dimanche 17 avril 2016

« Assister à la transformation intérieure »





Je suis dans un état qui s’approche de l’extase parfois tellement les choses avancent à grands pas. Difficile de suivre et quelque part c’est très bien parce que ça me place dans un contexte idéal puisque ça demande de l’attention, de la présence, de la spontanéité et de l’authenticité. Les ingrédients qui permettent de suivre l’élan du moment, d’écouter son intuition, en conscience et d’agir selon sa propre guidance et personnalité. 

Le clash avec ma mère m’a rendue ma liberté d’être et de faire. Ça peut sembler bizarre de dire ça surtout à plus de cinquante ans mais c’est un fait, jusqu’à maintenant, je n’arrivais pas à sortir de la relation mère/fille simplement parce que je n’étais pas suffisamment consciente de jouer le jeu de la victime. 

Certainement que d’autres y arrivent mieux quand elles deviennent mère à leur tour mais ça n’est pas non plus un gage de réussite. L’enfance traumatique a amplifié les jeux de rôles à un tel point que je ne pouvais pas suivre le modèle parental. 
Mais quand on est impliqué émotionnellement il est difficile de faire la part des choses. Malgré tout, mon sens de la justice ou peut-être que je devrais plutôt dire mon horreur pour l’injustice m’a poussé à réagir. 
Et comme j’ai pu offrir à la source les pensées émotions réactionnaires, petit à petit, je suis sortie de la vision de la victime qui accuse même si c’était nécessaire de l’exprimer.

C’est ce qui est délicat lorsqu’on veut sortir des rôles du triangle dramatique, on a tendance à ne pas vouloir exprimer d’émotions négatives simplement parce que le mental a compris que ça n’était pas la solution. 
On se retient de réagir, de juger, parce qu’on sait que ça n’est pas juste et on n'a pas envie de sentir ces émotions simplement parce qu'on les a étiquetées de mauvaises. 

C’est clair que l’accusation nous renvoie au rôle de victime puisqu’alors on croit que l’autre est responsable de notre état d’être, on s’imagine qu’il a le pouvoir de modifier notre humeur. 
Et ce qui est délicat, c’est que c’est la réalité, dans l’instant. 

Quand quelqu’un me met une claque, je ne peux pas dire que j’en suis l’auteure et ma réaction première, légitime pour la personnalité, sera de me plaindre ou de lui rendre. 
C’est ce qui se passe généralement mais quand on sait qu’on créé sa vie ou plutôt que notre âme et notre vibration créent des situations afin de nous éveiller, de nous faire prendre conscience de ce que nous portons et qu’il est nécessaire de lâcher ou pacifier ou encore d’équilibrer, on a tendance à s’en vouloir, à se culpabiliser et à bloquer tout ce qu'on pense être négatif. 

On pense qu’on va pouvoir passer de l’état de victime à celui de cocréateur conscient simplement parce qu’on y croit, parce qu’on a la foi.
On s’exalte lorsqu’on lit des messages ou quand on écoute des conférences de personnes qui parlent de la loi d’attraction mais on ne fait que nourrir l’illusion et on sera déçu, frustré, et encore plus divisé intérieurement parce que même si la foi peut déplacer des montagnes, il ne s’agit plus de manifester tout et n’importe quoi. On voit ce que ça donne quand on regarde l’état du monde ou quand on voit un enfant capricieux qui se roule par terre s'il n’a pas son jouet.

Oui nous cocréons en permanence mais nous le faisons sans conscience et sans savoir ce que nous sommes réellement. On est très doués pour se faire des films, pour imaginer le meilleur comme le pire mais on oublie que nous sommes des êtres multidimensionnels et que ce qui se manifeste depuis notre vibration ne vient pas seulement de notre volonté consciente. 
C’est beaucoup plus complexe que ça. Déjà parce que nous ne sommes pas conscients de notre état vibratoire et que nous ne savons pas non plus ce que c’est exactement la vibration.

