dimanche 3 septembre 2017

« Observer et apprendre, la passion de l'enfant, de l'âme »





2 09 Il n'y a pas de doute, nous sommes vraiment en train de lâcher les vieilles énergies, les schémas prédateurs et conflictuels. Ce qui est troublant c’est qu’on passe par tous les états psycho-émotionnels. Et dans le détachement, ce qui avant nous portait, nous enthousiasmait, n’a plus d’attrait, nous lâchons le bon comme le mauvais si on peut dire. Cela donne une sensation de perte, de fin. Fin de cycle, fin de l’illusion, des illusions nombreuses, perte de repères.

Je ne sais pas si c’est l’ambiance générale de la fin des vacances tout comme celle de la rentrée des classes mais la tristesse se manifeste intensément. Selon la loi de résonance et le fait que ce que je ressens est en moi, l’extérieur ne fait qu’éveiller ces énergies qui ont été longtemps refoulées mais que la situation actuelle peut faire sortir aisément. 

Entre ceux qui vibrent le sentiment de perte et souffrent de revenir dans leur routine insensée, ce rythme effréné : « métro, boulot, dodo », et le stress de la rentrée où il faut courir les magasins pour acheter aux enfants la panoplie complète du petit écolier, de l’étudiant qui amène honteux la liste énorme des fournitures obligatoires, l’ambiance est plutôt morose. Même les enfants qui sont habituellement joyeux par nature, sont sous pression parce qu’une rentrée c’est faire face à la nouveauté, l’inconnu. C’est passer d’un mode de vie plein de liberté, de joie, de jeu, à ce quotidien formateur où la rigidité prétend canaliser toutes ces belles énergies contraintes à se conformer aux normes parce qu’il faut de l’ordre. C’est comme enfermer un oiseau en cage ou lui couper les ailes. 

Le système éducatif actuel et de tous temps, est un moyen de formater les enfants, d’uniformiser les personnalités, de les différencier selon des critères de sélection barbares et injustes ou incorrects. Et c'est exactement de cette façon que nous agissons avec nos émotions, nos pulsions, nos pensées qui n'entrent pas dans la case "humain évolué, éveillé".


On ne leur apprend pas grand-chose qui puisse les rendre autonomes mais on fait tout pour qu’ils rentrent dans des cases prédéfinies, élaborées sur de fausses vérités ou sur des vérités partielles.

Je laisse toutes ces pensées émotions s’exprimer librement, s’extérioriser en prenant garde de ne pas me laisser submerger. C’est toute la difficulté de ce processus d’accueil. 
Enfin, processus, disons que ce terme convient à moitié puisqu’il y a bien un déroulement logique et linéaire mais comme ce phénomène nous dépasse complètement, son action nous est à peine perceptible et donc inconcevable. 

Et comme nous en devenons le spectateur neutre, observant seulement ce qui se manifeste sans en voir toutes les répercussions, sans savoir où ça nous mène sinon à la paix dans l’immédiat, nous pénétrons l’inconnu, nous n’avons pas le contrôle. 
Cela perturbe le mental qui a besoin de savoir où il va et comment il doit aller de l’avant.  




Je continue de réfléchir à l’idée d’aller vivre avec ma mère et c’est un contexte, une hypothèse, qui me permet d’observer les questions qui surgissent et d’y répondre en toute honnêteté. 
Finalement cette faculté du mental de se projeter, et le fait que les pensées soient associées à des émotions qui émergent aussi, le fait de pouvoir dialoguer avec les aspects de la personnalité, c’est comme si j’étais réellement en situation. 

Je n’ai pas besoin de vivre cela physiquement pour que les pensées et les émotions émergent. Même si on ressent plus intensément les émotions en situation, en direct live, quand on prend l’habitude de se tourner vers l’intérieur et d’être attentif aux réactions, on peut percevoir, ressentir les émotions simplement en évoquant la situation mentalement. 

