samedi 8 octobre 2016

« Passer du mental, du monde de la projection, de l’illusion, à celui de l’action consciente »





7 10 La journée d’hier sous un ciel plombé et pluvieux a fait ressortir les manques et la façon de gérer mon temps en étant trop dans ma tête, focalisée sur le mental. 
Plus le temps passe et plus je me rends compte qu’être de plus en plus présente, consciente à mon corps physique, dans l’action, devient nécessaire. 

Je suis encore trop dans le mental, les projections, les réflexions et par le fait je complique les choses alors que la vie est simple. Plus je suis dans mes pensées et plus je risque de m’y identifier, de me laisser embarquer par ces énergies qui même si elles ont un sens d’un point de vue humain, ne font que nourrir la dualité, le conflit, la lutte et la résistance. 

Il est clair que l’ordinateur maintient à la surface de l’être et qu’il est bon que je dose.
J’ai demandé hier à la source de m’aider en ce sens et dès ce matin, la connexion Internet déconne. J’ai demandé qu’elle m’aide à être ancrée et je suis servie puisque c’est l’action spontanée, la connexion à la nature, l’activité à l’extérieur qui facilite la circulation de l’énergie, de la Vie. 
Malgré que j’en sois consciente, je n’arrivais pas à lâcher cet appareil. 
Je lui ai confié que je n’en pouvais plus de passer des heures sur l’ordinateur comme s’il m’hypnotisait. Et c’est ce qu’il fait puisque je suis plus focalisée vers l’extérieur que vers l’intérieur. J’ai établi un emploi du temps qui me limite. La routine, les habitudes qui certes rassurent le mental c'est un enfermement qui en plus rend la vie chiante.


Ma personnalité véritable est active, dynamique et le fait de passer les ¾ du temps devant l’ordi à fait de moi un légume, une grosse tête sur deux petites pattes ! Bon, il va falloir que j’offre ces pensées, cette colère, à la source.

Alors, je lâche l’écriture ici et je vais profiter du ciel encore bleu, du jardin, des fleurs. 
J’ai offert à la source toutes les pensées qui émergeaient à la vue des trainées laissées par les avions qui commencent à se multiplier et je lui ai confié le soin de gérer mes énergies.

Plutôt que les rituels temporels, puisque le mental a besoin de repères, j’établis cette connexion, ce retour vers l’intérieur, de temps en temps, juste pour ressentir et revenir physiquement à la détente. 
Moins c’est intellectualisé et plus je me facilite la vie puisque de toute façon c’est la vibration qui compte, qui manifeste mon état d’être et la qualité du quotidien. 
C’est au-delà des mots même si ceux-ci émettent une fréquence. 
Le truc, c’est d’aligner les corps, la volonté humaine à la vibration source, celle que je ressens lorsque je me tourne vers l’intérieur. On ne peut pas le décrire alors je n’essaie pas. 
J’ai pu vérifier l’effet contraste encore hier puisque j’ai passé la journée enfermée à cause du temps pourri et c’est ce qui m’a poussée à réfléchir à la façon de mieux gérer mon temps. Je mets ça sur le dos des médicaments mais en fait ils ne font que donner du poids à la peur et aux stratégies élaborées en conséquence, ils confirment cela. En plus ça me maintient aussi dans la lutte intérieure entre le mental... et le mental, lol. 
La conscience qui n’est pas ancrée parce que d’un côté il y a ce besoin de fuir la réalité et de l’autre, l’envie d’être pleinement présente. Quand je dis ‘besoin’ c’est de moins en moins une réalité. Mais pour le moment, ça suscite de la colère envers moi-même. 

Pourtant mon âme m’invite à être ici et maintenant quand je fais brûler une casserole d’eau, quand je me cogne dans un meuble, mais il semble que ce matin, elle mette les bouchées doubles avec la connexion qui se coupe régulièrement. 




Je viens de me prendre la tête avec un homme dont le chien a attaqué ma chienne. 
Déjà, ça me montre que la colère n’avait pas été apaisée ou du moins que je n’étais pas revenue vraiment à la paix intérieure. Comme trop souvent ça reste mental, superficiel et cette épisode qui aurait pu tourner au drame parce que j’ai aussi failli me prendre un coup de boule, me le démontre clairement.  

