lundi 16 mars 2015

« Une histoire de cœur et de conscience » & un documentaire de David Malone





De tous temps, l’homme a cherché à savoir ce qu’il était, au travers de l’autre, en lisant des auteurs, des philosophes, puis ils a validé l’idée qu’un esprit supérieur le menait, qu’il devait craindre, il a essayé de comprendre son environnement pour pouvoir s’y adapter, puis la médecine a disséqué des corps pour en comprendre le fonctionnement, la science est allée plus en profondeur pour tenter de comprendre la vie en utilisant des appareils toujours plus sophistiqués afin d’aller au cœur de la vie, ce qui a considérablement élargit l'horizon.
Quelques uns parmi eux, qui ont entrepris de sonder leur être de l’intérieur, après avoir cherché en dehors d’eux-mêmes, des outils de compréhension pour pouvoir mettre des mots sur ces mystères que son l’humain et la vie. 
Il veut maintenant conquérir l’espace, observer de plus près les étoiles en même temps qu’il plonge jusqu’au cœur des cellules. 
Chaque découverte a entrainé des courants de pensée que la conscience collective a validée selon son degré d’ouverture. Au début les points de vue étaient très limités puis au fil des temps, toutes ces connaissances se sont accumulées au travers de la conscience et de l’inconscient collectif.

Mais les connaissances intuitives des femmes ont toujours été considérées comme suspectes ; « ce sont des histoires de bonnes femmes »…mystérieuses ; « ce sont des sorcières », dangereuses « elles sont diaboliques »…
Quelques tribus par ci-par-là, ont abordé l’humain depuis le corps physique, la nature humaine et les relations de proximité, en se référant à la nature et à ses cycles, au corps mais aussi à l’esprit en usant de la transe pour l’appréhender. 
Quelques marginaux, poètes, musiciens, ont donné leur vision des mystères. 
Puis la psychologie a sondé la psyché. 
Toutes ces données sont stockées dans l’inconscient individuel et collectif mais jusqu’à maintenant, on ne pouvait les relier consciemment.

Avec l’internet, tout a subitement changé, les livres, les écoles de mystère, les facultés puis la télévision, distillait la connaissance à quelques initiés ou aux privilégiés, des gens en fait préparés à les recevoir et sont maintenant à la vue, à la portée de tous. Enfin d'un plus grand nombre.
On peut maintenant accéder à tous les savoirs et regrouper les infos afin de comprendre ce qui est, ce que nous sommes, de façon globale. 
A mesure que l’humain évolue, les mentalités le font aussi mais comme la connaissance est toujours reçue du dehors et validée par peur de l’inconnu, par besoin de comprendre, pour donner un sens à sa vie et savoir se situer vis-à-vis des autres, on n'est encore dans l'illusion de la séparation et l'ignorance de sa vraie nature. 

On constate deux choses la première, c’est que la recherche de sens est souvent tournée vers l’extérieur, mis à part dans certaines écoles qui abordent l’humain au travers de ses perceptions extra-sensorielles ou par le biais de l’esprit, à travers le corps physique, les sensations, le ressenti, les émotions, mais ça reste un faible pourcentage qui n’influence pas vraiment l’ensemble, puis les courants qui abordent l’humain en tenant compte de l’énergie, prennent de l'ampleur. 
La deuxième, c’est que le point de vue féminin n’est pas encore pris en compte, qu’il est méprisé à part dans quelques société ou le matriarcat prévaut. Mais l'équilibre fait encore défaut parce qu'on limite l'énergie féminine en l'associant uniquement à la femme.

Il semble donc logique qu’il nous faille intégrer ces points de vue, ces connaissances intuitives, qui se basent sur le ressenti, les mondes subtils, l’émotion, les sentiments et rassembler toutes les visions en une vision globale, unifiée, qui tienne compte de tous les savoirs. 
La science quantique élargit l’horizon mais rares encore sont ceux qui utilisent leur deux hémisphères pour aborder la vie. On peut citer Nassim Haramein, Bruce Lipton, Gregg Braden et certainement d’autres que je ne connais pas. 
Puis étudier l’humain de l’intérieur en ajoutant l’analogie ; la comparaison avec la nature, la faune et la flore, tous les règnes et les éléments et les savoirs acquis au fil des siècles.

