lundi 23 mars 2015

« Miroir, miroir…rhâ!...puis finalement: merci ! »





Je m’épate, enfin si on veut parce qu’à la longue, le sommeil en prend un coup, mais depuis que je tiens ce journal de bord, avant même de le publier ici, je me réveille tout les matins avec un enthousiasme renouvelé, une envie irrésistible de me lever. 
C’est très significatif puisque les trois quart de ma vie, je n’avais qu’une envie, c’était de dormir le plus longtemps possible et d’être dans un état second pendant la journée. 

La vie me remplit chaque jour enfin, je prends conscience d’être Vivante, d’être un monde, dont je n’ai plus à subir les tempêtes, les crues, et même les bouffées de chaleur qui ont disparu, mais que je peux explorer, connaitre et apprendre à gérer dans l'amour ! 

Savoir faire la paix en soi, puis pratiquer ce temps d’arrêt sur image, quand ça secoue à l’intérieur, finit par apporter une stabilité émotionnelle et bien évidemment mentale, générale. 
Dans la semaine, j’ai pu lire deux commentaires qui me disent manquer de folie et de joie. J’avoue que j’ai été très surprise parce que ça n’est pas du tout le reflet de ma réalité quotidienne ! 
Bien évidemment, selon l’effet miroir je m’interroge mais franchement je ne trouve rien qui justifie ces propos. Ce serait même plutôt l’inverse dans la réalité mais ce que j’y vois, c’est tout simplement mon envie de partager mes découvertes à propos de l’humain divin plutôt que d’afficher surtout mon côté loufoque. 


On ne peut pas dire que je manque de fantaisie, de dérision et d’auto-dérision seulement, ce qui est soulevé ici, c’est certainement le fait que l’envie sous-jacente (et non acceptée) d’enseigner, fausse un peu la donne, créé un déséquilibre. 
Je parle déjà pas mal de mon intimité et c’est vrai que cet aspect de ma personnalité, j’ai tendance à le trouver déséquilibré, exagéré, exubérant. 

Je vais faire mes courses en chantant à haute voix sans me soucier du regard d’autrui, je dialogue avec moi-même de la même façon sans me couper des autres puisque j’aborde facilement les gens avec qui je rentre en contact. Sans me soucier non plus de leur apparence, leur genre, leur âge, leur 'rang' social...
Je vois ma façon de mettre ma vie en scène d’un œil un peu critique parce que cette exubérance s’exprime plutôt quand les médocs font leur effet. En dehors de cela je suis plutôt silencieuse et discrète. 
Puis, je n’aime pas le rire moqueur, les vidéos de personnes qui se prennent des gamelles par exemple ou encore des critiques à propos du physique de certaines personnes. 
Je ris plutôt de situations décalées, de gens qui se la pète, des faux semblants, de scènes d’animaux surpris ou en train de jouer. 
Pareil dans la vie réelle, j‘éclate facilement de rire quand Féliz, mon chat, fait le clown, quand je suis avec Allister, le gamin du quartier et qu’on se lâche sans retenue, quand je démystifie la religion, la politique, l’hypocrisie, avec les voisins, les commerçants. 
Je me paie des tranches de rigolade quotidiennes en écoutant certaines émissions de radio, des sketchs, des films ou comme hier soir, en regardant une vidéo de Coluche. 

En bref, je n’étouffe plus l’enfant intérieur et profite de ces énergies d’insouciance, de capacité à s’émerveiller, à ne pas se prendre au sérieux…
Ma tendance à vouloir partager ma foi me porte, même si j’ai besoin de trouver l’équilibre aussi à ce niveau là. 
Je me suis identifié à ma souffrance les trois quart de ma vie, puis j’ai grassement nourrit le rôle de la victime, et il est vrai que l’énergie plombante s’équilibrait par la prise de produits comme si je ne pouvais pas m’autoriser à jouir de la vie simplement, comme s’il me fallait passer par ce geste, pour m’autoriser à être bien dans ma peau ou encore fumer des pétards pour oser me lâcher, mais tout ceci est derrière et chaque jour, la joie prend de plus en plus de place. 
Puis ça n’est pas non plus par hasard si j’ai été opérée des artères ! Si on en lit les causes métaphysiques dans le livre de Lise Bourbeau « ton corps dit : aime : toi », ce serait justement lié au manque de joie. 
Mais tout ça c’est derrière, (pose de ressorts dans chaque artère, en 2007) mon sang circule à nouveau, sans blocages, signe que la joie trouve sa place en moi. 