J’ai laissé sortir tout ce que j’avais sur le cœur et me suis connectée vraiment à la source intérieure. Je sais maintenant reconnaitre quand je suis vraiment en paix, en connexion avec mes corps de façon profonde et il faut vraiment que je prenne l’habitude d’aller jusqu’à cet état de sérénité et pas seulement parler à l’âme, la source. 
J’ai aussi exprimé ma colère envers l’âme comme quoi, tout n’est pas réglé intérieurement, je lui en veux encore. Je devrais dire qu’il demeure en moi de l’incompréhension, l’enfant ou l’ado ne sont pas totalement libéré. J’ai ressenti combien j’étais de mauvaise foi et peu à peu je suis passée de la colère à la confidence.

Chaque fois que quelque chose cloche, il me faut encore un certain temps pour me rappeler de l’effet de la lumière qui met en évidence ce qui en moi demeure soumis aux pensées émotions de peur, de colère. 
Toutes les émotions sont finalement une forme d’incompréhension même la joie ou la passion qui sont des déformations de l’amour véritable. 
Enfin quand je dis les émotions je devrais ajouter excessives. 

Derrière toutes ces émotions qui se sont exprimées, il y a le sentiment de trahison, de ne pas être suffisamment accompagnée. Mais c’est encore une interprétation du conflit interne. La seule chose à maintenir en soi et donc sur laquelle se focaliser, c’est le désir de paix, d’intensifier cela par la focalisation intérieure, le ressenti.

J’ai la sensation que ce qu’on mon âme à voulu me montrer, ce sont les limites de la projection. Parler à l’âme, c’est se projeter vers l’extérieur, imaginer qu’elle est séparée de soi alors qu’en fait tout se passe à l’intérieur, dans le silence.
Les voix internes peuvent se faire douces mais la source intérieure ne s’exprime pas au travers de la parole. Le mental peut capter les mots de l’esprit mais c’est la vibration qui agit. En ce sens c’est toujours en étant attentif à ce qui se passe en soi et dans le silence qu’on peut le mieux percevoir le divin intérieur.

Puis la colère qui s’est exprimée, est surtout envers moi-même, elle témoigne d’un conflit intérieur entre différents aspects de la personnalité. 
L’âme ou l’esprit ne sont jamais dans le conflit ou l’exigence, ou une quelconque attente envers l’individu. 
En ce sens se projeter mentalement dans l’astral ou être ‘dans le vouloir’ ne fait que nous maintenir dans le mental et nous connecter aux égrégores. 
L’âme n’est pas localisée dans le monde astral même si d’une certaine façon, elle est partout puisqu’elle n’a pas de limites mais les rencontres dans les mondes éthérés ne nous mènent pas à notre âme. 
On reste sur le plan de la pensée, de la projection, de l’illusion.  




Toutes ces critiques viennent souvent du fait que je me fie trop à l’extérieur et à chaque fois que je fais quelque chose qui démontre que je doute de ma guidance, le sentiment de trahison émerge. J’ai fait la deuxième méditation guidée de Magali et bien que ce soit l’élan spontané qui m’y ait poussé, j’ai regretté de l’avoir fait. Parce que derrière ça, il y a le doute de soi, l’idée que les autres savent mieux que moi. Puis l’élan spontané était porté par une intention d’expérimenter quelque chose dont je me méfie fondamentalement, simplement par ennui et parce que je fais confiance à ce que Magali. Mais il a fallu ressentir ce malaise pour revenir à la guidance interne et la confiance en mon propre chemin.

Puis aller vers l'autre juste pour prendre ne nourrit pas, c'est déséquilibré. Le véritable échange qui nourrit les deux se vit d'égal à égal, dans la réalité physique et ça passe par le don de soi, l'acte porté par la vibration de paix, l'élan du cœur, sans attentes.

Quand j’entends les différents témoignages des gens qui sont conscient des mondes invisibles et qui s’y connectent, je me dis que la différence, c’est la confiance en soi. Et la projection, qu’elle soit dans sa tête, dans les mondes invisibles, reste une extériorisation alors que le divin est en soi, au centre du cœur.

