samedi 6 février 2016

« Vous vous mettez beaucoup de pression lorsque vous dites ''il faut'' » Lise Bourbeau & commentaires personnels





Êtes-vous conscient du nombre de fois par jour où vous pensez ou dites ces deux petits mots, ou que vous agissez en étant influencé par vos « il faut » qui concernent autant le avoir que le faire et l’être ? 
Vous reconnaissez-vous dans ce qui suit ? 
       Il faut que j’aie plus de patience avec les enfants.
       Il faut que je trouve plus de temps pour mes loisirs.
       Il faut que je sois plus gentil avec les autres.
       Il faut que je perde du poids.
       Il faut que j’aie plus d’argent si je veux arriver à changer mon mobilier.
       Il faut que je reçoive ma belle-famille.
       Il faut que j’aille travailler.
       Il faut que je nettoie ma maison.
       Il faut que je me prenne en mains.
       Il faut que je sois plus tolérant envers mon conjoint.
       Il faut que je fasse plus d’exercice physique. 


Je suis assurée que vous pourriez en ajouter plein d’autres. 
Il est important de comprendre que chaque fois que vous dites "il faut", vous êtes en train de dire que vous devez avoir, faire ou être quelque chose, mais que ce n’est pas votre préférence du moment. 

Prenez le temps de vérifier le tort que tous ces "il faut" vous causent ? 
Une chose est certaine, c’est qu’ils vous gardent continuellement dans un sentiment de culpabilité. 
Quand vous agissez en fonction du "il faut", vous vous en voulez de ne pas écouter votre vrai besoin; quand vous ne l’écoutez pas, une petite voix vous dit que vous n’agissez pas bien, que vous n’êtes pas une personne responsable. 

Ces "il faut" vous font souvent manquer de temps car vous êtes trop exigeant envers vous-même. Plus vous êtes rigide, exigeant et perfectionniste, plus les "il faut" mènent votre vie et plus le manque de temps vous stresse. 
Vous prenez du temps pour écouter les "il faut" puis pour essayer d’accomplir tout ce que votre tête vous dit de faire. Voilà une des causes de votre manque de temps.

Prenons l’exemple d’une dame qui travaille à l’extérieur toute la semaine et qui, arrivée au samedi, se lève en se disant : « Il faut vraiment que je nettoie la cuisine aujourd’hui et que je fasse du lavage. » 
Pendant qu’elle s’affaire à ses tâches, elle regarde la belle température dehors et se dit qu’elle aimerait tellement ça passer la journée en plein air, marcher, lire sur sa chaise longue et sentir le parfum des fleurs. Elle essaie d’aller le plus vite possible afin de pouvoir faire les deux. Elle se stresse et se met de la pression. 

Tant de personnes n’arrivent pas à s’arrêter et à se reposer tant et aussi longtemps qu’elles n’ont pas terminé toutes leurs tâches. Elles se couchent le soir en pensant à ce qu’elles ont à faire le lendemain et se dépêchent pour tout faire dès qu’elles se lèvent. Elles ne prennent même pas le temps de se demander si ces travaux ont besoin d’être faits si rapidement. 
Il ne faut donc pas être surpris qu’il y ait des millions de personnes partout dans le monde qui souffrent de haute pression (hypertension) : c’est parce qu’elles se créent une pression inutile. 
Leur corps les avertit qu’elles doivent arrêter de se sentir coupables et écouter davantage leurs besoins. 

Lorsque vous constatez que vous êtes en train de penser ou de dire "il faut", prenez quelques secondes pour vous poser les questions suivantes : 

       Faut-il vraiment que je fasse ou que je sois cela maintenant ?
       Quelle serait ma préférence ?
       Quel sera le prix à payer si je me permets d’écouter ma préférence ?
       Suis-je prêt à assumer cette conséquence ?
       Cette conséquence me fera-t-elle souffrir davantage que le fait de ne pas écouter mon besoin actuel ? 

Si la réponse à cette dernière question est affirmative, il vous sera alors facile de prendre la décision de remettre votre préférence à plus tard, mais consciemment. 
Je vous garantis que vous vivrez une transformation immédiate! 
En effet, grâce à cette prise de conscience, votre "il faut" deviendra un choix et non une obligation ou un devoir
Il n’y aura pas de culpabilité en jeu et vous deviendrez une personne responsable puisque vous aurez fait un choix intelligent pour vous. 
Avec amour, 
Lise Bourbeau
 



« "Faut que", "Y’a qu’à", mes anciens tortionnaires… »

Cet article n’a pas attiré mon attention par hasard. C’est en lisant le début de la lettre d’info de Lise Bourbeau que j’ai atterri à nouveau sur son site mais je me suis sentie poussée à choisir ce texte parmi les archives.
La liberté est souvent associée aux biens, à la capacité de se mouvoir, de pouvoir faire un maximum de choses sans être limité par des lois, des interdits, des tabous…mais on se réfère à l’extérieur, on pense qu’on est libre si on vit dans un pays démocratique où les lois du libéralisme vont favoriser notre liberté d’avoir et de faire mais on se leurre. 

