lundi 16 mai 2016

« La réconciliation du féminin et du masculin » Philippe David & Lydia Féliz





"Je sais, et je ressens surtout, que beaucoup... toi ou toi... tu as été malmenée par l'homme... ou tu n'as pas su recevoir ou entendre la force de l'homme et tu as vécu une douleur... je le sais, je le sens. Alors par moi, et de mon cœur à ton cœur, je te demande l'apaisement, je te demande le pardon au nom des hommes qui ont créés en toi cette souffrance. Je demande la liberté de ton être et ces retrouvailles magnifiques avec ta féminité et l'assainissement total de tes rapports avec l'homme afin de retrouver à nouveau la joie, la liberté, la fluidité d'aimer, de donner et de recevoir.

Je rends grâce à ta beauté, à ton rayonnement, à ta douceur qui est force et je m'incline humblement devant toi.

Je suis avec toi, dans le plus profond et total respect de qui tu es.

Il ne faut plus craindre l'autre car l'autre est une partie au-dedans de toi, non reconnue. Cette masculinité est en toi, accueille-la... Il est grave de croire que l'autre est séparé de toi, car ainsi tu l'appelles inconsciemment pour qu'il te rappelle que tu es liée à lui et tu lui octroies ainsi le pouvoir de t'atteindre. 

Donc sache que nous ne sommes aucunement séparés toi et moi, et que je te porte en mon sein et que de même, je me réfugie en toi pour m'abreuver à la source de l'Amour. Je suis ta force et tu es la mienne dans le plus profond et total respect de qui nous sommes.



Je t'aime profondément, et à l'unisson, nous chantons les louanges du Seigneur et de la Déesse".

Verbe de réconciliation: "Je me réconcilie avec mon corps et mon énergie de femme, je sors de toute crainte envers l'homme, je pardonne de mon cœur au sien et j'accueille désormais sa puissance avec gratitude et bénédiction. Nous sommes parfaitement unifiés dans l'amour sain. Cela est joie, cela est grâce, cela est Vérité. Qu'il en soit ainsi!..."

Le Verbe est à répéter autant de fois que vous le voulez, mais cela n'est pas tant dans la répétition mais plus dans la pleine conscience en l'énonçant et par la vibration que vous émettez, que les choses vont s'articuler, et se manifester chaque jour davantage en vous et autour de vous.  

Philippe David est médium, chamane et psychothérapeute. Il a créé le "Théâtre de Vie" (l'évolution par le jeu théâtral), il est l'auteur du livre "La Parole qui éclaire votre chemin", il reçoit les personnes en quête de transformation sur Paris et il anime régulièrement des stages et des conférences en France et en Belgique.

www.la-nouvelle-energie.org




On doit aussi parler de la nécessité pour l’homme de guérir sa vision du féminin souvent liée à la relation maternelle. Tant qu'il croit que l'énergie féminine est uniquement en la femme, il reste soumis à ses croyances basées sur la séparation, la division et il se prive de la connexion à l'âme, de sa guidance intérieure, de son intuition. 

Les femmes donnent naissance à l’enfant, l’éduquent, et pour que celui-ci puisse voler de ses propres ailes, il doit s’individualiser. 
Mais très souvent, il le fait par le rejet, focalisant son attention sur les défauts, le comportement parfois abusif des mères en mal d’amour qui reportent toute leur affection sur les enfants créant des relations d’interdépendance malsaine.

On peut le constater, lorsqu’on aime quelqu’un, on s’y attache, on devient possessif, on s’approprie la personne en pensant que l’amour vient d’elle. 
L’ego ou la personnalité humaine a développé toutes sortes de stratégies afin de ne pas souffrir de la dépendance amoureuse. 
Cela créé des situations de conflit, des comportements faussés tels que feindre l’indifférence, rejeter l’autre ou focaliser sur ce qui ne nous plait pas en lui/elle, multiplier les partenaires amoureux, minimiser ses sentiments en se coupant de ses émotions/sentiments…

Toutes ses stratégies sont vaines et en commençant par reconnaitre qu’on est attaché à la personne, on va pouvoir déceler nos peurs et derrière elles nos besoins non nourris. 
Puis dans cette introspection, par l'accueil des pensées émotions qui nourrissent les stratégies, on va sentir que l’amour est notre essence primordiale, que le cœur vibre cette énergie et qu’on peut nourrir ses propres besoins vitaux

L’objet de notre amour devient alors un sujet d’attraction/amplification parmi tant d'autres. 
Il  n’y a plus de pression ou de volonté de s’approprier qui que ce soit. 
L’amour est universel, c'est l’énergie de communion, de reliance et il peut donc être perçu et amplifié dans toute interaction. 
Et avant tout, dans la relation à soi. 

Lorsqu’on accepte un aspect de la personnalité, lorsqu’on reconnait une peur, un besoin et qu’on l’amène dans la vibration du cœur, celui-ci harmonise l’énergie. 
La sensation de complétude grandit à mesure qu’on ramène touts les aspects rejetés, éparpillés de soi.

