jeudi 6 octobre 2016

« Dans le contraste de la dualité ; apprendre à aimer sans condition » & films "miroirs"






La journée d’hier a révélé que la culpabilité et le jugement demeuraient en moi, enfin que ces énergies continuaient de bloquer le flux naturel de la Vie, de l'amour, de la joie..., alors j’ai offert à la source, ces pensées. 
Je suis allée à la réunion de présentation de l’association « agir ensemble » et comme je suis hypersensible, dès la veille au soir, des remontées émotionnelles se manifestaient sans que je puisse les accueillir pleinement. Je les entendais ces pensées et les offraient à la source mais le bagage émotionnel demeurait "au fond". Enfin je ne m’en suis pas rendue compte de suite puisque j’étais relativement en paix mais cette paix bien souvent, est mentale, elle résulte de la compréhension de l’intérêt de vivre sur cette fréquence. 

Il s’agit là d’une stratégie d’évitement du mental mais c’est déjà mieux que de vibrer sur la fréquence du rejet conscient, du déni et de la peur. La façon dont je me suis réveillée en colère la nuit a révélé ce refoulement émotionnel et là encore plutôt que de cogiter, j’ai confié à la source la charge de ce matériel énergétique. Cela m’a permis de me rendormir et de pouvoir me lever suffisamment tôt pour me préparer à aller sereinement à ce rendez-vous. 
Savoir se raisonner est déjà énorme parce que ça évite de ressasser mais tant que l’émotion n’est pas vécue dans la neutralité, c'est-à-dire en se positionnant en observateur neutre, les comportements d’évitement, de refoulement perdureront. 
Mais déjà en agissant au niveau de la pensée, on élève sa fréquence et l’amour circule mieux en soi. On sera prêt à regarder en face les émotions sans les craindre ou les juger.

Depuis l’enfance et même depuis des siècles si on tient compte de la dimension de l’âme, le mental est devenu expert dans l’art du camouflage, de l’évitement, du refoulement et c’est devenu une seconde nature. L’ego a été construit sur l’idée qu’il fallait se défendre, éventuellement agresser, dominer, afin d’exister. Selon la croyance en la séparation d’avec la source ou l’idée que nous étions seul dans un monde hostile, livrés à nous-mêmes, nous avons élaborés des stratégies visant à ne pas sentir les émotions, comme pour se protéger du monde extérieur nous avons construit des murs, des barrières. 

Pour protéger notre cœur de la souffrance, nous avons établi des frontières tant dans la relation aux autres que vis-à-vis de notre sensibilité. Manifester sa lumière comme le dit Kara Schallock dans son message et comme me l’enseigne mon âme depuis quelques temps, avec plus de clarté, c’est être transparent, se regarder avec un léger recul qui permet de ne pas s’identifier aux pensées émotions sans pour autant renier ce qui se vit à l’intérieur. 

C’est l’effet premier de la lumière qui va nous montrer tour à tour et parfois simultanément nos pensées sombres et nos pensées lumineuses. La pensée, l’émotion et l’énergie sont reliées à chaque fois et donnent de la profondeur aux pensées. Leur énergie se projette dans l'espace et créé des images afin qu'on puisse les reconnaitre, les voir.

Cette association nous permet de sentir l’impact des pensées, des choix et les émotions constituent des guides mais comme nous nous en coupons, nous ne pouvons pas sentir avec intensité l’amour que nous sommes en vérité. Je copie colle ce que j’ai écris hier de façon spontanée en ‘live’ ou "à chaud".




5 10 Ce matin, tout s’enchaîne de façon fluide et logique. Le fait d’avoir définit comment mon âme me guide, de l'intérieur, par effet miroir, par la résonance, l'élan spontané et surtout de choisir la neutralité en toutes circonstances, montre aujourd’hui l’intérêt de ce constat.
Même si parfois je m’agace à rabâcher les mêmes choses, je me rends compte que c’est bien utile pour intégrer ma foi et ne pas me laisser embarquer dans les anciennes croyances et modes de pensée.
J’ai rendez-vous à 9h30 à la réunion de l’association « agir ensemble » et depuis hier soir, tout ce qui est relatif aux anciennes croyances au sujet du travail, la façon dont j’anticipais les choses, ce que devrait être une vie épanouie et autonome, refait surface afin d’être vu et offert à l’amour lumière intérieurs.
Déjà, je me félicite de ne pas avoir somatisé parce que l’idée de faire du ménage m’était insupportable et mon corps exprimait la résistance interne, le jugement de certains aspects de l’être attachés à des croyances maintenant obsolètes.

