samedi 7 mai 2016

« Nous ne nous rencontrons que nous-mêmes » Françoise & Lydia Féliz






Chaque rencontre que nous faisons est une rencontre avec nous-mêmes.
Que nos relations soient fusionnelles, passionnelles, haineuses, ou indifférentes, ce que nous cherchons en l’autre n’est qu’une partie de nous-mêmes.

Parfois, ce que nous rencontrons chez l’autre nous fascine, nous aimerions être comme l’autre, nous le jugeons  bon, fort, intelligent, beau, humble…nous sommes en  admiration alors nous nous y accrochons.

D’autres fois,  ce que nous voyons en l’autre ne nous plaît pas, nous le jugeons mauvais, ou le haïssons,  nous ne sommes pas comme ça, pensons-nous, surtout pas ! Alors nous le rejetons, le critiquons, le fuyons…
Et parfois ce que l’on perçoit nous laisse indifférents, et nous passons à côté sans nous y intéresser.

En réalité, tout ce que nous percevons chez les autres n’est qu’une projection de notre monde tel que nous le visualisons, au travers de ses filtres, ses croyances, ses conditionnements, ses voiles…, que cela soit agréable, désagréable ou indifférent.


Les trois poisons de l’esprit*
Nous classons habituellement les choses en trois catégories que l’on nomme dans le bouddhisme les trois poisons.
Le premier est le désir attachement, le second l’aversion répulsion, et le troisième l’ignorance ou indifférence. Soit nous aimons, soit nous n’aimons pas, soit cela nous est égal. De ces trois poisons résultent diverses  émotions, telles que jalousie, haine, colère, rejet, orgueil, indifférence…desquelles découlent encore 84000 autres sous-catégories d’émotions.
Et la bonne nouvelle, c’est que nous avons en nous tout cela, en quantité plus ou moins importante selon les individus.

Quant nos ennemis deviennent nos alliés
Nous passons beaucoup de temps et beaucoup de notre énergie avec nos ennemis, surtout notre énergie mentale. Car nos ennemis nous dérangent, ils nous font mal, ils nous blessent, nous exaspèrent. Nous les critiquons, les jugeons, les détestons, ils sont tellement différents de nous, pensons-nous ! Et justement, en quoi la différence de l’autre pourrait-elle nous poser un problème ?
Est-ce l’autre que nous détestons ou plutôt la série d’émotions et de sentiments qu’il génère en nous ?
La vérité est que notre égo envahit souvent toute la sphère de notre conscience, l’égo se croit le maître absolu, le centre du monde, il croit en sa réalité et l’exporte sur tout le monde* ! 
Le seul souci est que l’égo n’a pas d’existence propre, il est comme le reste, un phénomène composé. Tout comme une maison est fabriquée avec des murs, un toit, des cloisons… l’égo se fabrique à partir de croyances, expériences, conditionnements, environnement culturel…
En réalité, l’égo n’a aucune existence solide, et ne peut donc se percevoir qu’au travers de l’autre. C’est la seule façon dont il dispose pour se réaliser (en tant qu’égo bien sur), et c’est dans sa propre saisie qu’il se libère.
Il ne peut donc faire autrement que se projeter !

Plus les relations sont difficiles, plus cela signifie que l’autre nous renvoie des parts sombres de nous-mêmes ; à l’inverse, plus les relations sont simples et évidentes, plus l’autre nous fait écho sur ce que nous avons de plus beau en nous. Quant à l’indifférence***, elle est sans doute la part de nous la plus difficile à détecter puisque justement, nous n’y prêtons pas attention.

Faut-il pour autant rechercher ses ennemis**** ?
Répondre par l’affirmative aurait plutôt une connotation masochiste, il est d’ailleurs complètement inutile de rechercher ses ennemis pour s’affranchir de nos parties sombres, ils ont toujours été présents, à l’intérieur de nous. C’est le simple fait de les projeter qui les rend réels à l’extérieur de nous !
Bien entendu, nous avons tendance à nous tourner naturellement vers ceux qui nous renvoient une image agréable de nous-mêmes, ceux avec qui on se sent bien, comme « chez soi ». A l’inverse, dès que nous rencontrons un « autre » qui ne nous renvoie pas l’image que nous avons de nous, la relation tourne souvent au cauchemar. 

