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01 Toujours dans le dépouillement des croyances et conditionnements,
l’observation neutre permet de retrouver l’être véritable qui très souvent est
imperceptible seulement parce qu’on a prédéfini sa ‘forme’, son ‘aspect’, son
nom.
Je me souhaite et je souhaite à tous, à chaque instant, cette reconnaissance intime de soi
et cette unité intérieure qui permettent de se tenir droit, d’être en paix avec
soi-même et nécessairement avec les autres puis de savoir répondre aux besoins
qu’on aura estimés prioritaires.
Ces
besoins fondamentaux sont universels et c’est à chacun d’apprendre à
reconnaitre ceux qui lui sont essentiels, au présent. Ils changent à mesure que
la conscience se désidentifie des mécanismes de survie et les réponses
apportées s’ajustent à l’évolution liée au temps qui passe et à l’environnement
en perpétuel mouvement.
Savoir reconnaitre les mécanismes qui s’enclenchent
automatiquement depuis l’enfance et s’en détacher permet de se libérer des
conditionnements multiples liés à l’âge, au genre, au milieu familial, social,
culturel, religieux…Cela nous libère aussi du besoin d’élaborer un modèle à
suivre qui génère des comportements faussés. Ce point de vue idéaliste nous
laisse croire que nous ne sommes pas appropriés, que quelque chose en nous est
incorrecte, défectueux, illégitime…les religions ont beaucoup œuvré en ce sens
au point qu’on considère le corps physique comme un ennemi. Et c’est pire
lorsqu’on a subi des violences.
On
parle beaucoup de l’être authentique en négligeant le fait que c’est au présent,
dans ce corps, dans cet environnement particulier et non selon un idéal, que se
révèle l’être authentique. Apprendre à distinguer la projection de ce qu’on
porte tant au niveau des blessures d’enfance que de l’idéal qu’on veut
atteindre, c’est retrouver une forme d’objectivité.