Tout dépend de la vision qu’on se fait des choses et lorsqu’on s’enferme dans des définitions préétablies soit par la conscience collective soit par rapport à notre vécu et les conclusions qu’en en a tirées, on reste conditionné, emprisonné dans des comportements réactionnaires. 
La vie est mouvement, évolution et lorsqu’on est figé dans des croyances, on tourne en rond et rien ne peut changer.

Il y a déjà une première erreur de vision dans l’idée de "devoir faire du ménage". L’erreur dans le fait d’anticiper et bien évidemment si je suis fixée sur cette idée ou sur une quelconque projection, il y a de fortes chances pour que ce soit exactement cela que je sois amenée à vivre. Cette association propose différents services à la personne et déjà là, comme il s’agit d’individu, on ne peut pas généraliser.

Chacun est unique et la qualité de la relation ne dépend pas de l’autre de ce qu’il est de ce qu’il fait et même de ce qu’il attend de moi.  Elle dépend de la perception que j’ai de moi-même et donc de mon attitude, de ma façon d’être.

Je n’ai pas somatisé, la voiture n’est pas tombée en panne comme c’est arrivé plusieurs fois lorsque je me sentais contrariée mais je me suis quand même réveillée tard et le corps endolori. J’ai failli prendre un bout de cachet mais j’ai préféré me poser et accueillir les peurs et anticipations ou dit autrement retrouver le calme de la connexion à l’âme, dans la confidence qui a toujours pour effet de me rassurer et d’élever mon taux vibratoire, d’élargir ma vision. Je me suis ensuite laissée guidée et suis tombée sur le message de Kara Schallock.

Déjà, avant de le lire, mon point de vue sur la situation avait changé, je n’étais plus dans le jugement, les à priori, parce que je les ai transformé en questions, sans y donner de réponses. Les pensées d’anticipation nous emprisonnent et on vivra les mêmes émotions, les mêmes stratégies de refoulement, les mêmes comportements amenant en plus de la culpabilité si on est conscient du processus aliénant des pensées émotions refoulées.

Comme toujours en suivant la guidance interne, je tombe sur ce que j’ai besoin d’entendre au bon moment. Cela vient confirmer ma propre vision et comme rien n’est jamais totalement acquis puisque tout est en perpétuel mouvement, puisque la pensée, l’émotion, émergent spontanément indépendamment de notre volonté, se rafraichir la mémoire à chaque instant est essentiel en toute période de transition.

Pour que quelque chose change, il faut déjà en prendre conscience, voir comment la pensée est nourrie par l’émotion refoulée et ne pas juger ce qui se vit en soi. 
Elle rappelle dans son message l’importance de trouver le calme et j’ai pu constater une fois de plus comment ma vision changeait peu à peu à mesure que je confiais toutes les pensées qui viennent des croyances passées. 
Ce n’est pas en se raisonnant, en se disant que ce sont des pensées obsolètes ou fausses qu’on changera les choses. Tant qu’on ne vit pas l’émotion, tant qu’on ne la laisse pas s’exprimer librement et sans jugement, le schéma inconscient reste le même. 
Elle continuera d’émerger et d’entrainer les mêmes résistances, les mêmes stratégies.  




J’ai fait de mon mieux pour laisser les émotions s’exprimer, les offrir à la source mais j’ai tout de même eu des comportements qui démontrent une forme d’anxiété et donc le fait que je sois encore dans l’évitement.

Avant un rendez-vous de ce type me faisait cogiter des jours à l’avance, somatiser, tomber malade simplement parce que je luttais contre moi-même. J’opposais les croyances de l’adulte avec celles du passé et comme je vibrais cette énergie du conflit, ça se manifestait dans la réalité.

Je prends un peu plus de recul mais je continue de bloquer sur le fait de prendre encore des médicaments puisque je vois bien que ça nourrit les vieux comportements, les stratégies de l’ego. L’exubérance par exemple est une façon de se protéger par anticipation, d’afficher une forme d’assurance. On affiche un comportement pour cacher sa vulnérabilité. 
C’est une stratégie que j’ai toujours utilisée mais qui ne fait que me couper de ma véritable force. Cela me maintient dans les jeux de rôles mais ça n’est pas en jugeant le comportement que je peux le changer. Seule la compassion pour cet aspect interne peut changer la vibration et donc le comportement
Quand je dis compassion, je devrais dire la présence à son ressenti et l’accueil de toute émotion.

