mercredi 9 octobre 2019

« D’une perspective à l’autre »






5 10  Tout est en soi. Dans ce monde de contraste, depuis la perspective duelle et humaine à celle beaucoup plus large qui ne juge pas mais se contente d’observer en silence, nous oscillons constamment entre ces deux visions. Enfin à chaque fois qu'une émotion se manifeste et trouble la paix intérieure.
Observer sans attente, juste en spectateur, sans rejeter, sans étiqueter, simplement en faisant un léger pas de côté, nous ouvre le cœur, l'esprit, l’horizon et les perspectives. 

Pas besoin de prier ou de s’imaginer que quelque chose d’extérieur viendra nous sauver parce que le but n’est pas de perdurer à tout prix mais plutôt d’expérimenter la matière, le mouvement, les mouvements dans le corps et d'apprendre à les accompagner. 
Apprendre à voir au-delà de la forme, des apparences et constater que nous contemplons à l’extérieur tout ce que nous sommes à l’intérieur, de la dimension qui semble la plus dense à celle la plus expansée, peut être difficile à vivre pour le mental conditionné.
Ainsi en tant qu’humain, nous pouvons tout autant percevoir la vie depuis le rôle, le personnage qui se croit limité, que depuis l’espace serein et silencieux de la conscience qui habite toute chose.

Il suffit de très peu pour que notre perception bascule en une fraction de seconde d’une perspective à l’autre. Il suffit de fermer les yeux et de se détendre, d’abandonner les pourquoi, les comment, de sortir du mental, pour que notre vision s’éclaire et s’élargisse. Le même évènement sera perçu totalement différemment si on se donne le temps de lâcher les jugements, les interprétations. 
Dans le silence de l’observation, des évidences apparaissent et les questions n’ont plus de raison d’être.

dimanche 15 septembre 2019

« La vie nous invite à lâcher prise »






9 09 Je n’ai rien publié depuis quelques temps parce que je suis davantage dans l’observation, le non jugement, l’attention au corps physique, l'action, que dans la projection, le cogito. 
C’est clair que la théorie est toujours plus aisée que la pratique et comme les bénéfices de cette approche sont d’abord intérieurs, comme la manifestation dans la matière est la dernière à apparaitre, on peut croire qu’on tourne en rond. D’autant plus que le fait de laisser les émotions émerger entraine des réactions physiologiques et donc physiques qui peuvent semer la confusion et le doute. 
L’impatience nous montre qu’on est encore identifié aux stratégies qui se sont mises en place automatiquement selon l’instinct de survie et en l’occurrence celle qui consistait à agir selon les attentes extérieures afin d’obtenir la reconnaissance, l’amour, l’approbation. On peut même penser qu’on ne sortira jamais des pièges de l’identification aux rôles, aux stratégies, aux conditionnements et aux croyances puisque ces pensées émergent régulièrement mais ce genre de constat nous montre que nous sommes encore sur identifié au mental. 
On croit être le mental alors qu’il est un des membres de l’équipe qui constituent notre être. Mais peu à peu, on ne se laisse plus embarquer dans les raisonnements issus de l'enfance, de la peur, de la colère, de la jalousie, de toutes ces pensées émotions qui nous maintiennent dans la sensation d’impuissance, l’impression de tourner en rond. 
Plus d’une fois, on remet en question les croyances au sujet du "divin". Et plus on est dans cette conscience qui observe les réactions internes moins on se soucie de savoir ce qu’il en est au sujet de la divinité.
La vie nous guide en permanence et chacun de ses cycles, de ces évènements qui font émerger nos peurs profondes sont autant d’occasion de lâcher prise, de ne plus s’identifier aux pensées et aux émotions. 
Il est difficile de changer mais la vie nous y aide au travers de situations qui nous obligent à sortir de notre routine, à changer d’abord notre regard sur ce qui advient.

samedi 6 juillet 2019

« Réflexions à partir de l’écoute d’une conférence sur l’intelligence du cœur »





4/07 La quête de sens, de pouvoir, deux concepts qui se heurtent et créent de la confusion dès lors qu’on cherche des réponses à l’extérieur de soi. Pourtant, comme je le dis souvent, tout est là, en dedans, n’attendant qu’une chose, notre attention. L’attention et non la focalisation ou le désir de contrôle ou plus simplement l’observation dépourvue de jugement, d’attentes. Observer sans juger afin de se défaire des conditionnements et des croyances. Oui, je le répète aussi très souvent parce que c’est de mon point de vue, la voie de la liberté et de l’équilibre.

