vendredi 20 octobre 2017

« Ce qui se passe dans le monde nous renvoie à l’intérieur »





19 10 Finalement avec le recul, je peux voir à quel point j’ai changé, comment j’ai ouvert ma conscience et mon cœur en abandonnant les croyances et en arrêtant de juger et d’étiqueter les choses. Je réagis beaucoup moins aux infos et ça c'est le signe du détachement, de la guérison de l'enfant intérieur.
L’interprétation des faits change naturellement lorsqu’on observe sans juger ou au moins quand on en a le désir parce que cela demande une toute autre relation à soi et au monde.

La loi de permission dont j’ai parlé ces derniers jours tout simplement parce que c’est ce que mon âme tente de me faire comprendre et intégrer ou vivre, est une notion essentielle à la création consciente et délibérée. 
Non seulement elle demande une certaine attitude mais c’est en l’appliquant d’abord en soi-même, comme toute loi "spirituelle", qu’on la reconnait et qu’on peut l’intégrer par l’expérience. 
Tout ce qui est relatif à l’esprit, ou spirituel comme la paix, l’amour, se vit d’abord en soi, dans la relation aux différents aspects internes. C’est cela qui nous permet de reconnaitre la vibration et en même temps le fait que nous soyons constitués de plusieurs corps, dimensions, que chacun d’eux est autonome, intelligent et qu’ils s’expriment tous dans leur propre langage relatif à leur mode de perception.

Être permissif, appliquer cela en soi, c’est se donner le droit d’être ce qu’on est dans l’instant. Écouter les différents aspects de l’être et même ceux de la personnalité, nous met en contact avec les humains qui portent les mêmes revendications, les mêmes besoins, les mêmes traits de caractère.

Quand on reconnait que ces aspects en nous, ont des messages importants à nous délivrer, quand on comprend qu’ils ont quelque chose à nous apprendre, que dans cet échange, l’amour se développe en nous, on aura une toute autre attitude vis-à-vis des personnes en résonance avec ces voix. 
On comprend que je jugement est arbitraire et surtout que chacun vit son propre chemin, réagit à ses blessures comme il le peut, agit selon ses croyances, conditionnements, ses manques, ses peurs et son vécu. 

Cela veut dire qu’on observe avec du recul et qu’on laisse celui qui réclame justice faire son propre chemin sachant qu’il agit par inspiration, comme tout le monde.
Le cas des actrices qui dénoncent les agissements de certains producteurs ont un rôle à jouer au niveau collectif puisqu’elles sont sur le devant de la scène et populaires. 

Mais leur révélations ne les guérirons pas du passé, seule une introspection et un face à face avec leurs souffrances les en libérera. 
Oser dénoncer est en soi un premier pas vers la guérison qui de plus permet à d’autres de sortir du silence pesant qui nourrit l’injustice. 

Cela permet de faire évoluer les mentalités, de faire réfléchir les gens de pouvoir, les hommes, au sujet de leur comportement de bourreau puisqu’ils se retrouvent dans le rôle d’accusé, de victime, à leur tour. 
Les femmes aussi peuvent revoir leur attitude et comprendre les risques qu’il y a dans les jeux de séduction. Ou comment cela fausse les relations. 

Puis la justice pourra de façon objective démêler ces affaires. 
On peut noter que l’élection de Trump, caricature machiste, a suscité ces révoltes par son attitude odieuse envers les femmes. 
Là encore l’effet contraste a amené  les femmes à revoir leur positionnement et à réclamer justice. Mais je le répète, leur notoriété les place en porte parole et ce rôle ne peut pas les guérir des agressions subies. 




Même si le fait de sortir du silence, d’admettre et de dire qu’on a été victime, amène un immense soulagement parce que reconnaitre les faits est essentiel puisqu’on sort du déni, seul le désir de sortir du rôle de victime peut ramener à la paix du cœur.

Ce processus de guérison peut s’étaler sur toute une vie avant qu’on prenne conscience de la nécessité de pardonner pour se libérer du passé. 
Mais là encore, il ne s’agit pas de faire les choses à l’envers, de demander à une victime de pardonner d’emblée. 

A moins que ce soit la personne elle-même qui le décide non pas selon des principes religieux mais parce qu’elle en ressent l’aspect libérateur. Ou parce qu’elle sait que c’est l’amour sans conditions qui peut seul guérir et que le pardon, cette forme de lâcher prise mène à la paix du cœur. 
Bien souvent la victime s’en veut de ne pas avoir pu se défendre, ou d’avoir cédé à la peur, à la pression, elle rejette les aspects en elle qu’elle juge de façon négative. 

C’est d’abord envers ces aspects internes que le pardon sera bénéfique, parce que l’amour, la paix et l’unité vont vibrer à l’intérieur, circuler à nouveau, rayonner. 
Cette introspection qui demande de la transparence, de la bienveillance et un détachement des pensées émotions de victime, amène à devenir plus authentique, plus libre. 

