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12 Alors que j’écoutais la médiation au sujet du pardon et de ses bienfaits,
déjà l’idée que c’est chaque jour qu’il faut pardonner, ou qu'il est bon de revenir à la paix, cela m'a ramenée à
une expérience, celle du débouchage de l’évier de la cuisine.
En démontant le
siphon, tout s’est bien passé bien que j’aie été étonnée de trouver un bout de
tuyau qui semblait avoir été rajouté. Mais en voulant le remonter et en
constatant que tout était de travers et que je devais forcer pour que ce soit
bien emboîté, la colère envers les hommes a monté puis explosé.
Je n’ai rien retenu,
j’ai exprimé tout ce qui remontait et la différence avec mon attitude passée,
c’est que je n’ai pas nourri ces pensées, je les ai reconnues, j’en ai libéré
les émotions associées mais j’ai lâché prise, je ne m’y suis pas identifié. J’y
ai senti une part de mauvaise foi par le côté exagéré de la réaction qui m’a
ramené à cette vielle rancœur envers la gente masculine.
Bref, j’ai senti d’une
part le trouble physique causé par la colère et les sentiments négatifs et
d’autre part l’apaisement lié au fait de reconnaitre que ces pensées sont
celles du passé, que c'est la vision de l’ego conditionné. Non pas que ces pensées ne soient pas vraies mais
plutôt que mon but étant de maintenir la paix à l’intérieur et de pacifier les
corps, d’harmoniser les énergies en moi, le meilleur choix est toujours
d’abandonner la lutte et le jugement.