Une joie naturelle, simple, celle de l’enfant qui s’ajoute au regard lucide de l’adulte à propos des jeux de rôles et de l’illusion. Puis je n’ai pas le souvenir d’avoir exprimé ces émotions de légèreté, d’insouciance lorsque j’étais enfant, c’est quelque chose que j’aie ‘découvert’ et développé à mesure que j’ai guéri l’enfant intérieur et que je libère les masques que les blessures de l’âme poussent à porter.

J’ai encore du mal à faire passer ces énergies enfantines ici, mais il faut aussi tenir compte du mode de communication, l’écriture, qui freine la spontanéité enfin qui amène à se relire, pour ‘corriger’ les fautes et à ajuster le propos, bien que je le fasse beaucoup moins avec un œil critique, motivé par la peur de déplaire. Même si ça demeure c’est aussi en train de se dissoudre. 

Il doit y avoir quelque chose à voir de près dans tout ça parce que mon énergie dégringole à mesure que j’écris. Du coup, je vais me recoucher comme si j’avais besoin de rentrer dans ma coquille, de m'intérioriser et de laisser faire le duo conscience-inconscient. 
Je pense que l’effet miroir se situe plutôt ici dans le besoin de lâcher le masque de la rigidité que j’associe au fait de vouloir transmettre des connaissances, un peu à l’image de ses profs des années 50. Mais ça n’est pas du tout moi, en fait c’est la conséquence directe de la prise de produits pour susciter des états émotionnels spécifiques. 
Voilà qui m’encourage encore plus à lâcher ce geste porté par la peur à l’origine, mais qui devient peu à peu obsolète. Justement à mesure que je libère le poids de cette énergie. Alors merci à Françoise et Patrice d’avoir ouvert une piste, d’avoir détecté le masque du sauveur, de la rigidité, celui de la peur, à travers le manque de joie dans ce que j’écris.

Et bien voilà qui fait son petit bonhomme de chemin et la question soulevée qui m’a amenée à retourner me coucher m’a permis de dormir jusqu’à huit heures, comme un gros bébé; une nuit complète de huit heures ! Avec mes deux ‘miroirs’, assistants énergétiques, les chats; Bilou, femelle sauvage et Féliz mi corazon, gros, grand et fière !

On peut se voir en chacun, en chaque être vivant qui nous entoure, chaque humain, animal, même les éléments, les fleurs, la nature, puisque nous sommes un et tout à la fois. J’ai toujours été épatée par les similitudes de comportement des humains bien que je les ai observés très souvent dans leurs aspects les plus sombres. 
Mais là encore, cela reflétait mon état d’esprit de l’époque. 

La victime attire le bourreau et se reconnait dans d’autres victimes, s’identifie à elles et entre en empathie avec ses semblables et peut-être aussi qu’elle envie un peu les qualités de son bourreau qui lui font tant défaut, comme le fait d’oser s’affirmer, se faire passer en premier. 
De là, peut naitre une 'forme d’amour', d'attraction irrésistible, d’admiration inconsciente ou consciente, créant un conflit interne par l'aspect paradoxal de la situation. 
L’humain a tellement besoin d ‘amour, qu’il est prêt à tout pour satisfaire ce besoin vital. Prêt à se trahir, se renier, à souffrir, à perdre son pouvoir, à se sacrifier, se scarifier, juste pour être aimé, reconnu ! Et ça commence dans l’enfance, à l’âge où on dépend totalement de ses parents, des autres.

Maintenant que je réalise, enfin que je suis en cours de réalisation de mon entièreté, que je réintègre les aspects éparpillés de l’être, ceux que j’ai relégué dans les profondeurs de mon inconscient, je croise des gens de tous poils et perds peu à peu ce besoin d’identification inconsciente, par attraction ou par répulsion. 
Je continue de scénariser ma vie mais cette fois-ci, j’en suis consciente et enfin, je ne rejette plus trop les aspects intérieurs qui font que ces traits de caractère sont amplifiés, surlignés. 

