mardi 5 mars 2013

A la limite de l'explosion!


Erta Ale, Éthiopie

Comme toujours, quand j’exprime une pensée, une croyance, quelque chose qui me vient d’un coup, sans que j’y réfléchisse avant, la plupart du temps, le matin, au saut du lit, je me retrouve à expérimenter sur le terrain ce que j’ai dit.
Non que mon dieu intérieur me punisse pour avoir ouvert ma bouche ou qu’il veuille me mettre à l’épreuve pour voir si je suis sincère. (C’est marrant quand je parle d’autorité en lien avec le divin, j’utilise des mots masculins...l’homme en moi n’a pas encore tout à fait trouvé sa juste place !)
C’est mon âme qui m’invite à "travailler" sur une croyance bien précise qui a besoin d’être libérée.
En ce moment, elle me pousse à être attentive à chacun de mes gestes, chacune de mes pensées, chacun de mes mots afin que je puisse voir concrètement où j’en suis concernant le sujet abordé le matin.

Tant que je prenais ça pour une mise à l’épreuve, j’avais plutôt tendance à me rebeller, à gueuler, à vouloir renier ma foi.
Maintenant que j’apprends à me défaire de la notion bien/mal et que je regarde l’ombre avec bienveillance, je commence à prendre la chose un peu comme un jeu.
Je n’ai pas fini de râler, de lui reprocher de me titiller mais peu à peu j’y vois la preuve de sa présence évidente dans ma vie et son amour pour moi à me donner tant d’occasion d’avancer.
Même si je rouspète, au bout du compte, je fini toujours par me dire que je perds mon temps et mon énergie à vouloir résister à ses appels. 
Et si vraiment ça coince, si l’appel de l’amour, des rayons, de son aide ne semble pas me calmer, je vais m’allonger, me poser histoire de laisser travailler les énergies sans que le mental intervienne.
Comme pratiquement tout le temps, je vais sûrement changer totalement de point de vue dans l’après midi, renier ma foi, sombrer dans le désespoir...
Par exemple, en ce moment même la connexion qui n’arrête pas de couper depuis que j’ai ouvert le mail de Joéliah, me pousse à arrêter tout et à aller méditer.
Je vais déjà noter en vrac ce qui me vient. 
L’appel à l’unité intérieure réveille la réalité de l’unité extérieure.
Les choses bougent en chacun pour que nous soyons à même de faire UN.
Le problème c’est qu’il nous reste encore beaucoup de libération à faire avant que ça ne puisse se concrétiser.
La jalousie, le besoin de reconnaissance extérieure, la compréhension de la loi du donner recevoir, le sens de la propriété, la notion du "je" et celle "du "nous"...
Y’a du boulot.
Il ne suffit pas de rêver d'un monde meilleur, il faut être capable de le vivre.
Tout comme réclamer haut et fort son désir de liberté alors qu’on n’est pas capable d’en assumer les responsabilités. Là je parle pour moi, évidemment

Une chose me semble évidente, dans un premier lieu, c’est la notion d’égalité. L’humanité à ce sujet, à beaucoup progressé mais on est loin de le vivre naturellement. Bien souvent, la raison doit calmer les ardeurs soulevées par la peur.   
Bon, je reprendrais plus tard, la connexion me gonfle. 
Je vais profiter que mon amour de chat soit enfin revenu de sa cachette pour m’allonger près de lui.
Au passage, heureusement qu’ils sont avec moi. 
Leur présence m’enseigne tant de choses concernant le lâcher prise !

15h30
C’est à la limite du supportable. 
Tentative de méditation de repos foirée par le voisin qui fait braille dans son micro. Avant ça, il a fallu qu’il bricole, coups de marteau...
Ce matin c’était les réparations de l’appart en rénovation, c’est génial !
La connexion qui continue de se couper toutes les 20 secondes.
Qu’est ce que tu cherches mon âme! Je viens de reprendre un bout de cachet et ça ne va pas mieux. La pluie continue, l’humidité s’infiltre partout. 
Plus j’arrive à relativiser et plus la pression augmente.
Là, c’est la colère qui explose ! J’ai envie de tout faire péter ! 
Tu ne peux pas y aller mollo. C’est à devenir dingue. 
Il y a une heure je me sentais bien et maintenant j’ai envie de crever tellement c’est lourd.
J’ai mis les patates à cuire et je retourne m’allonger je suis gelée ! 
Je me sens aussi mal que quand l’ordi est tombé en panne, fin décembre.

Pourtant rien de particulier de dramatique n’est arrivé ! 
Des petites choses chiantes qui s’accumulent mais la réaction semble démesurée ! 
C’est comme la rivière qui avec la pluie s’est élargie d’un mètre de chaque côté, gronde et courre à une vitesse folle.
Cette colère en moi serait elle la réponse à mon appel à l’unité, à ma demande à l’homme intérieur de se manifester ? J’avoue que je m’y perds.

J’ai aussi l’impression que je suis amenée à voir mes attachements.
La dépendance à l’ordi, à Internet. Même si je ne vadrouille plus trop sur les sites d’éveil, la création du blog me prend beaucoup de temps et d’énergie et quand des vagues de lecteurs arrivent de la presse galactique, je dois être vigilante pour ne pas me croire aimée au point de m’éloigner de mon désir d’autonomie affective.
C’est un piège dont je me croyais à l’abri, endurcie par tout ce temps vécu seule mais il semble que je sois à la limite de m’éloigner de moi-même.
Les échanges ont du bon mais le risque d’interdépendance est grand.
L’idée de se croire sauveur ou même éclaireur est séduisante mais elle est totalement fausse.
Nous sommes amenés à être de plus en plus indépendant et bien que ce blog soit tout jeune, je dois me faire à l’idée qu’il n’est qu’éphémère et surtout ne pas me coller de pression, ne pas trop en faire. De me pas m’y accrocher.
Mon livre de chevet, en ce moment, c’est "Les messages de Jeshua" de Paméla Kribbe. Je n’avance pas des masses et lis une demi-page à peine, chaque soir. Le sujet traité est toujours et encore ces foutus liens karmiques, la famille natale ! J’en ai ma claque de cette histoire. Jusqu’à quand je vais trainer cette douleur ?

Je commence à me tourner vers l'extérieur, à rencontrer des personnes qui sont vraiment sur la même longueur d'onde et plus moyen de les joindre!
Certainement que mon âme veille à ce que je ne tombe pas dans l'interdépendance. Mais bon, c'est quand même dur.

19h et toujours pas de connexion ! Je sature et retourne au plumard !

Photo l'internaute.com

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