jeudi 19 novembre 2015

« Apprenez à vous retrouver et à guérir l’enfant qui est en vous » Sarah Boucault & Méditation guidée de Sophie Riehl






Devenir adulte ne veut pas seulement dire accumuler des années, voir une ride sur notre visage ou obtenir certaines choses.
Grandir signifie savoir mûrir avec le temps, tout en gardant le côté positif de chaque étape vécue et de chaque cycle de notre existence.

Cependant, ce n’est pas toujours facile de mûrir avec harmonie et bonheur. 
Il y a des fois où notre moi adulte se sent frustré et plein de conflits non résolus qui nous attrapent et nous noient, qui nous font devenir des créatures taciturnes qui ont perdu cet espoir quotidien pour les choses, ainsi que la confiance en les gens qui nous entourent et en nous-mêmes.

Au moment de parler de "l’enfant qui est en nous", il est possible que beaucoup de gens sourient, et ne comprennent pas sa signification.
Parfois, on associe l’enfance à cette période d’aveuglement négatif où l’on ne comprend pas très bien ce que signifie ce monde ou cette entité, appelée la vie.
On permet aux enfants cette touche de folie et de spontanéité car tout simplement, "ils ne savent pas encore".


Cependant, il est possible qu’ils en sachent bien plus que nous et qu’ils aient des valeurs que nous avons perdues.

On dit également que nous avons tous en nous "un enfant intérieur", et que même ainsi, il continue à être celui qui nous permet d’obtenir un équilibre entre la partie rationnelle et l’autre partie plus libre et pleine d’espoir, qui continue à réclamer de l’amour.

La voix de l’enfant qui est en nous
Que vous le croyiez ou non, l’enfant qui est en nous n’est pas parti pour laisser la place à l’adulte sérieux que nous sommes maintenant.
Il réside encore en nous, même s’il est souvent occulté et réprimé car nous ne pouvons l’autoriser à s’exprimer.

L’enfant qui est en nous requiert des choses que nous ne savons pas toujours écouter : 
Il vous demande de ne pas donner tant d’importance aux choses, de relativiser les problèmes, d’arrêter d’être triste et de dessiner un visage heureux capable de sortir se promener librement.

-L’enfant qui est en vous, vous demande de l’aimer et de prendre soin de lui. Il demande de l’amour et que vous soyez capable de lui donner de l’amour.
Il désire être pris dans vos bras, choyé, soigné et veut devenir le point d’attention de notre vie. 
Cela se nomme l’estime de soi.

-Parfois, il vous demande de ne pas être trop exigeant avec vous-même, il vous demande de vous détendre, de ne pas vous focaliser sur les choses simples qui se trouvent dans votre entourage et de valoriser les choses basiques comme les petites joies.
Il vous demande de jouer et de faire des expériences. Il vous clame surtout de ne pas perdre l’espoir de la vie et la confiance en vous. Il veut que vous soyiez spontané et que vous «osiez».

Pourtant, il y a un aspect vital qu’il ne faut pas négliger. Il est possible que dans votre enfance, vous n’ayez pas vraiment été heureux, que vous gardiez dans votre intérieur trop de blessures, de vides et de lamentations, et qu’en réalité vous n’ayez jamais vraiment réussi à être un enfant.

Il se peut que les circonstances vous aient obligé à grandir de manière violente, sans profiter des dimensions qui sont censées nourrir enfant, telles que l’amour, la reconnaissance, le lien émotionnel de la tendresse, le soutien, etc.
Tout cela fait que nous grandissons avec insécurité, avec un manque de confiance en soi et avec ces peurs que nous transmettent cet enfant que nous n’avons jamais pu être.
Que pouvons-nous faire dans ce cas? Nous allons vous l’expliquer dans la suite de cet article.

Retrouver et soigner l’enfant qui est en nous
On dit souvent que celui qui vit de la création, de l’art, celui qui sait vivre avec le minimum et comprend la valeur des sourires sans raisons, n’a jamais perdu le lien avec l’enfant qui est en lui.
Il est possible qu’on le fasse parfois passer pour un fou, à cause de sa spontanéité, ou de son excentricité.
Pourtant, le fait de maintenir ce cordon ombilical avec l’enfant qui est nous, peut être une expérience enrichissante capable de  soigner de nombreuses blessures émotionnelles, et de renforcer l’estime de soi.

De quelle manière pouvons-nous nous unir et soigner l’enfant qui est en nous ? Prenez note. 
1. Visualisez-vous comme un enfant. Prenez une photo de vous, si vous en avez besoin. C’est un exercice facile, qui vous permet de vous faire réfléchir, un acte d’introspection envers votre essence d’hier, où se cache encore cet enfant que vous avez été.
2. Pensez à cette image. Choisissez un moment de votre mémoire où vous aviez 7 ou 8 ans. Demandez-vous si vous êtes toujours ainsi ? Vous voyez cet enfant qui serre ses parents dans ses bras ? Cet amour compte !
Vous devez apporter de la sérénité à ce souvenir, à cet équilibre où se trouve le ressentiment, afin que cela puisse vous permettre de vivre en paix.
3. Continuez votre visualisation personnelle et établissez maintenant un dialogue avec cet enfant.