Apprendre à repérer et lâcher les conditionnements familiaux, sociétaux nous permet de les voir aussi chez les autres, de discerner les manipulations nombreuses. 
Les manipulations de masse ont toujours existé et on peut voir qu’elles se développent par le besoin de comprendre chez les manipulés et celui de dominer chez les manipulateurs. Le besoin de comprendre qui lui-même vient de la peur, de la difficulté à y faire face, de la peur de la peur. D’un côté, on a une masse d’ignorants, de gens prêts à croire à tout ce qui les éloignera de la sensation désagréable que procure la peur et de l’autre une élite auto-proclamée qui n’a de pouvoir que parce qu’on pense qu’elle est supérieure. 

Elle tient son pouvoir de l’illusion d’être au-dessus des autres, de la sensation de dominance mais à quel prix. Elle se croit toute puissante parce qu’elle exerce un contrôle permanent sur ses propres émotions. Le système est ainsi fait qu’on transmet des croyances établies sur des postulats douteux qui naissent de la dualité, d'une interprétation mentale de la réalité. On croit dur comme fer que les inégalités sont naturelles ou qu’il faut des dominants et des dominés, des riches et des pauvres. On s’appuie sur des théories scientifiques ou des représentations anthropomorphiques de la nature. 
On peut lui faire dire ce qu’on veut à la nature et on ne se gêne pas pour le faire. 
Plutôt que de se contenter d’observer pour apprendre à se connaitre, on postule et on élabore des théories qui sèment le doute et la confusion tout en établissant des hiérarchies illusoires qui servent la gloire des dominants. Là encore c'est la projection de la vision individuelle intérieure qui place le mental au dessus de tout.

samedi 22 juin 2019

« Refuser d’obéir…»





« Refusez d’obéir, refusez de la faire, n’allez pas à la guerre, refusez de partir… » Le déserteur, Boris Vian. Cette chanson me porte ce matin et j’y vois l’essentiel, le nécessaire pour instaurer la liberté, la paix d’abord en soi. Parce qu’il est de plus en plus évident et clair pour moi que tout commence à l’intérieur et se projette vers l’extérieur vibratoirement, d’abord.

Refuser d’obéir à qui, à quoi ? Avant tout au juge, au critique, au censeur, intérieurs. 
Ces voix qui dictent notre comportement, nos croyances, à l’image des gouvernements et de leurs institutions. Institutions d’état qui génèrent les conditionnements par des lois et institutions religieuses qui ont le même rôle, celui de diriger les consciences et les corps. L’un comme l’autre nous invitent à obéir au chef.
Pour l’état, c’est le président et ses ministres qui font office d’autorité et pour les institutions religieuses, c’est le même principe, un système pyramidal avec à leur tête un chef élu par les initiés, les médias, les électeurs... 

Chaque être humain est composé de trillions de cellules et de multiples corps, de plusieurs dimensions. Tout ces univers fonctionnent naturellement de façon harmonieuse ou ordonnée sinon nous ne pourrions pas exister. 
Notre chance, en tant qu’être humain, c’est de pouvoir raisonner mais c’est aussi ce qui nous égare, nous rend la vie difficile parce que nous nous identifions la plupart du temps, au mental et à ses raisonnements. 
Nous sommes davantage dans notre tête que dans notre corps et au sens étymologique du terme, c’est souvent ce chef qui tente de gouverner la vie en nous. 

On pense que sans autorité nous partirions à la dérive, mais en fait c’est en obéissant à la voix de la peur que nous passons notre temps à lutter contre notre nature profonde et c'est cette obéissance aveugle qui crée le chaos, la confusion.

mardi 11 juin 2019

« L’émotion, lien ou reliance entre les corps subtils et la matière, entre le "divin" et l’humain »





10 06 Pas évident de faire la part des choses quand on a pris des habitudes et surtout celles des croyances, des associations de pensées que le mental fait en toute bonne foi dans l’instant et qui évoluent à mesure qu’il comprend mieux la vie.
Une grande part de ses croyances est imprimée dans l’inconscient et le subconscient (dans le sens de profond voire génétique) puisque lorsqu’on s’écoute penser, on peut distinguer plusieurs voix qui s’expriment et une bonne partie d’entre elles sont facilement accessibles puisque ce sont celles qui deviennent des conditionnements. 
Ces croyances adoptées dans l’enfance par les circonstances et par le mental qui classe, tri ordonne et en déduit des vérités. Puis quand cela devient des habitudes, des réflexes, elles fonctionnent en mode automatique puisque validées par le mental et on peut ainsi vivre sa vie d’adulte sur ces bases sans rien remettre en question.