Reconnaitre en l’autre un miroir, libère de l’attachement à 'l’objet', à la forme et ramène en son propre centre, libérant ainsi l’accusation, le déni, la violence. Une empathie réciproque, saine, en découle puisque la personne en face est reconnue autant dans son rôle de miroir que dans ses souffrances profondes, ses peurs et ses manques. Elle est perçue alors comme un humain divin, paradoxal et complexe mais avant tout, constitué d'amour et de lumière, de bienveillance et de connaissance intuitive et intellectuelle.

En effet, dans ce jeu de miroir il y a aussi la notion de résonance. Elle est plus ou moins consciente et pour cette raison celui qui reflète et porte en lui le même poids, en sera soit vexé, soit reconnaissant. Lorsque la réaction de rejet apparait, c’est tout simplement parce que la personne qui reçoit ou envoie le reflet est dans une forme de déni de soi, de non amour, de non acceptation. Le degré de déni rendra la vision plus ou moins objective et surtout l’intensité de l'amour vrai de soi permettra de reconnaitre en l’autre, soit un miroir, soit un agresseur. Puis, il ne faut pas oublier que l'effet miroir révèle des parts inconscientes de soi-même. C'est là tout son intérêt, de révéler les masques que l'on porte ou les rôles qu'on endosse. On aura du mal à penser que le fait d'être gentil est une stratégie de l'ego mais ça révèle aussi un déséquilibre intérieur. Personne n'est ou tout gentil ou tout méchant. 
Nous portons des énergies polarisées en ombre et en lumière et tant qu'on n'accueille pas son ombre, on continue de voir le monde en deux camps; les bons et les méchants...Mais même si la conscience est en paix en surface, c'est justement la réaction qui révèlera les profondeurs, les énergies tapies dans l'inconscient.  

Nous portons tous plus ou moins des masques et plus on se connait et s’aime sans conditions plus on sera à même de reconnaitre nos propres blessures et de les accueillir. J’aurais pu être offusquée par les remarques des amis en lisant les commentaires et j’avoue que ma première réaction a été de nier cette réalité, d’en vouloir même à Patrice de me scruter et de me renvoyer cette image. Puis comme Françoise en a rajouté une couche et que son énergie est maternante, bienveillante, la réaction a été différente.

Déjà le double effet m’a poussée à me questionner et comme je suis plus en paix avec le féminin intérieur et les femmes en général, tout simplement parce que j’ai toujours considéré les femmes comme des victimes de la violence masculine et parce que j’ai eu plus de facilité à m’identifier à ma mère qu’à mon père, en rapport avec leur comportement respectif. 
Lorsqu’on est dans le rejet, le déni et même la haine de soi ou tout simplement dans l’ignorance de sa vraie nature, on va construire sa personnalité par identification. 
On va généralement s’identifier à ceux qu’on admire, qu’on aime et rejeter ceux qu’on juge mauvais, laids, ceux qui nous renvoie des aspects de nous-même qu’on ne veut pas voir, qu’on juge négatifs.

La personnalité qui ne connait pas ces origines, s’identifiera aux humains, à ses contemporains ou encore à d’illustres personnages du passé, des maitres, des vedettes en espérant ainsi capter un  peu de leur lumière. 
Puis avec la mode New âge et les messages des êtres de lumière, on va s’identifier aux anges, aux archanges, dans l’espoir de capter cette lumière de l’au-delà. 

Le processus d’identification par attraction peut amener à perdre le sens de sa propre identité et rendre schizophrène. Le film « Podium » traite le sujet et le personnage principal, sosie de Claude François, a failli perdre le sens de la réalité, de la mesure et sa famille, son amour pour elle. 
Les hôpitaux psychiatriques renferment des personnalités doubles qui s’identifient à Napoléon, Alexandre le grand, à la vierge Marie..., et on retrouve aussi ce phénomène au travers de certains chanels. Mais derrière ceci, il y a beaucoup de souffrance, de solitude, de rejet de l’humanité, de sa propre humanité, des conditions de l'incarnation .

