samedi 12 avril 2014

« Miroir, miroir… »






Être, faire, avoir…De plus en plus souvent, je me pose pour être, sentir mon être et la plupart du temps, cela suffit à réajuster tout en dedans, à calmer le « je », aligner les corps et libérer les besoins, les attentes. 
La certitude d’exister au-delà des apparences, de la forme et du temps vient combler le vide et tout devient très relatif. La douleur, la perte, les besoins font partie de cette incarnation, personne n’y échappe mais nous ne sommes pas tous égaux face à ces choses qui viennent rompre le train train, qui nous sortent de notre zone de confort, de ce qui est connu. Très souvent, ces événements que nous nommons "fausses notes", nous permettent d’ouvrir notre cœur et notre conscience, elles nous subjuguent, nous obligent à tout arrêter, à nous poser et interroger notre cœur, notre être profond. 
D’un côté, on veut de la régularité, de la constance et de l’autre on se plaint de s’ennuyer, on veut progresser, mieux-être, mais on ne sait même pas être tout simplement. 
Être soi-même, sans chichi, sans artifice, sans fioritures…


Je viens d’écouter la conférence de Lise Bourbeau* qui explique la technique du miroir. Je vais la réécouter en prenant des notes cette fois-ci. J'apprécie de constater que je ne vois plus l'extérieur comme "supérieur", sachant mieux que moi, ce qui est bon pour moi et que je me fie de plus en plus en ma propre "sagesse".
Toutes les conférences au fond, expliquent la même chose, il est toujours question d’apprendre à s’aimer vraiment. Que ce soit par le biais du pardon, du miroir, de la capacité à être soi-même, il s’agit toujours de mieux s’aimer, s’accepter. 

Chaque génération nait dans un contexte où la mentalité générale s’appuie sur des croyances, des modèles, des modes de comportement et tous ceux qui sont venus depuis les années 60 jusqu’à maintenant ont pour « mission » de casser tous ces schémas de façon à libérer l’être de sa carapace, de son endormissement, de son costume de robot. 
C’est un travail colossal parce que la lumière qui est envoyée par la source pour réaliser cette œuvre, est détournée, utilisée par les forces involutives pour maintenir en place les comportements accès sur la peur, l’inconscience. Ils ont des moyens matériels, techniques, technologiques, chimiques, bref utilisent les « progrès » de la science en tous les domaines pour contrecarrer les plans de la source et il leur est facile d'amplifier la peur en chacun. la manipulation est insidieuse, par les postes de télévision, les publicités, qui matraquent continuellement des images qui conditionnent l'humain, le maintiennent dans l'inconscience la méconnaissance de sa vraie nature, le détournent de l'être, de la capacité et même de la motivation à agir. Mais nous avons un bouclier qui nous protège de tout ceci : l’amour et la lumière.
Pour amplifier ces énergies, pour les rayonner, il nous faut d’abord pacifier tous les aspects intérieurs, libérer l’idée d’un quelconque ennemi en soi, du danger, de tout ce qui nourrit la peur. 
C’est notre premier obstacle que de porter cette énergie en la laissant guider nos pas. Elle attire toute forme qui correspond à cette fréquence et tant qu’on n’en fait pas une alliée, on ne peut voir ce qui est réellement. Et notre monde se matérialise selon nos projections.

Le premier travail consiste donc à la libérer, à déceler sa présence et à l’accueillir afin que la charge énergétique soit absorbée par l’amour et ainsi rééquilibrée, réajustée, replacée à l’endroit où elle agira pour l’évolution de l’être. On aura toujours à faire à cette énergie mais si on la considère comme une aide, si on apprend à la canaliser, elle devient un moyen de mieux se connaitre et donc de pouvoir se recentrer, revenir au cœur. 






