dimanche 22 novembre 2015

« Je prends doucement mon pouvoir, avec lucidité »





Ce matin, je suis tombée du lit à 4h20 comme si quelque chose d’important était à faire. D’habitude, je me recouche de suite mais là, l’envie de vivre, de profiter de la vie m’a poussée à me lever. 
Personne ne sait quand viendra le jour de quitter la terre, de faire un autre voyage dans d’autres lieux. Alors pour honorer le vivant, j’ai choisis d’utiliser "mon pouvoir" de vibrer et de rayonner le monde dans lequel je veux vivre.

Sans chercher à convaincre, sans chercher à prouver que j’ai raison et que les autres ont tort, juste émaner ma propre vérité, maintenir ma fréquence sur ce que je veux et pas sur ce que veulent les autres ou même sur ce qu’ils vivent.

Puis rejoindre ainsi, par la loi d’attraction, de résonance tous les cœurs qui sont sur cette même longueur d’ondes et amplifier la vague, inonder le monde d’amour. Mais je ne choisis pas en quelle direction ira cette onde, tout comme le soleil rayonne sur tous sans distinction, sans conditions.
Le mental croit savoir qui a besoin d’amour ou même, qui mérite d’être aimé alors que le cœur ne se pose pas la question, il sait que c’est le désir de tout humain

Et que bien souvent ceux qui sont le plus agressif ont beaucoup d’amour à offrir, croient en manquer alors que leur cœur brûle de passion. Ils se laissent séduire par de belles paroles qui leur promettent un paradis futur et ça n’est pas tout à fait faux mais cet espace est en soi puis la mort est un retour à l’amour lumière que nous sommes tous. 

La confusion peut-être grande parce que le mental a beaucoup d’imagination.
Et quand je dis ça, je m’inclus dans le lot parce que tout le monde vit selon des croyances qui changent au fil du temps, des rencontres.

Tant qu’on croit ses pensées, on va passer du rire aux larmes, de la joie explosive à la tristesse profonde. 
On peut se dire que c’est la vie, que nous sommes ici pour vivre ça puis mourir. 
Puis comme le dit Frédérique Rama, dans son message, on peut se lasser de cet effet yoyo et se poser deux minutes pour respirer et sentir la vie qui nous anime, la paix qui est toujours là quand on cesse d’écouter nos pensées. 
J’ai lu ce message après avoir écrit ça et je l’ai publié en me disant qu’elle formulait mieux les choses.Je suis souvent freiné dans mon élan et mets ce que les autres écrivent en avant par manque de confiance en soi. 

La période actuelle pousse à changer véritablement sa façon d’être, de penser, à lâcher tout ce qui n’est pas l’amour, tous les faux semblants et à trouver le juste milieu, la tempérance.    
Et quand je vois combien de cœur s’ouvrent, manifestent leur amour, leur désir de paix, je me dis que ceux qui sont passés de l’autre côté, tous les acteurs du scénario ne sont pas partis pour rien.
Ils ont donné leur vie, chacun à leur façon, pour que l’éveil de l’humanité puisse se réaliser. C’est un point de vue que seul le cœur peut offrir, un cœur guérit de ses propres blessures et par empathie justement parce qu’on sait ce qu’est la douleur de la perte, mais aussi la souffrance que créé la peur, les scénarios qu’elle peut imaginer lorsqu’on se croit seul et rejeté. 
On sait que lorsqu’on est coincé dans ses peurs on est capable du pire alors même que la seule chose qu’on souhaite au monde, c’est de sentir l’amour, de vivre dans la paix et l’harmonie. 
Et si on laisse les pensées, les croyances de côté, on peut sentir la différence, avec intensité, dans la sensation de paix qui émerge du cœur, de la vibration alignée à la source de toute vie, à la joie de vivre. 

On connait alors les deux aspects de la dualité et la paix du cœur qui unifie les deux. 
Ça demande de la patience et de la persévérance parce que les vieux réflexes continuent de s’activer mais en même temps à chaque fois qu’on revient au centre et qu’on retrouve la paix, la foi grandit un peu plus et on se sent bien.  

Et même si je sais que ça ne sont pas les mots à eux seuls qui suffisent à manifester la réalité, je témoigne de ce choix parce que je suis tout comme vous un être qui s’épanouit, dans le partage, la communication, l’échange, le don et la réception. Même si je reste encore en mode « monologue » le plus souvent, je me donne le droit de sortir de ma coquille selon le ressenti.