En ce sens, dénoncer les faits, c’est déjà retrouver une forme d’authenticité, sortir des jeux de séduction, de pouvoir. Mais si on néglige l’étape nécessaire du pardon, on va nourrir la colère, le manque d’estime de soi, on va vivre dans la peur de vivre à nouveau une agression…

On va mieux se comprendre, apprendre à s'aimer vraiment, en accueillant les parts blessées en soi mais aussi celles qui sont en colère face au jeu de séduction ou au manque de courage. On va comprendre à la fois la faiblesse de l’humain, la force des conditionnements mais aussi la puissance de l’amour inconditionnel en soi.

Déjà en abandonnant le jugement envers soi on ne jugera plus l’autre aussi radicalement qu’avant et ça change tout parce que les interactions se vivent selon l’attitude qu’on a vis-à-vis de soi-même. 
Plus on est exigeant et intransigeant, critique envers soi et plus on le sera avec notre entourage, avec les autres. C’est une réalité qu’on peut vérifier et qui nous révèle aussi la loi d’attraction, de résonance, l’effet miroir, l’influence de attitude et de notre vibration sur l’extérieur. 

Plus on est transparent avec soi-même, authentique et plus on l’est avec les autres. 
Quand on cesse de jouer les rôles liés au pouvoir, à la domination, on n’est plus ni victime, ni bourreau, ni sauveur. On se libère ainsi peu à peu des conditionnements liés au genre, aux religions. 




Quand on parle de vision, on pense plutôt aux dons de voyance mais là encore, on se limite considérablement parce que la vision, c’est déjà l’image qu’on se fait de soi et du monde au sens basique. La vision qu'on a du monde est toujours liée à l’image qu’on a de soi. 
Ce lien étroit nous révèle autant les lois universelles que la reliance entre tous les êtres, la façon dont nous sommes interconnectés en permanence au niveau vibratoire. 
On voit comment les rôles sont endossés et comment on les joue tous selon les circonstances et quand on a de la compassion pour ces aspects internes, on juge moins promptement les autres, peu importe leur position actuel dans ce triangle de Karpman.

Cela nous donne aussi une idée de la façon dont les mondes invisibles fonctionnent ou comment l’âme peut être reliée à d’autres âmes, d’autres entités, par les lois d’attraction et de résonance. On appelle cela les familles d’âmes mais à mon sens il n’y a pas de séparation et peut-être même qu’il n’y a qu’une seule âme comme une seule conscience originelles. Ce que Paolo Cohelo appelle l’âme du monde

Les événements véhiculés par les médias en ce moment reflètent la dualité conflictuelle que chacun peut vivre en soi entre le masculin et le féminin, entre la volonté de contrôle, de domination et le désir d’ouverture, d’accueil. 
Nous en sommes au stade où nous avons encore du mal à appliquer cela, à croire qu’en accueillant ce qui est, les choses vont s’équilibrer naturellement.

Et c’est bien normal puisque nous avons toujours réagi selon la peur et l’instinct de survie, dans la croyance que nous devions lutter pour exister. 
En ce moment, l’extérieur tout comme l’intuition ou l’inspiration, m’amènent à contacter l’ado en moi. Cet aspect qui tente de s’affirmer, de vivre selon sa propre vision, ses aspirations et qui se heurte à la réalité, aux lois du monde, à ses conditionnements et son interprétation de la réalité.

La colère qui est remontée à propos de la violence masculine, de la façon dont les puissants gèrent le monde, m’a renvoyé à mon propre fonctionnement et dans l’accueil des pensées émotions de révoltes, j’ai pu contacter cet ado en moi. 
Et oui, lorsque l'enfant est guéri ou quand on a libéré cet aspect du trauma, éclairé et accueilli ses émotions refoulées, c'est au tour de l'ado de se manifester. Celui qui aborde les questions liées au genre, à la sexualité, à l'affirmation de soi, à la concrétisation de ses rêves d'enfant...Un appel à l'équilibre masculin/féminin.

J’y ai été amenée autant par les synchronicités que par toutes sortes de petits signes physiques comme la constipation, un mal-être sournois, jusqu’à ce que je touche les émotions de colère, de révolte envers l’autorité, envers l’âme et la source "qui laissent faire". Accueillir les émotions de l'ado en soi, l'incompréhension et la colère face à la folie du monde amène à élargir sa vision. A revenir à ses propres incohérences et à les amener "dans" l'amour et la lumière de la source, au point zéro.

Et c’est toujours un moment d’intimité, de transparence, de sincérité, qui donne la sensation une fois que tout a été extériorisé, d’une paix profonde, d’une reliance intérieure sans limites. Un moment de douceur, de connexion, de communion qui révèlent l’amour dans son essence la plus pure. 