En transposant cela à l’intérieur de l’individu, on peut constater que c’est un manque d’amour, de confiance en soi, de reconnaissance de sa multidimensionnalité, qui amène à renier des aspects de soi et à en magnifier d’autres; Les conséquences de l’identification à l’ego seulement et comme celui-ci est un seul aspect de l’être, il se créé un sentiment de vide, d’incomplétude qu’on essaiera de combler en s’identifiant à nos idoles.  

Ce qui m’a évité ce genre de réflexe de survie, c’est justement d’avoir préféré être 'addcit' à des produits plutôt que de dépendre de la reconnaissance extérieure. Cette bulle protectrice m’a permise de poser une barrière autour de mon être et de ne pas subir d’influences extérieures mais je restais soumise à mon ego par identification à ma personnalité humaine. Cependant j’ai pu voir en moi-même et reconnaitre le divin intérieur, en utilisant l’effet miroir, l’identification aux autres, à ceux que j’admirais, comme Jésus Christ, sans me fondre en eux, grâce à la bulle chimique. 

Le problème lorsqu’on s’identifie à quelqu’un c’est qu’on se perd, on s’éloigne de son âme, de son être, on devient dépendant de l’autre et on se place à sa merci. 
Comme on n'est pas complet en soi, unifié, comme on n'a pas accueillis tous les aspects de l'être (son ombre et sa lumière), on est rempli de failles qui sont autant de portes ouvertes et par la loi d'attraction, on attirera les personnes qui seront l'image, le reflet de nos ombres, de ce nous refoulons. Ainsi, on pourra attirer, par résonance, un pervers narcissique, un sadique, un vampire énergétique, on sera ‘possédé’, envahi par les énergies de l'autre et en même temps, dépossédé de son énergie. Et plus la personne en face de nous est sombre, plus ce sera le signe de la densité, la puissance énergétique refoulée. Comme ce que nous rejetons dans l'inconscient prend de la puissance, de la densité au fil des années, le réveil peut être douloureux et nous amener à nier avec force, à refuser de voir au plus profond de soi.

C’est 'malheureux à dire' mais l’inceste que j’aie vécu m’a amené très jeune à repérer les stratégies de la peur, le dédoublement de la personnalité, l’espoir de guérir en reproduisant des schémas douloureux, en nourrissant l'esprit de vengeance…j’ai été plongé au cœur de la souffrance humaine, de la psyché et n’ait eu de cesse que de vouloir comprendre ses mécanismes, de connaitre l’humain en profondeur.
Par défense, en étant convaincue de ne pas être coupable de ce que je vivais, en ne croyant pas les arguments de mon père, puisque chaque bourreau, pour atténuer sa culpabilité, va tenter d’accuser la victime, de lui faire porter ce poids, m’a permis de prendre conscience de mon individualité et ainsi de ne pas tomber dans le piège de l’identification au bourreau, par rejet. J’ai eu plus de facilité à m’identifier à ma mère, droite, honnête, sincère, carrée, juste, sensée…
Le problème, c’est que je refoulais tous les aspects, traits de caractère « positifs » de mon père en bloc et que je porte aussi par les gènes tout autant que par la combinaison énergétique, la mémoire, l'expérience de mon âme ; l’insouciance, le côté artiste, imaginatif, musicien, dessinateur, rêveur, anarchiste…

Et c’est là que la drogue "entre en scène"; elle a joué un rôle de retour à moi-même et bien qu’elle m’ait coupé du monde extérieur, ce fut bénéfique, ça m’a permis de trouver ma propre personnalité, selon mes aspirations profondes, d’oser affirmer qui j’étais, au-delà de la souffrance, au-delà de mes peurs. 
Le fait de partir "faire la route" m’a permis de me retrouver, de me construire une personnalité correspondant à mes préférences. Mais je me coupais de mes émotions, fermais mon cœur aux autres de la même façon que je me coupais de mes aspects refoulés, jugés 'négatifs', me privant ainsi de reconnaitre ma multidimensionnalité et de réaliser la plénitude de l'être. 

