lundi 19 janvier 2015

« De l’individu à l’Etre Universel... »





C’est une matinée très étrange ! Je me suis levée une première fois à 5h puis recouchée tellement je me sentais mal. Déjà au réveil, j’avais mal aux hanches et la sensation de m’être battue durant la nuit. Je suis réveillé plusieurs fois en sueur et une envie de pleurer dès le matin m’a poussée à retourner au lit en demandant à la source de rétablir l’harmonie intérieure. 
Deuxième réveil plus léger mais cette foi-ci, la chape de plomb, grise, chimique, ne laisse pas apparaitre la lumière du soleil. Vous allez me dire, c’est normal puisqu’il pleut. Oui mais, ce faux plafond a été posé hier soir et ce matin, la lettre d’infos du site « "Le ciel nous tombe sur la tête" », aborde le point de vue, d’une façon nouvelle. Du mien, c’est encore la projection de nos comportements individuels additionnés et un sujet à traiter de l’intérieur.
Combien d’entre nous, humains, font appel à la chimie, à des produits, des drogues, pour résoudre leurs problèmes d’humeurs, leurs insomnies, leurs peines, leurs douleurs et s’abandonnent complètement au pouvoir des laboratoires pharmaceutiques ? 
Combien de nous espèrent que la science produise des miracles, rallonge le temps de vie? Combien ont recours à la chirurgie plastique, esthétique, combien se nourrissent de plats tous préparés, de produits dénaturés ? …
Autant d’individus qui placent leur pouvoir dans les mains des puissants tout en critiquant leurs stratégies.  
Je ne suis pas en train d’accuser tout le monde parce que je sais de quoi je parle. Mais en étant parfaitement honnête tant, vis-à-vis de ses convictions que de ses pensées et comportements inconscients, dans le sens où on ne mesure pas l’impact de nos choix, on peut se dire qu’il est l’heure de gérer la situation autrement.


Selon l’ego, la culpabilité pointe son nez en premier. Afin de ne pas la nourrir et d’agir de façon responsable, il est bon d’amener tout cela au cœur et de regarder les choses avec bienveillance et lucidité.
Dans le processus de sevrage que j’effectue, je peux constater que le fait de ne pas entrer en réaction, d’accepter la situation, sans se critiquer, facilite grandement le processus de libération. 
Le fait de diminuer progressivement me permet de gérer les émotions à petite dose. Comme je n’ai jamais su les accueillir, tout simplement parce que je ne savais pas que c’était possible et que je suis persuadée de faire toujours de mon mieux, selon les possibilités du moment, la culpabilité n’amplifie pas, elle perd peu à peu de son intensité. Puis en accueillant les émotions les plus fortes, celles qui émergent lorsque les médicaments ne font plus effet, j’allège mon corps émotionnel petit à petit, en douceur. Déjà, je suis préparée psychologiquement puisque je sais que celles-ci se manifestent en fin de soirée.
Je communique avec les différents aspects intérieurs puisque le problème vient de croyances erronées mais cependant incrustées profondément, dans le seul objectif de me connaitre intimement et de voir ce que je suis, depuis le cœur en toute transparence.
Je ne tente pas d’éduquer ses parts intérieures rebelles mais je n’exerce plus de jugement à leur égard et les équilibre chaque fois que j’accueille une émotion. 
L'humain a tendance à vouloir l'égalité, la fraternité, la justice...dans le monde et à agir de façon totalement injuste dans son propre monde.

Le processus alchimique peut sembler interminable cependant, il est le seul dont je dispose afin de guérir vraiment et de me reconnaitre en tant qu’être multidimensionnel. 
J’ai enfin compris (intégré) que le divin apparait dans ce processus de retour au cœur et aussi dans ces personnages internes, une fois qu’ils sont équilibrés. 

L’ombre révèle la lumière et de cette façon, je découvre le divin en moi, par le contraste, depuis le cœur, avec humilité, gratitude. La source est UNE, un composée de multiples énergies associées unifiées et c’est précisément en réintégrant des parts placées autrefois dans l’obscurité que je peux vivre cette unité intérieure. Trouver l’équilibre et l’harmonie selon le cœur, en douceur, dans le respect de tous mes corps, sans aucune violence ni pression.
Tant que je critiquais cette faiblesse, j’amplifiais la division interne, le mal-être, la confusion, la culpabilité et restait piégée dans le monde superficiel de l’ego, soumise à la peur, l’accusation, coincée dans cette dépendance amplifiant qui plus est, la sensation de manque, d’impuissance, le rejet, le déni de soi.

