mercredi 14 octobre 2015

« Bien-être et amour de soi » Jeff ... & vidéos conférences de Marshall Rosenberg





J’ai regroupé une série d’articles du site anti-deprime.com à propos de l’amour de soi et du bien-être. Notre culture judéo-chrétienne nous a maintenus dans l’idée qu’il fallait faire passer les autres avant soi mais ce genre de comportement ne fait que créer des conflits, des malentendus, des frustrations et des attentes envers les autres. 
En effet, quand on sert les autres par devoir, par obligation ou par pitié, on a tendance à vouloir qu’ils changent, qu’ils soient reconnaissant. On devient exigeant et frustré qu’ils ne fassent pas ce que l’on veut, "qu’ils ne rendent pas la monnaie de la pièce".

Le rôle de sauveur cache souvent un déni, un rejet de soi, c’est une stratégie de l’ego, une façon de détourner l’attention de ses propres problèmes, de ne pas affronter ses blessures…Et comme toutes les stratégies, ça ne fait qu’éviter la réalité ça ne rend pas heureux au bout du compte.

L’amour véritable de soi, celui qui vient de l’acceptation de tout ce que nous sommes, de nos ombres, nos défauts, mais aussi de nos qualités, cet amour sincère qu’on cultive patiemment, au jour le jour, nous rapproche des autres de la même façon et surtout sans attentes ni besoins. 
Nous sommes empathiques sans tomber dans le rôle de sauveur, et pouvons faire preuve de la même compassion que celle que nous éprouvons à l’égard de notre enfant intérieur, de nos propres blessures. L'enfant intérieur qui est pris en compte, n'appelle plus de miroir pour nous interpeler, ne joue plus les tyrans quand il est écouté...

Quand on ne s’aime pas, on a beaucoup d’attentes, d’exigences envers notre entourage qui se sent responsable de notre bien-être. C'est immense poids qu'on leur fait porter!
Dans ce genre de situation, une interdépendance malsaine se crée et on joue le scénario de la victime, du bourreau et du sauveur à tour de rôle au mieux, ce qui donnera l’impression que la relation est équilibrée.

J’ai ajouté à ces deux articles, deux vidéos de conférences de Marshall Rosenberg, le "père" de la communication non violente. Il s’agit en fait du langage du cœur que nous connaissons tous et que nous utilisons lorsqu’on ose dire ce que nous ressentons sur le moment, dans l’objectif d’améliorer la relation à l’autre. 

Pour changer l’énergie entre ma mère et moi, lors de nos appels téléphoniques hebdomadaires, outre le fait d’amplifier l’amour intérieur, je pensais à la phrase suivante quand j’avais a aborder des thèmes qui risquaient de nous opposer : « qu’est-ce qui est vrai et compte le plus dans cette relation ? On s’aime. Du coup, l’ambiance n’était plus du tout la même, je ne l’agressais pas, ne cherchais pas à la convaincre que j’avais raison...
Je me contentais d’éliminer les sujets polémiques et surtout, j’écoute vraiment ce qu’elle me dit, sans penser à ce que je vais répondre. 

Quand on apprend à s’écouter sans se juger, à reconnaitre ses besoins essentiels, on est plus apte à écouter l’autre de la même façon. Il est vrai que le processus de la CNV peut sembler difficile à mettre en place puisqu'on est plus habitué à parler depuis nos peurs, dans la crainte d'être vulnérable si on est sincère mais en écoutant plusieurs conférences, on finit par retenir l’idée majeure et par reconnaitre que le langage girafe est inné. 
Cette forme de communication permet de savoir nommer ses ressentis et de détecter les besoins qui se cachent derrière nos réactions. 
C'est très utile pour apprendre à connaitre ce que nous sommes en vérité, en profondeur. Pour déterminer quels sont les rêves de l'enfant en soi et ainsi de pouvoir les manifester. Pour créer sa vie selon son cœur, répondre au besoin vital d'aimer...


Communication NonViolente - CNV 
Conférence de Marshall Rosenberg enregistrée à Neuchâtel en février 2000







« Les 2 obstacles à l'amour de soi…et des autres » Jeff
« Pour aimer les autres, il faut s’aimer soi-même » nous dit Barbara Fredrickson dans son livre "Love 2.0". Et pour s’aimer soi-même, il est nécessaire de commencer par bannir une phrase de notre langage :
« Si seulement j’étais… » 

Parce que nous sommes TOUS la somme de nos qualités et de nos défauts. 
La perfection est impossible à atteindre. Et il est important de savoir que ceux qui nous jugent (ou nous ont jugé ou étiqueté) ont un ou plusieurs besoins insatisfaits. Ils ne sont donc pas heureux et le jugement les éloigne de ce bonheur qu’ils pressentent peut-être chez vous. Donc, tournez votre regard du côté qui vous convient le mieux et adoptez le langage adéquat.

