mercredi 2 mars 2016

« Cette tempête que vous avez affrontée vous a ramené à la vie » & « Solutions locales pour un désordre global » Coline Serreau





Une grande partie de ce que nous sommes est déterminée par ce que nous avons vécu. Nous sous-estimons souvent l’apprentissage des expériences les plus dures sans prendre le temps de penser au grand changement positif qu’elles ont pu nous apporter, mais en nous centrant uniquement sur les aspects négatifs.

Nous regrettons comment nous étions avant que des choses désagréables nous arrivent, sans prendre en compte le fait que dans la vie, nous passerons inévitablement par ce genre de choses desquelles nous ressortirons abattus ou plus forts.

En réalité, ce sont les périodes tumultueuses, les grandes déceptions et les événements désagréables qui révèlent notre véritable nature et qui nous rendent plus forts et résistants.

Parfois, cette tempête qui passe vous ramène à la vie. 


Paradoxalement et sans s’y attendre, après vous être remis d’une grande douleur, vous êtes plus tranquille que jamais.
«La véritable douleur, celle qui nous fait profondément souffrir, rend l’homme irréfléchi plus sérieux et constant. Même les pauvres d’esprit deviennent intelligents après une grande douleur.»
-Fiodor Dostoievski-

Ces tempêtes qui nous transforment
Si la vie était linéaire et facile, ça se saurait. Si dans le monde, nous étions tous égaux et que nous voulions les mêmes choses, les relations humaines seraient vides et il n’y aurait pas d’envie de lutter ni de se surpasser.
Même si l’on imaginait une société juste et égale – chose merveilleuse que nous désirons tous – il y aurait toujours des conflits.

L’instabilité est dans la nature même qui nous entoure ainsi que dans la nature de l’être humain. Le fait de ne pas savoir tolérer l’ambiguïté, l’incertitude et le conflit est un engrais fertile pour souffrir de troubles psychologiques. Le mythe de la stabilité de nos vies n’est qu’un mythe.
Si nous sommes conscients de cela, nous serons préparés et sensibilisés au fait que les changements brusques et les événements douloureux sont possibles.
C’est là que se trouve la beauté et la variabilité des êtres humains ; dans leur manière de se sortir des bonnes ou des mauvaises choses qui leur arrivent.

La métaphore de Kintsugi
Parfois, quand nous passons par une situation ou une période douloureuse, nous pensons que le mieux à faire est de recoller nos morceaux de la meilleure façon possible, en croyant toujours que nous devons d’abord cacher nos cicatrices.

Nous voulons à tout prix sortir indemnes de la douleur que nous ressentons et nous associons « tourner la page et être fort » à « ne pas montrer de signe de faiblesse. »

La culture occidentale a beaucoup à apprendre des philosophies orientales à ce sujet : la douleur ne doit pas être dissimulée, il ne faut pas associer l’absence de douleur au maintien de l’estime de soi.
Le fait d’être passé par une situation difficile et de l’avoir surmontée est un signe de fierté et de beauté.

Quand les Japonais réparent des objets cassés, ils mettent en avant la zone endommagée en recouvrant les fissures d’or. Ils croient que les choses endommagées ou qui ont une histoire deviennent plus belles.
L’art traditionnel japonais de la réparation de la céramique cassée avec un adhésif résistant aspergé ensuite de poudre d’or, s’appelle le Kintsugi. La céramique n’est pas seulement réparée mais elle est également plus forte qu’à l’origine.
Au lieu d’essayer de cacher les défauts et les fissures, ceux-ci sont accentués et célébrés, puisqu’ils sont devenus la partie la plus forte de la pièce.

Kintsukuroi est le terme japonais qui désigne l’art de réparer avec une laque de poudre d’or ou d’argent, signifiant alors que l’objet est plus beau cassé.
L’idée, c’est que quand quelque chose qui a de la valeur se casse, la grande stratégie à suivre est de ne pas cacher sa fragilité ni son imperfection, et de le réparer avec quelque chose qui ait la fonction de l’or : force, service, vertu…

Les grandes tempêtes émotionnelles apportent quelque chose de nouveau
Nous ne pouvons pas savoir ce qu’une tempête émotionnelle représente dans notre vie avant d’en être complètement sorti.




Il y a même des tempêtes qui apparaissent une fois puis deux, et qui ne disparaissent complètement que lorsque nous avons réussi à y faire face et à nous mettre sous un ciel dégagé, en acceptant le fait que les gros nuages arriveront toujours autant que les rayons du soleil.

Une fois de plus, la nature nous donne son véritable enseignement : rien n’est immuable et impérissable, aussi calme et beau que quelque chose puisse paraître. Les changements sont la seule règle qui semble toujours avoir lieu.

«Une fois la tempête passée, vous ne vous rappellerez pas comment vous l’avez surmontée, comment vous avez fait pour survivre, car vous ne serez même pas sûr qu’elle soit terminée. Mais une chose est sûre, quand vous sortirez de la tempête, vous ne serez pas la même personne. C’est ce que signifie la tempête.»
-Haruki Murakami- 

Ainsi, à la prochaine tempête, il sera normal que vous ayez peur…bien que vous essayiez de rester debout.
Si vous tombez et que vous vous blessez, acceptez cette douleur non pas avec une attitude passive ou masochiste, mais plutôt consciente et sélective.