Puis, comme je tournais en rond, souffrais de plus en plus à cause de la culpabilité, du fait de m’invalider sans arrêt à ce sujet, j’ai choisi de tenter de gérer le problème de la même façon que les émotions, par le lâcher prise, l’acceptation. 
Là, les choses ont commencé à changer. En venant dans le cœur quand une critique était formulée, j’ai pu voir un peu mieux, plus objectivement comment ce mécanisme, cette stratégie se mettait en place. 
Et à chaque fois, j’ai constaté que la peur était à l’origine de ce geste. La peur de ne pas savoir poser des limites, celle d’être abusée, manipulée, envahie par les énergies extérieures…Puis j’ai réalisé que l’énergie masculine en moi pouvait tout à fait assumer ce rôle de protecteur.
Seulement voilà, cette énergie était rejetée en moi, considérée comme mauvaise, guerrière, abusive, prédatrice…à l’image de la façon dont l’homme se comporte dans le monde.

Mais, ça n’est pas le masculin qui ne fait pas son job, c’est l’ego qui le dirige et le problème est bien là. En toute logique je demande à la source de rééquilibrer les énergies intérieures et ça s’effectue aussi par l’accueil de tout ce qui en moi est extrême et se manifeste par des émotions de colère, de rébellion, de sentiment d’injustice…

La peur domine le monde parce qu’elle est l’énergie de l’ignorance de sa véritable nature et du pouvoir du cœur. Et malgré ou peut-être à cause de l’identification à l’ego, la majorité des croyants, continue de percevoir le divin à la façon des hommes, de faire de l’anthropomorphisme, de projeter ses fantasmes, afin de définir son dieu, celui qui lui appartient.

En fait, cette vision n’est pas tout à fait éloignée de la réalité mais elle est faussée d’emblée parce que le mental a une vision très limitée de ce qui est. Il ne sait pas faire preuve d’imagination finalement, il ne fait que se référer à ce qu’il connait. Toute idée émise depuis ce centre est nécessairement subjective, elle se réfère au passé, elle n’offre rien de nouveau.
On ne peut pas connaitre le divin au travers de l’ego, du mental.  
Tout ce qu’il peut faire c’est avoir une idée de ce qu’est la source. 
Puis l’énergie qui le porte, c’est la peur, sa vision sera d’autant plus déformée qu’il verra la réalité de ce monde comme une agression, une atteinte à son intégrité. 

Depuis le cœur, les révélations se font en douceur, on prend conscience des faits mais comme c’est par l’énergie du cœur, il n’y a pas d’angoisse. On ne voit pas spécialement les magouilles du monde avec plus de clarté, mais on se voit, on voit comment on participe de façon inconsciente à créer cette réalité. La culpabilité ne vient pas nous envahir, on aura plutôt tendance à oser s’abandonner à ce cœur qui peut tout puisque déjà, il sait ramener la paix en soi, changer le regard et déverser la tendresse en soi.

Il nous permet de voir nos luttes internes, les personnages que nous nourrissons par le déni ou le rejet et nous invite à les aimer, à les réintégrer. On peut faire le parallèle entre notre comportement et celui du monde, sans en être accablé. Au contraire, on sera encore plus motivé pour faire la lumière en soi et se laisser envahir par l’amour. Lorsqu’un personnage jugé comme mauvais est accueilli avec amour, celui-ci (l'amour) amplifie et son effet est ce qui vient nourrir notre foi en l’amour TOUT PUISSANT.

Le visionnage des vidéos qui dénoncent les réseaux pédophiles, a encore un impact sur mon état d’être mais ça n’est plus si violent ou radical. J’ai juste été constipée alors que la dernière fois, j’ai eu la nausée pendant un certain temps et un début de déprime que l’amour intérieur a su dissoudre par l’acceptation. 
Je me suis blessée en fendant des bûches mais de façon superficielle. Là aussi le manque d’attention en est la cause mais je ne me suis pas critiqué pour ça même si j’ai commencé à me dire que j’aurais pu être plus attentive. 
Je suis rentrée pour passer de l’eau froide sur la plaie et j’ai révisé mon comportement vis-à-vis des enfants qui jouaient dehors. J’ai pu voir que mon attitude à leur égard était un peu portée par la culpabilité et j’ai aussi accueilli cela. 

En effet comme je sais que les enfants sont le reflet de mon enfant intérieur et que selon mon attitude, ça révèle l’état de celui-ci, j’ai voulu m’approcher d’eux. Je me suis reprochée d’être distante et peu sociable à leur égard puis j’ai imaginé leur expliquer mon comportement et c’est là que j’ai décelé ma culpabilité, ma tentative de contrôle. 
Agir par culpabilité n’est pas du tout de l’amour mais de la peur. 

J’ai pu reconnaitre une tentative de l’ego de gérer les choses à l’envers. Essayer de modeler mon comportement extérieur afin de guérir l’intérieur mais ça ne marche pas comme ça. 

C’est ce que j’ai fait toute ma vie et le résultat était un mal-être profond, une pression continue, l’obligation de gober des produits afin de supporter la vie, l’état de victime nourrit par la rébellion, la revendication qui n’était que l’expression de mon désamour pour moi-même et pour la vie. 
Là encore, accueillir un par un ses personnages, la rebelle, la justicière, le Caliméro, toutes ces entités générées par la peur mais surtout  l’incompréhension, on grandement besoin d’être aimées, reconnues, honorées et harmonisées dans le cœur. De cette façon ils changent de statut, ils passent de celui d’entité à celui d’énergies unifiées.