La balade sur la page face de bouc m’a confirmée ce ressenti, la cohérence entre ma foi, mes pensées, mes sensations et ce que porte mon inconscient, parce que je n’ai vu que deux posts qui étaient dans la peur, la réaction.

Je sais combien la peur et le désespoir peuvent amener à réagir par la violence, l’auto destruction mais ce que je sais surtout c’est que tant que je suis ici, tant que je suis en vie, c’est que l’étincelle divine, la Vie veut s’exprimer.
Alors j’ai reconnu en toute humilité que je portais encore l’énergie de la peur qui s’exprime par l’impatience, le désir que ça change radicalement, le masque du sauveur. 

Puis je me suis rappelé que l’amour n’a pas d’attente, qu’il est comme la fleur qui s’ouvre en son temps. 

Celle du cactus ne vit qu’une seule journée mais elle donne toute sa beauté. Peut-être que ses piquants ne sont là que pour enseigner la beauté du contraste, le fait que le cœur peut s’ouvrir même si les apparences semblent montrer qu’il est fermé, protégé de toutes parts et incapable d’offrir sa beauté.

Lorsqu’on reconnait une peur, une faiblesse, un désir inassouvi, un manque, l’énergie en soi s’équilibre, s’harmonise et la vie nous montre que tout est en soi, le beau comme le laid et que derrière cela, l’amour et la lumière sont toujours à l’œuvre.  
La sagesse émerge de ce cœur relié à l’amour, l’énergie de la vie, du désir. 
On découvre la source en soi lorsque les énergies sont ramenées au point zéro, perçues dans la neutralité. On ressent la paix et la joie qui s’éveille, se répand en tout l’être. 
Les cellules semblent vibrer et le mental s’apaise, ne cherche plus de vérité ailleurs que dans le cœur. 
Il devient le sanctuaire, l’espace où l’on peut venir se recueillir en toute sécurité et depuis cet espace harmonieux, les corps s’alignent aux fréquences qui rendent heureux. 

Je n’ai pas senti le besoin d’afficher un drapeau parce que depuis toujours, je sais que l’humain est universel, que je suis terrienne et céleste et que nous le sommes tous. 

Maintenant, j’essaie de me fier uniquement à ce qui en moi se crispe et me contente de respirer pour que la détente revienne. 
Je me rends compte que la tension vient d’une pensée de peur, de colère, de déni qui cherche à s’exprimer alors sans plus chercher à savoir son message, je respire profondément et retrouve la paix, la détente. 
Je ne me perds plus dans les raisonnements parce que ma foi est vivante, vibrante, validée par l’expérience. Je sais que tout se place au bon endroit quand je détends mon corps physique et mon esprit en même temps, juste en respirant calmement.
Et comme la paix s’est installée définitivement en focalisant mon attention sur ce désir de vivre dans l’harmonie, je continue de porter mon attention sur cela et en plus maintenant sur la joie, la liberté d’être, l’abondance. 

Ces énergies qui permettent l’épanouissement et le partage équitable, la libre circulation énergétique, la fluidité du don et de la réception.
Si je veux la paix, je la crée en moi, si je veux l’amour, je viens en mon cœur, si je veux la joie, je l’éveille, la cultive et dans ce processus je deviens libre et souveraine. Oui, l’univers répond à ma demande, mais il ne connait pas le langage humain, il écoute ce qui vibre et renvoie cette combinaison d’énergie de façon amplifiée.
Puis comme j’ai la chance de pouvoir agir, d’avoir un corps et des membres, je les utilise pour cocréer ce que je veux, amener jusque dans le geste, l’intention choisie. Alors ce matin, je chante, danse, rit, je suis pleinement en vie.

Je me demandais pourquoi l’humain était si fasciné par la peur, l’horreur et finalement je me dis que c’est la projection de son monde intérieur et comme dans ce monde de contraste tout révèle son contraire, je comprends mieux pourquoi certains ont besoin de vivre la violence, ils se sentent peut-être puissamment vivants.
Tout simplement parce qu’ils ignorent la puissance de l’amour du moins ils pensent que c’est faiblesse et c’est très souvent parce que leur cœur est blessé, meurtri. 
Ils ne savent pas encore que l’amour est en eux parce qu’ils se sont fermé.