Concrètement ça veut dire accepter déjà d’être vulnérable, humain, faillible et reconnaitre que notre plus grand pouvoir est celui d’aimer.  Quand on cesse de se juger et qu’on s’observe avec neutralité ou même avec bienveillance, ça ne veut pas dire qu’on va encourager les comportements nés de la peur, comme l’agressivité, la colère, le rejet, l’exclusion…On va plutôt avoir de la compassion pour soi et en même temps plus de tolérance vis-à-vis de l’extérieur. 
Une chose que j’ai retenue dans le discours de Lise Bourbeau, c’est le fait de prendre conscience que le comportement de l’autre est motivé par la peur et surtout la peur pour lui-même. Ce qui veut dire que toute agression est un mode de défense qui cache une grande vulnérabilité et c’est ce point qu’il est intéressant de retenir. Quand on comprend ça et qu’on voit l’enfant apeuré en l’autre, on peut changer notre réaction à son égard. On ne va pas non plus l’infantiliser mais au moins, on ne le verra plus comme un ennemi dangereux, une personne de laquelle nous devons nous protéger. En revenant en  son cœur, en son propre centre, on, trouvera les mots qui la toucheront parce que nous nous situerons sur un pied d’égalité mettant en avant nos points communs.

Notre réaction détermine celle de l’autre et si dans un conflit, nous sommes capables de faire une pause, de respirer 3 fois, le temps de se centrer, l’effet ping-pong cesse. 
L’énergie n’est plus la même, l’attitude n’est plus sous-tendue par la peur, l’action-réaction mais par l’amour. 
L’amour de soi et de l'autre puisque nous sommes issus de la même source, va nous empêcher de réagir selon notre ego qui est là pour nous protéger et comme il n’y a plus d’ennemi en face mais un enfant apeuré, les réponses seront plus douces. 
Il ne s’agit pas non plus de s’écraser mais de se situer en soi, à l'endroit où nous sommes capables de communier, de faire preuve d’empathie, de compréhension. 

En commençant par confier à l’autre notre ressenti dans la situation, ce que ça suscite, éveille en nous, nous l’invitons à baisser la garde et sans s’accuser d’être responsable du conflit, nous en sortons en parlant à partir du cœur, en confiant nos blessures. Dire ce que l'on ressent, n'est pas se dévaloriser mais expliquer honnêtement la façon dont nous vivons la situation. Comme l'autre n'est pas accusé, il n'est pas en mode défensif et peut s'ouvrir au dialogue. 
 Mais pour que ça ne tourne pas au rapport de force, pour que l’autre ne se sente pas valorisé par notre aveu, il nous faut voir beaucoup de compassion pour soi-même, avoir accepté nos ombres, avoir reconnu que notre vulnérabilité est cette force qui nous permet de pouvoir communier. Si ça n’est pas le cas, si nous rejetons l’aspect fragile intérieur, ça veut tout simplement dire que notre enfant intérieur n’est pas pris en compte.
On utilisera alors la situation pour l'écouter, le connaitre, le comprendre et on pourra commencer à guérir ses blessures, à savoir comment agir. 
L’action se situe au niveau de l’accueil des émotions, l’acceptation de ses faiblesses, de ses erreurs, la capacité à se donner le droit d’être ce que l’on est dans l’instant. 
C’est entre soi et soi que se vit cet accueil. 
Tant qu’on se sait fragile intérieurement, que les peurs sont encore trop présente, il est bon de se prendre en main régulièrement, d’être à l’écoute de soi, de détecter les émotions refoulées et ça peut se réaliser sans entrer en contact direct avec l’extérieur. Nous avons beaucoup de moyens d’utiliser la technique du miroir afin de connaitre ce qui se cache dans notre inconscient. Un livre, un message qui fait écho, une synchronicité qui vient confirmer notre pensée inspirée, un film, je crois que le film est un bon moyen parce qu’il est complet, il fait intervenir trois des cinq sens et l’image est puissante pour révéler l’état de notre corps émotionnel, pour réveiller notre moi profond, ce qui est intime et que nous essayons de cacher aux autres. Le fait de pouvoir s'identifier à un personnage du film et de vivre la même émotion que lui, nous permet d'entrer en contact avec notre corps émotionnel, avec un certain recul. La mise en situation est fictive pour le mental mais réelle pour le corps émotionnel ainsi on peut avoir un recul suffisant sur ce qui est vécu, ne pas être complètement submergé par l'émotion. 