L’homme qui reconnait qu’il doit la vie à sa mère et accepte cela comme un phénomène naturel et l’expression dans la matière de la relation à l’âme, va cultiver ce lien avec le divin en lui-même et pouvoir se détacher de sa mère de façon saine. 

Ce n’est pas parce que les mères nous donnent la vie qu’on doit être redevable à vie de cela. C’est souvent une croyance inconsciente que nous portons tous et qui fausse notre relation à l’âme, au féminin. 
On ne sait pas se détacher sans "tuer l’autre" de façon psychologique. C'est un fonctionnement instinctif, prédateur, qui veut qu'on doive tuer l'autre afin d'exister.




Mais en reconnaissant et en acceptant le fait que nous soyons autant constitué d’énergie masculine et féminine, qu’on soit un homme ou une femme, en retrouvant la reliance à notre âme, à la source Père Mère, on va trouver l’unité et la paix en soi.

Aucun parent n’est parfait et leur comportement s’inscrit en nous comme une vérité généralisée, on construit sa vision de l’homme et de la femme sur ces modèles qui vont conditionner notre comportement et nos relations.

Quand on comprend que nous agissons tous de façon inconsciente, reproduisant des schémas ancestraux, on va pouvoir s’en défaire.
Reconnaitre et accepter, nous positionne dans le cœur, dans la neutralité et une nouvelle vision du masculin et du féminin beaucoup plus objective, va émerger. 

On peut utiliser les modèles des sages mais le mieux est encore de rendre la connexion à notre âme, à la source, intime et libérée des dogmes et croyances au sujet du divin.

J’ai toujours été étonnée de voir comment les animaux se comportent vis-à-vis de leurs parents, ils n'ont pas d'attachement particulier et c'est certainement parce qu'ils ne portent pas se sentiment de devoir, d’obligation. 
Les femelles ne vivent pas la naissance comme un sacrifice et ne font pas porter le poids des douleurs de l’accouchement sur leur portée ni celle de l'attachement à un seul mâle. L’animal ne focalise pas son besoin d’appartenance sur ses parents parce qu’il sait, enfin il sent instinctivement qu’il fait partie de l’âme collective de sa race. 
 
Ce que nous vivons dans l’enfance est décisif parce que nous forgeons notre personnalité sur les leçons/conclusions hâtives et souvent sur l’incompréhension de ce qui a été vécu. 
 
Nous vivons la blessure originelle de la naissance cosmique, la naissance de l’âme, en nous incarnant et ce sentiment de séparation a créé les blessures d’abandon, de rejet, de trahison, d’injustice, d’humiliation.

Mais nous pouvons en guérir en prenant conscience à nouveau de notre appartenance au tout, à la source, de la reliance permanente à l’âme, au soi, à la source Père Mère qui va nous aider à retrouver notre nature véritable enfouie sous les nombreux masques formés par les stratégies de survie, les croyances et conditionnements. 

C’est un parcours exaltant où nous sommes guidés en permanence et en suivant notre cœur, nous retrouvons le sens de nos origines, l’essence de qui nous sommes.




Le pardon à soi, pour notre ignorance, notre inconscience et notre vision faussée naturellement par le seul fait d’être humain, est indispensable. 
Il nous permet de nourrir l’amour sans conditions de soi, de retrouver la vibration éternelle de l’amour, la connexion constante à la source. 
Le pardon à nos parents est aussi libérateur parce qu’en le faisant on amplifie l’amour lumière que nous sommes, on s'en détache de façon saine. Les énergies masculines et féminines en nous vont pouvoir être sacralisées, sanctifiées, pacifiées. On se réapproprie notre corps, notre personnalité humaine, notre vision, en retrouvant la paix infinie du cœur.

On ouvre son cœur et sa conscience et on peut voir en vérité, en toute transparence, la beauté de ce que nous sommes et l’intelligence de Vie qui nous traverse.

Le pardon est un acte d’amour, une forme de réconciliation avec tous les aspects de l’être qui nous redonne la vue et la capacité d’aimer librement, sans peur, sans complexe, sans jugement et sans focaliser sur un être en particulier parce qu’on sent, on sait, que nous sommes éternellement l’amour. Cet amour universel qui émane de notre cœur et que nous pouvons amplifier en le laissant circuler librement et sans attente. 
On reconnait notre appartenance au Tout, à la Source, en pacifiant et en unifiant tout ce qui nous compose.

La plupart des relations amoureuses actuelles sont des occasions de voir avec les yeux du cœur et de discerner le vrai du faux, de repérer et de lâcher les conditionnements, les jeux de rôles et ainsi de fraterniser avec le sexe opposé qui peut être alors perçu comme complémentaire.
Il faudra certainement plusieurs générations avant que l’égalité homme femme puisse être vécue au niveau collectif et même individuel mais c’est une formidable opportunité de trouver la vérité de l’être, d’unifier les polarités et de renaitre en conscience en tant qu’humain divin complet et affranchi. 

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