lundi 6 juin 2016

« Se libérer des chaines, des limites du mental »





En ce moment le thème de la liberté revient en force et je crois que je commence à comprendre le processus interne du manque. Nous établissons des limites selon les attentes extérieures et cela entraine des frustrations, des manques, la sensation d’être divisé intérieurement, de trahir notre vérité profonde, puis des stratégies sont élaborées afin de compenser mais ça nourrit la blessure de rejet sans pour autant nous combler.

Le mental crée ces limites et tout naturellement une part de nous-même va vouloir les transgresser parce que nous sommes la vie elle-même et celle-ci ne peut pas être contenue indéfiniment. 
Nous sommes faits pour nous déployer mais pour le mental, la liberté s’exerce plus dans la matière, par les actes transgressifs, la rébellion, les revendications, l'affirmation de soi en force, qu’à l’intérieur de soi. C’est comme si une dynamique se créait de cette façon. 
La limites engendrent des frustrations, la sensation de manque et va appeler une compensation. 
On est tellement identifié à notre corps physique et nos pensées qu’on agit seulement en surface. Le mental tente de contrôler la vie afin d’être conforme aux attentes extérieures mais ça créé une division interne, et c’est au cœur de l’être, dans un face à face sans tricher que la vraie liberté peut être trouvée et intégrée.

C’est en acceptant d’accueillir en notre cœur, toutes les pensées émotions dites négatives ou encore excessives, que l’équilibre se créé en nous même. Le fait de brider son ressenti ou l’expression du vivant dans l’instant, continue de nourrir le phénomène d’attraction/répulsion, de frustration qui amène à vouloir compenser ou encore à transgresser ces limites. 
Lorsqu’on accepte de prendre en considération ce qui émerge en nous et qu’on l’offre à l’amour lumière, c'est-à-dire qu’on en prend conscience sans pour autant s’identifier à cela, on retrouve la liberté d’être et le système interne de rejet se dissout. Il n’y a plus d’aimantation, d’attraction/répulsion, d’attitude d’enfermement qui crée cette sensation de manque et le besoin de compenser.
Et quand quelque chose est vécu, accepté, reconnu, il n’y a plus d’intérêt, de raison de lutter, de résister donc il n’y a plus non plus de besoin d’assouvir aucun besoin.

Le fonctionnement du mental est tel qu’il crée des besoins pour les nourrir mais la plupart du temps, ça se créé dans la contrainte, la culpabilité, la sensation d’échec, de transgression. 
Ces besoins sont en fait l’expression  des nombreuses frustrations, de ces fois où on contraint la vie en nous, où on empêche l’expression d’une émotion, d’une pensée par peur d’être rejeté, jugé, considéré comme mauvais.

Quand on lâche la peur de faire des erreurs, le jugement, quand on perçoit nos pensées émotions comme la manifestation de la vie qui peine à trouver sa pleine expression en nous, on intègre peu à peu la liberté d’être tout en comprenant de quoi nous sommes faits et quels sont les fonctions de nos corps subtils, de ces formidables outils de création.

Dans le lâcher prise, on peut ressentir à quel point nous sommes aimés puisque nous sommes essentiellement cette vibration. On ne cherche plus à plaire non plus puisqu’on apprend à se reconnaitre et à s’accepter en totalité. En  ce processus on s’identifie à l’être véritable, à ce que nous sommes au-delà des modes de fonctionnements automatiques internes, conscients ou inconscients.

Chaque pensée émotion réfrénée va s’exprimer très souvent dans l’excès faute d’avoir été entendue au moment où elle s’est manifestée. Et c’est là que nous faisons la première erreur de donner de l’énergie à cela simplement en le refoulant.
Lorsqu’on accueille une pensée, une émotion, lorsqu’on la laisse s’exprimer à l’intérieur, sans la projeter vers les autres, sans la refouler, elle s’harmonise, trouve sa place et ne vient plus nourrir le manque ou le besoin.

Nous sommes habitués à réagir de façon automatique ; lorsqu’une envie jugée inappropriée se manifeste, on la bloque et de ce fait, le mécanisme de compensation va se mettre en place par l’amplification de la charge énergétique bloquée puis son explosion, sa projection excessive vers l’extérieur. 




Du coup on agit toujours par compensation, depuis un besoin non assouvis mais le désir initial n’est pas pris en compte, il ne s’exprime pas dans sa pureté. 
Ce qui au départ est une simple envie de jouer, de se réjouir, ou simplement d’être soi-même va être tellement contrarié que ça va s’exprimer avec violence ou dans l’excès. 
Quand on comprend mieux qui nous sommes et que nous faisons confiance à l’âme, la vie en nous, que nous savons que notre vie est régie par la source et soutenue par elle, la vision change et les corps subtils sont perçus comme les outils de création qu’ils sont. 
On va constater que tout ce que nous faisons dans l’élan spontané, sans retenue, nous conduit vers plus de compréhension et d’amour. De plus, l'action est portée par la joie et c'est ce qui confirme que l'élan est impulsé par l'amour, le désir d'être fidèle à soi-même.

