vendredi 24 mars 2017

« Savoir accueillir ce qui est, sans s’y attacher »





Aujourd’hui comme il pleut, je ne peux pas aller au jardin et comme je suis encore dans une phase de diminution des doses de cachets, je suis à l’écoute de ce qui se vit à l’intérieur. Le fait que je suive l’élan porté par la joie me donne confiance et m’habitue à tenir compte de mon ressenti. 
Je prête attention à tout ce que je suis plutôt qu’aux pensées qui avant dirigeaient ma vie selon les croyances et conditionnements établis dans l’enfance et l’adolescence. Quand je dis que je prête attention, cela veut dire que je ne m'attache à rien, je n'interprète pas ce que je perçois. 
Le processus de libération des anciennes croyances et conditionnements peut parfois sembler laborieux surtout quand on a pris l’habitude de se couper des émotions et de se laisser diriger par le mental. 

Faire confiance à sa logique, au mental, sans tenir compte des élans du cœur, nous enferme dans des croyances et des certitudes, une forme de rigidité qui rend la vie lourde. Il faut arriver au bout de la lourdeur, être lassé de la routine, des stratégies vaines du mental qui donnent une impression de sécurité tout en nous enfermant dans des rituels qui font du quotidien une répétition des mêmes comportements, des mêmes schémas de pensée sclérosants, pour oser sortir de cette pseudo zone de confort. 


Heureusement on  a un cœur qui nous "parle", qui nous invite à sortir du cycle infernal de la routine, par des élans spontanés, des impulsions à agir, des désirs irrésistibles bien qu'irraisonnés. 
On entend tous la voix du cœur, de l’intuition, mais très souvent, ce sont les peurs qui vont semer le doute alors on s’accroche à notre esprit logique en se disant qu’on fait bien de réagir de cette façon, de revenir à la raison. C’est une stratégie du mental qui se sent en sécurité dans le connu, dans le contrôle des émotions et des voix internes.

Pourtant, parfois, il ne peut pas bloquer les élans du cœur et même si on ne se sait pas pourquoi on fait certains choix, on répond sans aucun doute à l’intuition, au désir irrésistible. 
Suivre l’intuition, l'élan spontané, va naturellement amener des questions parce que le mental a besoin de savoir où il va, mais lorsqu’on ne lutte pas contre ce système de perception et de protection interne, quand on ne le considère plus comme un ennemi, la confiance s’installe peu à peu. 
Dans l’observation neutre et la non identification aux pensées émotions du passé, le mental s’apaise et même s’il ne peut pas prédire l’avenir, il s’habitue à cela. Puis il prend goût à cette façon d’agir dans la spontanéité du moment. Parce que cela sort de la routine, parce qu’on est porté par la joie et on peut à nouveau s'émerveiller d'un rien. 

Alors évidemment quand les pensées de peur, de culpabilité, de doute, émergent naturellement, plutôt que de les nier, de les repousser comme des objets indésirables, en les offrant à la source en soi, elles vont se dissiper. 
Les émotions qui leurs sont associées vont s’harmoniser dans cette ouverture de cœur, cet abandon du jugement puis d’autres idées vont apparaitre ou alors simplement un sentiment de légitimité, d’être à sa place, d'avoir fait le bon choix.

Puis à mesure qu’on apprend à accueillir les peurs, les émotions, les sensations troublantes, la paix qui demeure confirme la présence et le soutien de l’âme. On peut aller vers l’inconnu avec plus de confiance. L’inconnu que représente le fait de ne plus contrôler sa vie par les croyances et systèmes de pensées conditionnées.




On apprend peu à peu à se fier à ce qu’on ressent au-delà des mouvements émotionnels. Dans l’observation des corps, on apprend à reconnaitre l’effet de la lumière entrante ou des flux de lumière solaire, de la source ou de la nouvelle conscience qui se reconnait comme un aspect de la conscience qui habite et orchestre toute vie. 
C’est plus une sensation qu’une idée qui va peu à peu dissoudre les croyances passées ou collectives.
On reconnaitra l’effet sur le corps physique de ces afflux de lumière ou des ajustements internes. Il est clair que le changement de vision entraine des ajustements, des réharmonisations des systèmes internes et cela se traduit par des réactions physiques. 

Je ne me réfère plus trop au dictionnaire des maladies et symptômes de Lise Bourbeau parce que je pense que ce qui est le plus important, c’est de se connaitre intimement, et les réactions physiques sont des messages qui nous invitent surtout à mon sens, à changer son regard et à confier à la source tout ce qui appartient au passé. 
Plutôt que de réagir par instinct de survie en bloquant les pensées émotions indésirables, on apprend à juste observer, ressentir, sans ajouter de pensées, sans faire de conclusions hâtives.

