vendredi 23 septembre 2016

« Se libérer des conditionnements… » & interview de Marguerite Yourcenar sur "la condition féminine"






Lorsqu’on parle de masques, de mémoires karmiques, de blessures, on a tendance à se compliquer la vie et à se projeter dans le temps, à imaginer des vies antérieures, lointaines, extérieures, qui seraient la cause de tout notre mal-être.
En allant au plus simple et en observant simplement si on peut dire, la constitution de l’humain, on peut constater que nous sommes essentiellement composés d’énergies et que celles-ci nous relient en permanence aux autres, dans l’espace et dans le temps, par les phénomènes d’attraction/répulsion et par notre ADN.

Au-delà et à travers nos préférences, nos choix conscients, nos réflexes inconscients, nos gènes, nous sommes connectés à nos ancêtres, à leur vécu et avec une forte intensité lorsqu’il s’agit de traumas. Nous portons une trace de toute l'humanité, qui de génération en génération nous transmet un bagage héréditaire spécifique et varié.

La science reconnait maintenant cela, elle constate qu’on porte en nos gènes la mémoire du vécu de nos ancêtres et que cela influe sur notre comportement de façon inconsciente. Mais nous savons aussi que nous ne sommes pas soumis à nos gènes et que rien n'est figé comme en témoigne la conférence du Dr Luc Bodin, sur le thème de l'épigénétique. 
En toute logique, nos préférences, nos dons et nos talents trouvent aussi leur origine en ce patrimoine génétique. En plus, nous partageons plus de 90% de nos gènes avec notre environnement, avec les règnes qui peuplent la terre…




« Conférence sur L'épigénétique » : Docteur Luc BODIN. Le son n'est pas terrible mais ça vaut la peine d'écouter jusqu'à la fin puisque les solutions arrivent au trois quart de la vidéo et l'exercice à la fin est édifiant. J'ai pu sentir la vibration d'amour juste en les regardant...c'est dommage qu'ils n'aient pas commencé par cela.


Cette conférence Du Dr Isabelle MANSUY explique aussi comment les gènes influence le comportement, "nous sommes beaucoup plus que nos gènes" :

C’est en suivant l’élan de l’instant motivé tant par la peur d’aller vers l’inconnu que par le désir d’apprendre, qui m’y a amené au moment où je voulais participer au programme de reconnexion âmique proposé par Magali.
J’avais préparé un papier mais comme ça coinçait au niveau de la publication, je n’ai pas insisté supposant que ce blocage avait un sens. Déjà quelques idées venaient comme le fait que ce point de vue que j’exprimais alors était incomplet ou pas dans son contexte.
Je comprends maintenant que cette conférence s’inscrivait dans une autre perspective qui est celle d’aujourd’hui et introduit ce nouvel article plus accès sur la libération des conditionnements dû au fait d’être un humain, un homme, une femme... 




Tout ce qui permet donc de toucher de près ces mémoires et surtout de les libérer, est nécessaire à notre bien-être. En le faisant on pourra choisir ce que nous voulons exprimer, manifester en tant qu’individu à part entière, un être qui n’est plus soumis à ses gênes, mais qui en utilise le meilleur, enfin ce qu’il définit comme tel, selon ses choix conscients. Lorsqu’on lâche toute idée de bien, de mal,  de punition, de récompense pour considérer tout ce que nous sommes, comme des moyens d’expression du vivant, des outils qui permettent de manifester notre unicité au niveau humain tout en étant conscient de notre essence divine, on commence alors à pouvoir créer notre vie en conscience. 
Je devrais dire co-créer puisque nous sommes multidimensionnels, c'est un travail d'équipe à bien de niveaux et la conscience unifiée et celle qui permet de constater que la voie tracée par notre âme est celle qui nous mène à la réalisation de notre plein potentiel. 

C’est assez délicat de parler de création, de notre pouvoir créateur parce que plus on devient conscient de qui nous sommes et du fait que nous sommes toujours guidés et plus on se rend compte que nous sommes davantage témoin plus ou moins conscient et heureux, que créateur. Que c’est l’aspect subtil de l’être qui créé et que notre bien-être dépend de l’alignement à la source, à l’amour lumière, à la paix et l'unité, il dépend de la vibration qu’on rayonne et qui elle-même est l'ensemble des fréquences formées par nos pensées, nos émotions et nos intentions.