Parfois, l’autre nous renvoie plusieurs facettes, celles que nous aimons et d’autres que nous n’aimons pas, et la confusion s’installe. Nous ne parvenons pas à nous extirper de la relation tout en y étant très mal à l’aise. Nous entrons alors en conflit avec nous-mêmes. C’est le principe même de la manipulation.

Car en fait, que cherchons-nous à travers l’autre ?
On pourrait presque dire que l’autre est là pour exacerber ce qu’il y a en nous et que nous ne pouvons voir. Et à terme, il nous offre alors l’opportunité de nous en libérer ! 
Sans ennemis, il nous serait parfaitement impossible de voir en nous nos aspects ténébreux, nos attachements, nos colères, notre jalousie…Sans nos ennemis, il nous serait impossible de nous réapproprier nos parties sombres et de nous en libérer. Et cela passe parfois par de terribles douleurs et prises de conscience.

Nous avons besoin de rencontrer toutes ces facettes de nous-mêmes afin de reconstituer le puzzle que nous croyons être, dans le but ultime de le déconstruire car, en réalité, ce que nous percevons ne sont que des images, de soi-même au travers ce qui nous entoure mais uniquement des images, elles ne sont pas la réalité. 
Percevoir la réalité requiert à terme de se libérer de ces images.

Si nous percevons fondamentalement le principe de l’effet miroir, alors nous cessons de nous sentir victimes et exploitons au contraire cette opportunité de nous voir telles que nous sommes, ou plutôt tel que s’est construit notre égo

C’est alors pour nous l’occasion de nous défaire de ces parties de nous que nous n’aimons pas, qui ne sont pas nous. Mais ce n’est pas facile, et très souvent, nous aurons tendance à fuir ce que nous voyons, que nous jugerons à tort trop ceci ou trop peu cela, sans vraiment réaliser que la seule chose que nous fuyons, c’est l’image de nous-mêmes, image qui, tôt ou tard, se manifestera à nouveau sur notre route….

Comment pouvons-nous savoir que nos rencontres ne sont que des projections ?
Tout simplement par le sentiment que ces rencontres exercent sur nous. Si nous nous sentons attirés, c’est une projection de l’égo* ! Si l’autre nous agace, c’est une projection de l’égo ! Et si l’autre ne nous intéresse pas, c’est aussi une projection de l’égo !

La question étant : peut-on avoir une relation avec l’autre en dehors de l’égo 
La réponse Est dans la question ! Sans égo, l’autre n’existe pas, il n’est plus autre ou, dit autrement, c’est de l’égo que naît l’autre. Donc oui, toutes les relations sont possibles au-delà de l’égo, ce qui n’est pas le cas lorsque l’égo est trop présent, du fait de ses conditionnements.
Et si on ne se perçoit pas en l’autre…
Si l’autre ne fait pas écho sur nous-mêmes, la relation ne présente que peu d’intérêt à nos yeux ; il en est de même lorsque  nous ne nous reconnaissons plus en l’autre : en général, nous abandonnons la relation pour une autre qui nous renverra une autre image.

Comment y parvenir ?
Par la prise de conscience et la méditation
La méditation est une aide précieuse, par le simple fait qu’elle nous permette de faire le calme en nous, d’avoir conscience de notre bavardage mental et du simple fait que nos pensées existent, mais que c’est uniquement la saisie qu’on exerce sur elles qui nous donne l’illusion qu’elles sont solides et réelles. Plus nous laissons d’espace en nous, plus nous sommes en mesure d’accueillir ce qui est.

