jeudi 3 décembre 2015

« Quand ça bouscule, d’abord se poser, respirer, trouver la détente physique, mentale... »







J’aurais dû me douter que l’excitation, l’énergie exacerbée de la joie ressentie hier matin, allait m’amener à retrouver le point zéro, l’équilibre et l’humilité nécessaire à la réceptivité. Et ce retour au pont de neutralité, passe par l'émergence des pensées émotions de l'autre pôle, celles qui s'opposent à la joie.
J’ai eu bien du mal à me centrer, à ne pas me laisser envahir par ces énergies qui ont émergé peu à peu, et qui ont été déclenchées par le fait que tout allait de travers.

Malgré le tour dans la nature et au jardin, l’équilibre interne n’a pas tenu parce que ma joie reposait sur la sensation de victoire. J’ai pourtant pressenti que je devais revenir au cœur, apprendre à me taire enfin à faire taire l’ego, à calmer le jeu des pensées. Mais malgré tout, je n’ai pas pris le temps de me poser préférant essayer de canaliser l’énergie dans l’action. 

J’ai d’ailleurs écris à ce sujet mais comme j’ai opté pour l’action qui en fait était une forme de diversion, je suis retombée dans l’auto critique et ne l’ai pas publié.
Quand je commence à être submergée par les émotions après avoir été dans un état extrême, je me reproche de ne pas être capable de maitriser les choses, je me dévalorise et perd confiance en moi. Et la dégringolade est très rapide. Au moins, j’ai pu constater une fois de plus la puissance des pensées émotions, voir que la joie excessive ne vient pas du cœur.


J’ai tendance à confondre la joie et l’excitation. Ça parait semblable mais l’origine et la vibration sont différentes. Il est naturel d’éprouver de la joie quand on se rend compte qu’on avait raison de suivre son intuition mais si c’est le sentiment d’avoir gagné, d’avoir remporté une victoire sur la vie ou sur-soi-même qui motive cette joie, c’est autre chose, c’est l’ego qui est aux commandes, qui croit avoir gagné, qui pense maitriser les choses mais en fait, c'est une stratégie de contrôle.

L’amour vrai de soi n’est pas lié au faire mais à l’être. C'est une notion bien difficile à admettre pour l'ego d'autant plus qu'elle est abstraite et n'entre pas dans son cadre de référence alors il la jette aux oubliettes.
Ça n’est pas la volonté de l’ego qui attire ce que nous désirons mais les vibrations harmonieuses de l’équilibre qui viennent de la paix intérieure, de l’acceptation de ce qui est, du lâcher prise ou de l’abandon à la source en soi, au point zéro.
C’est le fait de s’en remettre à la source en soi, à la volonté de l’amour sur lesquels s’alignent les corps, le mental, l’émotionnel et le cœur, l’intention, qui permet au cœur de rayonner l’amour divin, les énergies de la source, de l’Unité.
Je ne sais pas si je suis claire mais ça me semble être une des leçons à tirer de ces derniers jours. 
J’ai réfléchit à la raison qui aurait pu motiver les trois femmes que j’ai rencontré pour le stage, à refuser ma candidature et la seule chose qui me semble être juste, c’est ma joie surdimensionnée qui trahissait plus une forte personnalité qu'autre chose.
Il y a aussi les raisons de l’âme mais je suppose avant tout que c’est de m’amener à trouver la maitrise, à me tourner systématiquement vers le cœur et à faire confiance à l’ensemble de mes corps, en leur capacité à s'harmoniser, s'aligner à la fréquence du coeur. 
Puis l’inconscient qui émet des vibrations particulières non alignées à l’amour vrai de soi ou à l’essence amour lumière que je suis, révèle ce besoin d’équilibre.

C’est très complexe et chercher les origines et causes de ce processus, c’est comme pénétrer un labyrinthe, nourrir le mental et passer à côté de l’essentiel : se placer dans la paix du cœur à chaque instant.
J’aurais pu me douter que l’ego était en mode stratégique parce qu’il faut dire que ça bouscule de tous côtés. Entre la maladie subite de Bilou, le rejet de ma candidature, pour la deuxième fois, il est clair que ça fait beaucoup à gérer d’un coup.
Et je dois admettre que lorsque l’ego croit comprendre les choses, il élabore de nouvelles stratégies, continue de fonctionner sur le mode habituel de survie.
Il tente de suivre les nouvelles directives, il se saisit de la foi et en fait de nouvelles croyances avec des devoirs, des obligations, des théories parfois fumeuses.