Le « truc » 
Lorsque vous êtes sur le point de penser ou prononcer cette phrase « Si seulement j’étais…« , remplacez-la par cette citation de Walt Whitman : « J’existe tel que je suis, cela suffit, et si nul autre que moi ne le sait, je suis comblé, et suis comblé si tous le savent » .
Attention au narcissisme…
Une surévaluation de soi est aussi un obstacle à l’amour de soi et donc des autres. En fait, nous explique Barbara Fredrickson, cette surévaluation est souvent « une défense destinée à masquer une vision plus négative de soi ».
« Les études montrent qu’il est bien plus vital pour la santé et le bonheur de faire preuve d’amour et de compassion envers soi-même que d’afficher cette haute estime de soi si vantée. »

Auto-compassion et bienveillance
Pour pouvoir s’aimer et s’accepter tel que nous sommes, je vous propose de pratiquer une méditation de l’amour bienveillant en vous mettant mentalement à la place de quelqu’un qui vous souhaiterez d’être heureux et en bonne santé. Faites-le en vous dissociant de vous. Observez-vous à travers les yeux de cette personne aimante, listez les qualités et les défauts qu’elle apprécie chez vous. Imaginez que cette personne (ou ces personnes) émettent ces vœux.

Maintenant glissez progressivement à l’intérieur de votre propre corps car cette personne que vous venez de décrire et à qui toutes ces bonnes choses ont été souhaitées, c’est vous.


 


Exercice de méditation de l’amour bienveillant :
Voici les consignes de Barbara Fredrickson pour pratiquer cet exercice de méditation de l’amour bienveillant :

Isolez-vous dans un lieu paisible où vous ne serez pas dérangé.
Asseyez-vous sur une chaise en calant votre dos sur le dossier. 
Redressez votre colonne vertébrale vers le haut. 
Penchez-vous en avant en vous décollant légèrement du dossier. 
Relâchez vos épaules et ramenez-les en arrière. Vous aurez ainsi votre cage thoracique dégagée et votre respiration créera un espace autour de votre cœur.
Posez vos pieds à plat sur le sol.
Posez la paume de vos mains sur vos cuisses.
Fermez les yeux.
Concentrez-vous sur les sensations de votre cœur. Sur l’énergie que lui apporte votre respiration.
Focalisez ainsi votre attention sur votre respiration pendant quelques instants.

Visualisez maintenant quelqu’un pour qui vous éprouvez de l’affection (enfant, conjoint, amis, etc.).
Imaginez son visage souriant.
Évoquez les qualités de cette personne et tout ce que vous aimez en elle.
Laissez monter la tendresse et la chaleur. Accueillez-les et ressentez-la totalement, dans tout votre corps.
Maintenant, répétez en silence les phrases suivantes au rythme d’une par cycle de respiration :
Puisse-t-il se sentir en sécurité.
Puisse-t-il être heureux.
Puisse-t-il être en bonne santé.
Imaginez à chaque fois ce que la réalisation de ces vœux produirait sur cette personne. Quel bonheur elle éprouverait.

Faites ceci pendant quelques minutes.
Puis visualisez une nouvelle personne qui compte pour vous. 
Et recommencez ainsi cette méditation de l’amour bienveillant.
Une fois votre cercle de proches visualisé, faites de même avec des personnes que vous connaissez peu et même pas du tout.

Cette méditation d’amour altruiste répétée chaque jour, en plus de vous apaiser et d’augmenter votre bien-être par un afflux d’émotions positives, va progressivement modifier la teneur de vos rapports interpersonnels, les rendant plus bienveillants et authentiques. Cela créera un cercle vertueux et même un effet de contagion.

Synthèse
Si on ne s’aime pas, on ne peut aimer les autres. 
S’aimer nécessite de pratiquer l’auto-compassion et la bienveillance envers soi-même. 
La méditation de l’amour bienveillant peut vous y aider et une communication positive aussi.
Vous avez le pouvoir de vous accepter sans avoir besoin de quelconque preuve. Décidez-le. Une fois en paix avec vous-même, vous pourrez vous tourner vers les autres.

Je vous invite à tester cet exercice de méditation sur l’amour altruiste. Elle est proposée par Barbara Fredrickson dans son livre "Love 2.0". 
Les effets, scientifiquement prouvés, sont très impressionnants dans le cadre d’une pratique quotidienne.

En effet, ce type de méditation augmente le tonus du nerf vague qui relie le cerveau au cœur et à d’autres organes.
Ce nerf vague a plusieurs fonctions dont certaines, étonnantes :
·         Il ralentit le rythme cardiaque, régule la digestion et le sommeil.
·         Il stimule les muscles faciaux pour adopter des expressions faciales en harmonie avec celles de nos interlocuteurs
·         Il active les muscles de l’oreille médiane qui permettent de se concentrer sur la voix de quelqu’un
Rajoutons qu’un tonus vagal élevé implique :
·         plus de résistance aux crises cardiaques
·         un système immunitaire plus fort
·         une diminution de l’inflammation chronique

Le nerf vague nous permet donc d’être en meilleure santé et nous rend plus sociables. 
Jeff

 



"Pour être bien avec les autres, il faut déjà être bien avec soi-même". 
C'est une vérité que chacun peut constater. 
Je parle beaucoup de l’amour véritable de soi, sur ce blog, parce que c’est un chemin que je parcours depuis quelques années et qui a changé totalement ma vie. Et je ne suis pas au bout de mes surprises ! 
Je passe de la survie à la Vie, simplement en étant à l’écoute de ce qui se passe en moi, en apprenant à accepter d’être traversée par des émotions quelles qu’elles soient. 