Avec le temps, certaines d’entre elles évoluent mais il y a aussi celles qui ont été transmises via nos gènes, celles de nos parents, de leurs parents qui correspond aussi à la conscience ou plutôt l'inconscient collectif…Il y a encore une mémoire sensorielle qui est gérée par les mécanismes de survie, avant que le mental ne soit structuré et qui semble être celle qu'utilisent la majorité des gens, cette inconscience collective qu'on traine depuis l'âge de pierre.
Cela peut sembler très compliqué et ça l’est, disons plutôt que ce sont des mécanismes complexes. Ils deviennent compliqués lorsqu’on veut les changer par la force de volonté, la visualisation, les pensées positives, quand on essaie de les contrôler par la raison. 
Ce qui revient à lutter contre soi, à cultiver l’inverse de ce qu’on souhaite. Et ça nous enferme dans la sphère du mental, ses profondeurs, ses projections dramatiques et astrales.
Ce qui nous est perceptible, ce sont les conditionnements inculqués par la société dont on peut se défaire en cessant de les croire ou de leur donner du crédit, donc en raisonnant ou en utilisant son intelligence. Puis ceux qui nous ont été légués par le mode de vie familial, par l’exemple, peuvent aussi être abandonnés et ils le sont en général au moment de l’adolescence lorsqu’on peut agir sur sa propre vie, faire des choix très souvent en quittant le foyer.

dimanche 9 juin 2019

« La force révélatrice, libératrice, de l’observation détachée »





31 05 Je continue d’observer les mondes intérieurs et j’ai repris les moments de détente où je laisse parler le mental sans l’interrompre, sans même suivre ou donner du crédit à ce qu'il dit puisque ce qui émerge n’a finalement ni queue ni tête, ça passe du coq à l’âne et même par des chansons de pub ! Des pubs qui datent de plus de quarante ans ! 
Preuve que ce sont des pensées automatiques qui ne m’appartiennent même pas ou qui ont été enregistrées sans même que je m’en rende compte. Ce qui peut être vécu comme une forme de manipulation ou pire de "possession" pour le mental, apparait comme une belle occasion de distinguer l’être véritable : celui qui observe tout ça sans juger.

Depuis quelques jours donc je prends l’habitude de percevoir ce qui se passe dans mon corps quand le stress se manifeste par la colère elle-même née de la peur. La respiration n’est pas située au même endroit quand je suis dans ces moments de stress et d’ailleurs, je me rends compte que je suis presque en apnée. Or le souffle vital nous relie à l’espace de paix intérieur mais on ne peut pas le forcer ou du moins se détendre immédiatement tant qu’on ne laisse pas s’exprimer ce qui demande à sortir. 

Dans ces moments d’écoute intérieure un lâcher prise s’est effectué au niveau du mental émotionnel. Je suppose que c’est l’enfant intérieur qui s’est exprimé et qui a confié au corps physique la raison de cette séparation entre le mental et le corps. C’est quelque chose que je savais en théorie mais dont je n’avais pas conscience à ce point. 
Puis ça s’est présenté sous la forme de mots et d’une espèce d’image symbolique. 
L’enfant que j’étais s’est identifié au mental qu’il a vu comme un refuge et ils ont détesté le corps physique accusé de lâcheté par le mental. Puis le mental s’est senti coupable de ce rejet, de cette détestation puisqu’en grandissant il a changé, il a élargit sa compréhension. 

mercredi 29 mai 2019

« Pour libérer le mental et l’émotionnel des conditionnements, il faut les laisser s’exprimer librement »




26 05 On peut dire que la semaine passée a été éprouvante mais je ne m’en affole plus puisque je constate que l’accueil des émotions passe par plusieurs étapes :
Éléments extérieurs déclencheurs qui nous font réagir, font émerger des vagues émotionnelles et c’est dans cette première phase qu’on passe en mode survie : paralysie, colère, agression, accusation ou mutisme et donc on ne peut plus raisonner clairement. Les émotions demandent à s'exprimer et on les bloque par des raisonnements, des stratégies d'évitement, de refoulement....
Cette étape est difficile quand la réalité donne raison à la fois aux croyances et aux conditionnements ou aux personnages de victime/bourreau/sauveur.

