lundi 31 mars 2014

Selon mon entendement, « être dans la lumière » signifie être transparent, se voir en totalité avec neutralité.






Ce matin, je me lève sereine mais le week-end au contact de ma famille a été révélateur. Comme c’était mon anniversaire, ils m’ont contactés chacun leur tour. C’est la première fois que mon père pense à m’appeler ce jour particulier ! J’ai été surprise mais pas spécialement touchée. J’ai l’impression que je me détache de plus en plus de mes proches, à mesure que je libère les masques. C’est comme si le fait de ne plus m’identifier à certains personnages intérieurs et de ne plus les rejeter, m’amenait en toute logique à lâcher les attachements affectifs. Comme si je devenais plus lucide par rapport à ce qu’ils sont en tant qu’individus. C’est étrange comme sensation comme une forme de désensibilisation qui pourrait ressembler à un manque d’amour ou à de la froideur mais qui est plutôt un sentiment dépourvu d’émotions. Comme si les liens karmiques, les attaches qui se créent par les jeux de rôles et les souffrances, se déliaient peu à peu. Je suis passée de la phase qui consiste à voir les jeux de rôle dans les relations, les personnages que j'ai incarné en tant que "fille de" et "sœur de", à celle où je tentais de m'en extraire, par la volonté et maintenant, par l'acceptation de ce qui se manifeste en moi, les masques tombent d'eux-mêmes.


Le fait d’avoir dialogué avec une de mes incarnations passées, une de celles qui a vécu du côté obscur, et surtout de lui avoir parlé de l’importance de libérer la culpabilité, a eu un effet guérissant. Comme je lui ai dit sincèrement que je ne le reniais plus, que je lui ai expliqué l’importance de son rôle dans le parcours évolutif, et que je l’accueillais, le réintégrais dans mon être, il semble que ça ait provoqué une forme d’harmonie intérieure, de complétude.
Je ne me focalise pas non plus sur ces visions d’autres incarnations et pense que ça peut tout aussi bien être des projections de ce qui est en moi, le résultat de mon désir d’équilibre intérieur, qui amène à extérioriser les multiples facettes de ma personnalité, et parallèlement de mon âme. 
Il m’apparait de plus en plus logique et évident que dans le processus d’apprentissage de l’incarnation, il soit nécessaire d’endosser tous les rôles afin de comprendre les énergies qui nous constituent et de savoir les harmoniser. 
Chacune de nos vies nous a permis de mieux comprendre l’amour, en incarnant cette énergie, selon notre façon de l'intégrer, de l'interpréter, dans tous ses aspects, des plus lumineux aux plus sombres. 
Quand on veut libérer la notion de dualité, les choses apparaissent sous un angle nouveau et on s’aperçoit du bénéfice de toute expérience, de ce que chacune d’elles nous apporte. Dans ce monde très contrasté, on a une vue d’ensemble sur les énergies et leur effet sur un être, la conséquence des choix réalisés et ainsi, on peut avancer en se positionnant jusqu’à se rendre compte que la place la plus confortable, celle qui nous permet d’être dans l’harmonie, se situe en notre cœur. Mais ça ne veut pas dire « être dans la lumière », dans le sens « être du bon côté », contrairement à ce que l’on pourrait croire.
Selon ce que je comprends, « être dans la lumière » signifie être transparent, accepter de se voir en totalité. C’est une première étape qui permet de voir toutes les facettes, les énergies que l’on porte. La libération des rôles, des masques découvre tout ce que nous sommes en réalité et si on veut effectivement être vrai, on ne peut nier que nous sommes autant constitués d’ombre que de lumière. 



