jeudi 4 juin 2015

« C’est le moment d’agir »






Après la journée d’hier complètement folle, j’ai pris la décision de reprendre ma vie en main, d’habiter vraiment mon corps, sans tenir compte des cachets, sans m’attarder sur cela et d’être dans l’action. J'ai encore été baladée des hauteurs de la joie aux profondeurs des énergies qui avaient besoin d'être libérée, puis finalement à la paix.
Maintenant que je sais qui je suis, ce qui me constitue et que le dialogue est établit avec les multiples aspects de l’être, je veux vivre ma vie dans la réalité, le concret, je choisi de m’incarner pleinement et de faire tout mon possible pour y parvenir. 

Le temps de l’introspection n’est pas terminé mais j’ai décidé qu’il ne devait plus être la priorité parce que ça mène très souvent à l’immobilisme or l’énergie est mouvement et ce genre de posture créé des frustrations qu’il faudra ensuite gérer en plus de la culpabilité et du sentiment d’échec. 
Revisiter le passé ne veut pas dire de s’y complaire, de s’y attacher mais juste d’accepter les faits afin de pouvoir se dire, « on fait quoi maintenant » ? Il est juste question de ne pas se fermer à ce qui se présente et de laisser passer ce qui ne nous sert plus.

Le passé est ce qu’il est, je peux changer mon regard sur ce que j’ai vécu mais les faits sont ce qu’ils sont. Je note la puissance de vie de l’enfant que j’étais qui portait en lui tout le potentiel créatif, la faculté d’adaptation et que ceci venait de sa capacité à habiter le moment présent. Il partait dans les moments où la protection était nécessaire, dans les mondes invisibles de la pensée. 
Cet enfant est encore en moi et en accueillant ce qui se manifeste dans l’instant, je libère tout le poids du passé ne laissant plus que l’amour entre, ce que je fus et ce que je suis.

La gratitude envers la vie qui m’a toujours soutenue, émerge de ce vécu qui m’a conduit à chercher qui je suis et à connaitre et affirmer mes vraies valeurs, à vivre selon ma vérité. L’être est multidimensionnel et c’est en cela que son potentiel est immense mais il est perceptible depuis le cœur, au-delà du jugement et sa puissance est celle de l'amour. 
Celle qui émane dans l’unité et la paix intérieures, dans l'acceptation totale de soi.

J’ai pu explorer différents états de conscience et ainsi reconnaitre la puissance de la pensée de l’émotion et de l’énergie. Reconnaitre la capacité à  interpréter ce qui est, selon l’état d’être, selon le regard que j’aie sur moi-même, l'énergie de l'instant, des croyances en action et constater la puissance de l’amour en soi. 
Savoir que ma vie est conforme à mes croyances et reconnaitre que c’est surtout dans ma façon d’interpréter ce qui est, que je crée. Je crée la vision et l’interprétation, la lecture que j’ai sur les événements. 
La réalité est ce qu’elle est et je ne peux pas la changer, mon pouvoir se situe uniquement, dans l’interprétation des faits et l'action qui en résulte
Mon pouvoir est dans ma façon d’appréhender le monde ; soit au travers de la peur et des croyances, soit au travers des yeux du cœur, de l’amour inconditionnel. 
Et c’est ça qui change tout, qui détermine mon état d'être, le nourrit et en est en même temps l'origine. 
Les faits, les objets restent les mêmes mais selon ma position intérieure, le degré d’amour que j’aie pour moi-même et pour la vie, ce qui est, m’apparaitra plus ou moins lumineux, harmonieux, beau…

La vie m’a surtout appris l’immense pouvoir de l’amour qui est en moi. C’est la base de toute vie et le moteur de croissance du vivant
Il ne s’agit donc pas de le rechercher à l’extérieur mais de le trouver en soi-même et de le développer, de le cultiver. D’apprendre à le connaitre, le reconnaitre et le laisser rayonner naturellement. Pour cela, il me faut nettoyer ma vision de moi-même et de la vie. Reconnaitre que tout ce que je suis est la création divine, l’amour inconditionnel manifesté jusque dans la matière, dans la chair, que tout en moi est interdépendant et harmonieux naturellement.
La question n’est plus qui suis-je, puisque je sais que mon essence c’est l’amour et la lumière et que pour être libre et heureuse, il me faut vivre dans ces énergies, manifester, agir, à partir de l'amour en moi. Les laisser émerger, me guider et circuler librement dans tous mes corps. 
Le corps physique n’est plus un ennemi et bien que je redoute encore d’affronter certaines peurs, j’ai confiance dans le processus de lâcher prise, la magie de l’acceptation de ce qui est, et en la guidance du divin intérieur. 