Vous devez établir une union forte avec lui, lui demander ce dont il a besoin pour être heureux à nouveau, et écouter ses mots et ses prières.
Vous devez le convaincre du fait que vous allez prendre davantage soin de lui, que vous allez l’écouter, l’aimer, évoluer en retrouvant l’espoir, en relativisant les problèmes, en riant, en étant plus pur et non pas réprimé, avec des besoins si futiles.
Prenez-le par la main, serrez-le bien fort, et ne le laissez plus jamais s’échapper.

Sarah Boucault http://nospensees.com







Il est clair que ces propos sont pour moi une vérité et c’est de cette façon que je retrouve, la joie d’être, la légèreté, en même tant que le goût de rêver, de créer, la confiance nécessaire à l'autonomie à tous les niveaux.

J’ai toujours été stupéfaite et gênée même de voir certaines personnes ivres, se comporter comme des enfants mais j'en comprends mieux la raison depuis que j’explore les mondes intérieurs et les aspects multiples de la personnalité. 
Maintenant, je sais que ma stupéfaction et même mon rejet n’étaient pas liés au comportement déviant de mon père lorsqu’il buvait de l’alcool bien que ça en faisait partie. 
En fait comme j’avais adopté le masque de la rigidité en prenant de l’âge, afin de cacher ma vulnérabilité, la détresse des enfants et le comportement infantile éveillaient les souffrances de l’enfant intérieur que je ne voulais surtout pas contacter de peur de revivre les émotions et les souvenirs douloureux de cette partie de ma vie. 
Je rejetais l’autre, l’adulte extravagant, immature, irresponsable, de la même façon que je rejetais l’enfant en moi. 
Ce masque de rigidité est venu au fil du temps parce que dans mon adolescence, les blessures de l'enfant s’exprimaient par la rébellion, la révolte, le rejet de la société. 
Les stratégies d’évitement, d’agressivité de l’ego qui nous protège afin qu’on ne souffre pas, nous font croire que plus on occulte les souffrances et plus on s’en éloigne mais c'est un leurre.
Ce qui a changé depuis quelques années, c’est que ce genre de comportement nous est reflété avec force afin que nous puissions affronter nos peurs et nos souffrances. 
Nous recevons beaucoup d’infos de toutes parts qui nous permettent de mieux nous connaitre et de savoir comment agir avec nos souffrances passées encore actives, qui sont enfouies dans l’inconscient et régissent nos comportements, nos réactions.  

Et quand on commence à se tourner en soi pour établir un contact avec cet aspect fragile en nous, même si au début on a du mal à croire que ça puisse avoir une incidence quelconque sur notre bien-être, on est assez maladroit, on ne comprend pas bien ce que veut dire "guérir l’enfant intérieur". 
En ayant de la patience, en apprivoisant cet aspect essentiel de nous-même, par le processus d’accueil des émotions, on retrouve notre nature enjouée, audacieuse, confiante.

Il existe maintenant beaucoup de méthodes pour entrer en contact avec cet enfant en nous et chacun, selon sa personnalité, ses affinités et son mode privilégié d’apprentissage, visuel, auditif, par l’écriture, la tenue d’un journal...peut guérir cet enfant blessé et retrouver le goût de Vivre pleinement.

Cette méditation de Sophie Riehl est un de ces nombreux outils d'introspection.
Méditation de l'enfant intérieur 




Les contes peuvent aussi être des outils efficaces pour déceler les peurs et limitations, les fausses croyances intérieures, les aspects fragiles, vulnérables. 
Le fait de sentir ce qui émerge en soi en écoutant une histoire qui n'est pas la nôtre mais qui va entrer en résonance avec nos blessures d'enfance peut aider à ne pas s'y identifier. Tout comme les films d’ailleurs.
Une simple respiration calme, profonde et par le fait de ne pas s’attacher aux pensées émotions qui émergent, juste en les reconnaissant et en les acceptant, on libère l’enfant en soi de ces peurs, de ces blessures de rejet, d’abandon, de honte, de trahison, d'injustice…

On pourra alors faire face aux situations de la vie sans entrer en réaction et donc sans ajouter de la souffrance, de l’incompréhension. 

Le monde devient de plus en plus complexe, violent, tout est poussé à son comble et la maitrise émotionnelle est la clef de guérison qui peut bouleverser le monde de façon plus apaisé si chacun prend en charge ses propres blessures. 
Parce que tant qu’on est en souffrance, on entrera en réaction, on accusera l’extérieur de notre mal-être et la violence, l'esprit de vengeance perdureront. On voit où ça mène... En ce sens les acteurs de ces scénarios catastrophes, nous "enseignent".



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