Il ne peut pas comprendre comment le cœur fonctionne mais en focalisant son attention sur le cœur en ne se fiant pas aux pensées, la sagesse innée peut émerger.
Le cœur n'impose rien, n'oblige en rien, sa neutralité permet d'être objectif et ainsi de pouvoir s'orienter dans la non dualité, par choix conscient, par expérience. 
Si je mets l'accent sur la gestion des pensées émotions c'est parce qu'elle est à mon sens ce qui permet d'être dans l'écoute, la réceptivité. 

Pour recevoir, être à l'écoute, il faut un certain degré d'humilité que justement la maitrise des pensées permet d'atteindre. Il faut savoir se taire, faire silence et même si ça n'est pas facile, c'est indispensable.

J’aurais dû voir que l’ego était en mode stratégique de survie, dans la peur par le bavardage incessant, le fait d’être encore scotchée sur le fauteuil du bureau devant l’écran. Parce que même la joie n’était que l’extrême polarité du stress ressenti auparavant.

Il faut vraiment que je pense à faire des séances régulières de relaxation, de méditation ! Souvent, comme il ne se passe rien d’extraordinaire dans ces moments de détente, j’ai vite fait de me dire que ça n’est pas si important puis il semble que je sois encore dans la croyance que ne rien faire, être allongé, se relaxer c’est être fainéant. 
Bon, je ne vais pas me taper dessus non plus puisque la maitrise des pensées émotions se réalise dans la patience, la persévérance et jamais par des raisonnements !
De même que la vision du cœur n’a rien à voir avec celle du  troisième œil. Vouloir voir l’invisible est une démarche de l’ego qui veut savoir pour contrôler, combler des besoins inassouvis, ses manques et même dominer. Mais c’est ingérable pour lui. 


Seule la voie du cœur permet de "sentir", "percevoir" ces mondes, ces énergies là sans s’effrayer, sans sombrer dans l’astral ou être leurré par des êtres encore plongés dans la dualité qui vont correspondre à la vision de l’ego, à son système de croyances. 
Parce que lorsqu’on accueille une pensée émotion, elle est neutralisée et n’attire donc pas d’énergies extérieures similaires. 
Mais si on veut "voir" par le troisième œil, c’est une démarche qui vise à rassurer la personnalité, à lui donner des preuves de la divinité, à renforcer l'ego. C'est un business florissant qui va croissant à mesure que le monde sombre dans la folie.
La foi ne s’acquiert pas par des visions mais par l’ouverture du cœur, l’amour, la tendresse qu’on ressent lorsqu’on dit « oui » à ce qui est, en toute humilité, en reconnaissant qu’on ne contrôle rien, qu’on ne sait que peu de choses.

C'est souvent ce que les humains cherchent à connaitre en premier, avoir des visions, ouvrir le troisième œil, tout comme les sorties de corps qui mènent au monde astral constitué d'égrégores; des énergies duelles formées par les pensées émotions humaines conscientes et inconscientes. 
Et quand on regarde son propre monde, quand on écoute et ressent les pensées émotions négatives qui émergent de l’inconscient, on n’a pas du tout envie de se promener dans l’astral ! 
On peut imaginer la substance de ces mondes rien qu’en regardant l’état général de l’humain, du monde ! Et comme très peu osent sonder leur inconscient, regarder leur monde intérieur en face, pas étonnant que ça pète partout, qu’il y ait autant de corruption, d’injustice, d’hypocrisie, de valorisation des métiers où on ment, ruse, trahit, où la compétition est perçu comme une gloire, la spéculation comme un gage de réussite…
Et même ceux qui comme moi savent que la vidange intérieure est nécessaire, ne se précipitent pas pour mettre les mains dans le cambouis, c'est tout à fait humain!

Ce monde de l'astral est la projection des égos de chaque habitant de la planète convaincu d’avoir raison dans son positionnement et qui veut changer les autres, contrôler la nature pour se sentir fort et en sécurité. Et je fais aussi partie de la planète, du monde, n'échappe pas aux stratégies de l'ego même si je peux les percevoir mais heureusement, en être conscient libère déjà de pas mal d'illusions.