Mais je ne veux plus vivre dans ma tête, je veux sentir la vie en moi, la source, et exister pleinement, entièrement, dans le mouvement, l’action associée à la connaissance de tout ce qui me constitue.
Être ancrée à la terre, à la réalité de l’instant, centrée en mon cœur et connectée au vivant, à la source intérieure que je peux alors reconnaitre à l'extérieur. Ne plus compter sur l’urgence pour agir mais décider d’être "à l’heure", au jardin, dans tout ce que la vie me propose de vivre. Ne plus utiliser la peur comme moteur mais le désir. Ne plus résister à l’énergie de vie qui veut se manifester, éclore en moi. Ne plus tuer le désir dans l’œuf mais apprendre à l’utiliser afin de créer ma vie selon ce que je suis, selon mes aspirations profondes, ne plus avoir peur d’être tout ce que je suis. 

Les anciennes croyances basées sur la peur se désagrègent et j’en accompagne la libération, en ne retenant pas ce qui se manifeste en moi, en exprimant ce que je suis dans l’instant. 
Il est clair que pour ceci il vaut mieux que je ne sois pas en train de travailler et il me faut accepter de ne pas avoir été capable de saisir cette occasion. 

Ce que je redoutais le plus, c’était de péter un câble, d’exploser de colère à la moindre contrariété parce que cette colère, ses pulsions de violence, de mort, sont en moi, c’est indéniable. Je suis la seule à pouvoir les accueillir, les pacifier mais pour cela, il faut que j‘ose les laisser s’exprimer et que je laisse l’amour en moi les harmoniser, les pacifier, les orienter dans le désir d'agir. Parce que lorsqu'elle surgissent, c'est impressionnant!
C’est aussi pour cela qu’il était essentiel que je fasse la paix avec tous mes corps, mon passé, afin d’être prête à regarder cela en face sans craindre d’être submergée et de reporter toute cette violence sur moi-même ou sur l’extérieur, de détruire tout sur mon passage. 
La peur de l’énergie de destruction a été accueillie et perçue depuis l’espace du cœur comme le feu purificateur, l'énergie de l'action, le mouvement du désir. 
Ce n’est pas par hasard que j’ai trouvé un fort attrait dans les drogues parce que celles-ci ont calmé le bouillonnement intérieur. 
Maintenant, je le crains moins parce que j’ai compris que c’est tout simplement la source de vie qui a été contenue, réprimée si longtemps, qu’elle n’en peut plus d’être enfermée et veut s’exprimer. Toute cette retenue a créé des frustrations, une inhibition de l’énergie du vivant mais en même temps, elle en révèle maintenant l’existence, la présence.

En accueillant les pensées émotions une à une, dans la paix du cœur, la source émerge en douceur et la charge énergétique perd sa densité. Le risque d’imploser n’est plus, si j’accepte de recontacter ses énergies. Il est évident que je ne pouvais pas mieux faire enfant et même là aussi c’est ma vision faussée qui me laisse penser cela mais si je regarde de plus près, cet enfant gérait parfaitement la situation. Tout ce qui a été refoulé dans l’inconscient peut maintenant être vu dans l‘amour, la paix du cœur, par l’acceptation.
Je sais que la peur n’est qu’une énergie contrariée bloquée et qu’en la laissant être, se manifester, elle est prise en charge par le divin intérieur, l’amour lumière que je suis. 

Pour cette raison moins je résiste à ce qui est, et plus c’est facile de laisser aller le passé, de laisser la source pacifier, équilibrer, harmoniser les énergies.
J’ai lâché les croyances basées sur la notion d’ennemi intérieur et c’est un immense soulagement parce que ça me permet de regarder en face ce que je porte. 






Bon, je vais au jardin continuer de préparer le terrain pour semer les graines de haricots secs, c’est Le moment.
Le contact avec la nature, le fait de cultiver un jardin me permet de comprendre et d’accepter l’autorité, celle qui détermine les règles du jeu de la vie. Celle qui ramène à la simplicité et l’humilité venant équilibrer la connaissance du pouvoir du verbe. La bible nous parle de cela mais le verbe c’est de l’énergie et celle-ci détermine le résultat. 
L’ego ou plutôt la vision d’un être qui se croit séparé de l'amour, privé de cette substance vitale, va traduire cette loi de création, de manifestation, aux travers de croyances qui faussent tout. Il voudra se l'approprier pour dominer le monde...

La vie va nous apprendre que nous sommes effectivement créateurs de notre vie mais que nous créons par défaut et qu’il s’agit de co-création. 
Que la manifestation délibérée demande une profonde connaissance de soi ou une confiance totale en la vie, puisque tout vient de l’intérieur. 
Que nous créons de deux façons soit dans l’inconscience et la peur, soit en conscience par l’amour. 
Cet amour en nous-même se développe par l’acceptation pleine et entière de tout ce que nous sommes, par un profond respect pour la vie, le corps physique et tout ce qui le compose, et bien évidemment la maitrise des énergies. 
C’est pour cela que nous pouvons expérimenter des émotions, voir les pensées qui y sont associées et leur effet sur la matière, sur notre état d’être. 
De cette façon on apprend à connaitre les énergies et on constate que c’est depuis l’espace du cœur que la création produit les meilleurs résultats. On comprend que nous créons par défaut la plupart du temps et comme nous ne pouvons pas maitriser l’extérieur, il nous faut apprendre à suivre le mouvement de la vie, de la nature, ces cycles. 
Ce mouvement qui se trouve aussi en nous et correspond à notre vibration spécifique mais pour la connaitre, il faut relâcher les tensions crées par la peur et la culpabilité. Accepter d'être traversé par les énergies qu'on a bloqué dans l'ombre, les laisser aller, les offrir au divin, à la source, sans les juger.
Créer en cherchant à contrôler, à changer ce qui est, n’amène qu’à amplifier les blessures, l’idée de séparation, le dégoût et le déni de soi.