J’avais publié un texte à ce sujet et abordé le thème quelques fois mais il est clair que nous connaissons seulement la partie immergée de l’iceberg. Nous ne pouvons pas savoir ce qui se passe dans notre inconscient puisque c’est caché et même en tombant les masques, il y aura toujours une grande part de mystère, une grande inconnue qui s’appelle la vie, la conscience Une.
 
Le mieux que nous puissions faire c’est d'apprendre à gérer nos pensées émotions et à faire confiance à notre âme. La vibration, c’est l’ensemble de nos énergies elles mêmes associées aux pensées émotions correspondantes et la fréquence ou vibration de notre âme puis celle de la source (père/mère) à laquelle s’ajoutent celle de la planète, des mondes invisibles, celle des égrégores. 




Nous sommes sans cesse traversés par toutes sortes d’énergies dont nous n’avons pas conscience et en tant qu’humain, notre rôle consiste à nous centrer, à focaliser notre attention sur le coeur et ainsi à nous aligner à la fréquence de l’unité. 
Enfin si on veut se sentir en paix et devenir de plus en plus conscient de ce que nous sommes afin de déterminer quelle direction nous voulons prendre et ne plus se sentir manipulé par la vie, les autres.
Dans ce monde, on apprend dans le contexte de la dualité, des opposés, par le système de comparaison, on apprend à faire des choix, à déterminer nos préférences par le phénomène de l’attraction et du rejet, mais nous sommes tellement convaincus du fait que la dualité soit synonyme de conflit qu’on passe son temps à réagir. 

On oppose tout, on se créé des croyances à partir de l’idée qu’il faut éliminer ce qu’on juge comme mauvais. On passe son temps à lutter contre les autres et contre soi-même en pensant que pour exister, il nous faut écraser l’adversaire, gagner la partie, avoir raison, imposer notre point de vue afin de dominer et contrôler nos pensées émotions.  

Quand on parle d’amour, de la puissance du cœur, de la douceur, on range le tout dans la case « danger » ou « rêve ». Pourtant c’est en notre cœur que réside notre plus grand pouvoir, par l’essence d’amour et de lumière, par la compassion et la présence consciente à ce qui est, que nous pouvons trouver la paix et la liberté.

Mais c’est quelque chose qui ne peut pas être expliqué parce qu’il faut le vivre.
Ce n’est qu’en prenant conscience de ce que nous ne sommes pas et en l’acceptant que nous pouvons savoir qui nous sommes en vérité et en totalité. Enfin sauf pour la part infinie et invisible de l’être, par définition.
L’invisible fait peur autant qu’il attire et tant qu’on cherche à le comprendre mentalement, on ne fera que fantasmer et s’égarer.

En réalisant que nous agissons la plupart du temps en mode automatique, inconscient et en ne rejetant pas cela, en étant conscient que ce sont des systèmes internes de survie, on va pouvoir commencer à se connaitre. 
Lorsqu’on prend conscience que nous sommes des êtres de lumière incarnés dans un corps de chair, on perçoit mentalement cela selon la dualité qui oppose dans un combat sanglant l’ombre à la lumière. 
C’est pour cette raison que je préfère parler d’amour et de conscience plutôt que de lumière même si je l’utilise, c’est dans le sens de conscience, de lucidité, de capacité à voir ce qui est.
Cette vibration nous permet de voir ce qui est, sans juger et c’est de cette façon qu’on va pouvoir connaitre, se reconnaitre.
Et c’est en venant au centre de soi, en observant les faits de façon objective qu’on pourra voir vraiment. 

Nous avons été créés par l’intelligence suprême et en cela nous sommes parfaits et complets mais comme nous observons en jugeant et en rejetant ce que nous avons qualifié de négatif ou mauvais, nous ne voyons qu’une infime part de la réalité et encore de façon faussée.
Oser lâcher ce système de pensée, cette façon de considérer les choses et ouvrir son cœur, son esprit, élargir sa vision, redécouvrir le monde et surtout qui nous sommes avec les yeux de l’enfant innocent nous rend la vue. 