Il semble que l’erreur d’interprétation vienne du manque de recul et de l’identification à un seul des aspects qui constitue l’humain divin. Ou l’humain doté d’un cœur et d’une conscience. Vous me pardonnerez mon manque de culture et de précision dans les références mais cela vient du fait que j’ai négligé le monde des apparences, le corps physique et que je nourrissais l’esprit de division, la colère envers le gente masculine trop violente à mon goût, manquant de cœur et d’intuition. 
Mais dans ma quête de sens et mon besoin d’amour, j’ai privilégié l’esprit et son point de vue par identification au mental sans pour autant vouloir appréhender le monde de façon théorique.

Peu à peu, en m’ouvrant à l’amour en moi-même et en élargissant ainsi ma conscience, j’ai cherché à relier tout ce que je suis, tant l’esprit et la chair que le masculin et le féminin. 
Il m’apparait ainsi que chacun « a raison » de son point de vue et qu’en rassemblant les savoirs, on peut arriver à connaitre un peu mieux ce que nous sommes en unifiant toutes ces dimensions, tout comme on peut unifier nos corps et leur différentes façons d’appréhender le monde.

Puis la théorie de la science quantique ajoutée à l’intuition, à la connaissance des mondes subtils du point de vue féminin mais aussi ceux de l’instinct par l’observation de la nature et de ses règnes, donnerait une vision globale plus « juste ». 
L’énergie féminine et l’énergie masculine, animent chaque individu et en unifiant ces deux aspects, on trouve la paix et la confiance en soi qui permettent de voir les choses avec du recul, en dehors de la dualité qui bien qu’elle permette la comparaison et la compréhension, elle divise, elle oppose, plutôt qu’elle de rassembler.
Aborder l’humain et le divin de l’intérieur en utilisant l’extérieur comme miroir pour ancrer ses connaissance, les valider, me semble mener à l’acceptation de soi, de tout ce que l’on est et en même temps à la capacité de vivre dans ce monde, avec plus de tolérance, de respect et d’amour.
Avant d’aller plus loin dans mon raisonnement, je voudrais partager cette vidéo qui bien qu’elle ne soit pas totalement « neutre » donne une vision nouvelle et encore marginale dans le monde scientifique de l’organe majeur qu’est le cœur :

« Une histoire de cœur » de David Malone :  



Rien que le fait que j'aie pu regarder cette vidéo sans bloquer sur l'image de la chair, me montre que l'acceptation de ce qui est, va jusque dans la matière et change ma perception de celle-ci, m'évitant ainsi de me perdre dans les projections mentales, de m'identifier à lui et à son monde. Le nettoyage de l'inconscient porte ses fruits...

Il me semble indéniable que nous soyons tous issus de la même conscience et que chacun d’entre nous est un miroir pour l’autre mais très souvent on s’identifie à l’image que la glace nous reflète. 
Ainsi, dans les milieux spirituels ou ésotériques, on s’attache aux projections du mental, de l‘inconscient en les tenant pour vrai alors qu’elles sont des reflets de nous-même, des repères censés nous aider à mieux nous connaitre à mieux nous reconnaitre, au-delà de la forme, simplement dans le but de mieux nous accepter pour ne plus projeter nos manques et nous blessures sur les autres, pour trouver en notre cœur, la force d’aimer les autres malgré nos différences et même au-delà. 
Quand on s’aime entièrement, on peut alors reconnaitre que l’autre c’est nous-même dans ce qu’il a de plus beau mais aussi de plus laid. 
Et c’est justement ce reflet ignoble que certains nous renvoient qui peut être un outil puissant de réconciliation avec soi-même et avec les autres pas extension.

Selon mon expérience tout ce que je tente d’occulter en moi, me sera reflété à travers l’autre, d’une façon caricaturale, exagérée afin que je puisse le voir et l’accepter ou du moins que je cesse de lutter contre ce qui en moi est devenu une ombre. La connaissance de soi à travers le reflet de l’autre peut nous faire oublier ce que nous sommes en vérité, et ça m’amène directement au monde astral. Il me semble qu’il y ait à faire du ménage à ce niveau là.
Plus j’ouvre mon cœur et plus ma conscience s’élargit, plus je m’aime et moins j’ai besoin de me rassurer, de savoir qui est l’autre afin de pouvoir l’aimer. Il semble que ce jeu de miroir soit nourrit tout autant de mes projections qu’il reflète mes ombres mais aussi ma lumière.
Par le processus de rejet et d’identification, j’apprends à me connaitre mais si je veux réellement savoir qui je suis, sans risquer de me perdre dans ce jeu de reflet, il me faudra venir au cœur de moi-même, regarder mes peurs et mes manques en face.