Il y avait une mère avec sont enfant et je n’ai pas pensé à l’effet miroir sur le moment mais j’ai pu constater que je n’ai pas émis de jugement interne face à la situation. J’aurais pu voir un reflet de l’enfant en moi à travers le comportement de cet enfant qui cherchait à attirer l’attention et accueillir le trouble intérieur plutôt que de réagir en étant exubérante. Le souci avec les médicaments, c’est qu’ils me coupent de mon ressenti alors évidemment je n’ai pas pu sentir le stress interne.

J’ai commencé à m’en vouloir d’être « grande gueule » alors que j’aurais voulu être capable de juste écouter. Puis en offrant cela à la source, plutôt que la peur, c’est l’ennui qui s’est manifesté à travers ce comportement et une autre façon de considérer les ,choses est apparue peu à peu.

Cette expérience me montre que tant que je me coupe de mon ressenti, je passe à côté de l’essentiel. Ce matin, je me suis dit que j’aimerais retrouver le goût d’être avec les autres, cette sensation agréable qui vient de la pleine présence à soi et donc aux autres.

D’un autre côté, je sais que le changement ne peut pas se faire en force mais c’est déjà une bonne chose que je puisse trouver de plus en plus d’arguments valables pour lâcher la carapace chimique. 
Il faut souvent arriver au bout d’une expérience, voir toutes les limitations ou les inconvénients d’un choix passé pour oser changer.




Reconnaitre ce qui a été (ou ce qui est) bénéfique est aussi important parce que ça n’est pas en ayant un regard négatif qu’on peut passer à autre chose. Selon le principe de la dualité, il faut que les avantages pèsent moins lourd dans la balance que les inconvénients pour qu’on puisse avoir l’élan de changer. 
Il ne s’agit pas non plus de se reprocher quoi que ce soit parce que toute situation répond autant à la conscience qu’à l’inconscient. 
Là encore, ce qui peut changer les choses, c’est plus de conscience et d’amour. 

Voir les choses avec neutralité n’est que le début mais c’est cependant une étape indispensable puisque déjà la vision s’élargit, devient plus objective. Ce faisant on ne s’identifie plus au personnage. Mais comme un comportement issu d’anciennes croyances ne se limite pas à un seul geste, comme c’est un état d’être général, c’est en changeant la vibration que l’attitude changera.
C’est en devenant de plus en plus conscient de soi, de ces stratégies, qu’on s’en détache peu à peu parce qu’on ne les nourrit plus énergétiquement.

Je peux me satisfaire des quelques progrès dans le temps, du fait de voir de plus en plus vite ce qui se passe intérieurement même si l’idéal serait d’en être conscient sur le moment.
D’un point de vue plus large que le seul aspect travail, il y a derrière ce que la vie me propose d’expérimenter, l’occasion d’aller vers les autres et il est clair que la meilleure façon de le vivre, c’est d’être pleinement présent. 
Avec du recul, je peux constater que l’idée de regarder ce film a été inspirée parce que j’ai pu laisser monter les réactions, celle de l’enfant en moi, de l’adolescente et libérer les énergies au sujet de ma vision du travail. 

« Elle court, elle court la banlieue » (1973) avec Jacques Higelin  
 



L’injustice sociale a toujours existé et au-delà du fait d’être indépendant, au-delà des manipulations dans le monde du travail, il y a l’interaction humaine. Ce n’est pas la position sociale qui permet de se valoriser mais la qualité de la relation à soi qui va déterminer la qualité de la relation aux autres. Si je nourris des croyances dévalorisantes à mon égard, je tenterais de combler les carences en entrant en compétition avec les autres.
Il y a tant de croyances à lâcher qu’il semble évident que le mental ne puisse pas réaliser cela. La façon dont les mentalités, la société évolue montre bien que l’intellect ne peut pas résoudre les questions existentielles, le mode de vie en société. Les comportements sont les mêmes qu’avant, les luttes, les espoirs, la façon de réaliser ses rêves en étant dans la compétition. Ce sont toujours les mêmes rôles, les mêmes masques au fil des siècles, seul le décor change.  