Derek Kind


Ce que nous réprimons quand nous sommes avec quelqu’un et parfois même quand nous sommes seuls, ce sont les pleurs. Les larmes sont très souvent retenues parce qu’elles symbolisent la tristesse, la faiblesse, l’effondrement. On ne voit pas qu’en fait, c’est notre cœur qui s’ouvre, la tendresse qui se déverse, le lâcher prise physique, émotionnel et mental, l’enfant intérieur qui s’exprime. 
Le cœur ouvert permet à l’énergie de la source de s’écouler, la lumière de s’infiltrer. 
Quand elle viennent lors d'un conflit, elles attendriront l'agresseur, créeront un pont vers le cœur de l'autre.
Parfois, nous sommes tellement durs avec nous-mêmes que lâcher prise est impossible, on a peur d’être englouti, abattu, écrasé, submergé par l’émotion pourtant, cet acte d’abandon nous ouvre en grand la porte du cœur, nous situe où la communion avec le divin se réalise. Les larmes ont le pouvoir de laver notre corps émotionnel, notre système nerveux et il est bon de les laisser couler. Même si elles révèlent nos blessures, justement parce qu’elles le font, nous pourrons alors savoir ce qu’il nous faut accepter en nous-même pour pouvoir changer, guérir. 

Devenir conscient de ses blessures est un premier pas vers la guérison. Tant qu’on est dans le déni, dans l’occultation, qu'on les laisse dans l'ombre, on ne pourra pas percevoir ce qui nous rend malheureux, les autres nous renverront avec la même intensité, la même force que nous utilisons pour nier notre vérité, ce qui est distorsionné, enfoui, nié. 
L’autre sera perçu comme l’empêcheur de tourner en rond et tant que nous croirons qu’il est responsable de notre état intérieur, nous n’aurons pas accès à notre propre lumière. 

Comme je l’ai dit hier, accuser l’autre, c’est affirmer notre impuissance, c’est remettre notre pouvoir entre ses mains. L’étape du pardon permet de revenir au centre de soi, de se réapproprier son pouvoir créateur, et donc de pouvoir agir, changer les choses. 
Le pardon se vit surtout à l’intérieur et vis à vis de nous-même. 

Dans une situation conflictuelle, la première chose est de s’en extraire. Ça ne veut pas dire de fuir mais juste de céder à l’envie de réagir de la même façon, dans l’agressivité. Puis quand on sait que ce que l’on vit est justement ce qui nous permet de devenir conscient, dès qu’on le réalise, l’énergie en nous change, nous ne sommes plus dans l’action-réaction mais dans l’observation, l'écoute. Comme le conflit n’est plus nourrit, l’autre se calme naturellement.
La façon dont j’élabore sur le sujet m’incite à penser que je vais avoir à l’expérimenter, à l’appliquer. Très souvent, pour ne pas dire tout le temps, ce que j’écris est inspiré par mon âme mais il ne s’agit pas de se poser en « moi je sais », de se croire éclairé pour les autres. La lumière, notre propre lumière, les messages, sont toujours à notre intention. Je doute fort que quiconque reçoive des messages pour un être en particulier. 
Comme nous fonctionnons de la même manière en tant qu’humain, selon les mêmes schémas comportementaux, ce qui est utile pour l’un, l’est aussi pour l’autre mais nous l’appliquerons selon notre personnalité unique. 
En ce sens, il n’y a pas une façon d’avancer même s’il n’y a qu’un seul chemin qui mène au divin, celui du cœur. Enfin si on veut élever sa conscience dans le but d’être capable d’aimer et d’être aimé, sans conditions.