J’ai souvent pensé et ce de plus en plus, que l’infiniment grand et l’infiniment petit ne font qu’un, que tout est la répétition cyclique et exponentielle de la conscience. 
Ainsi, les êtres de lumière sont la projection filtrée de notre propre conscience, de notre lumière qui procède du même principe de connaissance de soi par rejet et par identification. 
Mais tout comme une photo de moi n’est que l’image de ce que je suis, ces projections mentales ne sont que des images, des illusions, des repères, qui me guident et m’invitent à sonder mes profondeurs, à me connaitre de l’intérieur. La question finalement n'est pas de savoir s'ils existent réellement ou non mais qu'est-ce qu'ils me reflètent.

Au niveau individuel, je peux constater que mon inconscient reflète le fond de ma pensée, mes croyances enfouies, construites sur mes peurs et mes manques, qui modèlent en coulisse, ma vie, mon quotidien. 
A l’échelle mondiale il semble que ce soit le même procédé; que nos projections assemblées produisent des images nous donnant une vue de la conscience collective et aussi de l’inconscient collectif. 
Dans ce monde de dualité, nous appréhendons ce qui est, au travers du filtre mental et de la notion de bien et de mal. Ainsi, nous projetons ensemble des représentations, des personnages qui sont le reflet de notre façon d’appréhender le monde. Ce que nous nommons « mal » sera personnifié dans la forme, par des démons, des monstres, par ce processus mental de projection et ce que nous nommons « bien » le sera aussi dans la forme d’êtres de lumière. Ce qui ne veut pas dire non plus qu'ils n'existent pas puisque même ce que nous sommes ici, est illusoire et éphémère et ne constitue pas tout ce que nous sommes. 
Il me semble que selon ce point de vue, les anges, guides et autres être lumineux sont la projection de nos croyances tout comme l’âme qui est une "image" intermédiaire, une représentation de la conscience entre l’humain et le divin que nous sommes chacun. L’expression de nos énergies combinées masculin/féminin, extension de la source père mère, vue sous l'angle de la dualité, qui répond à nos angoisses existentielles et ainsi les apaise ; La projection de notre monde émotionnel et de notre difficulté à accepter nos émotions, nos ombres, à réaliser l’unité de tout ce que nous sommes.

Ce n’est pas mauvais en soi, ce qui est dangereux c‘est de croire que ces êtres sont La vérité, de s’identifier à eux et ainsi de s’éloigner de notre propre vérité, et de la réalité, de la raison d’être primordiale, celle de notre être entier doté d’un cœur, de la faculté d’aimer et d’être aimé, et d’une conscience, intelligence pure, voilée par les images intermédiaires; nos projections mentales. 
Tant qu’on utilise le reflet pour mieux se connaitre et surtout pour mieux aimer, nous-même et les autres, que ceci nous amène à venir au centre de soi, c’est un procédé évolutif puisqu’ainsi on saura qui on est réellement, mais si nous nous identifions à l’un ou l’autre, soit à l’image du bien ou à celle du mal, nous continuons de passer à côté de notre être véritable, de notre unité et nous nous condamnons à vivre dans la division intérieure et extérieure.

En tous cas, plus je suis en accord avec les aspects de mon être, plus je suis en paix à l’intérieur et moins j’ai besoin de ce jeu de miroir, de projeter mon ombre ou ma lumière afin de me reconnaitre. 
Plus je sonde mes profondeurs, plus j’accueille mes ombres et plus je trouve la paix, l’équilibre, et délaisse les "besoins" fabriqués par la peur ; celui de contrôle, de reconnaissance extérieure, celui d’avoir raison et même de vouloir changer l’autre afin de me rassurer dans ma valeur, de rehausser l’estime que j’aie de moi-même, de conforter mes croyances et de minimiser mes peurs et mon manque d’amour.