Ce sont les petits détails qui révèlent beaucoup de choses sur vous qui pourront vous servir à l’avenir. Peut-être que toutes ces petites blessures vous ont montré quoi et qui vous a fait du mal.

En fin de compte, certaines tempêtes sont inévitables dans la vie. Une fois que vous êtes dedans, laissez-les vous mouiller et vous en ressortirez peut-être avec les idées plus claires, ou directement avec de nouvelles idées qui vous ramèneront à la vie.

http://nospensees.fr/cette-tempete-avez-affrontee-a-ramene-a-vie/




Arrivée à cinquante ans, je peux dire que ce qui est énoncé ici est en parfaite résonance avec les conclusions que j’ai tirées de mon expérience sur terre. 
Non seulement les épreuves, les crises, les difficultés nous enseignent, nous font grandir en sagesse, nous permettent de connaitre la valeur des choses, de faire des choix et d’établir des priorités mais en plus elles nous révèlent à nous-même. 

Elles nous permettent de nous connaitre sous tous les angles et de développer la conscience, l'ouverture de cœur, la lucidité et la capacité d’aimer mais en plus elles révèlent l’essence de l’être, l’âme. 
Elles nous permettent de comprendre ce que nous sommes en tant qu’humain et la valeur de la vie, de soi-même et de l’autre et elles nous montrent par effet contraste, par le fait de s’intérioriser que tout ce que nous cherchions en vain à l’extérieur est en nous-même, en notre propre cœur.

Et la meilleure façon de comprendre ces évènements de notre vie qui sont en fait des enseignements, c’est d’accepter en totalité ce qui se présente, les émotions qui remontent à la surface dans l'instant. 
C’est l’immense avantage de savoir qui nous sommes essentiellement qui nous permet de faire ce choix ultime et salutaire d’abandon à la source en soi. De lâcher prise, de confiance totale en la source qui sait précisément ce qu’elle fait et c’est alors qu’on comprend que le but, c’est de nous affranchir, de nous permettre de devenir libre, heureux, lucide, en développant la compassion pour nous-même et envers les autres.

Quand on sait que la vie, la source nous veulent le plus grand bien, on a beaucoup plus de facilité à ne pas lutter ou résister face à ce qui est. On s’épargne ainsi une grande quantité de souffrance et on n’aura pas besoin de revivre sans cesse les mêmes scénari pour en comprendre l’enseignement. 
On comprend/ressent que dans notre cœur, se trouve un espace de paix où nous serons toujours en sécurité. 
Quand on ne craint plus les mouvements internes, les circonstances parfois douloureuses de la vie et quand on confie nos pensées émotions relatives à ces situations à la puissance de l’amour lumière intérieur, on cultive une forme de lâcher prise qui permet à la paix  de s’installer. 
On n’espère pas ne plus jamais vivre de circonstances douloureuses parce qu’on sait que la vie est changeante, que nous sommes des êtres sensibles et que notre personnalité humaine n’est que l’extension de notre âme. 

Nous acceptons ce que nous sommes en totalité parce qu’on a vécu la force du contraste, la paix du cœur, même dans les circonstances difficiles, et on sait qu’au niveau de l’âme tout est parfait. 
La sensibilité est notre force puisqu’elle nous ouvre le cœur, nous permet d’entrer en cet espace et d’y cultiver l’amour véritable par l’acceptation de ce qui est, de ce qui nous traverse et de Tout ce que nous sommes. 
Et c’est aussi cette sensibilité qui permet d’être en empathie, de cultiver des relations saines et bienveillantes avec les autres. 

Notre humanité est sublimée dans l’abandon à l’amour inconditionnel, la confiance en la source en soi. On se laisse alors porter par la vie et on sait apprécier ce qui a vraiment de la valeur. 




J’ai encore pu faire l’expérience de cette paix, du sentiment de sécurité qui en découle, en m’abandonnant en toute confiance à la source intérieure. J’ai regardé le film de Coline Serreau, « Solutions locales pour un désordre global » et j’ai offert tout ce qui remontait à la surface. 
J’ai beau savoir de quoi est capable l’humain par son besoin de dominance, avoir compris intuitivement depuis très longtemps, la volonté des multinationales de contrôler la vie, de mettre en avant le profit et de s’assurer l’hégémonie sur tout ce qui vit sur la planète, la colère, la tristesse et le découragement ont émergé. 
Je me suis contentée d’observer cela, de ne pas juger et peu à peu, l’effet miroir m’a rappelé que je porte aussi en moi ce besoin de contrôler la vie, que l’auto-destruction a longtemps été ma solution et que je continue en ce sens malgré que je sache qu’une autre alternative existe. 
La dépendance aux médicaments, le fait de fumer, c’est une façon de polluer mon propre monde intérieur, de me faire violence mais comme j’ai compris que ce qui impacte le plus de façon négative, c’est ma façon de gérer les pensées émotions, le fait de rejeter des aspects internes, de les priver de cet amour lumière guérisseur, je m’y attelle en priorité. 
Et je vois les résultats bénéfiques de cette démarche, la façon dont le retour au cœur, à la paix et le maintien de ce désir d’harmonie intérieure me libère des conditionnements, des jeux de rôles, de la peur ultime de la mort.