Marina Bichkova


Devenir conscient n’est pas de voir l’aspect divin uniquement en occultant l’aspect sombre, en niant notre côté animal, en rejetant l’ego, en accusant des parts intérieures de nous empêcher d’être le bel ange que nous sommes. Oui nous sommes divins, mais aussi humain et tant qu’on met les projecteurs sur la lumière en soi, on est complètement aveugle, déconnecté de la réalité. On est dans l’inconscience parce qu’en niant la vérité, on donne de l’énergie à l’ombre en nous qui va se révéler plus fortement, créant un voile encore plus épais. La vie nous renverra ce déséquilibre intérieur par des situations ou des rencontres qui refléteront notre déni.
Je me rends de plus en plus à l’évidence, à la nécessité d’accueillir tout ce qui est en soi, à réintégrer chaque facette de la personnalité afin qu’elles s’unissent pour former un tout parfaitement équilibré, intègre et souverain.
La paix qui vient de la reconnaissance de ses origines divines, et du choix de se focaliser sur sa lumière, de préférer ses qualités, ce qu’on juge comme tel, n’est qu’une production mentale. On se sent valable, adéquate parce que le sentiment d’être du bon côté nous valorise selon notre croyance en la dualité. En se focalisant sur l’aspect divin en soi, au mépris de notre aspect humain, on créé un déséquilibre intérieur. L’amour de soi basé sur nos préférences, sur le fait de mettre en avant nos qualités, est un amour totalement conditionnel, limitatif et restrictif. Ce n’est pas ce genre d’amour qui peut nous ouvrir à la vérité de ce que nous sommes.
Plus on va chercher à se connaitre et plus la lumière de la source nous mettra face à nos ombres, à toutes ces facettes que nous nous cachons à nous-même. Non pour nous montrer combien nous sommes mauvais ou pêcheur mais au contraire pour qu’en acceptant ces aspects, ils puissent être intégrés et créent ainsi l’harmonie intérieure révélant l'amour que nous sommes. 

Vouloir connaitre ses origines galactiques, ou le rayon par lequel nous nous sommes incarnés, très souvent, est motivé par le besoin de s’identifier à quelque chose de glorieux. On espère que le « voyant » nous dira que nous sommes des êtres exceptionnels, issus de telle ou telle lignée tout comme la personne qui fait son arbre généalogique espérera trouver un roi, une reine, parmi ses ancêtres.
Ce n’est pas une mauvaise chose en soi et ça peut même être salvateur pour la personne qui se déteste, elle pourra retrouver une certaine estime personnelle mais le piège de se croire supérieur aux autres, de basculer du mépris de soi au sentiment de supériorité, est aussi très présent. On peut vouloir se rapprocher de sa famille galactique en quittant ce monde, choisir la mort plutôt que la vie, se déconnecter totalement de la réalité de la Terre et créer une division intérieure, un dédoublement de la personnalité, rendant inapte à vivre dans ce monde. 
Chaque fois que je m’interroge sur la notion de bien et de mal ou que je suis dans le jugement, je reviens à la question, « qu’est-ce que je veux vraiment ? » Une série de réponse vient alors ; être bien dans ma peau, ce qui demande à choisir l’amour plutôt que la peur dans les réponses aux stimuli extérieurs ou intérieur. Vivre dans l’harmonie, l’équilibre, qui implique de lâcher la notion de bien et de mal pour ajuster sa vision et se situer au point zéro, de voir la lumière en toute chose. La lumière étant la vérité, de ce que je suis, et de ce qui est. L’interprétation dépend de nos croyances et tant qu’on se situe à l’extrême, que ce soit côté ombre ou lumière, elle sera toujours faussée. La vérité de qui je suis ne peut pas m’être donnée par l’extérieur, je suis la seule à détenir touts les éléments permettant une compréhension globale, entière. La vérité de ce qu’est l’autre ou l’extérieur, sera toujours à l’image de ma vision et pour qu’elle soit le plus juste possible, il me faut donc être transparente vis-à-vis de moi-même.
Comment j’accède à la connaissance qui n’est pas issue d’un raisonnement du mental puisque celui-ci se réfère à ce qu’il connait, évalue par comparaison et ne peut donc pas être neutre, objectif ? Je peux me fier à mon intuition, à mon cœur mais il me faut le guérir de ses blessures pour que sa vision soit transparente, non filtrée par des souvenirs douloureux. 






