lundi 6 mars 2017

« Lucidité et compassion; le regard de l’âme » & « 11ème Séance de Reconnexion Âmique avec Magali Magdara »





Ce matin comme hier, il pleut alors j’en profite pour faire du ménage sur mon bureau. J’accumule régulièrement des textes qui me parlent au moment où je tombe dessus mais comme l’édition d’article prend du temps et comme j’apprends à me détacher de l’ordinateur hypnotique, le bureau finit par être rempli de documents voilant les images qui défilent sur le fond de l’écran.

En général cette envie de faire du ménage suit un passage où j’ai vécu un processus de libération de la mémoire émotionnelle, ou de conscientisation/guérison d’une blessure. 
Je me sens plus légère et détachée depuis que j’ai pu observer et lâcher les émotions de la blessure de rejet. 
Quand on peut nommer ce qu’on ressent et dialoguer avec l’enfant en soi, on est en phase de libération parce qu’on sait que les pensées qui émergent sont celles du passé ou simplement celles du fonctionnement psychologique de l’humain. On s’en dissocie simplement parce qu’on ne peut pas s’identifier à des mécanismes automatiques. 
On comprend que c’est un aspect de l’humain et comme on sait qu’on n’est pas nos pensées, nos émotions, notre corps physique même, du moins comme on sent que nous existons au-delà de ces mouvements internes, on ne s’y accroche pas. 

De plus chaque fois qu’on observe sans juger, ces mouvements, ces pensées, la compassion se manifeste et on grandit dans la capacité d’aimer, l’expérience nous ouvre un peu plus le cœur et la conscience, elle nous ancre dans la paix et la confiance.


Un des textes sur le bureau a attiré à nouveau mon attention parce qu’il offre un point de vue qui se rapproche du mien au sujet de ce que nous sommes, de cette trinité intérieure (je le publierais plus tard parce que je me suis laissée guidée par l'envie de regarder une pièce de théâtre...). Puis pour vérifier que les liens sur la page du blog fonctionnait, j’ai pioché cette clef sur le site de Monique Mathieu et comme là encore la résonance est parfaite puisque c’est devenu une habitude pour moi de focaliser l’attention sur ce qui a été positif dans ma journée, j’ai envie de la partager. 




Clef 1046
« Tournez la page des expériences qui vous ont parues difficiles mais qui vous ont souvent permis de monter une marche 
Chaque jour, avant de vous endormir, faites le bilan de tout ce qui a été positif dans votre journée. Vous pouvez aussi faire le bilan de ce qui est positif dans votre vie, et de cette façon vous ne donnerez plus de l'énergie à ce qui vous freine, à ce qui peut vous rendre tristes, et vous avancerez ».  

L’habitude du mental, c’est plutôt de revenir sur ce qui a été douloureux, difficile, sur ce qu’il juge inapproprié. Il va ressasser et refaire le film, essayer de trouver de nouvelles façons de répondre à la situation vécue et cela nous maintient dans les fréquences du rejet de soi, du doute. C’est un processus naturel qui permet d’aller de l’avant puisqu’on va chercher de nouvelles infos, mais très souvent c’est plus négatif que bénéfique parce qu'on tourne en rond tant qu'on n'est pas dans l'ouverture, la communion avec l'âme. 

Apprendre à se détacher des pensées qui nourrissent les anciennes croyances est indispensable si on veut élargir sa vision, trouver de nouvelles réponses et en vivant le processus d’accueil des émotions, en restant focalisé sur le désir d’harmonie, on s’ouvre à recevoir l’inspiration. 
Puis on comprend que tout ce que nous vivons est une occasion de se détacher des processus inconscients de l’humain, de passer de l’identification au personnage à la conscience de qui nous sommes essentiellement. 
Le désir d’harmonie, de paix et d’unité intérieure, nous conduit pas à pas vers la source dans la reconnaissance des multiples aspects de l’être et la connaissance du rôle de chacun d’eux. 
Même si je ne peux pas définir précisément ce qu’est le divin intérieur puisque les anciennes définitions, celles des églises, de la conscience collective, sont perçues au travers de la croyance en l’idée de séparation, le fait de reconnaitre sa présence, la vibration de paix en soi, suffit à prendre confiance. 
C’est en observant le processus qui consiste à accueillir une émotion et à ne pas s’attacher aux pensées qui émergent en même temps que je sais que je ne suis pas ces réactions. 

Abandonner le jugement, les étiquettes est aussi nécessaire que troublant parce qu’on ne peut plus s’accrocher à nos anciennes certitudes qui alors ne font plus sens.

