mardi 3 octobre 2017

« Les sept degrés du voir » Xavier Séguin





Il y a mille et une façons de voir. La plupart des gens se contentent d’une seule : regarder. Ce n’est que le premier degré de voir. Disons le degré zéro.
Et puis il y a le voir du fœtus. Mais oui. Dans le ventre maternel, le fœtus entend, le fœtus ressent, le fœtus voit.

Le fœtus entend
De nombreuses expériences scientifiques ont montré que le fœtus humain était sensible aux stimuli auditifs. Il reconnaît les voix de ses proches, à commencer par la voix de sa mère, bien sûr. Certains psychothérapeutes ont fait entendre au patient la voix maternelle diffusée à travers des ballons remplis d’eau, pour imiter la perception du fœtus. Les régressions au stade fœtal sont quasi systématiques. Nous aurions un souvenir enfoui de la voix de notre mère perçue au stade fœtal.

Le fœtus ressent
Chacun sait que le fœtus reçoit les coups — il peut y perdre la vie, et il y gagne des traumas qui deviendront des engrammes. Ceux-ci vont nuire au développement optimal de l’être. Jusqu’à effacement à l’âge adulte, pour les initiés.
Le fœtus perçoit aussi les caresses que sa mère lui donne, et celles qu’elle reçoit : il ne fait qu’un avec elle grâce au cordon ombilical. Lui et sa mère ne sont qu’un seul organisme. C’est pourquoi le ressenti du fœtus englobe des stimuli qui ne correspondent pas à un seul sens — la vision banale — mais à la somme de plusieurs sens.


Le foetus voit
Avec ses yeux, il voit le liquide dans lequel il baigne. « Un liquide amniotique teinté peut être le signe d’une souffrance fœtale. Il faut dans ce cas immédiatement se rendre aux urgences pour vérifier que tout va bien. Lorsque la future maman rompt la poche des eaux, le liquide qui sort est normalement transparent et de couleur jaunâtre. » (source) La couleur rose-rouge est caractéristique de cette vision intra-utérine : je précise que ce n’est pas la couleur du liquide amniotique, c’est la couleur de la paroi interne de l’utérus vue à travers le liquide amniotique.

Mais le fœtus a aussi une claire vision du monde extérieur, soit par la perception du ressenti que j’ai décrite plus haut, soit directement par les yeux de sa mère, qui lui transmet certaines images, surtout celles qui sont chargées d’émotions négatives : peur, souffrance, angoisse, terreur, tristesse, dépression, etc…
Ces images teintées par l’émotion négative de la mère sont engrammées dans la mémoire profonde du très jeune être. Elles pourront se traduire plus tard par des pulsions négatives inconscientes, parfois très violentes. Jusqu’à une éventuelle initiation…
Certains aveugles, à travers un processus d’apprentissage et de compensation, accèdent à ce type de vision sans les yeux. C’est la vision que l’on a quand on se déplace dans son corps de rêve. La vision astrale se passe des yeux comme du cerveau.

Claire vision du jeune enfant
Dans les premières années de son existence, le bébé possède sa propre façon de voir le monde, qui doit bien plus à la clairvoyance du fœtus qu’à la vision passive de l’âge adulte. Quand l’adulte se contente de voir sept couleurs, le tout petit enfant — ou le fœtus — voit encore les mille et une couleurs du monde. Il voit les auras, et ses réactions spontanées de peur ou d’hilarité, parfois déconcertantes, s’expliquent mieux si l’on en tient compte.
Le bébé voit aussi les fantômes et tous les êtres invisibles, ce qui explique ces cauchemars abominables qui déchirent les nuits d’un tout petit. Cette vision riche, trop sans doute, disparaîtra avec le premier engramme, en général vers l’âge de 3 ans. L’être ne retrouvera cette claire vision qu’au terme d’un long parcours jusqu’à l’éveil. Si tous l’ont eu, la plupart ne la retrouveront pas.