Mais en prenant l’habitude d’observer ces pensées qui expriment la dualité basique ; la vision bien/mal, on ne se laisse plus prendre au piège, on s’en détache peu à peu. 
Dans ce léger recul, l’essentiel revient en tête : tout commence à l’intérieur, se diffuse vers l’extérieur et attire des objets, des personnes, des situations, de même vibration.

Ces pensées sont associées à des émotions et forment des croyances, des stratégies d'évitement qui sont des sortes de réponses automatiques élaborées de façon inconsciente durant l’enfance face à certaines situations traumatisantes, difficiles, ou perçues comme telles. 
On croit être ces conditionnements et on pense que nos croyances sont nécessaires, qu’elles nous guident et nous permettent d’évoluer. Mais en fait, elles réduisent notre pensée, nous confinent dans une bulle mentale protectrice en apparence et nous empêchent de savoir qui nous sommes véritablement. Tant sur le plan humain que "divin" puisque les deux sont inséparables.

vendredi 17 mai 2019

« L’extérieur révèle ce qui se passe à l’intérieur » & vidéos pratiques, utiles




Cela fait trois fois que je réécris ce papier non par censure mais parce que ma vision se libère du jugement à mesure que j’accueille les émotions qui sont en résonance avec la blessure d’injustice. Plus j’observe les partis politiques, le mouvement des gilets jaunes et plus j’y vois la représentation des différents modes de raisonnements automatiques générés par le contrôle des émotions, la hiérarchisation des corps subtils, le contrôle du mental, la division intérieure que cela nourrit, la peur de l'inconscient, de l'inconnu, l'ignorance de notre véritable pouvoir, le "lieu" où il se situe...

Chaque parti politique surfe sur une émotion principale dont le contrôle génère le même type de raisonnement. Un seul d’entre eux semble honnête, réaliste, constant et en faveur d’une justice sociale. Mais là encore, la dynamique du sauveur est à l’œuvre. Ceci dit, le sauveur n'existe ou se présente seulement s'il a des raisons de le faire, si les gens sont dans cette attente. 

J’utilise donc ces circonstances particulières pour appliquer l’observation neutre des pensées et l’accueil des émotions. Ainsi, j’entends dans ma tête, les mêmes arguments que ceux qu’utilisent les politiciens, à mesure que je me détache de ses formes pensées et que j’accueille les émotions qui leurs sont associées.
Les stratégies de manipulation de masses sont déployées et ressemble beaucoup à la façon dont on considère et dont on aborde son monde intérieur.

Déjà, tant qu’on reste identifié à la victime, on admet qu’on n'a aucun pouvoir sur quoi que ce soit d’extérieur ni sur soi-même. Ce qui n’est pas non plus totalement faux mais ça n’est pas non plus entièrement vrai. 
Le seul pouvoir que nous ayons, c’est celui de l’identification ou non au personnage de victime, de bourreau ou de sauveur, au niveau du mental et celui de choisir la fréquence vibratoire qu’on veut soutenir. Soit en restant dans le contrôle soit en accueillant ce qui se présente. Nous n’avons pas de pouvoir direct sur le monde ou par des moyens physiques mais nous en avons un, et non des moindres, c’est celui qui concerne notre vibration, notre état d’être
Non seulement c’est puissant pour soi-même mais cela influent sur l’ensemble au niveau vibratoire. Pouvoir accueillir la peur, la culpabilité, nous libère à la fois des rôles mais nous empêche d’être manipulé à la fois par ce qu’on appelle l’inconscient, la peur, et par les pouvoirs qu’ils soient visibles ou occultes. Occultes simplement du fait que le grand public ne sache pas qui tire vraiment les ficelles en France. Là encore, pas besoin d'aller fouiller dans les catacombes, tout est accessible, encore faut-il vouloir le savoir.

vendredi 3 mai 2019

« Cultiver l’amour inconditionnel en soi, l'unité intérieure »