J’avoue que je préfère l’incertitude du lendemain ou le fait de ne pas savoir comment les choses vont évoluer plutôt que de continuer de nourrir des croyances obsolètes. 
Le goût pour la vérité l’emporte toujours parce qu’à mesure que je reconnais ce que je ne suis pas ou ce qui est de l’ordre de la réaction primaire en moi, je peux voir les stratégies que le mental a utilisé, ou continue d'utiliser, avec plus de clarté, de détachement. 

J’ai fait la méditation guidée par Magali, la 11ème reconnexion âmique dans l’élan spontané et comme d’habitude, je me suis endormie par moments. Mais malgré tout, j’en garde un souvenir positif et surtout l’idée que l’intérêt de ces méditations, c’est de lâcher la vision dualiste de ce qui est.  Lâcher l'ancienne vision faussée par les jugements arbitraires...et reconnaitre que le mental émotionnel se projette sur ce qu'on voit...comment on interprète ce qui est selon ce qu'on porte en soi.
« 11ème Séance de Reconnexion Âmique avec Magali Magdara » son site: http://www.guerisseuse-d-ame.com/



Je n’ai pas forcé, je ne me suis pas obligée à adhérer à son point de vue ni à le rejeter, j’ai joué le jeu sans aucune contrainte et sans m’attacher au raisonnement mental légitime. 
Je me suis juste fiée à l’envie d’y participer sans bloquer ni m’arrêter sur les pensées qui pouvaient émerger, celles de la peur, du doute. 
La peur et le doute ont leur rôle à jouer et ça n’est pas parce qu’on ne voit pas cela d’emblée qu’il faille pour autant les rejeter ou les diaboliser. 

Il me suffit de reconnaitre la façon dont je me sens selon l’état d’esprit du moment et de constater que dans le lâcher prise, l’équilibre se crée naturellement. 
N’est-ce pas rassurant de savoir qu’il n’y a rien à faire pour toucher l’essence de l’être ? "Qu’il suffit" de laisser faire, de laisser dire, pour que la paix et la lumière se manifestent.
Plus je fais face à mes profondeurs, à ces mécanismes internes de rejet, de refoulement, à ces stratégies et plus la présence de l’âme se fait sentir.

La conversation avec ma mère hier a été spontanée et ça m’a fait du bien de pouvoir lui dire ce que j’avais vécu à l’atelier clown sans ressentir d’émotions et sans chercher à la convaincre que "j’ai raison d’être ce que je suis" parce que finalement attendre l'approbation des autres revient à cela. Je vois que je me détache du besoin de lui plaire, de me justifier, de la convaincre de ma valeur.

J’ai été étonnée de sentir ce sentiment de rejet lors de l’atelier clown parce que je ne pensais pas l’avoir vécu en tant qu’adulte ni même enfant. Pourtant dans l'accueil des émotions et la communion tant avec l'enfant intérieur qu'avec l'âme, je me suis souvenue d'avoir éprouvé ce sentiment de rejet. Puis en tant qu'adulte, des scènes de ce genre sont réapparues démontrant le fait qu'on projette ce qu'on porte inconsciemment.

Là encore, je peux voir à quel point le mental est un fin stratège parce qu’il a tout fait pour que je ne revive pas cela depuis mon enfance. Tant par le fait de m’isoler des autres physiquement que par celui d’éviter toute situation qui aurait amené cela. 
J’ai toujours agit sous la protection de la carapace chimique et en fréquentant des gens mal dans leur peau ou un peu moins "développés" intellectuellement, je me suis préservée de sentir cette dévalorisation, ce sentiment de rejet. 

Pouvoir observer les mécanismes internes dans le détachement et sans se juger pour cela puisque ce sont des réflexes conditionnés, des modes de fonctionnements automatiques, ramène dans le juste milieu, l’équilibre.
La compassion envers l’enfant intérieur nourrit l’amour vrai de soi et je me sens plus confiante. Je vérifie ce qui a été longtemps une théorie qui résonnait fortement mais qui devient maintenant une réalité vécue. 
Chaque fois que cette compassion se manifeste spontanément et sincèrement, la force de l’union en résulte.