On parle de la voie du cœur parce que c'est la seule qui permette de "voir" de façon juste et équilibrée.
Mais il s'agit de regarder en soi. 
Quand on le fait, on ne peut qu’être humble, calme, en paix et heureux. Mais ce bonheur n’éclabousse pas les autres, il est discret, intérieur et se suffit à lui-même.  
Tant qu'on a pas affronté et libéré ses peurs et illusions, il vaut mieux éviter de chercher à l'extérieur des réponses à ses questions existentielles. 
Bien que ça puisse être un apprentissage, une voie initiatique, peu de gens sont suffisamment purs, centrés, équilibrés, pour capter et interpréter les messages de l'astral, ou d'autres réalités, sans risquer de s'y perdre ou d'en pervertir le sens. 
Remarque même ceux qui captent des messages des mondes duels peuvent aider les autres à affiner le discernement, à revenir à leur propre vérité, celle du cœur. 
Je ne doute pas qu'il y ait des êtres dans d'autres mondes, univers ou d'autres dimensions sinon, je ne publierai pas certains messages reçu par channeling mais je les considère comme des informations que chacun porte en lui-même et peut capter,selon son degré de confiance, d'ouverture et de conscience. 
Un gros tri est à faire et c'est de cette façon qu'on apprend à écouter le cœur, à ressentir l'effet de résonance, à se fier à notre impression en sortant des limites du mental, à discerner ce qui est juste pour nous-même, selon la vibration reçue, perçue.
Nous apprenons les lois universelles de résonance et d'attraction dans ce processus d'ouverture du cœur et de la conscience qui se réalise simultanément et nous ouvre de nouvelles perspectives par l'effet miroir et par le biais de ceux qui entrent en communication avec les mondes invisibles puis transmettent l'info. 
Mais ça reste de l'info que seule l'application peut valider. 

Malgré que la soirée ait été difficile à vivre, j’ai vraiment apprécié de retrouver la paix du cœur et l’humilité de l’enfant que l’écoute de contes à ramené dans la "réalité" avec douceur. 
L’ego est un enfant qui a besoin d’être aimé, reconnu et c’est pour cette raison qu’il ne faut pas s’en prendre à lui pour sa façon d’agir. 
C’est là je pense, qu'on devient mature, quand on se tourne vers le cœur, la source, pour qu’elle le rassure. 
C’est vrai que lorsqu’on est submergé par les pensées émotions excessives, ou polarisées, on a du mal à ne pas entrer en conflit avec soi-même, à ne pas s’identifier à l’ego, à y voir clair, mais quand la paix revient, quand l’énergie de la paix s’installe à nouveau par l’acceptation, tout s’éclaire et on retrouve son chemin, le courage de persévérer, de vivre malgré toutes les difficultés que représentent l'incarnation, le fait d'avoir un corps multidimensionnel et de vivre dans un monde où on se sent étranger.

On retrouve la force de persévérer et on se dit qu’on essaiera de ne pas se faire avoir la prochaine fois. Puis on se souvient que c’est précisément quand on est plongé dans le processus qu’on a l’occasion de libérer ce qui était contenu, déséquilibré, refoulé et que c’est de cette façon qu’on acquiert la maitrise. Cette impression d'être "d'ailleurs" est souvent la conséquence de la blessure de rejet en soi, de déni de soi, d'incompréhension donc de non acceptation de ce que l'on est en totalité.

La tentation de refouler est grande; nier les pensées négatives, quand on sait que lorsque le taux vibratoire s’abaisse, il est difficile de remonter la pente. 
Mais c’est encore la peur qui est derrière cela parce que même si ça n’est pas évident d’inverser le processus, on peut tout de même sentir sa fréquence revenir peu à peu dans la neutralité, la paix, le silence intérieur. 
Ça ne dure que quelques secondes mais ça suffit à donner l'envie de persévérer. 

Mon mantra en ce moment c’est « j’apprends à me taire »…sacré challenge parce que le piège c‘est de tomber dans le refoulement, le contrôle. 
En fait ce qui permet de trouver le silence c’est toujours la même chose, se poser, respirer, se détendre et ne pas écouter les pensées…les laisser dire. 
Puis ce qui aide aussi, c’est de boire beaucoup d’eau au lieu de manger quand on est perturbé par les fluctuations énergétiques qui sont l’expression de blocages internes. 
J’ai eu l’idée de faire de l’infusion de thym citron avec du miel et ça m’a aidée à maintenir la paix intérieure. 
Les reins ont tendance à bloquer quand  des émotions sont contenues ou en conflit, polarisées, extrêmes. Enfin c’est de cette façon que je sais qu’il y a quelque chose qui bloque au niveau mental, inconscient et émotionnel. 
La constipation, les problèmes de transit et d’élimination sont la manifestation des blocages vécus dans les corps subtils. 
Là aussi, comme j’ai fait le rapprochement, le mental aurait tendance à s’agacer, à vouloir que tout se décoince vite mais la seule solution, c’est le cœur, l’écoute et la détente. 
C’est ce processus qui mène à l’humilité indispensable à l’écoute, la réception et le respect de toute vie.