Comme ce n’est pas un processus habituel, cela demande un effort ou au moins de l’attention et la confiance en soi, en cet aspect interne qui sait au-delà des raisonnements et références mentales. 
Là encore c’est une sensation d’évidence sans qu’il y ait une croyance pour la soutenir. 

En gros, plus on s’observe avec neutralité et moins on se reconnait parce qu’on comprend que ce que nous avons cru être, n’est pas ce que nous croyions. On ne se connait plus selon les anciennes définitions, caractéristiques mais on sent qu’on existe, ou qu’on n’a plus besoin de ces définitions pour être. On ne cherche plus à se justifier, à s'affirmer, on agis en confiance.

C’est assez perturbant pour le mental mais comme on ne le rejette pas, comme on le perçoit comme un allié tout en sachant que ces stratégies sont inefficaces, on prend la responsabilité de nos choix intuitifs. Quitte à faire des erreurs, on choisi de suivre le cœur. Quand je dis erreurs, cela signifie que les choix ne nous mènent pas nécessairement au bonheur ou au bien-être si on se laisse embarquer par les peurs ou les doutes qui vont nécessairement rejaillir.
C’est là qu’il faut être vigilant et revenir au centre, à l’observation neutre, sans commentaires, sans tenir compte des pensées qui vont émerger automatiquement.  

J’avais piochées ces quelques clefs au moment où j’ai fait le choix de suivre mon cœur à propos d’une invitation à un pique nique. Depuis, des peurs, des questions, des doutes émergent mais je ne bloque rien et je me dis qu’il sera toujours temps de se désister si au moment venu les peurs sont trop intenses. 

C’est clair que les stratégies du mental visent à occulter tout ce qui peut remettre en question la paix qu’il maintient par la sélection des émotions et les croyances bien établies. Il est maitre dans le refoulement, le déni, le rejet et les jugements alors quand une peur survient, pouvoir l’observer, c’est déjà le signe que le mental lâche le contrôle. 
Il remet en question certaines croyances, celles qui ne font plus sens ou qui sont trop décalées de la réalité tangible, visible. Sa façon de faire le tri entre les anciennes et nouvelles croyances est relative à sa perception limitée, au passé. 
C'est une façon de se situer qui le rassure et en apprenant à revenir au centre, à prendre du recul, on se libère peu à peu de ce besoin de s'attacher aux croyances qui apparaissent comme des théories limitantes dans les deux sens du termes, autant rassurantes puisqu'elles lui procurent un cadre, qu'emprisonnantes.
Ces interprétations sont toujours aléatoires et subjectives mais dans la communion avec l’âme, il perd le besoin d’interpréter, de croire. 

Il s'habitue peu à peu à la liberté d'être et perd le besoin de s'attacher à ces constructions mentales. Les croyances sont remplacées par des impressions qui ne sont pas arrêtées ou figées par des concepts intellectuels. La paix et le bien-être intérieurs deviennent l'ancre, le guide. Une paix ressentie, profonde et plus relative aux croyances ou au système de refoulement des pensées émotions dites négatives.




Clef 248
"L’essentiel, dans le travail de compréhension, dans le travail d’Amour que vous devez faire sur vous-mêmes, c’est de vous reconnaître au-delà de votre personnalité. Il faudra absolument que vous vous reconnectiez le plus possible à votre vraie réalité. Vous aurez beaucoup d’aide pour cela. Ce n’est pas la peine d’essayer de forcer cette reconnexion, d’essayer d’accélérer ce processus. Tout vous sera donné quand vous serez prêt !"

Le piège dans ce genre d’affirmation c’est de se projeter mentalement, d’imaginer ce qu’est le divin, l’être de lumière, à partir de l’imagerie collective, des égrégores, de la vision des autres. En ce sens, le processus d’accueil, d’observation neutre, est idéal parce qu’il révèle la vibration sans avoir besoin de s’appuyer sur des images et donc des croyances. Revenir au présent et porter un regard neutre sur ce qui est, permet de cultiver la patience par le détachement, le fait de ne plus être dans l'attente.

Hier soir alors que je sentais la tristesse et la déception à mon égard puisque je n'étais pas motivée à agir depuis 3 jours, j’ai senti un moment de découragement puis je me suis souvenue que c’était naturel et même bénéfique que les émotions humaines légitimes puissent s’exprimer. J’ai donc laissé ces émotions s’exprimer sans retenue et sans m’y attacher, sans même chercher à retrouver la joie ou l’espérance. Parce que dans ces moments là, vouloir trouver la joie, c’est encore falsifier, refouler ce qui est, à cet instant précis. 
Je note que je m’attache de moins en moins au résultat, que je laisse faire le processus naturel de stabilisation des émotions, des pensées, de l’énergie. 
Il y a tant de croyances faussées, de jugements, d’attentes que lorsqu’on en lâche une, une autre apparait. 
A mon sens ce n’est pas tant le fait de reconnaitre et lâcher les croyances invalidantes qui est à réaliser mais plutôt de changer de façon d’appréhender ce que l’on vit. Et déjà en cessant de juger ou refouler ce qui émerge on ne s’appuie plus sur les références mentales, on fortifie la confiance envers l’âme ou le cœur.