En écoutant les chansons de ma jeunesse, je me rends compte à quel point j’ai changé et en même temps comment ce que je suis en vérité n’a pas bougé. L’essence de ce que je suis est immuable mais c’est toute la périphérie qui change, qui s’aligne sur les fréquences de la source, de l’amour et de la lumière. Lumière dans le sens de conscience et non par opposition à l’ombre. 
Quand je dis que j‘ai fait la méditation en fait, j’ai écouté ce qu’elle disait en gardant les yeux ouverts et en prenant ce qui résonnait. Une première écoute pour savoir et sentir si son discours me correspond, si son point de vue est semblable au mien. 
Il ne s’agit pas de gober tout simplement parce que je fais confiance à son intégrité mais de sentir si ce qu’elle affirme peut m’aider à avancer dans ma propre direction. 

Je ne perçois pas ce qu’elle voit mais je peux sentir et savoir si ce qu’elle dit est en accord avec ma perception de la vie et de ce que je suis, de ce que sont les forces appelées duelles mais qui sont en fait issues de l'amour lumière. Elles se servent mutuellement par effet contraste nous invitant à nous positionner au centre, dans l'équilibre, le juste milieu. 




C’est clair que nous portons autant de pensées d’amour que de haine, de douceur que de violence, et si je ne suis pas effrayée par ce qu’on nomme les démons c’est parce que je comprends le phénomène de projection. 
J’ai pu vérifier maintes et maintes fois comment ma vision change selon mon état d’esprit, comment je peux interpréter une situation de différentes façons selon mon positionnement interne, selon que je suis centrée ou identifiée aux rôles. 

En général, je sens assez vite quand je suis de mauvaise foi ou quand j’interprète les faits au travers d’un jugement subjectif, sous l’angle de croyances élaborées dans l’enfance. 
Je le sens comme une tension maintenant, comme une crispation, ou si les pensées sont celles de la victime, de l’accusation ou du jugement. 
Chaque fois que je suis en réaction, je suis identifiée au personnage et il suffit que je m’en rende compte pour que je lâche prise. 
C’est plus ou moins rapide selon l’intensité du ressenti mais comme je ne lutte plus contre quelque chose qui est inconscient et sur lequel je n’ai aucune prise sauf celle de ne pas m’y attacher, la vision s’élargit et devient plus objective.

Je regarde des pièces de théâtre en ce moment et cela me ramène en arrière, à la vision de l’adolescente qui voyait la vie comme une scène de théâtre avec ses personnages stéréotypés. J’ai toujours eu la sensation d’être immergé dans l’illusion mais comme je ne savais pas Qui j’étais en essence, comme ce jeu ne me plaisait pas, je n’y trouvais pas ma place. Aucun des rôles ne me correspondait et maintenant je sais que je ne suis pas obligée de jouer un rôle. Comme je sais que je peux être moi-même, puisque je me connais de mieux en mieux, puisque je perçois ce que je suis en vérité, ça change tout. 

Ensuite, ce qui peut sembler troublant, c’est de constater que malgré tout, même si on veut être authentique, on joue le rôle de victime, de bourreau et de sauveur, sans même s’en rendre compte. Et quand on reconnait cela on finit par se dire qu’on ne se connait pas vraiment finalement. Même en essayant de se souvenir qui on était enfant, là encore, on constate que déjà on n’était pas tout à fait soi-même. 
En tous cas, je ne me suis jamais autorisée à l’être puisque je devais cacher ce que je ressentais. Pas étonnant donc de me sentir perdue à l’atelier clown parce qu’il s’agit d’exprimer ce qu’on ressent. 

Et comme je ne sais pas encore définir ce que je ressens, comme ce qui apparait c’est une sensation intense que je ne sais pas encore qualifier puisque j’ai tout fait pour ne rien ressentir, je suis restée abasourdie. J'ai eu beau espacer les doses de médicaments pour être plus présente à mon ressenti, il y avait une sorte de déconnexion entre le ressenti et le mental.
On pense se connaitre mais en fait on a juste adopté des postures, des stratégies. En ce sens, apprendre à nommer ce qu’on ressent est essentiel. Ce qui me dérange aussi dans le rôle de clown, c’est de devoir exagérer quelque chose que le mental a toujours voulu minimiser et même étouffer.

L’aspect positif dans tout ça, c’est que l’envie d’apprendre domine les critiques ou les pensées de dévalorisation face à l’ignorance. C’est cela qui a suscité de la tristesse parce que j’ai pris conscience du fait que je n’étais pas authentique. 
Alors que je reproche au monde son manque de sincérité, de transparence et les nombreuses manipulations, je ne fais pas mieux. 
J’ai pris une grosse claque mais ce genre de prise de conscience, une fois qu’on se centre et qu’on voit que c’est un mécanisme inconscient, une stratégie de survie, mène à la compassion qui émerge alors naturellement. D'ailleurs la compassion vient en même temps que la prise de conscience et c'est le signe qu'on est en communion avec l'âme, qu'on voit avec ses yeux. Si on prends conscience de quelque chose et qu'on s'en veut c'est le signe qu'on perçoit ce qui est seulement mentalement.