23 04 Près de dix jours de pluie non stop ! Une pluie dont l’origine semble artificielle. J’écoute beaucoup de conférences en ce moment sans oublier l’essentiel, le positionnement d’observateur neutre. L’attitude la plus libératrice que je connaisse. 
Il est clair que nous sommes en guerre perpétuelle. Une guerre de classe qui est à l’image de notre comportement intérieur quand on persiste à suivre un modèle, à se comparer pour s’évaluer, connaitre sa valeur. 
Déjà, là, il y a un problème, personne n’a besoin de quantifier sa valeur, c’est une dérive du système marchand qui envahit tous les secteurs. L’estime de soi se construit très souvent à partir de notre position sociale, à partir du regard que les autres portent sur soi. 
Ce sont d’abord les jugements de nos parents qui vont former notre personnalité par le besoin de se sentir aimé, accepté, validé, que ce soit par réaction ou par mimétisme pour se sentir appartenir au groupe ou au contraire pour s’en éloigner, on suit un modèle. Et ce faisant on nie ce qui se passe réellement en soi ; Pas étonnant de se sentir morcelé, déchiré, divisé intérieurement et nécessairement épuisé physiquement. Parce qu’il en faut de l’énergie pour contrôler les aspects intérieurs qu’on a invalidés sous le regard critique extérieur. 

Oui, il y a des règles ou des conventions qui permettent de vivre en paix en société mais ces règles ne sont que l’expression du bon sens. Chacun connait implicitement ses limites mais celles-ci sont définies par des croyances qui sont à revisiter de fond en comble et par des lois sensées apporter la liberté, l’égalité, la fraternité. En théorie, ce sont de bien belles intentions mais dans la réalité, on est très loin du compte. Alors on peut se révolter éternellement, dénoncer les injustices à juste titre mais à ce jeu, on s’épuise tout en nourrissant le personnage de victime. Et par la même occasion, on donne encore plus de pouvoir à ceux dont on dénonce justement l’attitude.

lundi 29 avril 2019

« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage »…




9 03 La patience est une vertu qu’on ne cultive plus parce qu’il faut aller vite, gagner, être le premier, plaire à sa hiérarchie, à ses maitres, passer à la télé, faire le buzz…et pourtant, elle est précieuse et nécessaire si on veut sortir des conditionnements et des croyances. 

J’écoute en ce moment des conférences de Michel Onfray à propos de la philosophie antique et je me dis qu’on nous présente l’humain dans un mouvement progressiste alors qu’en fait on a plutôt l’impression de tourner en rond. On fait les mêmes erreurs, on ne sort pas de la violence, on ne met pas en avant l’intelligence, on ne la cultive pas mais on prône l’obéissance. Et on est toujours dans ce modèle au niveau de l’éducation nationale. Non seulement l’histoire ne fait que sélectionner des évènements qui nourrissent l’idéologie dominante ‘progressiste’ mais la forme des cours, la relation maître élève, est un modèle qui prépare à l’obéissance à une autorité supérieure. Et par-dessus tout, ceux qui obtiennent les diplômes ne font que régurgiter ou répéter ce qu’on leur a appris. 
On ne cultive pas l’esprit critique, on formate les gens afin qu’ils adhèrent aux théories de l’idéologie dominante. Parce que finalement si on cherche à comprendre ce monde, si on va dans le passé et si on observe les choses de façon objective, on constate que la progression est quasiment nulle au niveau collectif. 

Et dans un sens c’est logique puisque si on peut parler d’évolution, elle est nécessairement subjective étant donné que cela procède d’une attitude intérieure, intime, d’une volonté particulière de s’élever au-delà des réactions primaires, des rôles du triangle de Karpman.
Tant que chacun reste identifié au rôle qu'il joue la plupart du temps, les réponses aux problèmes se régleront toujours de la même façon, par la violence, la domination, l'intimidation et même la séduction qui sont les modes d'expression de la manipulation.

samedi 9 mars 2019

« Une vie, un potentiel créatif à la portée de tous »




7 02 On oppose souvent les choses comme si c’était inévitable. Tout est considéré sous l’angle judéo-chrétien et binaire en termes de bien et de mal, de haut et de bas, de bons et de méchants mais si on observe la réalité au quotidien, on comprend que les choses sont à la fois plus complexes et plus simples. Il y a bien évidemment des positionnements plus justes que d’autres mais d’une part le caractère subjectif de l’individu et d’autre part la relativité des choses, ou le contexte des situations, le vécu de la personne, le simple fait que nous soyons soumis à des lois universelles, au temps linéaire, le fait que chacun ait sa propre perspective, tout cela nous montre combien la vision binaire des choses est réductrice et simpliste voire même caricaturale.