Être la lumière que nous sommes ne veut pas dire d’éblouir les autres mais d’être soi. 
Être vrai, être intègre déjà avec soi-même. Et ce n’est pas une mince affaire puisque nous sommes tous conditionnés par des croyances qui se fondent sur de fausses vérités.

J’ai aussi été poussée à regarder ce documentaire et le fait que ma vision soit similaire à la leur m’a confortée dans l’idée que je suis guidée en permanence. Le fait qu’ils expliquent ce qu’est une sortie hors du corps, m’a amené à comprendre que les rêves éveillés étaient soit des projections mentales émotionnelles, soit des voyages dans le corps astral. 
Je savais que la nuit on voyage mais je n’avais pas pensé que lorsque je ressens des brusques tressaillements physiques spontanés, c’est lié aux mouvements du corps astral. 

« Le voyage astral » documentaire réalisé par Tistrya selon des témoignages
 



La question qui est venue c’est « à quoi ça sert ? »: à trouver des réponses dans ce qu’ils disent et qui résonne aussi avec ma vision des choses. Encore des arguments favorables à l’abandon du geste cachet. En effet, si en enlevant la carapace chimique, je peux mieux appréhender les mondes subtils, le champ des possibles s’élargit grandement. 
Déjà être en contact avec les autres à travers le ressenti émotionnel ou du moins par la sensibilité, au niveau vibratoire, c’est plutôt réjouissant parce que ça nourrit le désir d’aller vers les autres de façon authentique. D’y aller depuis l’espace du cœur sans se sentir vulnérable puisque je laisse le soin à la source de prendre en charge les besoins de l’enfant en moi.
Ça semble bien compliqué mais en fait ça demande juste d’être présent et conscient à ce que je suis, de laisser la source harmoniser les pensées émotions et donc de m’intérioriser avant de parler, d’agir.
Juste prendre l’habitude de ressentir et d’offrir, de se tourner vers l’intérieur d’abord. 
Et cette sensibilité, cette aptitude à ressentir, à se poser dans l’espace du cœur ouvre la porte à toutes sortes de voyages, d’expériences, de projections de conscience vers d’autres mondes. 

Là encore apprendre à s’ouvrir, à recevoir la guidance plutôt que de projeter des images mentalement, selon ce qui est connu, c’est une façon de distinguer l’origine de la vision. Celle qui est fabriquée par le mental, de celle qui est issue de l’âme. Et dans cette ouverture, ce constat, la notion de réalité change, tout apparait comme des projections de la conscience plus ou moins filtrées, denses. L'illusion et la réalité se cofondent, tout est relativisé. La différence de point de vue montre les perspectives nombreuses, la multidimensionnalité de l’Être.
Ce qui m’amène aussi à penser qu’il est bon que je travaille dans quelque chose de concret, de très ancré, pour ne pas me perdre. Tant que je ne suis pas sûre de l’origine de mes visions et même une fois que je le serais, en faire un business n’est pas une voie qui me correspond. Comme tout art, ça demande de la pratique, de la maitrise et y ajouter la pression du devoir, du besoin de résultat, ne peut que fausser les choses. 
C’est aussi pour ça que ce genre de travail d’aide à la personne, ponctuel et très ancré, constitue une expérience intéressante. Il n’y a pas que l’aspect financier mais avant tout le besoin de recréer du lien d’égal à égal, selon les compétences des corps mental, émotionnel, physique et par la guidance interne.

Ce petit texte trouvé ce matin vient nourrir ma réflexion à propos des autres dimensions : 




En raison de la formation de notre mental rationnel, nous avons tous développé une sorte de scepticisme ‘réflexe’ où notre mental réagit immédiatement à de nouvelles choses, ou à des choses que nous ne connaissons pas ou pour lesquelles nous avons peu ou pas de souvenir.
C’est la base de tous nos doutes sur nous-mêmes. Cette partie de nous qui dit ‘c’est impossible dans ma réalité’.
Mais afin d’avancer, d’évoluer, il vous est demandé d’aller au-delà de vous-même. 
Donc contemplez vraiment cela.
Si quelque chose vous semble impossible, sachez alors que C’EST POSSIBLE. 
Car cette chose – et votre courage de l’accepter et de sauter dans cet inconnu – peut-être votre prochain changement vers votre liberté, vers votre illumination.