Je sais depuis toujours que je manque de confiance, d’équilibre mais maintenant, ça devient évident que c’est la première chose à faire, que c’est essentiel et que ça va de l'intention jusqu’à l'action dans la matière.

Maintenant que je suis plus calme, je vois que chaque expérience me donne le choix de projeter mes pensées émotions difficiles, polarisées, vers l'extérieur (et la parole en fait partie) ou d’offrir à la source tout ce qui me perturbe et c'est ainsi que la confiance grandit. 
Offrir ou devrais-je dire, juste sentir, me poser jusqu’à ressentir la paix en profondeur et jusqu’à la surface, jusque dans le mental. Il est touché par cette vibration lorsqu’il finit par se taire.

Même si j’écris les mêmes choses depuis le début, ces connaissances s’ancrent en profondeur et je peux voir tout de même les progrès effectués. Au début, quand je lisais des messages canalisés, je ressentais que c’était vrai et ils étaient mes repères, j’avais besoin de lire, de convaincre le mental de faire confiance au divin intérieur. Peu à peu dans la volonté de prendre la responsabilité de mes pensées émotions, la foi à augmenté en même temps que la confiance en soi. Je me suis détachée du besoin de lire pour nourrir ma foi à mesure que j'ai appris à reconnaitre la guidance interne. Par les élans spontanés, la contemplation, le retour à l’intérieur, le lâcher prise, les synchronicités. 
Mais les synchronicités ne sont que des signes qui confirment le soutien interne, la présence et qui n’ont pour but que de calmer le mental. 
Ce ne sont pas des invitations à visiter les mondes invisibles mais plutôt à rappeler que tout est à l’intérieur, qu’on est complet. Qu’il n’y a rien à chercher au dehors, que c’est l’action qui est à manifester à l’extérieur. 




Puis maintenant, je me sens mal quand je me tourne vers les autres pour nourrir la foi. 
Les autres ne savent pas mieux que moi ce que mon âme me communique et ils ne sentent pas ce que je ressens, ils ont juste plus confiance en ce qu’ils perçoivent et sont sur leur chemin unique, tout comme le mien l’est aussi. 
Leur témoignage est utile à mon sens, s'il amène à aller en soi. Tout comme le fait de connaitre le corps humain, la psychologie, les corps énergétiques, savoir que nous existons sur d'autres plans, peut amener à changer son regard sur soi-même, à mieux se connaitre.

On prend confiance en soi en étant dans la confidence avec la source en soi, dans la paix, le silence et pas en lui parlant. Le fait de parler aux aspects internes comme l’enfant en soi n’est pas non plus ce qui guérit, par contre ça calme et rassure le mental qui va s’adoucir, lâcher peu à peu le besoin de contrôle. 
Exprimer les émotions ne libère pas non plus totalement mais c’est une façon d’apprendre à être authentique, plus spontané, plus équilibré et détaché puisque c’est en observant ces montées qu’on s’en désidentifie. 
Plus on les laisse s’exprimer librement et plus elles peuvent être pacifiées rapidement mais pas par le raisonnement mental, simplement en revenant au centre, à la paix en soi. 

Pas facile à expliquer/intégrer mais en tous cas, le changement d’attitude vis-à-vis des pensées émotions habitue le mental à lâcher le contrôle. Mais on peut alors avoir des attentes et perpétuer le conflit interne entre les aspects de la personnalité. 
Le lien entre la source et la personnalité ne peut qu’être vibratoire, ressenti, et lorsqu’on se confie humblement à la source comme le fait un enfant, c’est la vibration de confiance qui nous élève ou nous rapproche de celle de l’âme.

Finalement plutôt que de m’énerver contre les ruptures de connexion Internet j’ai tout éteint et suis allée au jardin, je me suis plongée dans l’action et j’ai pris soin de moi toute la journée sans me tourner vers l’écriture. J’avais tellement d’énergie que je n’ai pas pu aller me coucher avant deux heures du matin.

J’ai privilégié la présence au corps physique et la connexion à mes mondes intérieurs juste par la focalisation sur le cœur, le corps, la respiration calme. J’ai passé la journée sans parler pratiquement et c’est ce qui semble m’avoir donné de l’énergie.   