Un cœur blessé ou agité est coupé de l’amour en lui-même, il ne sait pas l’exprimer.
En guérissant les corps émotionnel et mental, en accueillant ce qui est exacerbé en soi, la paix s’installe et la tendresse qui s’en dégage révèle ce pouvoir d’aimer.
Ce qui nous empêche de le sentir, ce sont les pensées chaotiques, les sautes d’humeur et pour cette raison quand on cesse de juger, quand on respire, quand on se tait au lieu de réagir, quand on se centre au point zéro, dans la neutralité, le silence apparait en même temps que la paix puis l’idée émerge entrainant le mouvement, la créativité. 




Il n’y a pas à craindre de ne plus rien ressentir en venant au cœur de soi parce que la vibration d’amour est puissante, elle élève la vision, relie les corps qui sont alors portés par le vivant, la joie et la paix profonde.
C’est puissant au point de donner de la force, du courage, de susciter le désir qui va rendre le geste ‘parfait’, délicieux. On ne cherche même plus à obtenir un résultat, à performer, on agit et on se réjouit de faire peu importe l’ouvrage.

Bon je retourne à la cuisine finir ma galette. C’est un bon moyen de satisfaire les besoins du corps physique, mental, de réjouir l’enfant en soi et je ne prends pas de poids parce que lorsqu’on agit depuis la joie et la paix du cœur, tout s’écoule naturellement de façon harmonieuse, équilibrée. Tout est facilité, le transit, la digestion, le tri et l’élimination. Exactement comme au niveau mental lorsqu’on cesse de résister, quand on fait confiance à la Vie, à ses corps qui vibrent dans l’harmonie.
Je parle de plus en plus à mon corps physique et m’épate de voir qu’il répond à mes demandes. Comme s’il entendait la voix de l’amour et lui obéissait. Je ne le commande pas mais lui demande sans jamais le forcer. Ça peut sembler bizarre mais la conscience du corps physique est reliée à celle de la terre et lorsqu’ils vibrent sur la même fréquence, c’est magique !

Je ne vous dis pas cela pour vous épater mais me contente de témoigner de la façon dont on peut amplifier l’amour en soi, le respect par l’écoute, le verbe. Et c’est faisable avec tous les corps, très utile pour calmer le mental.
Mon souhait n’est pas de durer, de résister à la mort mais de vivre pleinement en conscience, de jouir de ce cadeau qu’est le moment présent. Ça n’est pas non plus une volonté issue de l’ego seul, c’est inspiré par l’amour qui s’épanouit en moi.

Chaque croyance limitative offerte à l’amour, au point de neutralité en soi, est harmonisée et libérée élargissant mes perspectives et mon potentiel mais je me laisse guider par l’élan.
Une voisine est venue me parler puis me donner des pommes et de l’herbe que son fils à laissé chez elle. J’ai pris le truc juste pour voir comment ça réagissait en moi. Et la surprise c’est que l’idée ne me vient même pas, je n’en ai pas envie ! J’ai pensé l’offrir à une amie puis je me suis dit que j’agirais selon l’élan comme pour toute chose. Parce qu’on ne peut pas vraiment dire que ce soit un cadeau puis ce genre de produit est étroitement mêlé aux trafics en tous genres. 
Mais là encore, j’ai le choix, je ne veux pas agir par peur, par culpabilité mais simplement en conscience. Je sais les avantages et les inconvénients d’un tel usage et sans rien m’interdire, sans forcer ou argumenter, je fais confiance à l’élan, à mes corps et leur potentiel. Je sais que je peux vibrer la joie, l’amour, la paix, que tout ce dont j’ai besoin est à l’intérieur alors j’apprends sereinement à utiliser mon pouvoir créatif, à vibrer depuis le point zéro.
L’intention associée à la pensée, aux émotions, créent mon état d’être et la vibration qui se projette dans la matière, dans l’harmonie des corps et des énergies, suffit à réaliser mes souhaits les plus chers. Et il me faut encore tempérer les choses.
Je me pose en mon cœur avant d’agir et constate que l’élan me porte exactement au bon endroit, dans la joie d’être et de créer, le résultat est toujours à la hauteur de la vibration sans même que j’ai eu besoin de l’envisager. C’est ça qui rend la vie magique et pleine de surprise, libère de l’ennui et je me dis alors que Tout est possible dans mon monde.