La prise de conscience et les questions simples : est-ce que je ne suis pas en train de faire la même chose que ce que je reproche à l’autre ? Est-ce que, lorsque je juge l’autre, je n’ai pas également en moi  cette part que je juge ? Suis-je exactement conforme à l’image que j’ai de moi-même ?
En se posant ces simples questions, en essayant de rester honnête sans en rajouter ni en enlever, nous nous apercevrons rapidement que nous pouvons nous reconnaître en tout le monde. 
En nous reconnaissant à travers l’autre, nous cessons tout simplement de le juger ! 
Et en cessant de juger, nous libérons l’espace qu’occupait le jugement et, à terme, nous permettons l’amoindrissement du pouvoir de l’égo, voire sa dissolution, car Qui juge en réalité ?*****
Françoise




Ce texte est venu à ma connaissance par synchronicité et sont contenu a résonné cependant, j'ai envie d'ajouter quelques points qui me semblent importants. 
Lorsqu'on sait que notre vibration donne la forme à la matière, à notre monde, nos rencontres, notre vie, nos créations, tout devient alors le révélateur de nos mondes intérieurs et de l'essence divine, de l'être, qui nous anime. 

* A mon sens ces trois poisons dont elle parle, sont au contraire des énergies, de situations révélatrices qui lorsqu'on les amène au centre, au point zéro, révèlent l'être; l'essence de l'être, au-delà des blessures, des croyances et des conditionnements, ce sont donc plutôt des cadeaux, des dons. 

**Il est très courant lorsqu’on prends conscience que nous sommes des êtres spirituels incarnés dans des corps de chair, de rejeter et d’incriminer l’ego. 
C’est une attitude qui nous divise, renforce la dualité, nous coupe de l’amour en nous même et qui renforce l’identification à la personnalité humaine. 

L’ego est un associé, un partenaire, une expression de la source au même titre que l’âme. Le seul souci, c’est que nous nous identifions à nos pensées, nos émotions, aux croyances qu’on a adopté dans l’enfance. Notre inconscient gère alors les évènements que notre conscience d’enfant n'a pas pu comprendre et des stratégies de défense, de survie, se mettent en place.

Lorsqu’on considère l’ego comme une part viable de ce que nous sommes, comme l’aspect masculin de l’être, le protecteur de l’enfant en soi, cette reconnaissance lui permet de faire confiance à l’amour, à l’âme, à l’aspect féminin de l’être.

Si nous luttons envers nous-même, nous perpétuons la violence, nourrissons les blessures et alors nous serons face à des manipulateurs, des gens violents, des personnes fausses ou agressives.

L’avantage lorsqu’on sait que l’autre nous renvoie un reflet de ce que nous portons, c’est qu’on commence à mieux se connaitre et en offrant à la source, à l’amour lumière en soi, les pensées émotions que l’autre aura éveillé en nous, les croyances et stratégies de défense, se dissolvent, notre cœur s’ouvre et l’amour rayonne.

Lorsqu’on vibre l’amour sans conditions, on va attirer non plus des personnes désagréables qui vont refléter nos pensées émotions refoulées les plus violentes mais on sera face à des êtres qui résonnent avec l’amour lumière que nous sommes.




La connexion se fera à plusieurs niveaux et nous pourrons repérer les stratégies issues des croyances et blessures d’enfance, en conscience, en ayant la possibilité d’en parler ouvertement avec l’autre. 
On va pouvoir s’entre aider dans le dépouillement des croyances, la tombée des masques, simplement en ne s’identifiant pas aux rôles automatiques de survie, en dialoguant sincèrement, en étant capable d’exprimer ses sentiments, son ressenti et ainsi on lâchera la peur, on pourra être en confiance. 
Un travail de purification des chakras sera initié permettant à l'énergie de vie de circuler librement et de nettoyer, équilibre les corps subtils.

Le dialogue sans accusation, le fait de dire comment on se sent lorsque l’autre dit ou fait quelque chose, que ça éveille du bien-être ou du mal-être, va nous aider à devenir responsable de nos mondes intérieurs et ainsi à sortir des conditionnements. 

De plus, lorsque deux êtres, homme et femme, sont reliés par le cœur, l’âme, les énergies masculines et féminines en chacun vont s’équilibrer naturellement. 
Chacun va éveiller en l’autre l’énergie complémentaire qui était en sommeil ou en excès.