Plus je m’aime inconditionnellement et plus je nettoie les filtres du mental, de l’émotionnel et vide l’inconscient des programmes basés sur la peur, le manque et la séparation et plus je peux sentir, percevoir ce que je suis en vérité, une conscience infinie habitant un corps physique, émotionnel, psychique, sensoriel, sensitif, intuitif.

Plus je libère les peurs et moins j’ai besoin de les fuir, de m’évader, de rêver. 
Que ce soit avec des produits ou en remplissant mon esprit de messages idylliques, de rêves d’un monde meilleur et vais agir dans la matière en ce sens. 
De même plus je deviens responsable de mes pensées/émotions, plus j’embrasse mes ombres et moins je sens le besoin de changer le monde. 
Plus je m’accepte telle que je suis, dans toutes mes dimensions, considérant qu’elles forment un tout cohérent et que mes différents corps sont des outils de perception et non ce que je suis fondamentalement, et moins le besoin de justice est intense. 
Plus j’accepte d’être dans un corps physique que je croyais limité, inférieur et plus j’ai envie de vivre dans ce monde sans combattre ceux qui ne sont pas ou qui ne pensent pas comme moi. Moi j’ai envie de convaincre, de sauver l’autre.

L’effet miroir est un outil évolutif lorsque je reconnais en l’autre son essence véritable d’amour et de lumière. Mais l’évolution dans le sens de développer sa capacité d’aimer sans conditions, de s’aimer soi-même et d’aimer toute vie. 
Savoir pour combler ma peur de l’autre amène à nourrir l’idée d’ennemi intérieur et extérieur, limite ma capacité d’aimer qui se manifestera alors de façon distorsionnée, dans le besoin de contrôle, de pouvoir et la domination.

Le sevrage dévoile peu à peu mes ombres et l’alchimie émotionnelle me maintient sur la fréquence de l’amour. Mais l’amour puissant et non l’amour condescendant. 
De la même façon que je considère maintenant l'effet miroir comme un outil de connaissance et de croissance, je commence à le voir comme un moyen et plus comme une fin, une fatalité, une nécessité. 
L’amour qui révèle ma conscience, me rend plus lucide et m’amène à comprendre que c’est dans la matière qu’il me faut le manifester. 
Puis l’acceptation de tout ce que je suis m’amène à connaitre que la conscience que je suis, utilise la forme, la matière et la dualité pour se connaitre aussi, se ressentir, se goûter s’épanouir, s’expanser.

Bon, espérons que le ciel ne s’assombrisse pas plus et que la pluie passe son chemin afin que je puisse aller au jardin, tâter le terrain et par ce biais réapprivoiser le charnel, accepter ce qui est en constatant que mon seul "rôle" c’est de manifester ce que je suis, au-delà de la peur, de l’illusion. Puis plutôt que de projeter sur ce monde mes rêves et mes aspirations, utiliser mon pouvoir de création pour bâtir en mon corps et dans mon entourage, dans ma relation à l'autre, ce à quoi j’aspire profondément ; 
la paix, l’amour, la liberté et la joie d’être. 
Manifester dans la chair, dans ma relation à l’autre mes plus belles intentions sans pour autant renier mes ombres mais en les acceptant, amplifiant ainsi mon pouvoir d’aimer et d’être aimée inconditionnellement.  

Je constate que le fait de vouloir et de reconnaitre l’unité en moi, me libère de l’identification aux projections, aux images et que j’utilise l’effet miroir pour élargir mon cœur et ma conscience. 
Ce qui m’est reflété maintenant est à l’image de mes croyances actuelles et c’est beaucoup plus neutre, objectif, aimant, pacifique, nuancé, compatissant, et donc épanouissant. 

La dualité finalement est un outil qui permet de connaitre, de se connaitre, de développer la maitrise, le discernement mais elle est perçue comme une vérité, une fatalité, un moyen de diviser. 
Alors qu'elle devrait amener à chercher l'unité, elle amplifie l'écart entre le bien et le mal et pousse chacun à se positionner, à prendre parti. Elle est, selon ce que je pense, un outil de reconnaissance de soi et non une loi implacable. 


Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d'orthographe), de citer l’auteur : Lydia Féliz, ainsi que la source : http://lydiouze.blogspot.fr  et ces trois lignes. Merci

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