La magie de la Vie est dans la valeur que vous lui donnez.
Rappelez-vous de votre enchantement dans la magie des contes de fées, des mythes et des mystères lorsque vous étiez un jeune enfant. Retrouvez tout cela maintenant.
Soyez fasciné, enchanté et captivé par la réalité que vous êtes en train d’expérimenter en ce moment, par les dons des autres, leur courage et leurs intérêts, et vous aimerez positivement ce qui est à venir.
J’ai Tellement d’Amour Pour Vous.
************************
PS
Mes amis magnifiques, ‘la plus petite des fées’ vient de s'asseoir à nouveau sur mon épaule. Et elle me dit: « Dis-leur que nous sommes ici. Dis-leur que l'Amour est dans le plus petit comme dans le plus grand, qu’il est en eux, autour et à travers eux.
Dis aux chers cœurs de s’arrêter / de regarder / d’écouter et ils vont voir et ressentir de l'Amour et de la Magie partout.
Même les villes bruyantes ne sont plus une limite à leur portée omniprésente et à leur manifestation ».
~ Nicky Hamid
http://www.nickyhamid.com/
Transmis / Traduit par TransLight https://www.facebook.com/TransLight


Ça me ramène encore à réfléchir au sujet de ces projections dans l’astral parce qu’il est clair que si ça bloque, c’est autant par le fait que je me coupe de mes émotions, donc du ressenti et des mondes plus subtiles mais il semble que ce blocage ait un sens plus profond. 
En effet, pour pouvoir observer avec les yeux de l’âme et donc percevoir d’autres dimensions, il faut élever sa fréquence vibratoire, amplifier l’amour en soi ce qui a pour effet d’élargir la conscience. 
Ce qui implique de lâcher toute forme de jugement. 

Le film que j’ai été invitée à regarder hier soir m’a amené à réfléchir. Déjà, je note l’immense progrès dans le fait de ne pas craindre de ressentir les émotions parce qu’avant, j’étais incapable de regarder des films dramatiques. Je ne voulais pas regarder des films qui heurtaient ma sensibilité de peur d’être submergée. Mais en cliquant sur le lien, je me suis dit que ce serait l’occasion d’être attentive à ce que je ressentirais intérieurement. 
Après tout puisque le cerveau ne fait pas la différence entre la réalité et l’illusion et que de ce fait, l’émotion s’exprime de toute façon, autant faire de ce film un outil de connaissance intérieure. 
C'est la magie du cinéma, de pouvoir vivre des émotions tout en étant conscient d'être spectateur. Lorsqu'on sait que la personnalité est une extension qui ne nous définit pas totalement, on peut observer ce qui se vit en soi avec le recul nécessaire.

Le Boucher (1970) avec Jean Yanne et Stéphane Audran




Et la dernière étape qui ma poussée à réfléchir, c’est ce message de Simon Leclerc.
L’idée que le mental bloque certaines sphères de l’être m’est apparue en même temps que celle de ma capacité à avoir de la compassion lorsque j’étais enfant. 
La situation d’inceste a mis en évidence deux aspects des jeux de rôle et au-delà, le caractère aliénant de l’esprit de vengeance. Je vivais à la fois le rôle de la victime tout en percevant cette même énergie chez mon père qui jouait le bourreau. 
Et c’est bien sûr l’amour inconditionnel d’un enfant pour ses parents qui m’a permis de voir la souffrance en lui et donc de pouvoir pardonner. 

L’amour est la clef, celle qui ouvre sur toutes les dimensions de l’être encore faut-il être prêt à les visiter puisque dans la dualité, tout existe de façon polarisée. Si une chose existe, son contraire existe aussi. Tant qu’on est identifié à la personnalité et ses jeux de rôles, on ne va pas chercher ailleurs jusqu’à ce que la souffrance qui vient nécessairement du déni amène à s’interroger. La souffrance qui vient de la récurrence de certaines situations qui répondent à la vibration majeure qu’on émet. 
Qu’on soit victime, bourreau ou sauveur, on ne peut trouver la paix et l’équilibre en ces rôles. Tôt ou tard, on arrivera au bout du processus qui débouche toujours sur la souffrance parce que dans la dualité, si on est heureux par les circonstances, on connaitra le malheur, la perte.
Aucune stratégie ne peut combler un être. Si l’amour de soi dépend d’une personne, d’une situation, le jour où perd la personne, où la situation change, on vivra une profonde souffrance.