Cette ‘pratique’ rend la peur moins effrayante et la confiance en soi augmente de jours en jours. Le seul fait de ne plus vouloir se critiquer, se juger, même si on se rend compte qu’on passe son temps à ça et depuis toujours, change la fréquence vibratoire et automatiquement la vision de soi-même.

Notre physiologie, notre système endocrinien, participe à notre bien-être et savoir ces quelques ‘trucs’ peut aider à cultiver le bien-être et l’amour de soi par la même occasion. Voici donc un autre article du site antide-prime.com :




« Ces 4 rituels vous rendront plus heureux (selon les neurosciences) » Jeff

L’excellent Eric Barker présente dans « Time », 4 rituels qui augmenteront votre niveau de bonheur. La particularité de ces rituels ? Leur efficacité est prouvée par les neurosciences.

1.      La question à se poser  : Pour qui suis-je reconnaissant ?*
La gratitude rend heureux. Le sentiment de reconnaissance active la région du tronc cérébral qui produit de la dopamine. De la même manière, la gratitude peut augmenter la sécrétion sérotonine dans le cortex cingulaire antérieur. Cerise sur le gâteau, en exprimant votre gratitude, vous déclencherez une boucle rétroactive. La gratitude s’auto-alimentera avec la personne qui l’a reçue !

2.      Nommez les sentiments négatifs : je me sens …
Lorsque nous nommons une émotion, le cortex préfrontal calme l’amygdale dans notre cerveau. L’effet des émotions est donc moindre.

3.      Prenez une décision : la prise de décisions réduit inquiétude et l’anxiété par la création d’intentions et d’objectifs. Le cortex préfrontal rentre alors en action. Notons que la prise de décision permet aussi de changer de perspective en s’orientant vers des solutions, cela apaise le système limbique. Inutile de viser une bonne décision, une assez bonne suffit pour se sentir bien.

4.      Multipliez les contacts physiques** : notre cerveau est neuro-social. Il a besoin des autres pour s’épanouir. Et lorsqu’il y a un contact assez long, comme un câlin, l’ocytocine se libère pour réduire l’activité de l’amygdale. On se sent admirablement bien ! Notons que les massages contribuent à baisser fortement le niveau de stress et améliore le sommeil. 

Jeff

*On peut ajouter à cette question : pour quoi suis-je reconnaissant ? et ainsi augmenter la liste, la durée de sécrétion de sérotonine, favoriser de nouvelles connexions neuronales…Je remercie pour la Terre, pour la nourriture, un beau soleil, et parfois même la pluie quand elle arrose le jardin ce qui en été me donne une heure de repos. Je remercie la vie pour le confort matériel, physique, mental, émotionnel, pour les petites joies du quotidien, les découvertes, la guidance, le soutien de l’invisible, pour ma fréquence vibratoire qui s’élève, la paix qui est maintenant constante…la liste est longue !

**Il est vrai que le contact est nécessaire mais ça n’est pas réservé aux relations humaines. Tout sur cette planète est vivant, conscient ; les animaux, les plantes, la terre, l’eau, les pierres. Puis avoir des gestes tendres envers soi est une bonne façon de nourrir l’amour, de faire circuler cette énergie, d’amplifier sa vibration…


Une autre conférence que j'aie déjà publiée mais comme c'est toujours utile...
Marshall Rosenberg - Éduquer sans récompense ni punition - CNV Communication NonViolente - NVC

Conférence de Marshall Rosenberg le 6 Juillet 2005 à Liège – Belgique






Merci de laisser les références, les liens, si vous souhaitez diffuser cet article dans son intégralité et de mentionner aussi ce blog (http://lydiouze.blogspot.fr ) afin d’honorer l’expression unique de chacun.

2 commentaires:

  1. Hier soir ,je regardai une émission sur l'apnée statique ,un athlète de haut niveau qui cherchait à battre son record personnel de 22 minutes ...sa technique était remarquable dans la mesure ou il appliquait l'Amour de soi dans sa plus grande simplicité ,un regard pur ,une vraie sensibilité...
    Stig Severinsen est un Homme impressionnant d'humilité qui nous montre par cette discipline tout le potentiel de l'esprit humain.
    âmitié

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    1. C'est vrai que tout peut nous enseigner par effet miroir, par analogie. C'est ce que j'appelle regarder au-delà des apparences et ça rend la vie passionnante!
      J'avoue que la plongée sous-marine m'a toujours fait peur. j'ai eu des occasions d'en faire mais ça ne m'a jamais attiré. Remarque c'est logique puisqu'à l'époque, il était absolument hors de question que je plonge dans le monde de l'émotion.
      Chacun lit dans la vie ce qu'il a besoin d'entendre, de comprendre et de lâcher.
      Quant au souffle plus je me focalise dessus et plus je stress...
      Heureusement, chacun trouve ses outils, ses façons d'aborder le divin en soi.
      Beau dimanche à vous

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