Clef 1088
"Il est nécessaire que vous puissiez vous dire sans honte et sans retenue, en vous regardant dans la glace : « Je t'aime, parce qu'au plus profond de tes yeux brillent l'étincelle de ce que je suis réellement, de l’Être de Lumière, de l’Être Divin que je suis. » Lorsque vous vous regardez dans un miroir, essayez de voir briller la Lumière de l'Amour juste et vrai que vous avez pour vous-même". 

Là encore, s’aimer surtout pour la lumière intérieure, pourrait prêter à confusion et maintenir dans la dualité, le rejet des aspects humains de l’être. Même hiérarchiser les corps est à mon avis une vision duelle et faussée de la réalité. 
La lumière et l’amour que nous sommes en essence ne rejette pas ce qu’elle a créé, elle n’a pas de préférences entre les différents aspects de l’être. Elle ne préfère pas l’éternel à l’éphémère. L’amour ne rejette rien et encore moins ce qu’il créé ou projette depuis la conscience. 
Ce n’est pas évident de parler de la vision de l'âme puisque nous abordons les choses du point de vue humain limité et l’interprétation qu’on en fait sera toujours aléatoire et subjective. C’est à mon sens tout l’intérêt de la conscience Une que de s’éclater en des milliards de conscience qui vivent chacune des expériences spécifiques et apportent leur vision subjective, leur point de vue spécifique à l’ensemble.  
Depuis le cœur, nous avons une vision commune de l'amour, de soi, de l'autre, de ce qui est essentiel, nous retrouvons la conscience de l'unité entre toute vie.

Clef 44
"Considérez que le corps physique se trouve à la cave, et que le corps de Lumière ou corps Divin se trouve au grenier. De la cave au grenier il y a un escalier que vous pouvez monter pour aller le plus souvent possible visiter votre corps de Lumière. Petit à petit ce corps de Lumière éclairera les étages inférieurs. Il illuminera aussi la cave où se trouve votre corps de matière. Ensuite vous n’aurez plus besoin d’emprunter l’escalier car toute la maison sera illuminée, et la simple pensée de vous unir à votre corps de Lumière, à votre corps divin suffira".

La façon dont je comprends ce qui est dit ici, c’est d’éclairer les profondeurs de l’individu, de porter un regard lucide et compatissant sur tout ce que nous sommes sans s’identifier à la surface, aux profondeurs, ni même uniquement à la lumière, mais de réaliser que nous sommes un tout cohérent où chaque aspect a sa raison d’être. 
Dans la dualité, l’ombre et la lumière, les apparents contraires, se révèlent mutuellement ; la chair révèle l’esprit, l’instinct révèle l’intuition, la dualité révèle l’unité et tout nous ramène à l’amour lumière. Lumière dans le sens de conscience éclairée, élargie. 
L’émotion révèle l’incompréhension et dans l’accueil elle montre le besoin non nourri, le blocage du flux de l’énergie de vie. Elle nous relie aussi aux autres, nous permet d'avoir de l'empathie, de pouvoir comprendre l'autre autant que nous même. 




Clef 926
"Sachez que vous n’êtes pas seul, que vous n’êtes que locataire de cette magnifique planète  ! Sachez que vous n’êtes propriétaire de rien ! Vous êtes venu sans rien et vous quitterez ce monde sans rien ! C’est pour cela, entre autres, que nous vous conseillons d’avoir beaucoup de détachement non seulement par rapport vos biens matériels, mais aussi par rapport à tout ce qui n’est pas utile dans votre vie".

Le détachement n’est pas un processus intellectuel, il nait de l’expérience, de la conscience qui s’ouvre et perçoit, distingue, ce qui est essentiel de ce qui ne l’est pas. 
Je n’ai jamais eu l’impression d’être propriétaire de quoi que ce soit, parce que la vie m’a montré que tout est éphémère, changeant, que même mon corps physique ne m’appartient pas puisqu'il est autonome. Je n'ai pas besoin d'être consciente de ma respiration pour respirer, il fait ça très bien tout seul.
Le fait qu’on ne puisse rien contrôler, pas plus les pensées que les émotions qui émergent, qu’on ne décide pas ce qui va s’exprimer, ni ce qui va arriver, montre à quel point nous ne nous appartenons pas. 