On comprend que notre choix se situe à l’intérieur dans la force d’orientation des pensées, soit vers le centre où on se laisse guider, soit à la périphérie où on reste identifié au mental séparé, aux pensées, aux émotions. Mais ce sujet est vaste et je m’éloigne de ce que je veux traiter aujourd’hui, à savoir la libération des masques, conditionnements...  

Il existe beaucoup de techniques de guérison et en cela autant de possibilité de prendre conscience de ce que nous sommes et portons.
Quand je parle d’amour et de lumière, de leurs vertus guérissantes, il s’agit ‘simplement’ de devenir conscient de ce que l’on porte dans les profondeurs de notre inconscient, de nos gènes et qui se traduit par des phobies, des addictions, des peurs paralysantes même ou des maladies.
Être conscient, reconnaitre, c’est la première étape qui permet la guérison et la deuxième qui fait appel à l’amour dont nous sommes tous faits au niveau énergétique, vibratoire ou essentiel, est ce qui va finaliser la guérison en recréant du lien à l'intérieur et par conséquent avec l'extérieur. Parce que l’amour c’est justement la reliance, la communion, ce qui donne envie d’aller vers l’autre, ce qui permet d’accepter les différences, d’en voir la richesse.  
L’amour est patience, persévérance, détermination à évoluer, à vouloir connaitre la vérité et à libérer tout ce qui ne nous appartient pas. 
Le désir de vérité, de savoir, de comprendre, doit nécessairement être associé à la compassion. 
Tant qu’on a de la haine, des regrets, tant qu’on accuse nos ancêtres, nos parents, la source même, de nous avoir créé "imparfait" ou de nous avoir mal élevé, de ne pas nous avoir donné suffisamment d’amour…on ne peut s’extraire de la condition de victime ni des systèmes inconscients commandés par notre patrimoine génétique.




On parle du miracle du pardon parce que c’est ce qui nait de la connaissance et de la compréhension de l’humain divin.
Lorsqu’on reconnait les raisons qui ont poussé nos parents, nos ancêtres à agir comme ils l’ont fait, lorsqu’on se situe dans le contexte dans lequel ils étaient au moment des faits, sachant le niveau de conscience qui était le leur, on ne peut que pardonner, comprendre et choisir de cesse de leur en vouloir. 
La vie elle-même nous montre que nous ne sommes pas parfaits malgré notre bonne volonté, que nous portons autant de noirceur que de lumière et lorsqu’on lâche prise, lorsqu’on cesse de se regarder à travers le jugement arbitraire d’une conscience divisée, la compassion, la grâce viennent absorber les regrets. 

On sent que la notion de pardon est une expression de l’amour divin, qu’elle surpasse l’entendement humain et que jamais nous ne sommes jugés par la source. 
On comprend qu’il s’agit de liberté d’être et que pour se sentir libre, il faut lâcher toute forme de jugement, de peur, de culpabilité. On comprend par expérience que ça n’est pas en luttant contre notre inconscient, qu’on peut se libérer de comportements douloureux, addictifs, souffrants, on sait que seuls l’amour et la lumière ont le pouvoir de modifier jusqu’à la structure de notre être.

Notre vie, notre personnalité actuelle, selon notre genre, notre race, est constituée de toutes sortes de mémoires relatives au passé, aux jeux de rôle.
Lorsqu’on nait femme, on porte les blessures du genre féminin, les abus, les injustices, les vexations, les soumissions, les viols…tout ce que les femmes ont vécu de douloureux est inscrit en nos gènes, nos mémoires, et c’est par la connaissance, par la reconnaissance, que nous pouvons nous libérer tout en donnant l’occasion à ceux qui nous entourent, à nos enfants, nos voisins, nos proches, d’en faire autant.

Nous portons tout autant les traumas que les grands éclairs de lucidité, les compréhensions, les victoires, les succès, les vertus, les talents. 
Tous ceux qui ont réfléchit au sujet de l’humain, qui ont été inspiré et qui ont partagé leurs connaissances, les grands auteurs, les philosophes, les scientifiques…ont enrichi l’humanité et leur savoir est aussi inscrit dans notre ADN.

Les réflexions de cette femme sont très justes à mon sens et c’est une joie de pouvoir accéder à cette interview parce qu’il y a beaucoup de sagesse dans ces propos. 
Encore un exemple de la magie d’Internet qui permet à chacun d’accéder à la connaissance universelle et une confirmation de la guidance permanente de l’âme du fait que la sagesse est en chacun, accessible à tous dans la communion avec l'esprit, l'âme.
Il faut tout de même préciser que son discours "répond" au contexte de son époque, au moment où les mouvements féministes prenaient de l'ampleur...