La liberté véritable commence en soi, dans la relation à soi et la façon dont on agit envers soi-même. Plus on va s'autoriser à être libre et plus cette énergie va se déployer en nous. Le sentiment de liberté va croitre et on ne se limitera plus par peur ou en craignant de "mal faire". Ça va nous permettre de lâcher la culpabilité, la peur tout en apprenant à reconnaitre nos besoins véritables.
Les limitations extérieures sont le reflet de nos croyances limitantes. 
Manquer d'espace, d'argent, d'audace, c'est la manifestation du manque d'amour de soi, de reconnaissance de l'être divin, de l'essence originelle de l'humain. 
Elles viennent souvent de l’idée du manque qui induit la notion de besoin.
Mais les besoins sont avant tout ceux de l'être, ceux qui correspondent à notre essence divine, la conscience Une. 
C'est la nécessité de vivre dans l'amour inconditionnel; la liberté d'être, la lumière; en conscience, l'unité intérieure et l'harmonie d'où découlent la santé, le bien-être et l'épanouissement.

C’est un sujet que je suis en train d’étudier "sur le terrain", en mon propre corps, dans mon désir de lâcher la dépendance aux cachets. 
Je sais déjà que le geste vient à la fin, que ça n’est pas en arrêtant brusquement d’en prendre que j’en serais libérée puisque pour ce faire, ça demanderait une lutte constante, un effort de volonté qui n’amène que frustrations et dévalorisation de soi. 
On va au mieux compenser avec d’autres produits certes moins nocifs mais le véritable problème de sera pas résolu.

Pour se libérer, il faut commencer par voir quelles sont les croyances qui impulsent le geste puis les lâcher. 
Ça ne se fait pas en un jour mais par prises de conscience successives, dans l’écoute de ses corps, l’attention portée à l’intérieur de soi et le désir de vivre en paix dans son monde intérieur. 
On connait la puissance de la psyché mais sans l’amour, elle n’est qu’illusion. 

Le processus de manifestation-guérison-transmutation, requiert l’alignement des corps, l’harmonisation des énergies que seul le cœur peut équilibrer de façon à créer une dynamique qui aille dans le sens de la croissance.

Le questionnement que Lise Bourbeau propose, est une piste de réflexion qui va favoriser la déconstruction des croyances invalidantes, limitatives, justement en permettant à l’amour divin de circuler librement en soi. 
Il se manifeste dans l’acceptation totale de tout ce que nous sommes, de ce qui nous traverse dans l’instant. Accepter d'agir selon son envie, selon l'élan qui émerge de la paix en soi, dans le respect des autres mais pas non plus par devoir, favorise la liberté d'être et développe la créativité...

La liberté d’être qu’on cultive en soi va se manifester également dans la relation aux autres, dans le fait d’oser être soi, sans complexe et sans tabou.
Cette capacité à être authentique, naturel, favorise de saines relations avec les autres, avec l’environnement. 
Être naturel ne veut pas dire non plus manger bio, ne consommer aucune substance nocive addictive, c'est avant tout un état d'être, un désir de transparence et de sincérité avec soi-même. 
Et dans ce cheminement, on va naturellement ajuster son alimentation mais pas pour satisfaire des exigences de perfection, simplement par amour pour ce que nous sommes...

Puis quand on s’autorise à être librement soi-même, on cesse de vouloir changer les autres, on les apprécie pour ce qu’ils sont et pas pour ce qu’ils nous renvoient de positifs, pour leur comportement bienveillant à notre égard ou pour le fait qu’on leur plaise.

Ce n’est pas la même chose d’agir pour être populaire et d’être dans l’amour et l’acceptation totale de soi. Et le type de relation qui en découle le démontre.
Être populaire est motivé par le besoin de plaire qui implique de cacher ce qu’on perçoit comme des défauts en soi. 
Ça nous positionne faussement à l’égard des autres, ça nous rend rigide et inflexibles. 
On sera perçu comme des individus prétentieux, on va susciter l’admiration mais surtout l’envie, la jalousie, la méfiance. 
Afficher un semblant de perfection place l’autre en dessous d’emblée et il ne pourra pas voir toute la beauté qu’il porte en lui. Il va se comparer, se dévaloriser, détourner le regard de son être, se laisser impressionner, perdre son pouvoir, sa propre autorité...

Être vulnérable, montrer qu’on n’est pas parfait, quand on accepte cela en soi, nous rend plus humain, accessible, compatissant. On s’ouvre aux autres, on est à l’écoute, on n’est plus dans l’affirmation de soi par comparaison, de façon superficielle mais dans l’être authentique. On n’a rien à cacher et l’autre peut alors être lui-même en toute tranquillité... 

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