Je suis tombée sur le premier épisode de la série « ma sorcière bien aimée » que j’ai regardée en pensant que ce genre de série change les mentalités peu à peu. Cela m'a ramenée à l'époque de mon adolescence, dans ses vibrations afin de pacifier ma vision d'alors, d'harmoniser les énergies du passé avec celles du présent.
Même si dans ces séries, on trouve des messages qui conditionnent les masses, on voit aussi comment cela permet de revisiter des croyances au sujet des jeux de pouvoir. 
Et d’ailleurs quand le mari essaie d’expliquer à ses amis, qu’il vit avec une sorcière, on voit tous les clichés au sujet de la femme, du mariage, de la belle mère...
Comment on associe la femme aux problèmes de l’homme, à son enfermement dans le mariage, au fait qu’il soit manipulé par les femmes, par son désir, par la sexualité. 
Sans toutefois remettre en question le fait que la femme cantonnée au rôle de servante, de cuisinière, de mère, en bref à un rôle prédéfini par la société puisse aussi se sentir enfermée, prisonnière du mariage. 

Et oui le problème vient toujours de l’autre. L’homme qui ne peut pas contrôler ses impulsions va accuser la femme de le tenter, de le pervertir, de le tenir par le désir. La femme qui a peur d’être indépendante, de s’affirmer, d’agir selon ses aspirations profondes, va se plaindre de dépendre d’un homme, d’en être l’objet.
Ils s’accusent mutuellement de ce qu’il ressent en eux-mêmes, se placent tous deux en victimes et souvent se reprochent les mêmes choses.

Même si cette série date des années 60, ces croyances et conditionnements sont encore d’actualité. On a démystifié la notion de désir qui n’est plus seulement réservée aux hommes et qu’on ne limite plus non plus à l’acte sexuel. Mais on est encore dans les extrêmes à ce niveau là, c’est ou tout ou rien, ou la pornographie à outrance pour ceux qui veulent être considéré comme « libres » ou l’abstinence en réaction à l’excès. 

La connaissance intime de soi au niveau des aspects internes et vibratoire, remet les choses à leur juste place si on peut dire. Ou dans l’équilibre.
Le désir est le moteur de toute création, la joie, son énergie de réalisation et de satisfaction. 
Cette équation est valable pour toute création, de la pensée à l’action, jusqu’à la conception d’un être dans une relation homme/femme. 

Cependant, la plupart du temps, le désir est le moteur, ce qui donne envie de passer à l’action mais la joie n’est pas toujours l’énergie employée. Le résultat sera en conséquence relatif à l’énergie utilisée dans l’acte de créer. 

La sexualité est un aspect de la vie mais n’est pas une fin en soi, ce n’est pas non plus un gage de maturité. On sait que l’on peut être addict au sexe autant pour les sécrétions hormonales qui rendent accroc que par les sensations que procurent les jeux de pouvoir, de domination. 
Ce n’est pas non plus quelque chose de sale, de mal, de nécessairement manipulateur. Ce n'est pas non plus une simple fonction qui sera mieux vécue en la banalisant même si le fait d'en parler librement peut aider à rendre le sujet moins tabou.
La séduction n’est pas non plus un pouvoir réel, c’est un jeu où on sera perdant un jour ou l’autre. L’intention qui porte l’action en définit la qualité. Cela se vérifie dans tous les domaines de la vie. Et c'est en vivant ses propres expériences, en portant un regard neutre dessus, qu'on en prendra conscience.

On associe la sexualité au pouvoir et à la domination eux-mêmes considéré comme des facteurs de réussite, de succès, de valorisation de soi. 
Que ce soit pour les hommes ou pour les femmes, on croit que plus on plait, plus on est aimé mais c’est un leurre. 

C’est l’amour inconditionnel de soi qui nourrit un être de l’intérieur et le comble lui permettant d’aimer sans attachement, en toute authenticité. 
Cet amour se cultive dans la relation authentique à soi-même, dépourvue de jugement, dans la transparence et l’accueil qui permettent de savoir qui on est vraiment. 




Mais cela ne peut pas se transmettre, c’est une expérience intime et personnelle à vivre. 
Et pour en arriver à vouloir se connaitre en vérité, il faut être lassé des jeux de pouvoir, de séduction, des conditionnements, des manipulations…
Et c’est très souvent quand on se retrouve en position de victime, victime des autres, de la vie, que nos croyances sont bouleversées au point de tout remettre en question mais là encore, c’est un parcours qui se réalise étape par étape et surtout c’est un chemin unique à chacun. 
La conscience de l’individu est éclairée de l’intérieur, par des prises de conscience qui permettent de comprendre qui on est, ce qu’on n’est pas réellement, ce qui relève du conditionnement, des croyances et au-delà, ce qui nous anime essentiellement. 

On comprend alors le rôle de la dualité, son effet révélateur, contraste, celui des émotions, des pensées négatives, ce qui nous anime et nous guide...la nature et les "fonctions" du masculin et du féminin en soi, leur action conjointe dans l'accueil...qui nous mène à la paix, l'équilibre, l'harmonie, l'unité, la joie et la liberté d'être


Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Merci de partager votre ressenti dans le respect mutuel.
Puisque nous sommes UN, ce qui est dit ici, s'adresse aussi à son auteur.