Et si le résultat est à côté, je me dis juste que j’ai tout le temps de créer, d’apprendre et de recommencer, que c’est en pratiquant qu’on atteint l’excellence et en étant confiant que ça se réalise. 
La galette est ratée cette fois-ci, enfin la pâte a craqué et le mélange d’amandes, de beurre, d’œufs et de sucre s’est étalé mais ça n’est pas mauvais. Je sais qu’il me faut apprendre à, lâcher les attentes pas parce que d’autres le disent mais parce que je sens bien combien ça me colle la pression, le stress et me pourrit la vie.
Mon pouvoir de manifester la réalité comme je le souhaite est là, bien réel !
Chaque peur, doute, révèle son contraire et m’invite à persévérer dans l’art de manifester, de vibrer, de chercher l’équilibre.
Ça devient un jeu ludique et créatif qui en plus m’éloigne de la misère du monde Je ne deviens pas insensible mais j’apprends à canaliser mon énergie et à rayonner ma vision.

J’ai longtemps cru qu’il me fallait me protéger des autres, des vibrations lourdes mais plus je le faisais et moins j’étais en sécurité. Par l’effet miroir, je peux détecter ce que mon inconscient porte et lâcher les croyances qui ne me servent plus. En même temps que je vibre la paix, l’autre ne m’agresse plus non pas parce qu’il a changé mais parce que je n’entre plus en résonance avec sa fréquence, je ne le croise plus sur ma route. Et si ça m’arrive, je reviens en moi-même effectuer le grand œuvre alchimique qui me libère de toute violence, de tout chaos.
Je peux alors remercier l’autre pour le fait, qu’il m’apprenne à me centrer, à utiliser mon pouvoir d’aimer.
Il se peut même qu’il capte cette vibration et change son point de vue mais ça, ce n’est pas mon histoire, ça ne m’appartient pas, lui seul peut capter ce qui vibre en lui-même.

C’est une frustration de ne pas pouvoir faire passer à travers les mots, tout ce qu’on peut sentir de bénéfique lorsqu’on réalise la paix en soi mais d’un autre côté, ça me rappelle la puissance d’aimer qui est en chacun et la souveraineté de tous. Puis cette frustration vient de l'ego du besoin de sauver l'autre...
Je comprends aussi l’importance de la permissivité qui me rend libre. Ça me rappelle la chanson des Beatles « let it be ». Puis la phrase de Jésus qui disait de faire à l’autre ce qu’on voudrait qu’il nous fasse, de traiter l’autre comme on se traite. Et quand on sait que l’autre est un autre soi-même, on comprend que le regard négatif envers lui, est précisément la vision qu’on a de soi, de ce qu’il nous reflète.

Si j’ai de la colère vis-à-vis des meurtriers, il me faut accueillir ma propre colère, mon désir de vengeance ou celui de vouloir sauver, changer le monde. Nous  changeons le notre et c’est déjà bien.

Et on peut savoir qu’on n’est pas seul, que le monde change petit à petit et en ce moment d’une façon explosive à l’image de ce que nous avons connu ces derniers jours. Cela m‘invite à accueillir une fois de plus l’impatience, à lâcher les attentes et le rôle de sauveur, persécuteur et de victime.

Maintenant, quand je me rends compte que je courre, je rigole en me voyant faire et ça me calme direct ! Un moyen de lâcher aussi la peur de la mort en intégrant la paix infinie que je sens à l’intérieur quand je dédramatise.
En fouinant par ci par là, je suis tombe là-dessus. Un petit voyage vers la chaleur de cette langue, de ses rythmes, de ce pays que j’aime, le Brésil. 
En plus le premier titre est une reprise illustrant l'harmonie possible entre deux nations tellement éloignées tant géographiquement que culturellement...

Baião de Quatro Toques - ORDINARIUS 




Ordinarius - Água de beber




Thich Nhat Hanh - La sagesse entre les mains. 
 Dans une autre façon d'aborder le thème de l'unité, cette petite vidéo m'a bien plu. Je n'ai jamais été attirée par les religions Indiennes ou asiatiques mais la sagesse est universelle.




Et pour finir, cet article m'a renvoyée à mes croyances à propos de l'âge, de mon âge. Je me suis sentie boosté par les vidéos des jeunes ces derniers jours mais je me suis aussi sentie dépassée, comme si mon temps était passé...Je fais cadeau de cette croyance à la source en moi...et ce "hasard" est aussi un clin d’œil de sa part...La vie a de l'humour!


Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteur et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » http://lydiouze.blogspot.fr

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