Je suis contente de moi, j’ai bien avancé comme j’ai pris soin d’étaler la prise des bouts de cachets, j’ai pu être présente à ce que je faisais donc plus efficace. Accepter d’être dépendante, ne veut pas dire de se laisser aller à gober machinalement le produit mais en le connaissant, en connaissant ses effets, je peux doser de façon à ce que ce ne soit pas handicapant. Je sais que ça me maintient, que ça m’emprisonne même dans le mental, le monde imaginaire et que c’est une fuite alors en dosant correctement, je peux être dans l’action, rester consciente de la connexion avec le divin intérieur par le fait de ressentir mon corps physique, les émotions, les énergies sans les refouler. 

Je m’habitue à habiter mon corps sans craindre de ressentir les émotions puisque je sais ce qu’elles sont; Des énergies qui ont besoin d’être aimées, acceptées afin d’être harmonisées et de servir la croissance de l’être.
Comme je constate qu’en étant dans l’acceptation de ce qui est, je peux sentir l’énergie du vivant et l’utiliser pour agir, pour devenir plus autonome, consciente de ce que je suis et de ce que je veux, ça facilite le processus. 
Bon, cette fois-ci, je suis mon planning. J’ai décidé de planifier mon temps, d’utiliser mon pouvoir créatif pour apprendre à gérer le quotidien de façon à nourrir l’amour de soi, l’harmonie intérieure en utilisant tout mon potentiel. 






Ce qui, ressort de ces derniers jours, c’est la frustration immense qui vient justement de l’inaction, du fait de rester dans les pensées, même si elles sont "lumineuses", positives. Non seulement ça bloque l’énergie de vie, la créativité mais ça nourrit l’impuissance, la victime, les croyances dévalorisantes, la culpabilité. 
Les frustrations dues à l’énergie de vie bloquée amplifient la dichotomie entre le mental et le corps physique qui somatise afin de m’alerter de me montrer cette division cause du mal-être. 
Plus le corps physique est malade et plus l’envie de le fuir grandit ce qui déclenche inévitablement les mêmes processus de survie ; la recherche de vérité à l’extérieur, par l’intellect, la fuite dans le virtuel, la sensation d’être illégitime, de ne pas mériter le droit d’exister, la culpabilité, la peur…et finalement la compréhension que c’est en habitant pleinement mon corps, tel qu’il est, maintenant, en utilisant son potentiel, ses capacités et tout ce que la vie met à ma disposition pour créer, apprendre l’autonomie, sans attendre d’être prête pour agir, en lâchant tout simplement la peur par l’action. 
De cette façon, je me prouve à moi-même, que je suis capable de gérer ma vie, d’assumer mon confort quotidien sans chercher à me projeter dans l’avenir mais en agissant ici et maintenant avec ce que je suis et ce que j’ai. C’est de cette façon que je découvre que tout est bien, que tout est exactement ce qu’il me faut pour progresser. Que la vie me soutient.
Encore une belle synchronicité avec cette pensée du jour de Neale Donald Walsch que je trouve à l'instant alors que tout ce que je viens d'éditer a été écrit tout au long de la matinée, entre les actions du quotidien, comme des moments de pause, de recul :

« En ce jour de votre vie, je crois que Dieu souhaite que vous sachiez …
que vous avez été créé pour créer, pas pour réagir.
La création est la forme la plus élevée de la Divinité,
et c’est un droit de naissance. En vérité, vous êtes
en train de créer tout le temps. La question cruciale
dans votre vie est de savoir si vous le faites
consciemment ou inconsciemment.

La création consciente est requise maintenant.
Arrêtez ces pensées négatives. Faites avec ! Demain
attend de voir ce que vous avez décidé qu’il sera.
Menez votre barque ! Faites ce qu’il faut !
Vous êtes aux commandes !
Avec tout mon amour, votre ami … »

Neale

C’est exactement ce que je ressens, pense, et vis aujourd’hui et ce petit clin d’œil me pousse à continuer sur ma lancée. J’avais ressenti ça aussi lors de la préparation à l’entretien d’embauche, le plaisir d’être dans le mouvement, de bouger enfin mais il y avait encore des peurs paralysantes. Tout est bien puisque ça m’a permis de les voir et de les accepter. 
Je ne sais pas du tout de quoi sera fait l’avenir mais je ne veux plus attendre de voir, je fais un premier pas et l’élan me poussera plus loin.

Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d'orthographe), de citer l’auteur : Lydia Féliz, ainsi que la source : http://lydiouze.blogspot.fr  et ces trois lignes. Merci


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