Marguerite Yourcenar - La condition féminine 1/3 


La condition féminine 2/3 (je crois que c'est cette partie là que je préfère...)




La condition féminine 3/3(et celle là aussi est très bien...)



Son discours est plein de bon sens parce qu’il n’enferme personne derrière des étiquettes mais au contraire, il reconnait les qualités féminines qui ne se limitent pas non plus au genre.
Comme je suis née femme, il est naturel que je parle de ce que je connais le plus mais comme je sais aussi qu’au niveau énergétique, je suis un être complet et d’ailleurs les gènes nous le démontrent aussi puisqu’il suffit d’un chromosome pour faire la différence, pour cette raison, le masculin sacré, est aussi une énergie que je porte. 

Et c’est clair qu’elle a aussi besoin d’être purifiée, libérée des conditionnements relatifs à son genre tout comme l’énergie féminine. Mais ce sera l’objet d’un autre article qu'un texte que je viens de trouver sur la toile, qui résonne parfaitement m'amène à réfléchir sur la question, car même s’il est écrit par un homme et s’il parle de l’homme, je me reconnais en son discours puisque les caractéristiques du masculin sacré, en tant qu’énergie, habitent tout autant l’homme que la femme. 
Reconnaitre ces deux forces complémentaires en soi, ne plus les opposer et libérer les conditionnements, les jugements, restaure l’équilibre.

Par le fait que nous soyons vibratoires, multidimensionnels, il va de soi que nous sommes reliés et même constitués d’énergies élevées, d’énergies ‘futures’ ou disons plus évoluées dans la conscience. Plus éclairées et plus proches vibratoirement de la source Une.
C’est un point de vue qui teint compte de la linéarité mais cette notion est relative à l’humain puisque tout est simultané selon la logique de ‘l’éternel présent’. Mais restons sur le plan terrestre.

Nous sommes reliés dans l’énergie à tout ce qui entre en résonance avec la fréquence que nous émanons dans l’instant. Quand on se centre en la paix du cœur, elle devient dominante et cela nous connecte de plus en plus aux énergies correspondantes et à tous les êtres qui sont sur la même fréquence, au-delà du temps et de l’espace. 
Nous sommes donc reliés aux sphères subtiles, éthérées et pouvons entrer en contact avec elles, en conscience. 
Selon notre personnalité, nos préférences et nos peurs inconscientes, nos gènes, on ira vers un règne plutôt qu’un autre, vers des formes qui éveillent en nous la confiance. 

L’expérience de rencontre avec la licorne a été très instructive parce que j’ai instinctivement, de par mon vécu, beaucoup plus confiance envers le règne animal qu’envers l’humain. 
Les animaux ne trichent pas, ils sont reliés à l’âme de la terre et c’est plus facile pour moi de contacter une licorne qu’un maitre ascensionné. Malgré le caractère mythologique de cet être, c’est ce qu’il représente pour mon âme et la façon dont je me suis sentie attirée intuitivement et spontanément vers cette rencontre, qui ont permis que cela soit vécu de façon réelle et intense puisque le mental a émis très peu d’opposition ou de réserve. 




On se connecte sans arrêt aux mondes subtils, à l’âme, on le fait sans le savoir mais quand on devient conscient de ces réalités parallèles simplement par le ressenti, le pressentiment qui sera validé par l’expérience, on peut alors y voyager, y faire des rencontres. 

Ceci dit rencontrer des êtres comme les maitres ascensionnés me semble encore prématuré parce qu’il y a trop de folklore, de peurs reliées aux humains et rien que le mot maitre suscite beaucoup de réactions intérieures. 
Mais même si cela ne se passe pas de façon visuelle, la connexion est réelle et elle n’a pas besoin d’être nommée, précisée, puisque c’est la vibration qui agit et le ressenti qui témoigne du contact.

Là encore, l’intention pure, le verbe et le désir de communiquer suffisent à le percevoir, à le vivre. Je parle de pureté dans le sens de sincérité du cœur, du désir de connaitre émanant de l’enfant guéri en soi et pas de l’ego qui veut dominer puisqu’alors, on tente de combler un vide et on est confiné dans l’illusion de la dualité conflictuelle où on recevra ce que l’on émet. 
Un désir motivé par l’orgueil ou le besoin de combler un vide, amènera l’inverse de ce qu’on attend parce que l’énergie émanée est celle du manque, du déni de soi, du conflit. 