Il y a une conscience qui voit tout, qui orchestre et créé les évènements auxquels nous n’avons aucune part de façon consciente. Seule la façon dont nous allons réagir, ce que nous en ferons, nous appartient. Et encore, cela n’est pas uniquement conscient. 
Nous sommes constitués et traversés de toutes sortes d’énergies en perpétuel mouvement et le seul point de vue qui offre la paix, la stabilité, une vision plus élargie, c’est le centre.

Ça va faire trois jours que je n’ai envie de rien faire, que je ne suis pas motivée ni à prendre soin de la matière, ni à aller au jardin. Je me laisse guider par l’élan spontané sans rien forcer et quand des critiques émergent, je les offre à la source. 
Je sais que lorsque je diminue les cachets, je fais face aux profondeurs et je me satisfais du fait de ne pas m’identifier à cela. 
Dans ces cas là, la seule chose à faire, c’est de laisser faire, de laisser sortir tout ce qui a besoin de venir à la lumière de la conscience sans interférer, sans s’y attacher. 

Mon corps physique, par la constipation d'hier, me montrait que quelque chose bloquait à l’intérieur, que des émotions demandaient à être embrassées mais qu’elles étaient bloquées par les stratégies d’évitement du mental. 
Cela m'a poussée à être attentive à ce que je ressentais en me rappelant que cela appartient au passé, à la mémoire émotionnelle et qu’il est l’heure d’y faire face. 
Puis quand l’émotion a pu s’exprimer librement, je me suis apaisée et sentie heureuse de savoir que l’enfant en moi a fait confiance en cette capacité d’ouverture, d’accueil, d’écoute. Enfin l'enfant, le mental et l'émotionnel bloqués à l'âge des traumas. 

Quand la tristesse est accueillie sans jugements, le sourire revient naturellement. 
La compréhension mentale des blessures et des modes stratégiques que cela a engendré ne suffit pas à s’en libérer. C’est une prise de conscience qui va aider à aborder les pensées et surtout les émotions autrement.
J’ai parlé à l’enfant que j’étais en l’assurant qu’elle pouvait me confier toutes ces peines, ces pensées, que j’étais prête à l’entendre, à accueillir ces émotions, à les éclairer à la lumière de ma conscience actuelle. 
Il est bon de savoir que l’enfant s’exprime surtout par les émotions et les pensées de jugement qui les accompagnent sont celles de cet âge où la conscience individuelle n’est pas encore formée ou affranchie. Mais les libérations émotionnelles, l’abandon des croyances de l’époque n’est pas un processus intellectuel où l’adulte tente d’expliquer son point de vue à l’enfant. 
C’est l’accueil des émotions sans jugements et sans s’y identifier, qui va permettre la guérison, le détachement, la dissociation entre les pensées du passé et les émotions. 
Ce qui enferme dans les vieux conditionnements, les vieux schémas douloureux de pensées, les croyances invalidantes, c'est de garder les mêmes définitions, les mêmes interprétations des émotions, de croire que l'émotion dite négative est dangereuse ou qu'elle nous met en danger. 

Ces associations inconscientes ont besoin d'être vues et considérées dans la neutralité afin de libérer la mémoire émotionnelle, réactionnelle, et donc les croyances erronées, construites sur l'incompréhension de ce qui a été vécu alors. 
Ce n'est pas tant l'évènement lui-même qui a causé les souffrances mais le fait de ne pas avoir compris ce qui se passait, de ne pas avoir pu en parler ni trouver une oreille attentive, des bras consolateurs. 
Chaque fois qu'une blessure aura été éveillée par une émotion refoulée qui enclenche le système de survie, l'accueil de l'émotion et le détachement des pensées des sensations, va dissoudre les circuits neuronaux et désactiver la mémoire traumatique.




Ainsi une contrariété au présent ne viendra plus éveiller la mémoire de façon douloureuse engendrant des réactions en chaine mais elle sera gérée selon la conscience actuelle, la connaissance des stratégies et de l'essence de l'être. 
La tristesse, la colère, l'envie, la peur...pourront être abordées avec neutralité et relativisées. On comprendra leur message ou la leçon de sagesse qu'elles contiennent. 
Ce message est intime, personnel et unique même si au bout du compte il est universel. C'est la capacité de l'entendre, de le reconnaitre comme tel et d'en comprendre le sens qui révèle à la fois le moi véritable et l'essence de l'être simultanément. 

Dans cette perspective, l'émotion devient un outil de connaissance et plus un objet indésirable, son intensité diminue à mesure qu'on s'en détache par l'accueil ou l'observation neutre. Ce détachement nous libère aussi des liens aux égrégores de la dualité, aux mémoires ancestrales, à l'inconscient collectif, à la conscience de masse, cela nous libère de leur influence et de leur poids. 

Clefs de sagesse trouvées sur le site de Monique Mathieu :  http://ducielalaterre.org

Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

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