Le fait de ne pas accuser l’autre va nous aider à repérer les stratégies et donc à pouvoir les abandonner. Chacun prenant en charge les pensées émotions que les situations font émerger, les conditionnements qui s’enclenchent automatiquement offerts à l’amour lumière en soi, la vibration du cœur va amplifier et l’amour sera magnifié, purifié.

L’abandon des masques permettra des relations authentiques ou chacun pourra être lui-même et aimer sans se perdre en l’autre
Quand on vibre l’amour sans conditions envers soi-même, quand l’amour vrai se déploie en soi, dans le retour au cœur et l’offrande des pensées émotions douloureuses ou injustes à la source, on sait que c’est notre essence, que l’amour est en soi.

On sera détaché de l’autre ou relié au niveau du cœur, de l’âme, de l’enfant intérieur guérit, ou en voie de l’être, au niveau des corps subtils, des chakras du bas comme ceux du haut et conscient qu’il magnifie l’amour qui est en chacun.

On sait que l’amour est la vie même, la substance qui habite et anime toute vie et que lorsqu’elle vibre en résonance avec un autre être, elle peut amplifier par ce mouvement, cet effet de résonance. On aura alors envie d’être avec l’autre, de partager son temps, sa vibration, son corps, sans pour autant se sentir dépendant, sans avoir besoin de sa présence pour se sentir comblé.

***L'indifférence est l'expression du déni de soi et n'a rien à voir avec le détachement qui vient des prises de conscience, du lâcher prise, de la rayonance expansive de l'amour en soi qui nous montre son caractère impersonnel, universel. 
L'autre n'est alors plus l'objet de notre amour mais le réceptacle et diffuseur, l'amplificateur de l'amour qui circule librement. 
C'est son mouvement et la reliance au niveaux de tous les corps qui amèneront à fusionner lors des relations sexuelles...mais ça, c'est à découvrir ensemble... 

****Depuis l'espace serein du cœur, il n'y a pas d'ennemis, pas de drames, juste des aspects de soi rejetés qui sont en souffrance et demandent à être vus avec les yeux de l'amour, ramenés à la maison, à la source, afin de nous réunifier, de faire de nous des êtres complets et comblés, de nous faire grandir en conscience, en sagesse, en capacité d'aimer librement et sans conditions...  

*****C'est aussi très courant lorsqu'on se dit "spirituel", de regarder avec mépris ce qui constitue l'humain, la personnalité, les pensées, les émotions, la chair, la sexualité, les organes génitaux et ceux qu'on juge inférieurs sans lesquels pourtant nous ne pourrions pas être ici et maintenant . 
La source est omnisciente et l'humain divin est une des ces magnifiques créations parce qu'en aimant, en pacifiant tout ce que nous sommes, en se regardant en totalité avec les yeux du cœur, en réunifiant tous les aspects de l'être, nous vibrons l'énergie de la source elle-même, l'unité, la paix, l'harmonie, la joie, l'expansion, la Vie éternelle, jusque dans nos cellules, jusque dans la densité. La matière est alors sublimée, spiritualisée, magnifiée, reconnue pour ce qu'elle est en vérité, une extension de la source, multidimensionnelle et parfaite. 

Et ça se réalise en faisant face à ses mondes intérieurs, à ses émotions, depuis l'espace du cœur. Les prises de conscience ne font pas tout même si elles sont essentielles. 
Plonger au cœur de la matière et observer tout ce que nous sommes avec les yeux de l'amour, voilà ce qui à mon sens, restaure l'ordre et l'harmonie en soi, ce qui nous permet de manifester l'amour lumière que nous sommes en essence. 
La vie, l'incarnation, est cela pour moi, savoir qui nous sommes en vérité, en totalité, en essence et agir depuis cet espace, cette conscience unifiée, cette connaissance intime manifestée, incarnée, dans tous les corps et rayonnant dans tous domaines de la vie.

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