Ce qui émane du cœur, ou du centre de l’être est toujours équilibré, juste, pacifique, exempt d’orgueil mais cependant déterminé, sûr et clair. 
L’enfant guérit, c’est l’être nouveau qui unifie les "contraires", qui n’est pas androgyne mais complet dans tous les sens du terme. Il ne renie rien, il accueille tout ce qui le complète et si j’utilise le terme d’enfant c’est parce qu’il correspond à ce que l’on devient lorsqu’on s’aligne à la source en soi. Enfant à ses yeux puisque tout est à découvrir, créer, réaliser, comprendre et adulte vis-à-vis de la société parce que souverain dans cet alignement des corps, des énergies, aux vibrations harmonieuses de la source.  

Selon les enseignements des rayons sacrés, le rayon argent nacré est celui qui porte et nous connecte au féminin sacré, à la fertilité sacrée en action et à la matrice divine... 
Je ne les utilise pas volontairement mais par intuition, selon la guidance et j’observe tout comme les rencontres avec les animaux, que lorsque je pense à l’un d’eux, c’est un appel à cultiver les vertus/énergies qu’il porte. 
Le contact avec la Terre Mère est aussi source de guérison, d’équilibre. 
En étant reliée à la conscience de la Terre, on se relie à l’aspect maternant de la source, à l’aspect matériel, concret, comme le dit Marguerite Yourcenar. 




Et c’est clair que le fait de cultiver le jardin a aidé considérablement la guérison de l’énergie féminine en moi. 
L’aspect qui prend soin, la recherche d’autonomie alimentaire, le fait de cocréer dans la matière selon les règles de la nature, ses cycles, ses éléments a favorisé la restructuration de l’ADN. 
Ce sont tout autant les énergies féminines que masculines qui ont été pacifiées, harmonisées puisque cet exercice fait appel aux dons de ces deux forces de façon équilibrée. 
Les propos de la seule femme académicienne, au sujet du féminin sont très justes à mon sens et on peut constater que lorsqu’on se situe au centre de l’être, dans l’équilibre, le juste milieu, lorsqu’on est dans l’unité et la paix intérieure, les idées sont universelles, communes. 
On réfléchit et pense de la même façon non par conformisme mais par la vibration Une qui unit l’amour et la lumière, la conscience et la compassion, la communion,  la reliance, le masculin et le féminin de façon naturelle, au-delà des concepts bien/mal, inférieur/supérieur…

Pour finir, une animation que je découvre aujourd’hui et qui m’a fait bien rire.
"Ascension" - by Ascension le Film



En effet, leur acharnement à vouloir élever la statue de la vierge peut être assimilé au parcours ascensionnel tel que compris par l’intellect. Ils sont focalisés sur leur volonté d’élever la statue, sur leur performance, et passent à côté des nombreux messages portés par la nature, les faits…
L’ascension spirituelle à mon sens, c’est la capacité de voir objectivement, de s’élever au-delà des conditionnements et d’accepter ce qui est, afin de laisser la source agir, transcender, transformer, alchimiser. 

Les deux principes masculin et féminin de la source sont à l’œuvre ; prendre conscience de ce qui est puis confier à la source tous les remous que ça suscite, reconnaitre et accepter. Les réactions concernent la surface, le mental, l’émotionnel, mais aussi les profondeurs, l’inconscient, les gènes et lorsqu’on se centre en la paix du cœur, l’alchimie se réalise, on en est le témoin. On se situe au carrefour du temps, des genres, il n'y a plus de limites.

La joie se manifeste alors naturellement parce que tout s’équilibre. 
C’est l’enfant en soi qui exprime ce que l’adulte tente de cacher et lorsque c’est accueilli dans la paix du cœur, par la source, le masculin et le féminin sacré ou l’âme et le Soi, l’enfant peut alors exprimer la joie naturelle et spontanée. 
C’est un mouvement intérieur qui réunit les trois aspects de l’être en tous les domaines, masculin, féminin et ce que leur rencontre produit; Cette renaissance permanente du nouveau "Sois", qui se déploie en toutes les directions, c’est la joie pure de la création.


Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

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