En fait, nous avons tous les mêmes besoins fondamentaux. Aimer et être aimé, explorer, se réjouir, s’épanouir, échanger, partager. Très souvent, les besoins sont camouflés derrière nos peurs, nos conditionnements et la culpabilité qui nait de l’éducation. Et quand nous sommes frustrés, quand nous ne reconnaissons pas ces besoins véritables, ça créé des sensations de manque, de mal-être, de division interne.

Nous sommes des êtres illimités spirituellement et même mentalement et l’écart entre la pensée et la matérialité, l’intangible et le ‘réel’, créé souvent des frustrations, le sentiment d’impuissance, qui se traduit aussi par un besoin d’intensité.
 
L’enfant intérieur nous communique tout autant les blessures que nous portons que les besoins que nous avons. Il le fait dans la spontanéité de l'instant mais on le réfrène systématiquement, par automatisme. Mais comme la plupart du temps nous nous identifions à nos pensées, au mental et lorsqu’on à l’intuition d’être divin, nous avons du mal à accepter les limites de l’incarnation, nous focalisons sur le manque et la façon de le combler au lieu de laisser la vie s'exprimer puis de reconnaitre le besoin contraint.
Ces besoins s’expriment au travers des émotions mais nous ne savons pas les traduire puisqu’en général nous les contraignons surtout quand elles sont désagréables.     

Tant qu’on ne sait pas accueillir ce qui émerge en nous, tant que l’énergie n’est pas pacifiée et harmonisée, nous agissons selon des stratégies mais le mental ou l’ego qui est un programme de survie, n’ont pas de réponses appropriées. Nous ne prenons pas le temps d’écouter vraiment et du coup nous sommes toujours en réaction, dans l’immédiat, dans le conditionnement, la réponse automatique qui est toujours celle d’éviter de ressentir nos blessures internes. 
On passe son temps à se contraindre, à se frustrer puis à élaborer et suivre des stratégies visant à combler un manque initialement créé par le mental. 
Le seul fait de bloquer la vie, de la limiter, nous emprisonne dans les stratégies du mental qui finalement ne fait que brasser les pensées en essayant de tout contrôler.

Mais au-delà de tout ça, et surtout en ce moment, c’est la liberté d’être que nous intégrons. Très souvent nous nous fixons des limites mentales par peur et quand nous nous les transgressons, nous culpabilisons. Ça fait un effet d’attraction, la limite appelant le dépassement d’une façon ou d’une autre. 
Mais quand on lâche la culpabilité, la limite se dissout et l’envie de transgresser disparait. Du moins dans la neutralité, on peut voir que nous ne trouvons pas le bonheur dans ce schéma. Et c’est de cette façon qu’on peut passer à autre chose. 

Quand on ne freine plus l’élan et qu’on observe ce qui se manifeste de façon neutre, tout le système de frustration et de transgression, compensation, se dissout. 
La dynamique contrainte dépassement n’est plus activée. 
Là aussi selon la perspective on peut soit se dire qu'on régresse, soit utiliser la situation pour intégrer la liberté d'être par ce processus d'accueil, d'observation neutre.

Je vous souhaite de vous accorder cette liberté d'être, d'accueillir, et ainsi de faire sauter les limites qui n'appelleront plus de réaction de compensation. Mais c'est un  processus interne que seul le cœur peut réaliser. Le mental ne peut pas concevoir ce que peut être la vraie liberté puisqu'il créé par nature, des limites. C'est sa façon de croire qu'il peut contrôler la vie. 




Le seul fait de s'autoriser à accueillir ce qui se manifeste en soi, créé une sensation de liberté et cette vibration s'installe puis se déploie.
Une fois que l’interdit est perçu comme une stratégie on va constater qu’on n’est pas comblé si on observe les faits avec un minimum de recul. Et quand on comprend que ce qui se manifeste est l’expression de la vie puis que notre cœur peut soutenir ce mouvement, le conduire dans la justesse, l’alignement des corps, la liberté d’être s’intègre naturellement.

Dans ce retour au cœur, on constate que tout a sa raison d’être et que ce qui se manifeste a juste besoin d’être reconnu et embrassé afin de trouver sa juste place, de servir la réalisation de soi, le jugement devient alors obsolète. 
La confiance en soi, en ce que nous sommes essentiellement et véritablement s’installe et on se laisse guider sans craindre de se perdre, d’échouer. On commence à vivre vraiment.
On comprend que tout commence à l’intérieur et que nous pouvons trouver la paix, la liberté, la joie véritables en confiant tout ce qui émerge en nous à chaque instant, à la source intérieure.