Si je compare comment ma journée s’est passée avec les jours d’avant, je me rends compte que le fait d’écrire non seulement me maintient dans la tête, ‘à l’extérieur’ ou du moins dans l’aspect superficiel de l’être et en plus ça semble prendre beaucoup d’énergie. 
Le fait d’agir en étant présente m’a motivée de plus en plus à prendre soin de moi et cet intérêt a nourrit l’amour intérieur, la confiance et le goût d’être. 

Le sentiment de trahison vient aussi du fait que lorsque j’écris, je mets de côté les besoins physiques et naturellement comme ça n’est pas juste, ça créé un  conflit interne. Je devrais plutôt dire que l’énergie de vie reste confinée dans le corps mental et de ce fait, elle s’étiole à tourner en rond. Elle a besoin de circuler dans tous les corps et pas de rester engoncée dans le mental.
Je complique quelque chose qui est très simple en fait et c’est le signe que le besoin de contrôle demeure. Dans l’action quand quelque chose bloque, il suffit de respirer calmement, de ramener l’attention du mental dans le corps pour que l’énergie circule à nouveau.

Le soir, les mots qui sont venus en même temps que la satisfaction d’avoir bien rempli la journée, était simplicité et silence. J’ai senti qu’à l’intérieur c’était la fête.




J’ai regardé un film des années cinquante et j’y ai vu le ciel de Paris plombé par une chape grise comme celle que je vois tous les jours ici. J’ai commencé à me dire que cette pollution aérienne ne datait pas de ces dernières années et d’ailleurs dans le film ils parlaient du trafic d’opium. Je fais ce parallèle puisque finalement, la pollution physique et psychique sont intimement liées. 
La pollution extérieure et intérieure remonte à fort longtemps. J’avais visité le musée du cannabis à Amsterdam et j’ai été stupéfaite de constater que son usage remontait à 10 000 ans ! 
De tous temps l’homme a cherché des moyens de s’échapper de lui-même et la différence c’est que cela est plus sophistiqué et généralisé. On est passé maitre dans l’art du déni, du rejet de soi, de l’évitement, de la fuite et il n’est pas étonnant que le monde n’ait jamais connu la paix. La quantité d’anti-dépresseurs est pharamineuse ! Sans parler des multiples compulsions, de la surconsommation, des loisirs enfantins comme les courses de voiture…
Ceci dit, l’humain est là pour comprendre ce qu’il est, pour se rendre compte de la futilité des stratégies d’évitement qui pallient la peur de la mort. On cherche à vivre intensément pour oublier le jour de notre mort.

Vivre intensément, c’est juste être là, en soi, pleinement conscient d’être une conscience éternelle venue se chercher sur cette terre, se reconnaitre à travers un corps physique, à travers ses semblables, son environnement, dans la relation aux autres, qui ramènent tôt ou tard au cœur de soi-même.

Finalement le fait de m’être déconnectée d’Internet m’a ramenée à l’essentiel et j’ai pu être beaucoup plus présente, vivante, dans la joie simple et en paix. 
Ce que j’ai vu au départ comme un problème, quelque chose qui n’avait pas lieu d’être s’est avéré être un soutien de l’âme, un coup de pouce pour passer à l’action, être vraiment présente et prendre soin de moi. 
Parfois on demande quelque chose en imaginant comment on sera soutenu et comme on anticipe, on s'attend à quelque chose de précis et on ne se rend pas compte qu’on est toujours guidé. Le mental interprète ce qui se passe en comparant les faits à ce qu’il avait projeté et bien évidemment le décalage engendre frustration, incompréhension et doute. 
Il est champion pour se faire des films mais ça reste une illusion tant qu'on ne passe pas à l'action.

Le mental ne peut pas "éduquer l’enfant en soi", il ne peut pas non plus créer la paix, ça n’est que lorsqu’il se tait, qu’il se place en observateur, qu’il peut percevoir la vibration de la source. Et encore, ce sera toujours filtré par ses croyances. A moins qu’il ne cherche pas à interpréter. Puis quand il est confus, la seule chose qui puisse le réconforter, c’est toujours ce retour au cœur, au silence, une fois qu’il a vidé son sac.    

Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

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