Toutes les stratégies de l’ego visent à nous éloigner des blessures de notre cœur et lorsqu’on s’ouvre à la dimension de l’âme, on pénètre un monde beaucoup plus vaste où on va rencontrer les autres extensions de l’âme. On sera face à ce qu’elle a expérimenté, à tous les rôles qu’elle a vécu, les "bons" comme "les mauvais". De son point de vue, rien n’est bon ou mauvais, tout est expérience, outil de connaissance. Il est nécessaire de savoir qu’on n’est pas seulement ce corps, cette personne mais si on veut intégrer la dimension de l’âme, il faut lâcher la notion de jugement, de bien et de mal. C’est par la désidentification au mental, aux pensées, au personnage, qu’on pourra rencontrer les extensions de l’âme sans s’identifier à elles.  
Les jeux de rôles nous amènent à comprendre la valeur de l’amour au travers d’expérience où l'âme vit chaque situation de victime, de bourreau ou de sauveur comme le dit Simon Leclerc. Tout comme on peut avoir de l'empathie pour le personnage d'un film, lorsqu'on ne s'identifie pas aux personnages rencontrés, leur point de vue enrichit notre compréhension de l'humain, de la vie, de l'amour.

J’ai eu l’occasion de ‘rencontrer’ un virtuose de la cuisine qui avait abusé de ses enfants. Je ne l’ai pas jugé et cette rencontre s’est faite au moment où j’étais prête. J’avais compris pour l’avoir vécu, la valeur, l’intensité de l’amour intérieur, le miracle du pardon à mon père mais aussi vis-à-vis de moi-même pour ce que j’avais tendance à juger alors comme quelque chose de mauvais. Mon passé de toxicomane, d’excès, de quête existentielle dans les mondes de la nuit que les religions qualifient de ténèbres peuplées de pêcheurs aurait pu me faire culpabiliser si je n’avais pas connu la valeur de l’amour christique et du pardon. 
J’ai souvent eu cette sensation que le fait d’avoir été victime et d’avoir pardonné, avait nourrit ma capacité d’aimer et m’avait ouvert à connecter mon âme. 
Tant la souffrance que la compassion m’avaient ouvert l’esprit. 
Il est clair que le jugement nous limite dans la sphère de l’humain, de ses stratégies qui nous ferment le cœur et on ne peut pas connaitre l’intensité de l’amour inconditionnel.




Mais du point de vue de l’âme, tout a sa raison d’être et si le mental maintient certaines portes fermées, c’est pour plusieurs raisons. Déjà, le passage vers d’autres dimensions de l’être se fait par l’ouverture du cœur, par l’expansion de l’amour en soi et si on reste dans le jugement envers soi, on ne pourra pas accéder aux aspects de l’âme qualifiés de mauvais. Tant que la notion de jugement, de culpabilité régissent notre vie, les portes sont fermées parce que sinon on serait envahit, submergé par la culpabilité.

L’idée de karma est à considérer comme un contexte d’apprentissage une façon de connaitre par la loi de cause à effet mais la notion de culpabilité limite notre perspective. Dans le film « le boucher », la façon dont le coupable est montré, dont on comprend son profil psychologique, nous permet d’avoir une certaine empathie envers ce criminel tout comme la femme incarnée par Stéphane Audran. 
C’est ce que j’aime dans ces films des années 70, ils amènent à réfléchir, ne se positionnent pas mais montrent toutes les facettes des personnages. Personne n’est ou tout blanc ou tout noir, ce sont les stratégies qui nous mènent dans des voix sans issues.   
Tant que je juge quelque chose en moi, je me coupe de l’amour intérieur simplement parce que je m’interdis de m'ouvrir et donc de recevoir. 

La culpabilité est une énergie tout aussi limitante que la peur et tant qu’on ne la libère pas, on ne peut pas accéder aux mondes féériques sans tomber sur celui des monstres. 
En ce sens apprendre à distinguer ce qui est de l’ordre de la projection du mental/inconscient et ce qui existe dans d’autres dimensions demande de connaitre ses outils de perceptions, de se familiariser avec le ressenti. Je ne sais toujours pas si ces êtres des mondes éthérés ont une existence réelle ou s’ils sont seulement les projections de consciences humaines mais il semble logique que l’âme ne se limite pas à une forme de manifestation. Et le fait de savoir si c'est réel ou non n'importe pas vraiment puisque si ça apparait sur l'écran du mental, c'est que c'est un message, cela m'invite à élargir mon cœur et ma conscience, à relativiser.