J’ai pris conscience hier de la façon dont je m’étais emprisonnée dans la relation victime sauveur avec ma mère d’une façon claire et sans l’accuser. Mais il a fallu d’abord entendre les voix de l’enfant et de l’ado en moi, laisser sortir la colère envers ma mère, envers moi-même, les peurs aussi, pour que je puisse la voir avec compassion. 
Et c’est seulement quand j’ai laissé sortir spontanément et sans jugement les pensées émotions de l’enfant, que les choses sont devenues plus claires et douces.  
Je laissais passer ces pensées émotions sans les nier, sans les refouler, sans les croire tout en leur donnant le droit de s’exprimer dans l’instant. 

Je sais maintenant qu’elles ne font que passer, qu’elles n’ont pas d’emprise sur moi si je ne m’y attache pas alors je n’ai rien réfréné.

C’est essentiel d’être spontané pour pouvoir laisser l’enfant en soi extérioriser ce qu’il porte. C’est la seule façon de guérir les blessures mais ça demande de porter un regard bienveillant non pas sur ces pensées mais sur l’enfant, sur cette part en nous qui est en souffrance, qui se croit victime. 
Pouvoir rester tendre envers soi-même quand des pensées émotions de colère, de tristesse, de révolte, de peur, se manifestent, c’est ce qui permet de guérir, c’est l’amour lumière de l’âme, de la source, qui agit. 
Sur le moment on peut se sentir perdu, mal à l’aise mais en prenant l’habitude d’agir de cette façon on va en goûter les fruits assez rapidement finalement.

L’écriture spontanée est un bon moyen de vider le mental et de s’apaiser tout en prenant du recul sur les pensées qui nous taraudent. Le seul problème, c’est de croire qu’elles nous définissent.

Je me suis rendue compte en écrivant à un âmi, que je portais des peurs qui ne m’appartenaient pas et c’est souvent le cas pour la majorité d’entre nous. 
Les croyances sont relayées de générations en générations et nous avons le choix d’y croire ou non. 
Mais là encore, ça n’est pas un processus intellectuel qui nous en libérera même si nous avons besoin de savoir comment fonctionnent nos systèmes internes de défense. 
Quand on prend conscience d’une chose de façon évidente, ça n’est pas le fruit d’un raisonnement mental, c’est la conscience qui s’ouvre. 
On peut avoir l’intuition de quelque chose mais le déclic ne vient que lorsqu’on lâche prise, lorsqu’on exprime ce qui nous tracasse, lorsqu’on se confie à son âme. 

Tant que nous essayons de comprendre les choses qui nous font souffrir depuis longtemps, avec le mental, on tournera en rond parce que s’il avait les réponses nous ne nous poserions aucune question. La chose en question ne poserait aucun problème.

Et en ce sens on peut remercier nos émotions parce qu’elles nous indiquent justement quand nous avons besoin de nous tourner vers l’âme, quand nous sommes dans l’amour ou dans la peur, quand nous agissons par automatisme et que c’est le moment d’en prendre conscience.

Je constate qu’à mesure que je me m’habitue à accueillir les émotions, le besoin de lire des messages canalisés disparait. Et j’y reviens quand je me sens dépassée par ces vagues émotionnelles, quand je n’arrive plus à avoir le recul nécessaire qui permet de ne pas s’identifier à ce qu’on ressent ou pense.

C’est vraiment génial comme processus parce qu’en fait les pensées émotions deviennent des guides dès lors qu’on cesse de les voir comme des problèmes ou des sensations négatives qui ne devraient pas exister.
Leur fonction première est de nous ramener au centre, au point de neutralité puis lorsqu’on les laisse être ou passer, elles se transforment et une idée peut surgir, une vision des choses beaucoup plus juste. De soi-même ou de ceux qui étaient impliqués dans la situation qui a suscité des pensées émotions douloureuses.
C’est vraiment un nouveau monde, un nouvel être qu’on découvre lorsqu’on s’abandonne à la source intérieure, en confiance !


Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

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