Pour résumer, pour me connaitre, il me faut être attentive à ce qui se manifeste en moi dans toute situation, afin d’apprendre à reconnaitre mes blessures et à les guérir. Pour interpréter ce que je vois, vis, sens, entend…Il me faut lâcher la dualité afin d’être neutre et objective, de ne pas déformer ma vision par mes attentes ou mes préférences.
Devenir conscient demande d’être attentif au mouvement premier ; la première réaction qui se manifeste, sera l’expression de ma vérité, c’est à dire le reflet de mon état inconscient, de mes croyances. Elle sera juste uniquement pour moi-même, le pur reflet de mon monde intérieur. Pour en faire une interprétation neutre, il me faut calmer les corps mental et émotionnel en accueillant pensées et émotions sans commentaire, ni jugement.
Ensuite en trouvant le point zéro, je vais sentir l’amour circuler en moi et cette sensation me confirmera la présence du divin intérieur et me rappellera que je porte tout en moi, que les énergies contraires qui sont équilibrées me donnent le mouvement, la complétude et la souveraineté. Que je n’ai aucune raison de chercher quoi que ce soit à l’extérieur puisque je suis un centre énergétique complet et autonome.
Cette connaissance et cette reconnaissance, m’amènent à comprendre que la notion de manque est totalement illusoire, que l’abondance est un état naturel qui résulte de la danse des énergies harmonisées en moi. Qu’en me reconnaissant et en m'aimant en totalité, j’intègre tout mon potentiel.
Ce qui peut s’écrire en quelques lignes demande de la pratique pour être intégré et porter ses fruits. Cette phase peut sembler difficile si on l’aborde uniquement par la compréhension mentale. Mais, quand on s’accepte en totalité, on laisse le divin intérieur agir en soi, on connecte les deux hémisphères du cerveau et l’intuition associée à la raison, permet une compréhension qui est validée par la vibration correspondante.

Je peux savoir que ma vision devient plus objective lorsque je ne suis plus en résistance intérieure, lorsque mon corps émotionnel n’est plus chamboulé. 
Mais ce corps me permet de trouver le juste milieu, d’aller vers le cœur, d’intégrer plus d’amour et tant qu’il réagit, je peux savoir que des blessures sont activées. Une fois détectées, en accueillant l’émotion qui se manifeste, la charge énergétique, l'impression de lourdeur diminue jusqu’à être totalement intégrée et donc transmutée. 
Elle n’est pas expulsée mais utilisée, dirigée vers le cœur ce qui augmente l’amour en soi. Ce corps est un formidable outil de connaissance de ce qui est caché en moi, de mon inconscient. Il me révèle tout ce qui a besoin d’être vu et reconnu puis accepté afin de servir la vie.
Plus je vois et intègre mon ombre et plus j’équilibre les énergies en moi. Mon corps émotionnel devient alors un outil de création consciente après avoir été un miroir de mon inconscient. Il permet l’amplification des énergies qui ont été équilibrées et dirigées ver le cœur. Par ce processus d’accueil des émotions, je guéris les blessures du cœur, de l’âme et je peux alors aligner tous mes corps, mes chakras, sur la fréquence de l’amour afin de créer en conscience ce qui sert mon évolution. Mais au lieu de le faire par contraste, par réaction, je créé en conscience, dans la paix intérieure. Je n'ai même pas besoin de verbaliser mes désirs puisque la vie me renvoie tout ce que je vibre.
Je continue d’appliquer ce processus dans ma vie quotidienne et peu à peu, j’intègre les valeurs de la source sans avoir à choisir, à sélectionner, mais en m’abandonnant au divin intérieur. Ma volonté s’accorde à la sienne non par contrainte mais comme la conséquence logique de mon désir d’harmonie. 
Pour le moment, je ne projette rien consciemment, je ne prévois rien, j'apprends à suivre mes élans et à accueillir ce qui est, à interpréter ce que je vis, comme un indicateur de mon taux vibratoire. Je ne cherche même plus à le modifier mais à revenir au centre, en l'espace où je suis en paix, celui où je suis le plus près de la source père mère.


Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d'orthographe), de citer l’auteur : Lydia Féliz, ainsi que la source : http://lydiouze.blogspot.fr  et ces trois lignes. Merci 

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