Vision de l’enfant
Bienvenue au monde cruel ! Le jeune enfant vient de perdre la clairvoyance et la clairaudience absolue du nourrisson. Pour lui commence un long tunnel qui descend aux enfers. Cela s’appelle l’école. Il va désapprendre le voir merveilleux pour apprendre à regarder, comme les vaches, passer les trains ou les minutes. La lumière ne va luire au bout de cet interminable parcours dans la matière opaque qu’après l’éveil — qui n’est pas donné à chacune.
Cette norme connaît pourtant des exceptions. Quelques enfants sensibles, ou pour mieux dire sensitifs, parviennent à conserver la clairvoyance du nourrisson, du moins en partie. Ils ont un compagnon invisible, elles ont une confidente qu’elles sont seules à voir — ces êtres que les psychologues appellent des amis imaginaires.
Ils sont rien moins qu’imaginaires. Garçon pour un garçon, fille pour une fille, ces êtres-là portent aussi le nom de double. Les enfants qui les connaissent ont cette grande chance de rencontrer leur double astral ailleurs que dans leurs rêves. On les dit imaginatifs, rêveurs, on craint qu’ils ne soient trop fragiles pour le monde. Au contraire. Qui possède les clés de l’autre monde n’a plus peur de celui-ci.

Vision de la gitane
Je veux parler ici de toutes celles et tous ceux qui font état d’un don de clairvoyance et/ou qui tâchent d’en faire un gagne-pain. Ils ne sont pas éveillés, leur don n’a rien à voir, c’est de naissance, ou de formation.
Les grand-mères ont enseigné leur petite fille. Ainsi se transmet ce genre de don. Mais ce n’est pas la clairvoyance de l’éveillé. Les gitanes procèdent par flash, comme elles disent. Elles ont une fulgurance sur telle ou telle personne, et quand elles n’en ont pas, elles improvisent. Chez elles, le véritable apprentissage se résume à la psychologie de la rue, qui consiste à savoir dire aux clients ce qu’ils veulent entendre.
Les voyantes sont utiles pour certains, parfois dangereuses quand elles se disent extralucides, toujours néfastes quand elles se mêlent de dire l’avenir.
Ne comptez pas sur elles pour accéder à la vision de l’éveillé.

Clairvoyance, clairaudience
Certains êtres possèdent de naissance le don de clairvoyance permanente. Ils sont devins, ils voient l’invisible, ils connaissent ce qui est caché. Dans la langue du Nagual, ces êtres savent caler leur point d’assemblage sur la position « connaissance immédiate », que les savants des siècles passés ont appelé science infuse.
La clairvoyance peut être consciente et assumée par le clairvoyant — ce qui était le cas d’un Pic de la Mirandole — ou inconsciente. Elle se manifeste alors au cours de séances de transes, avec oubli quand le clairvoyant revient à la conscience ordinaire. C’était le cas d’Edgar Cayce.

Mais la clairvoyance ou double-vue n’est pas seulement un don. C’est une virtualité. Il appartient à chacun de la développer à partir de techniques très simples. Noter le moindre détail de son environnement. Développer en toutes circonstances ses facultés d’observation. Faire de ses yeux une loupe, un microscope, ou une lunette astronomique, selon les besoins.

La clairaudience ou tierce oreille se travaille de la même façon. S’entraîner à suivre plusieurs conversations dans un lieu public. Distinguer et reconnaître les différents instruments qui interviennent dans une symphonie, ou autre musique orchestrale. Distinguer et reconnaître les notes, les tons, demis et quarts de tons, jusqu’à l’oreille absolue. En affinant les sens que la nature nous a donné, avec patience, application, longueur de temps, s’ouvre la porte du surnaturel.