Désolée pour la longueur du texte mais je n’ai pas le temps de réécrire en deux textes ni l’envie surtout puisqu’ici ce qui est "intéressant", c’est la façon dont l’âme me guide pas à pas. 
Tout ce qu’on vit peut sembler ne pas être lié mais en fait, tout a une trame logique et ce qui est important c’est de constater tant par le ressenti interne qu’avec le recul et la réflexion, la façon dont nous sommes toujours guidés, accompagnés. C'est essentiel de le savoir parce que ça nous permet de trouver la force de changer et donc de s'ouvrir. 
On ne peut pas se forcer à aimer, la sagesse ne vient pas non plus d'un seul coup même si nous sommes la conscience omnisciente, c'est pas à pas que le cœur et la conscience humaine s'ouvrent et s'expansent, c'est dans ces prises de conscience et par l'acceptation de soi, qu'on intègre en profondeur l'amour, en connaissance de cause et en le choisissant. 

Le ciel est encore gris pourri et je viens d’étaler une machine ! Je n’en peux plus de ces épandages intensifs, ininterrompus. Cela m’invite encore à m’intérioriser et peut-être à contacter des aspects de l’âme qui participent à la destruction de ce monde. 
Déjà, si je considère mon propre monde intérieur, ma façon de gérer les émotions en les anesthésiant avec les cachets, ou encore ma façon de me relaxer en fumant, ça me calme, j’ai moins tendance à juger le comportement des autres. D’autant plus que parmi les scientifiques qui ont élaborés ces programmes, je suis sûre que la majorité d'entre eux pense bien faire. Tout dépend toujours du point de vue qu’on adopte. 

Lorsqu’on est hypersensible, l’instinct de survie nous pousse à trouver des moyens de se protéger mais lorsqu’on comprend que nous sommes éternels en essence et que la vie est une école, un parcours initiatique, que nous faisons toutes sortes d’expériences pour connaitre l’amour lumière divin que nous sommes, on peut s’autoriser à lâcher la culpabilité, les notions de bien et de mal afin d’apprendre dans la joie, la légèreté.  
Bon le linge est parti pour un deuxième rinçage !




Je précise à nouveau que ce que j’écris ici est nécessairement subjectif et cela représente ma vision de ce que je vis et comment je l’interprète. Je ne prétends pas avoir raison mais je pense que tout témoignage sincère peut être utile. Sinon aujourd’hui, peut-être demain. Le but, si je peux dire, c’est de vous amener à rechercher et à trouver votre propre vérité, la connexion interne à la source et aux mondes subtils. 

Non pas pour fuir la réalité mais pour avoir une perspective élargie et pour comprendre le caractère précieux de cette incarnation, ici et maintenant. 
Le passé ou les mondes éthérés permettent de comprendre, d’intégrer la connaissance, par comparaison, par effet miroir. 
Lorsqu’on n’est plus identifié à la personnalité seulement et qu’on s’ouvre à la dimension de l’âme, ces extensions qu’on rencontre ne sont pas des personnages auxquelles on va s’identifier non plus. Quelles soient « bonnes » ou « mauvaises », la connaissance aigüe de l’humain qui passe par la connaissance de soi, révèle que nous portons tout en nous, tant les pensées lumineuses que celles qui sont classées dans la catégorie criminelle, perverse, autodestructrice. 
Cette petite phrase pleine de sagesse piochée à l’instant dans "La boîte à idées" de Lulumineuse, vient encore à point.
"Admettre tous les points de vue fait circuler la Vérité en chaque être et les unis"
-- Lulumineuse

S’ouvrir aux autres, aux mondes extérieur et intérieurs, se positionner au centre de l’être permet de comprendre le point de vue de chacun au-delà du jugement et sans non plus s’identifier aux autres, ou sans souffrir d’avoir le cœur ouvert, d’être empathique. Cela expanse notre cœur, notre capacité d’aimer et c’est surtout en soi que cela commence.  

Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr


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