Il serait intéressant de faire une étude sociologique des tenants de chaque point de vue dans ce qu’on appelle la lutte des classes. Chacun défend ses intérêts, ce qui est légitime de toutes parts mais on reste convaincu déjà qu’il faille lutter contre l’autre camp et dans cette perspective qu’un vainqueur doive en sortir. C’est nier à la fois la différence, le droit de chacun de penser par lui-même, d’avoir un avis particulier et par-dessus tout, on ne tient que rarement compte de l’intérêt commun. Chaque camp s’arme en défendant son point de vue qui va attirer les personnes en résonance et plutôt que de débattre dans le respect mutuel, on oppose ses points de vue où chacun considère qu’il est dans le vrai. 

La science commence à mieux comprendre le cerveau et les différentes parties qui le composent, tout comme elle démontre qu’il n’y a pas seulement une intelligence cérébrale mais de multiples intelligences logées dans le cœur, le ventre…les cellules. Et par-dessus tout, elle observe l’interaction entre ces intelligences, leur coopération et l’harmonie qui en découle.

samedi 2 février 2019

« Utiliser les circonstances extérieures afin de guérir ses blessures intérieures »




2 02  Ce qui permet de retrouver la clarté essentielle en ces temps fortement troublés. J’ai déjà abordé ce sujet mais il est essentiel et cette pratique demande de la persévérance. Puis quand on a été conditionné par la peur, quand on a cru s’en sortir par la révolte contre soi principalement ou le déni, il y a beaucoup de mécanismes à désactiver. 
Devant la profusion d’informations plus proches de la propagande que de données basées sur le réel, sur les faits, il devient urgent de cultiver le discernement. 

On peut ici constater l’effet miroir ou la façon dont une info va percuter à l’intérieur de façon viscérale et ainsi déceler la nature de nos blessures, les stratégies de survie qui au lieu de les guérir, les nourrissent. 
Accueillir l’émotion qui surgit est essentiel si on veut pouvoir percevoir les choses de façon plus objective. Ou simplement pouvoir utiliser notre raisonnement afin de comprendre et déjà de se comprendre, s'aimer véritablement ou s'accepter.
Il ne s’agit pas de se situer dans le monde mais plutôt d’apprendre à se détacher des réflexes conditionnés afin d'être intègre vis à vis de soi et des autres. De toute façon on est nécessairement situé socialement de par nos revenus mais je parle ici et d’abord du positionnement intérieur
Je parle souvent des nombreuses croyances et conditionnements qui dissimulent notre vraie personnalité et qui faussent notre discernement, sans donner d’exemple concret. D’une part parce que chaque vécu est unique, et d’autre part parce que c’est un travail intime d’introspection. Mais on peut tout de même reconnaitre ces conditionnements dans le sens où ils se fondent toujours sur les mêmes schémas.

mercredi 30 janvier 2019

« Développer la lumière et l’amour en soi : la lucidité et l’unité intérieures »





2 01 Toujours dans le dépouillement des croyances et conditionnements, l’observation neutre permet de retrouver l’être véritable qui très souvent est imperceptible seulement parce qu’on a prédéfini sa ‘forme’, son ‘aspect’, son nom. 
Je me souhaite et je souhaite à tous, à chaque instant, cette reconnaissance intime de soi et cette unité intérieure qui permettent de se tenir droit, d’être en paix avec soi-même et nécessairement avec les autres puis de savoir répondre aux besoins qu’on aura estimés prioritaires.
Ces besoins fondamentaux sont universels et c’est à chacun d’apprendre à reconnaitre ceux qui lui sont essentiels, au présent. Ils changent à mesure que la conscience se désidentifie des mécanismes de survie et les réponses apportées s’ajustent à l’évolution liée au temps qui passe et à l’environnement en perpétuel mouvement. 

Savoir reconnaitre les mécanismes qui s’enclenchent automatiquement depuis l’enfance et s’en détacher permet de se libérer des conditionnements multiples liés à l’âge, au genre, au milieu familial, social, culturel, religieux…Cela nous libère aussi du besoin d’élaborer un modèle à suivre qui génère des comportements faussés. Ce point de vue idéaliste nous laisse croire que nous ne sommes pas appropriés, que quelque chose en nous est incorrecte, défectueux, illégitime…les religions ont beaucoup œuvré en ce sens au point qu’on considère le corps physique comme un ennemi. Et c’est pire lorsqu’on a subi des violences.
On parle beaucoup de l’être authentique en négligeant le fait que c’est au présent, dans ce corps, dans cet environnement particulier et non selon un idéal, que se révèle l’être authentique. Apprendre à distinguer la projection de ce qu’on porte tant au niveau des blessures d’enfance que de l’idéal qu’on veut atteindre, c’est retrouver une forme d’objectivité.