Pour cette raison, les messages spirituels on rétabli l’estime de soi qui s’étiolait du fait de la dépendance qui devenait sujet à l’auto-critique puisque j’en voyais les aspects négatifs. 
Puis comme je me coupais de mes émotions et des autres, l’amour peinait à circuler en moi et faute de pouvoir s'exprimer vers l'extérieur, il diminuait. 
Les dix ans passés à l'église ont permis la réouverture du cœur par la foi en Jésus Christ et le mouvement de cette énergie autant à l'intérieur qu'en direction de l'extérieur. 
La lecture des messages qui disaient que l’humain est une créature divine, sous entendue parfaite, résonnait fortement parce que j’avais besoin de restaurer l'amour en moi, l'image que j'avais de moi-même, en m’identifiant aux aspects intérieurs lumineux plutôt que de focaliser sur mes faiblesses et le sentiment d’être impuissante et infréquentable, à cause de la difficulté à me libérer de la dépendance. 

Puis la connaissance de la maitrise mentale-émotionnelle, a été une immense révélation qui me faisait espérer pouvoir me libérer de ma prison chimique, être enfin capable de me reconnecter aux émotions positives, naturellement, sans savoir recours à quelque chose d’extérieur. 
Il a fallu beaucoup d’années pour retrouver l’amour en moi, pour qu'il puisse circuler et s'exprimer à nouveau et ça a commencé par retrouver l’estime de soi. 

Le fait d’être sensible aux énergies a longtemps été un poids parce que j’étais comme une éponge émotionnelle qui absorbait les émotions correspondantes aux miennes, celles que je ne voulais pas ressentir, comme la tristesse, la colère, la violence…La prise de drogues atténuait ce phénomène mais malgré tout, ça ne me coupait pas totalement de mon âme, mon cœur, mon intuition. 
Et ça, je le dois au fait de ma forte personnalité ou ego et surtout parce que le divin est partout en soi, toujours (peu importe nos actes, nos croyances, nos pensées, notre état d'être); on ne peut l’ignorer, le nier indéfiniment. 

Surtout depuis quelques temps où l’humanité se réveille à sa vraie nature. 
Les messages spirituels, les chanels, l’attrait pour la spiritualité, ont été amplifiés par le fait que l’humanité est arrivée à un stade de saturation et de constat d’échec à tous les niveaux.

Ainsi, selon ce que je crois, l’éveil de l’humanité est d’abord causé par la décadence du monde matériel, qui mène à un constat d'échec (ce qui créé le déclencheur) Ce qui amène à prendre conscience de ses erreurs et à se tourner vers des valeurs plus humaines, celles du cœur. Tout comme au niveau individuel, tout commence par une prise de conscience mais pour qu'elle se réalise, il faut arriver à voir les choses sans se voiler la face, le bon comme le mauvais. Et c'est parce qu'on arrive à saturation qu'on pourra sortir de sa zone de confort. 
Parallèlement, la quantité croissante de gens en quête de vérité, de liberté, de paix, a amplifié les égrégores correspondants. L’évolution des mentalités plus tolérantes, les générations en quête de « peace and love », les découvertes de la psyché humaine, de la science et les prises de conscience individuelles se répercutant sur l’ensemble, ont permis, permettent une élévation des consciences où chacun en est un acteur important, où chacun participe à sa façon, à ce saut quantique général, ascensionnel.

Et là, je ne parle pas seulement des gens conscients de leur vraie nature, 'amoureuse', mais de tout le monde, chacun selon son rôle, qu’il soit un révélateur des ombres de l’humain, des scandales ou de sa lumière, par les canalisations; tous participent aux prises de conscience générales. 
Chacun est un miroir pour l’autre et au niveau collectif, c’est la même chose. 
Les religions les plus fermées, les dictatures, les abus de pouvoir, nous poussent à remettre en question nos acquis, à nous interroger sur nos propres valeurs. 
De la même façon, les émissions de télé, les médias, nous montrent les dangers d’une vie par procuration, au travers d’un écran télé, des réseaux sociaux, la perte de lien paradoxalement à tous les progrès technologiques sensés rapprocher les humains. 
Les enfants qui arrivent sur terre avec la connaissance des acquis de l’humain et leur propre évolution d’âme, qui bousculent leur parents, les obligeant à sortir de leur « connu », de leur zone de confort…les industriels avides, les médecins corrompus, les politiciens et leur goût du pouvoir…nous amènent à prendre conscience de la supercherie, des stratégies de l’ego, les dangers de l’identification, de l’idolâtrie… 
Sans oublier les adolescents rebelles, les mouvements anarchiques, les punks…ni les artistes, les chanteurs, les musiciens, les poètes, les peintres...tous ceux qui offrent une perspective nouvelle de l’humain divin, que ce soit par la beauté, l’harmonie ou la laideur, la provocation, le rejet de la société, le goût pour la destruction...

