’être
indépendant financièrement selon ses convictions, sa façon de concevoir le
travail et de contribuer à la société.
Puis ces croyances faussent totalement
la relation à soi aux autres, la perception de ce qui est, demeure celle de la
victime impuissante.