Je comprends que ça n’est pas en forçant les choses, en usant de violence qu’on peut changer véritablement et durablement pas plus qu’en accusant la société puisque tout le monde y participe à son échelle. Le besoin de consommer, d'acheter le dernier gadget, de tenter de combler le vide affectif, le vide intérieur, est précisément ce qui créé une société comme la notre où chacun le nourrit à son échelle, par son avidité. 
Puis comme l’accusation, le rejet, le déni créé encore plus de souffrance, perpétue le cycle infernal de la vengeance, et comme je sais que l’amour est la solution à tout, je reviens en mon cœur. 

Et quand je reprends le pouvoir intérieur, quand j’offre aux aspects intérieurs plus sage et lumineux, ce qui me tracasse en tant qu’humain, quand je laisse l’amour lumière me guider, je comprends que mon pouvoir est là, tant individuellement que vis-à-vis des autres. 
En même temps je sais que chacun est responsable de lui-même, que la sagesse et le désir d’aimer ne s’imposent pas.
Je comprends que l’idée de vouloir sauver le monde appartient à la personnalité, que c’est une stratégie pour éviter la souffrance qui ne fonctionne pas. Que ça n'est pas de cette façon que je peux guérir mes blessures intérieures.
Je sais, ressens, que tout est parfait et que ça ne sont que mes illusions, mes croyances qui me font voir les choses de façon distorsionnée. Que la sagesse de la source surpasse de très très loin, celle de mon esprit mais qu'en venant en mon cœur je peux en avoir un aperçu suffisant pour me ramener à la responsabilité qui est la mienne: m'occuper de pacifier tout ce que je suis, d'élever ma fréquence afin de changer la vision et suivre en toute confiance la guidance intérieure.
Et dans la plénitude de cette paix intérieure, je m’abandonne en confiance à ce qui est, rend les armes en sachant que la meilleure façon de bien vivre et d’évoluer, c’est d’ouvrir mon cœur, de caler ma volonté à celle de la source en moi.   
 

« Solutions locales pour un désordre global 2010 » Coline Serreau


Activez les sous-titres en cliquant sur le rectangle blanc en bas à droite du lecteur puis pour une meilleur visibilité, cliquez sur le logo Youtube vous pourrez le voir en un format plus grand sur la pager Youtube. 
J’ai ajoutée la présentation du film par l’auteur lui-même :
« Les films d'alertes et catastrophistes ont été tournés. Ils ont eu leur utilité, MAIS MAINTENANT il faut montrer qu'il existe des Solutions, faire entendre les réflexions des philosophes et économistes, qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. »
Coline Serreau
« Avec ce film, je montre qu'il existe partout dans le monde des gens qui, sans se connaître, font la même chose, ont la même philosophie de vie et les mêmes pratiques envers la terre nourricière. Mettre en lumière cette universalité des solutions, tout autant que leur simplicité, c'était vraiment le but du film »
Coline Serreau



Puis lorsque j'ai accueillies toutes les pensées émotions et quand la paix est revenue en moi, au lieu de rester scotchées sur les causes du problème, j'ai regardé les solutions. 

Je vois aussi qu’il a fallu en arriver là pour comprendre la valeur de la vie à l’échelle mondiale. 
Que le même effet qu’ont les crises intérieures sur mes prises de conscience, mon désir de paix et d’harmonie, est utilisé au niveau de la collectivité. 
Qu’il nous faut aller au bout d’un système pour passer à autre chose. Qu'il faut d'abord savoir ce qui est, pour choisir une autre voie, sentir la douleur, la souffrance qu'offre un chemin pour venir en son cœur et trouver la voie qui mène à la joie.

Et alors, je vois tous les progrès, toutes les initiatives locales positives et comme je ne m’identifie plus au rôle de sauveur, je comprends que le monde ne m’appartient pas, que je ne fait qu'y passer, que ma contribution commence à l’intérieur, par la vibration que j'émane, qui s’étend à mon entourage et que le résultat n’a pas besoin d’être mondial, immédiat. 

Et si je ne vois jamais dans cette vie, la réalisation d’un monde intelligent et bienveillant, il existe déjà au niveau de la conscience Une, de l’âme, de la source…puis dans mon monde, mes mondes intérieurs
Mon bien-être ne dépend plus de l'état du monde et ma capacité d'aimer étant décuplée, le rayonnement naturel, ma vibration spécifique, est ce que je peux apporter de meilleur au monde, maintenant et à chaque instant. 
Et si l'effet contraste est encore nécessaire au moins il ne m'effraie plus, j'y vois même la lumière et l'amour de la source pour Toute vie.

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