Antonio Javier Caparo


La connaissance de l’être véritable, complet, ne se réalise pas par l’ouverture du troisième œil. C’est un point de vue qui reste limité et sans la dimension du cœur, la vision est froide, figée, tranchée, duelle.On ira loin dans la "vision" mais elle nous éloignera d'autant plus de notre centre, de notre cœur, créant en plus une distance avec les autres, des relents de supériorité qui ne font que palier le manque d'amour vrai de soi.
Bon aujourd’hui, j’ai prévu d’aller enfin au marché faire des emplettes ! Je n’y suis pas encore mais l’envie est là. Commençons par une bonne douche agrémentée de lumière dorée, un ancrage et un centrage. Mon rituel quotidien de connexion à la terre lorsque je suis sur le trône, me permet de m’ancrer à la terre mère, à l’aspect féminin et mon ouverture au ciel, à l’énergie du père, du masculin, est un moyen de me situer humblement entre ciel et terre. J’appelle toutes les dimensions de mon être à s’associer, mes corps à s’unir afin de créer une journée épanouissante, dans l’amour, la joie, la liberté d’être. 

Être soi-même est difficile à réaliser quand on a vécu toute sa vie à se cacher à soi-même mais c’est si enrichissant que ça vaut bien les petites claques reçues par l’ego quand on découvre un aspect de soi moins reluisant.
Je suis convaincue que tout ce que je reçois est proportionnel à ma capacité d’aimer. De m’aimer moi-même et je ne me plains plus de manquer de quelque chose, en l’occurrence d’affection puisque je sais qu’en ayant de la tendresse, de l’attention à mon égard et en étant dans l’acceptation de tout ce que je suis, celle-ci se déverse en moi et me remplit.  
C’est aussi ce qui me permet de moins être en attente vis-à-vis de l’extérieur, d’être moins exigeante envers l’autre, intransigeante. 
Tout l’amour que je me donne se répercute, rayonne sur l’extérieur, tout le monde est gagnant dans l’histoire. Pour cette raison on ne peut pas parler d’égoïsme ou d’égocentrisme. 
Puis si on est vraiment honnête avec soi, on se rend à l’évidence que nous faisons toujours tout pour nous-même, avant toute chose. C’est naturel puisque nous sommes le personnage principal de notre propre film, le réalisateur, le co-scénariste avec le divin intérieur. 
Ce qui devient très intéressant, c’est lorsqu’on comprend l’objectif du divin intérieur et le but du scénario. Quand on reconnait que tout ce que nous vivons est créé afin de nous rendre conscient, tant de notre personnalité réelle que de notre aspect divin, on n’a plus la sensation d’être manipulé, victime du hasard. 
Et même si on ne comprend pas le sens d’une situation sur le moment, en lâchant prise, c'est-à-dire en ayant confiance dans l’issue de l’épisode, la lumière qui rayonne alors nous permet d’en voir le sens profond. 
Voyons ce qu’en pense mon inconscient. J’aime bien sortir le lecteur windows puis cliquer sur play pour qu’une liste aléatoire de chansons se constitue, c’est toujours le reflet de mon état d’esprit, de mon inconscient. 

Le divin intérieur nous parle sans arrêt, par effet miroir, que ce soit dans nos rencontres, les situations du quotidien, le comportement de notre entourage, les choses que nous voyons…
Tout dépend de notre façon d’envisager la vie, de nos croyances mais tant que ça reste une croyance, l’interprétation est aléatoire. 
Quand l’expérience transforme la croyance en certitude, en connaissance, ça devient ludique de voir les choses selon la foi en son pouvoir créateur, par l’énergie que nous émettons. 
Un piège dans le jeu de miroir, c’est de croire que nous sommes responsables de l’attitude de l’autre. Il est important de se souvenir que "je suis responsable uniquement de ce que j’émets" et c’est là qu’est mon pouvoir. 
Même si l’autre me reflète quelque chose qui est en moi, cette connaissance m’aide à lâcher prise, à ne pas réagir avec violence mais il n’est pas question de tomber dans l’extrême, de se culpabiliser.  


Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d'orthographe), de citer l’auteur : Lydia Féliz, ainsi que la source : http://lydiouze.blogspot.fr  et ces trois lignes. Merci 


*Conférence disponible jusqu’à ce soir 24h.
 

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