Clairvoyance de l’éveillé
Au terme d’un parcours initiatique qu’on appelle aussi la vie, quelques êtres parviennent à l’éveil. Eveil que le Tarot initiatique symbolise par l’arcane 16 – La Maison-Dieu.
La vision d’un éveillé s’apparente à celle du nouveau-né. Décrire cette vision est une tâche vertigineuse. Les éveillés se passeront de ma description. Ceux qui ne le sont pas — pas encore — n’y gagneraient rien qu’une carte-postale fade, forcément. Donc forcément fausse. La splendeur de l’éveil outrepasse largement les mots écrits, si beaux soient-ils. Et je ne suis pas Baudelaire.
Article rédigé par Xavier Séguin du site « Eden Saga »


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Chroniques d'Arcturius




J’aime quand je suis guidée vers des articles qui enrichissent mon point de vue par effet de résonance. Par contre utiliser le terme "d’éveillé", a tendance à enfermer dans des concepts mais ce texte nous ramène à la notion d’éveil dans le sens de « prendre conscience » et d’aller à l’origine, de retrouver l’état innocent et insouciant de l’enfant. 

Donc de lâcher les croyances et conditionnements par choix, ce qui demande de se tourner vers l’intérieur et d’apprendre à sentir, à percevoir. Sans se fier au mental, à ses interprétations habituelles, en "offrant" à la puissance de l’amour lumière intérieurs toutes les pensées et les émotions relatives aux anciennes croyances.

Ce retour vers soi et le fait de cultiver les sens au-delà de la notion de jugement, ou dans une perspective neutre et sans attentes, c’est ce qui nous permet de retrouver les facultés et de vibrer les énergies de l’enfant. 
La confiance, la joie, la pureté, l’authenticité, l’insouciance, la transparence, autant de qualités qui sont les outils de la conscience en éveil. 
Ce sont ses qualités qui permettent d’ouvrir les sens, de les affiner…
Percevoir avec tous nos sens, au-delà des croyances, des concepts, des conditionnements, c’est voir en vérité et en profondeur. 

Déjà en s’intériorisant dans ce désir de paix et d’unité, on apprend à percevoir avec nos sens simultanément, à les utiliser tous et ensemble. Ce qui élargit considérablement notre perspective et en même temps notre potentiel.

Pour aller dans les profondeurs on peut se poser les questions suivantes : pourquoi je veux développer mes facultés sensorielles, sensitives, extra-lucides ? Pour avoir du pouvoir sur moi et éventuellement sur les autres ou pour me connaitre en vérité ? Pour grandir dans l’art de la manipulation, de l’évitement en cherchant à m’évader de ce monde ou pour aller au cœur de l’essence, connaitre par moi-même, par expérience ? Pour savoir qui je suis entièrement et mieux me connaitre, m’aimer ou pour suivre le modèle de perfection idéalisé qui correspond à mes attentes ? Pour mieux connaitre mes outils de perception et les utiliser pour mon bien-être, mon épanouissement ? 

Répondre honnêtement à ces questions nous montre si c’est la peur ou l’amour qui motive cette recherche mais ça ne veut pas dire que c’est bien ou mal, c’est juste l’occasion de prendre conscience de qui nous sommes, de nos besoins et des différentes stratégies utilisées. 
Puis de faire l’expérience de l’abandon, de la reconnaissance et de l’unité lorsqu’on confie toutes ces pensées à la source. 
L’enfant perçoit avec tous ces sens, ces corps subtils et il n’émet aucun jugement, il ne fait qu’observer et ressentir. Il perd la reliance à son être en laissant les autres le définir et définir l’espace qui l’entoure. 
C’est cela que l’observation neutre de ce qui est, permet de retrouver, autant la perception élargie que l’individualisation, le fait de se voir en toute transparence et d’interpréter son monde selon sa propre vision, de vivre selon ses besoins et de puiser en soi-même les ressources nécessaires à son épanouissement.

Lorsque l'enfant en soi est soulagé du poids du passé, ses énergies spécifiques viennent nourrir l'espérance, la créativité de l'adulte, c'est lui qui devient un guide, qui nous conduit vers la réalisation de nos aspirations profondes. L'âme s'exprime à travers cet aspect de nous dont les énergies sont en résonance avec elle.

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