Cela m’évite le désagrément d’être submergée et de ne plus m’y retrouver ou de retomber dans les anciens schémas, le rôle de victime. Apprendre à prendre du recul sur ses pensées et ses émotions, dans la relation à soi nous prépare à avoir la même attitude dans la relation aux autres. 
Et ça n’est pas si évident bien que ce soit simple ou que ça ne demande pas une compréhension intellectuelle complexe du phénomène. 
En ce sens, s’exercer à lâcher prise dans la relation à soi est nécessaire. 
C’est là où le mental et ses processus d’apprentissages par la répétition devient très utile pour faire de cet accueil une habitude. 

C’est la première habitude à intégrer puisque c’est cela qui nous permet de renaitre à qui nous sommes vraiment et entièrement.
Non seulement de renaitre mais de comprendre et de maitriser le processus de création consciente, délibérée. Ceci dit, nous en sommes à la phase d'observation, de transformation dans l'attitude et la maitrise vient peu à peu. 

Notre vécu, notre passé, l’histoire de l’humanité, nous a révélé ce processus de création et comment nous étions créateurs de notre état d’être et par conséquent de notre vie mais nous agissions dans l’inconscience, l’ignorance de notre nature véritable. 
Nous avons adoré un dieu extérieur, lointain et dur, nous nous sommes battus pour obtenir ses faveurs, ses bénédictions, sa reconnaissance. Nous nous sommes battus entre individus et surtout contre nous-mêmes. Nous avons eu la même attitude vis-à-vis de ceux qui représentaient l’autorité, nos parents, nos éducateurs, les dirigeants, les patrons…

Maintenant, il s’agit de reprendre le pouvoir en connaissance de cause, en reconnaissant la valeur, la nature de l’amour sans conditions, que nous sommes en essence. Et cela se réalise par l’introspection, la confidence avec la source en soi.

Se confier à cette présence bienveillante et hyper intelligente donne un sentiment de réconfort, de puissance et de complétude. C’est comme si on revenait enfin à la maison, à la raison du cœur. Nous avons le sentiment de pouvoir enfin poser nos bagages.

J’écoute les vieux titres de la bibliothèque et je vois mon passé comme si il était loin derrière. Pouvoir voir la lumière dans ce que l’on a vécu est le signe que nous avons digéré, intégré les leçons de vie. La mémoire ne conserve que la sagesse des expériences et cela est remarquable. Ce sont les cadeaux du détachement dont le premier est la liberté. 
La liberté d’être qui je suis, ce que je suis, à chaque instant.

Un autre cadeau ou bénéfice du détachement, c’est de ne plus s’identifier aux drames vécus parce qu’ils ne sont plus considérés comme tels. Ils sont des expériences comme les autres, des obstacles qui nous ont permis de comprendre ce qu’est l’amour, ce que nous sommes en essence et en vérité, d’acquérir ou du moins de reconnaitre la sagesse qui est en nous.




Quand j’ai commencé à étudier de près l’idée d’aller vivre avec ma mère, les premières pensées qui sont venues, c’est le constat de l’immense décalage dans notre mode de fonctionnement individuel. En effet, j’apprends à vivre selon le cœur, l’élan du moment en toute confiance et ma mère vit selon un programme quotidien qu’elle suit sans s’en écarter d’un iota. 
Tout son temps est séquencé, utilisé de minutes en minutes selon les mêmes rituels, les mêmes actes, aux mêmes heures. Elle mange à midi pile, à sept heures tapantes, va au jardin le matin, au bridge l’après midi ou lit un roman quelconque et regarde la télé à fond le soir.

De mon côté, je mange quand j’ai faim ou plutôt non, quand j’ai enfin le goût de me coller à la cuisine et ça varie de 13 à 16h. C’est sûr que je continue de suivre le mental plutôt que le corps physique ou que je n’écoute pas assez la faim mais pour le moment, l’habitude que je veux prendre, c’est celle de suivre l’enthousiasme du moment. 
Je vois bien que je me laisse mourir de faim ou que j’attends trop pour réagir à ces appels mais là aussi, c’est une façon de lâcher les peurs et le système de survie. 

L’instinct de survie a engendré des comportements prédateurs pour répondre à ce besoin considéré comme vital. L’idée de la mort est à actualiser totalement et cet article est encore venu à propos puisque cette question revient régulièrement. 

