dimanche 31 août 2014

« Vidéos de Michael Brown », auteur du « Processus de la présence »



Peter Kellberg



En me laissant porter par l’élan du moment, je suis tombée sur des vidéos de Michael Brown que j’aime bien. Enfin, le bonhomme, je ne le connais pas mais ce qu’il dit me parle tout à fait. Sa façon de chercher et ce qu’il a trouvé ressemble beaucoup à la mienne. Je constate qu’il vit seul et c’est vrai que le fait de vouloir suivre ses élans n’est pas très facile si on vit à deux, j’en ai fait l’expérience ! Pour cette raison, j’apprécie de retrouver mon célibat ! Pourtant, ça doit bien être possible de vivre à deux, tout en respectant son enfant intérieur, enfin ses élans. 
La limite, c’est simplement quand ça dérange l’autre. Et encore là, il ne s’agit pas de se frustrer pour faire plaisir à l’autre mais de se poser, d’accueillir les émotions et ensuite de dialoguer avec la personne pour trouver une solution qui satisfasse les deux parties. 
Il y a aussi le problème du dialogue. En général, on ne sait pas parler, du moins on ne dit pas les choses telles qu’on les pense, on réagit plus qu’on réfléchit avant de parler ! On ne peut pas réfléchir si la colère, la tristesse ou tout autre sentiment négatif vis-à-vis de soi ou de l’autre, interfère. Tant que les émotions ne sont pas apaisées, on n’aura pas un discours objectif et le dialogue ne sera pas possible. Si je parle à quelqu’un sur un ton agressif, il va se barricader dans son mur et réagira au lieu d’entendre. C’est très souvent ce qui détruit une relation. Puis on ne sait pas écouter, être là quand l'autre nous parle, on se réfère au passé, on anticipe en pensant à ce qu'on va répondre...Y'a du boulot!

"Nourrir l'amour en soi"


Amy Hutman Bates


Je continue mon voyage intérieur tout en prenant soin de ce véhicule terrestre, mon corps physique qui est en pleine mutation. Je le ressens de l’intérieur et ça se voit à l’extérieur. La patience et la tendresse pour soi, sont des ingrédients essentiels pour être bien dans son corps et dans sa tête. 
On parle beaucoup de l’importance de l’alimentation mais je crois que ce qui modèle le corps physique, c’est plutôt les émotions, les énergies que l’on porte et nourrit. Le fait de se traiter avec respect, c'est-à-dire d’agir selon ses envies, sans se juger mais en vérifiant si c’est vraiment  bon pour nous, participe au mieux être, à l’épanouissement. Si je regarde les vies que j’aie eues avant, je constate que beaucoup ont été consacrées au service aux autres. Même si cette « vocation » est noble, si l’élan qui pousse à aider vient d’une forme de peur de se voir en face, de devenir responsable de soi, ou un besoin de reconnaissance, c’est totalement voué à l’échec. Ce n’est qu’une façon de reculer pour mieux sauter. Plusieurs fois lors de conversations avec ma mère, je disais que la vie ne m’intéressait pas pour moi-même. Je ne trouvais pas le sens de celle-ci puisque je n’avais que moi à m’occuper.