La stratégie qui consiste à poser des limites en soi va se dissoudre et comme on ne contraint plus le mouvement de la vie, elle s’écoule facilement, on ne cherche plus à l’extérieur ce qu’on sait être en soi. 
Cette liberté d’accueillir, de laisser s’exprimer ce qui émerge, nous permet de comprendre le sens véritable de la liberté. On comprend que nous pouvons choisir d'être libre et que ça se réalise en soi, vis à vis de soi-même, de la vie qui s'écoule à travers nous. 

On s’autorise alors à se laisser aimer par la vie, on se reconnait en tant qu’être unique manifestant sa propre mélodie sur terre. On n’a plus besoin d’un auditoire pour être approuvé puisqu’on s’accepte sans conditions. Et comme on ne cherche plus à plaire, on attire naturellement la curiosité des autres, sans ressentir de jalousie puisqu’on n’a pas de complexe ou de comportement excessif qui appelle l’attention extérieure.

Dans ce processus on apprend à voir en notre mental, notre émotionnel, des outils d’éveil et de création précieux qui lorsqu’ils sont dirigés par l’amour lumière intérieurs, ou la sagesse innée, ils deviennent très efficaces. 
Ils ne sont plus limités à agir selon le système d’action/réaction, d’attraction/répulsion. Lorsque la pensée émotion peut passer sans être retenue, la liberté d’être devient la norme et les blocages disparaissent.
Et comme il n’y a plus de frustration, il n’y a plus non plus de sensation de manque, de devoir, de contrainte, d’obligation à agir selon les stratégies de compensation.

Quand il n’y a plus de limite en soi, il n’y a plus besoin de transgresser, de surmonter, de dépasser, de réagir, de se défendre. Plus besoin d’agir pour obtenir un résultat. 
Le fait de juger contraint et colore l’énergie qui va amplifier. Une énergie qui à la base exprimait juste un blocage et la nécessité de lâcher prise, se voit affublée d’une étiquette qui va lui donner une forme et une force.
Plus on va la contraindre et plus elle va grossir, plus on se sentira manipulé, limité, impuissant alors qu’en la laissant être, elle se dissipe et s’harmonise naturellement.

Évidement pour agir de cette façon il faut avoir confiance en la vie, se dire qu’elle nous aime et prend soin de nous à chaque instant et c’est justement en observant avec neutralité qu’on va gagner cette confiance par la proximité avec la source, la reconnaissance de cette essence originelle.
L’amour et la lumière qui sont notre vraie nature sont empêchés de circuler librement par nos peurs et nos croyances, nos conditionnements et lorsqu’on éclaire ces systèmes internes automatiques, on s’en libère naturellement. On s’en dissocie et on les désactive dans cet accueil sans conditions de ce qui émerge en soi.

Lorsqu’on se rend compte que ces limites ont été imposées par les autres on va les accueillir afin que le cœur puisse les réajuster à qui nous sommes en vérité, tant au niveau de la personnalité que du divin.
Établir ses propres règles selon l’intelligence du cœur et non par peur, nous rend notre pouvoir, notre liberté d’être et d’agir. 
Lorsqu’on confie à notre esprit, à l’intelligence du cœur la, gestion de nos mondes intérieurs, il n’y a plus de peur, de doute, de sensation d’échec, d’erreur, on apprend à désapprendre, à déconditionner le mental, à unifier notre être. 
 



Plus besoin non plus de prouver notre valeur aux autres puisqu’on se reconnait en totalité. On sait qu’on ne sait pas grand-chose mentalement mais comme on sait aussi que notre cœur sait toutes choses, on apprend à lui faire confiance, à suivre l’élan de l’instant. 
On sait qu’on en comprendra le sens un jour ou l’autre, ou pas, mais on ne s’attache pas à le savoir puisqu’on commence  à comprendre comment émerge la connaissance. 

Les limites sensées nous protéger nous enferment dans un personnage, un rôle, une série de réactions, de comportement faussés et quand on s’autorise à les transgresser, simplement en laissant s’exprimer ce qui veut sortir, pour soi-même, en soi même, on se rend compte de obsolescence de cette stratégie de limitation. On ne craint plus de dépasser les limites de la bienséance qui sont aussi très souvent l’expression de la peur de vivre, d’être soi-même. Des règles de société qui créent des personnages formatés, des moutons qui suivent les lois des hommes en ignorant les principes du vivant, la mécanique du cœur.
Plus on va s’imposer de limites et plus on se défigure et il est naturel en pareille circonstance de nourri la haine et le rejet de soi puisqu’on méprise des aspects internes simplement par peur et par ignorance.
La vie sait ce qu’elle fait et lorsqu’on lui fait confiance elle nous guide vers l’accomplissement de l’être. Ce qui consiste tout simplement à être soi-même, entièrement, en connaissance de cause et dans l’unité intérieure qui créé l’équilibre. 

Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

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