Chacun est amené à s’aimer sans conditions, à reconnaitre le divin en lui-même, à retrouver son pouvoir conscient de création, à reconnaitre la complétude de l’être, sa souveraineté…

Mais ça demande d’acquérir une certaine sagesse qui permette de créer quelque chose qui soit profitable à l’ensemble, qui respecte toute vie. Cette sagesse qui est en chacun, se révèle dans l’amour sans conditions de soi…et de toute vie.

Le temps est encore couvert mais ça ne me préoccupe pas top. Évidemment, j’aurais préféré pouvoir aller au jardin sous un beau soleil et terminer le désherbage mais il y a d’autres choses à faire comme un feu pour nettoyer le coin des herbes arrachées qui sont maintenant sèches, la taille du jasmin, celle des fleurs fanées qui booste les boutons prêts à fleurir. Puis, il ne pleut plus et il se peut que le temps s’améliore. 

10h, je prends le premier bout de cachet parce que mon plexus est douloureux. Je pourrais "tester" le pouvoir de mes mains qui étant le prolongement du cœur, canalisent l’énergie d’amour et par la focalisation peut en amplifier l’impact mais je préfère y aller mollo, continuer de comprendre le processus, tout en faisant confiance à mon âme, en étant attentive à ce qui se passe en moi, amplifier l’amour par la tendresse vis-à-vis de mon corps physique, de tous mes corps, développer la maitrise mental-émotionnelle, le réflexe  "centrage-ancrage" en suivant l’élan de l’instant…Une façon de reconnaitre et de valider tous les aspects de l’être, créant l’harmonie par l’abandon de la lutte interne…



Un petit cafouillage technique m’amène à rappeler à mes corps de rester unis, solidaires et aux énergies masculine et féminine d’en faire autant. Une connexion à la terre mère, à la cellule souche et tant qu’on y est, à toutes les cellules de mon corps, soyons fou ! Sans oublier un appel à la conscience et un remerciement à mon âme pour sa présence constante et sa guidance. 
Témoin de ma capacité croissante à lâcher prise ; le fait que je fasse confiance au binôme conscient-inconscient dans son potentiel de synchronisation des infos nouvelles et des croyances passées, (sans que j’aie besoin d’intervenir, donc de contrôler, puisque de toute façon pour ce travail, le mental peut être un frein), m'a permis d'aller me recoucher et de dormir sereinement, sans craindre de perdre mon temps, c'est bon signe. 

La longueur de ce texte témoigne tout autant d'un réflexe de 'protection' par le besoin de rassurer le mental qui veut comprendre et partager sa compréhension des choses, que du goût pour la connaissance de l'humain divin et des découvertes qui donnent du sens, amplifie l'amour pour cet aspect pensant de l'être. 
Ni bon, ni mauvais, juste en recherche constant d'équilibre, de cohérence et d'harmonie entre les différents corps, ou aspects de l'intégralité de l'être. Et aussi avec l'humain, au travers de la justification tempérée par l'amour vrai de soi, la confiance en soi et aussi en l'autre qui devient plus grande. 
Ce qui révèle aussi l'interdépendance naturelle, l'humanité UNE, qui se traduit par ce jeu d'identification, par attraction, par rejet, au travers du jeu de miroirs.


Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d'orthographe), de citer l’auteur : Lydia Féliz, ainsi que la source : http://lydiouze.blogspot.fr  et ces trois lignes. Merci 

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