La compassion qui vient avec la prise de conscience créé l’équilibre intérieur et change le regard critique sur les autres et sur soi-même, on relativise parce qu'on comprend que la critique est due à l’ignorance et que celle-ci est à l’origine des comportements agressifs, accusateurs. 




Je peux voir aussi que la sensation de manque vient de ce décalage entre ce que j’exprime et ce que je sens. Ou du manque d’alignement intérieur. C’est comme si il y avait en moi tout un monde inconnu. L’ignorance de ce monde créé comme un vide et une rupture dans le flux de l’énergie. J'ai construit la confiance en soi sur une sorte d'aisance intellectuelle et je me rends compte des carences au niveau de l'intelligence émotionnelle. Mais ce constat n'amène pas de honte, ou de sentiment de dévalorisation, au contraire cela me motive à apprendre, à continuer de faire face à ce qui a été refoulé et à aborder le ressenti sans crainte, avec curiosité. 

L’idée que l’ombre soit une initiatrice comme le dit Magali semble évidente quand on le constate par soi-même. Depuis cette perspective, l’envie de connaitre le monde des émotions grandit encore. Même si j’ai cette vision intuitive des choses depuis que je parle de ce sujet, de l’accueil des émotions, il est nécessaire de l’appliquer dans le quotidien. 

Tout comme le fait d’observer les pensées permet de reconnaitre les stratégies inconscientes et de s’en détacher, pouvoir nommer ce qu’on ressent nous libère des associations inconscientes malheureuses qui ont engendré des blocages énergétiques et des comportements instinctifs, compulsifs. 
C’est une façon d’associer le mental et l’émotionnel de manière consciente, délibérée. 
Une façon de se réapproprier son corps physique et d’aligner les corps subtils à l’amour lumière intérieurs, d’observer la fluidité de l’énergie. 

Le mental qui avait besoin de contrôler se place maintenant en observateur confiant, curieux et l’idée de nommer ce qui est ressenti change ma vision au sujet de l'émotion. Elle est une invitation au voyage intérieur, à visiter les mondes inconnus, invisibles, éthériques, astraux et même si ça n’est pas la première fois que je vois les choses de cette façon puisque par ailleurs, de plus en plus de personnes décryptent ces mondes et partagent leurs découvertes, le changement de perspective s’ancre petit à petit à mesure que le désir de connaitre en vérité s’accroit. 

Puis après avoir écrit sur le sujet l’idée du clown apparait non plus comme une façon d’exagérer le ressenti mais plutôt de vivre pleinement l’émotion. 
Là encore, la perspective n’est pas la même. Et au lieu de ma première réaction en revenant chez moi samedi matin où je me disais que cet atelier n’était pas pour moi, je comprend mieux pourquoi j’ai été inspirée à y participer. 

La sensation de rejet avait été intense bien que ce ne soit venu que progressivement à la conscience, et je m’étais dit que c’était une forme de violence que j’infligeais à mon mental, à mon corps. Puis dans la communion avec l’âme, peu à peu la vision a changé une fois que j’ai reconnu la commande contradictoire que je faisais à l’intérieur et que le trouble venait de là. 
En effet, le mental fait tout pour cacher le ressenti et je lui demande d’un seul coup de ne plus rien retenir. 
Pas étonnant qu’il continue de résister et même si je peux comprendre que la douleur vient de cette résistance, il s’agit de continuer d’être dans l’observation et de ne rien forcer. En plus, si je force, l’émotion sera faussée et ce que je veux, c’est pouvoir la sentir dans sa pureté, sa vérité. 

Pas facile d’être un humain conscient de tout ce qu’il est ni de se voir en vérité, au-delà des innombrables stratégies de fuite, d’évitement, de déni, de rejet…Mais ça devient de plus en plus passionnant et c’est tellement libérateur que ça vaut vraiment la peine de s’y atteler. Les énergies actuelles sont vraiment décapantes! Et finalement, c'est cool! 
Là encore tout dépend de l'endroit où on observe les choses et dans la communion avec l'âme, la vision s'éclaire de plus en plus vite, enfin dès qu'on lâche prise.  

Clefs de sagesse trouvée sur le site de Monique Mathieu : http://ducielalaterre.org

Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

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