En effet, cette croyance est relative et la science quantique et même la compréhension accrue du système immunitaire, des processus de guérison, du vivant, change totalement la perspective. Cette vision correspond à mon ressenti, mon intuition, l'idée selon laquelle tout est cyclique, même les cellules ne meurent pas mais elles se renouvellent.
Comme cette croyance a suscité la peur de la mort et avec elle une multitude de croyances et de stratégies, de conditionnements qui en découlent, comme elle a généré le système de survie, la remettre en question est nécessaire. Et cela se fait automatiquement lorsqu’on accueille les peurs qui en découlent et qui la nourrissent.

Quand j’y pense, maintenant que la confiance en soi est acquise, suffisante, le fait de pouvoir parler avec l’enfant en moi, d’interroger les croyances, c’est vraiment ce qui nourrit l’amour en soi parce que je ne suis plus ni dans le déni, ni dans la fuite mais dans l’entente cordiale. L'idée d'aller vivre avec ma mère est l'occasion de contacter l'enfant que j'ai été et ainsi de pouvoir actualiser les croyances. 

J’ai appelé l’enfant en moi à rayonner ces énergies intrinsèques tout en lui disant combien sa présence, sa participation, sa contribution au bien-être de l’ensemble est nécessaire. Parce que tous ces atouts sont précisément ceux qui sont utiles non seulement au bien-être mais à la création délibérée. 
Retrouver la pureté de l’enfant dans le sens énergétique, mais aussi sa curiosité, son courage et son enthousiasme à aller découvrir de nouveaux horizons. Puis quand on a porté le masque de la rigidité pendant longtemps, les qualités de l’enfant comme la spontanéité et l’insouciance sont à retrouver. 

J’ai été choquée jusqu'à la nausée, par la répétition du terme de "juif", en plus associé au méchant, au rebut de la société, au manipulateur inhumain, employé dans le roman de Charles Dickens: "Oliver Twist". 
On peut constater l’impact de ce genre de propos répétés, de ces associations d’idées, de cette façon de cataloguer les gens. Avec le recul qu’offre l’histoire on comprend mieux et les stratégies de manipulation de masses via les médias, les romans, comment on influence l’opinion publique, comment on compte sur ces travers pour mieux la manipuler et comment les populations ont pu être aveugles face au génocide. 
La haine de l'étranger qui catalyse les peurs, celle de l'inconnu, de l'autre, de celui qui est différent, continue de faire des ravages malgré les leçons qu'offre l'histoire. Là encore on peut constater que c'est à l'intérieur que le changement doit se faire et pas dans la manipulation, le contrôle mais dans l'accueil.




3 09 J’ai eu une vision éclair hier soir mais comme l’ordi était fermé, je n’ai pas noté cependant ça me revient, ça concernait l’énergie, les ondes, les vibrations. 
J’ai déjà eu cette image d’ampoules électriques alignées sur un fil représentant les individus et la source. 
Peu importe la forme, la couleur, le nombre de watt de l’ampoule, l’électricité qui les allume toutes, est la même. Bon quand je l’écris, ça ne donne pas grand-chose mais quand j’ai reçu cette image, comme elle était accompagnée d’un sentiment d’ouverture, de clarté, le message m’a frappée. 
Cette simple image comporte un grand nombre d’infos, elle est chargée de sens et c’est très souvent de cette façon que la vérité nous apparait. 
Le fait que ces ampoules soient reliés à la fois entre elles par le fil et en même temps à la source énergétique, symbolise parfaitement la réalité.Tout comme l'électricité qui par nature est éternelle ou du moins on n'en connait ni l'origine ni la fin. 
Toute énergie est la conséquence d'un mouvement, elle résulte de la danse entre les pôles ou entre les objets comme pour les atomes et les électrons. 
Là encore, je regrette un peu mes carences en science et en physique parce que le vivant, les énergies, sont des réalités dont le fonctionnement nous révèle ce que nous sommes...Nous avons tout sous les yeux! Reste à s'ouvrir et à écouter...

Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

1 commentaire:

Merci de partager votre ressenti dans le respect mutuel.
Puisque nous sommes UN, ce qui est dit ici, s'adresse aussi à son auteur.