Il est évident qu’on ne peut pas forcer les choses et quand on a envie d’aider les autres, ça ne sont pas les explications qui agissent, c’est l’énergie qu’on émane, celle qui vient naturellement du cœur. De cette façon, on ne tombe pas dans le rôle de sauveur qui est une énergie polarisée, un manque d’amour et une stratégie de l’ego. L’énergie qui émane de cet état d’esprit c’est le manque et la peur.  

Nous avons tous besoin d’être reconnu mais c’est à l’intérieur que ce besoin est à combler, dans l’accueil de tous les aspects internes, l'amour et le respect manifesté envers tout ce que nous sommes. Même si je pense toujours que le projet de mon âme, c’est de transmettre ces connaissances, de pouvoir vivre de ce que j’aime, il me faut trouver la maitrise, juste me confier au cœur en toutes circonstances et laisser l’ego a sa place. Pas évident quand on doute encore de soi parce que la tentation de plaire, de ne plus être vrai, de jouer un jeu pour être aimé, reconnu, se sentir crédible, va demeurer et fausser les choses.
J’ai encore à lâcher ce rôle de sauveur puisque les conflits même légers avec ma mère, les reflets extérieurs et la transparence, me le montrent.

Mes réactions face à l’état du ciel, les nuages de brumes chargés de je ne sais quelle merde, aux conséquences que ça crée, le poêle difficile à allumer, les fumées qui sortent malgré que je le nettoie, la peur d’être empoisonnée par les fumées et par l’air extérieur, la sensation d’être coincée sur cette planète…c’est à devenir dingue mais en venant au cœur ça se calme et une fois que le poêle est chaud, même si je dois maintenir le tiroir ouvert et le clapet de la cheminée aussi déjà, je suis plus détendue! Le bois se consume très vite et la chaleur part dans le tuyau mais je n’en fais pas un drame! Je devrais dire "plus" parce qu'il a fallu reconnaitre et lâcher les peurs pour dédramatiser.
C’est encore assez symbolique mais je laisse le cœur me montrer le sens de cela. Bilou semble moins en forme qu’hier mais j’essaie de ne pas nourrir de culpabilité enfin dès qu’une pensée de ce genre se manifeste, je l’offre à la source. Ce qui a pour effet de calmer le mental ce qui n’est déjà pas si mal puisque ça évite de retomber dans les basses vibrations du triangle émotionnel.

J’ai flâné sur pas mal de sites « spirituels » hier soir mais au bout d’un moment, j’ai arrêté en me disant que je n’y trouvais aucun réconfort et en plus c’est encore une fuite, une façon de vouloir échapper à la réalité de l’instant présent. J'ai fini par écouter des contes.
Les seuls conseils qui me font du bien depuis quelques temps, ce sont ceux de Lulumineuse parce que même les clefs de sagesse sont trop paternalistes à mon goût. C’est sûr que mon ego est fort, qu'il domine souvent, rejette les conseils et le féminin en moi a encore besoin de trouver sa place pour équilibrer, calmer le mental mais je ne tente pas de forcer les choses où d’agir selon cette logique puisque les raisonnements bien qu'il rassurent l'ego ne font que le renforcer. 
De toute façon, ça n'est qu'en lâchant prise que tout s'équilibre et moins on cogite mieux c'est. Les réponses viendront après mais je sens qu'en arrêtant de se poser des questions, c'est déjà une première réponse. Puis la façon dont je doit trouver le bon dosage d'arrivée d'air dans le poêle pour qu'il chauffe suffisamment sans fumer, c'est vraiment le reflet de ma difficulté à trouver le juste milieu par des raisonnements. 
En fait c'est relativement simple au niveau de l'intellect:

ça bouscule >>> d'abord se poser, respirer, trouver la détente physique qui calme le mental, ramène la paix intérieure en limitant les paroles au maximum et faire confiance tandis que les émotions passent. C'est la seule chose à imprimer et à "faire"! 
Pour le moment, je vais m'allonger et laisser le calme gérer les montées émotionnelles. 
J'ai l'impression qu'il faut que j'arrive au stade de l'épuisement physique pour pouvoir enfin lâcher prise!


Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteur et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » http://lydiouze.blogspot.fr

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