« Présence divine, source père mère, merci d’harmoniser les énergies en moi. Mes chers corps je compte sur vous pour rester unis quoiqu’il arrive, pour maintenir l’harmonie interne afin que l’amour puisse continuer son œuvre de restauration ».

Pour en revenir au sevrage, la meilleure façon  de me libérer de l’addiction, c’est de suivre l’élan du moment, de ne plus s’opposer à ce qui se manifeste en moi. 
Si c’est de la colère, je l’accueille à bras ouvert et ne me scandalise pas de la laisser s’extérioriser. Je gueule un bon coup puis respire pour calmer mon corps physique, ramener la paix intérieure.

Que veut dire prendre conscience ? C’est voir les choses telles qu’elles sont dans leur globalité et plus seulement par le petit bout de la lorgnette. C’est de cette façon qu’on élargit sa conscience et on peut savoir si notre vision est celle du cœur ou de l’ego si celle-ci est chargée de peur, de culpabilité ou si on ne fait que constater les faits sans juger ou condamner.
L’ego aura tendance à refouler, à résister, à se débattre alors que la conscience, accessible par l’ouverture de cœur, montrera la réalité, portée par l’énergie d’amour et de ce fait, sans aucune violence envers soi ou l’extérieur.

L’ego est un explorateur et si on le considère de la sorte, on va l’inviter à participer à la découverte de notre monde intérieur. Puis comme il est associé au cœur dans cette exploration, comme l’amour le porte, il ne s’opposera pas, n’aura pas de mouvement de fuite. Puis si c’est le cas, on aura de la patience à son égard, simplement en accueillant les émotions que la révélation a suscitées.

Peu à peu, on passe de l’état d’être divisé où nos corps sont connectés par la peur, à celui d’unité  où c’est l’amour inconditionnel qui relie chacun d’eux. Il est clair qu’on ne passe pas d’une vie sous contrôle à une vie de liberté, du jour au lendemain, mais en lâchant prise, en laissant la peur se mélanger à l’amour en soi.

En commençant par s’observer et en décelant les peurs, en les libérant, on allège nos corps émotionnel, mental, physique, sans déstabiliser l’ego, la personnalité. 
Il est primordial d’y aller en douceur afin que l’intellect s’adapte au fur et à mesure, que la cohérence interne soit maintenue.

Même si l’ego ne peut pas comprendre la vision du cœur, il est indispensable de lui donner les moyens de trouver du sens
Et c’est réalisable en venant au cœur de soi-même, en ayant de la tendresse pour cet aspect de soi encore soumis à la peur. 
Il est évident que l’ego ne peut pas se guérir lui-même puisque son mode de fonctionnement est aux antipodes de celui du cœur. Il est construit par nos peurs et nos incompréhensions et ça n’est qu’en libérant ces émotions au fur et à mesure, qu’on peut ôter les masques qui voilent notre vraie nature.

Les énergies cristallines ont pour effet de révéler ce qui est, en toute transparence et en commençant par se dévoiler à soi-même, on se prépare à recevoir les infos scandaleuses qui vont aller croissant.

Je me facilite aussi grandement les choses en me souvenant que ce que je vois au dehors, reflète ce que je me cache à moi-même

Puis en considérant l’invisible, le divin, de façon très simple, comme des énergies plutôt que comme des personnages. La tendance à figurer, à personnaliser est naturelle et quand on sait que ça n’est qu’une interprétation limitée de l’ego, de l’intellect, un moyen pour lui de se sentir soutenu, on ne s’attache pas à la forme, on comprend qu'elle est un support.

Changer de centre et de façon de gérer son monde, s’apprend sur le tas, en tâtonnant, par effet miroir, mais surtout en accompagnant ce mouvement vers l’intérieur, sans opposer de résistance, en ayant une totale confiance en son cœur. 
Ce n’est pas évident ou facile mais en expérimentant l’énergie de l’amour en soi par l’acceptation, la confiance grandit. Elle est alors solide puisque vécue de l’intérieur et elle ne dépend donc plus de l’extérieur.

On passe de la reliance toxique aux autres par la peur, la terreur, la prise de pouvoir, le besoin, à celle du cœur par l’amour infini de la source originelle
Depuis le cœur, la vision est unifiée et les mêmes valeurs sont portées, donnant une vision commune à l’humanité. 
On passe de la pensée unique obligatoire, la pensée politiquement correcte, à celle subjective et en même temps commune de l’humain divin;
La paix, l’amour inconditionnel, le respect mutuel, celui des différences reconnues pour leur richesse intrinsèque, par la liberté d'être soi-même, on devient l’être universel porté par l’amour universel. 

La diversité dans la manifestation de la vie que porte la terre est un parfait miroir de ce que nous portons en nous, c’est la beauté naturelle de l’être multidimensionnel.


Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d'orthographe), de citer l’auteur : Lydia Féliz, ainsi que la source : http://lydiouze.blogspot.fr  et ces trois lignes. Merci 

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