vendredi 14 février 2014

" Entre les deux, mon coeur balance "



Hasan Baglar


Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous mais j’ai bien du mal à adhérer ou plutôt à m’intéresser à la théorie des Archontes. Non pas que je pense que c’est faux, ça n’est pas mon propos, mais plus qu’il découle de ce concept plusieurs notions qui ne collent pas avec ma foi en l’humain divin, en sa puissance. On retrouve les vieux schémas de l’ancien monde, l’accusation, la déresponsabilisation et la manipulation par la peur qui amplifient la dualité. Il est vrai que si on regarde les choses à partir du cœur, on peut se dire que dans ce cas, le pardon serait la solution, celle qui remettrait les compteurs à zéro mais comme l’ensemble de l’humanité est loin d’être dans le cœur, je me dis qu’il vaut mieux regarder en soi et continuer de libérer, d’accueillir ses propres ombres. 
L’homme, qui voit les choses selon la notion de bien et de mal à toujours cherché un coupable extérieur à lui pour solutionner ses problèmes. Il n’ira jamais penser que peut-être, il est responsable de son mal-être parce que ça l’obligerait à se remettre en question. De tout temps, il a désigné des coupables, des responsables des conflits, et son imagination est très fertile. 
Si on croit en l’humain divin qui créé sa réalité selon ses pensées conscientes et inconscientes, on peut supposer qu’il projette ses propres ombres à l’extérieur et puisque les pensées de chacun s’agglutinent en égrégores, il se pourrait bien que ces ennemis, manipulateurs génétiques, soient le fruit de l’imagination des hommes !



Mais ça n’est que ma théorie. Évidemment, quand il y a des coupables, ça laisse la place à toute une horde de sauveurs et le schéma victime/bourreau/sauveur se perpétue en long, en large et en travers, en chacun et à l’échelle mondiale…
C’est pour toutes ces raisons que je suis convaincue qu’il vaut mieux regarder son propre monde, pacifier tout ce qui le compose et ensuite, on peut avoir une vision plus claire de ce qui se passe dans le monde extérieur. Non seulement une vision neutre permet de ne pas retomber dans l’accusation et la déresponsabilisation mais en plus le fait d’être en paix, de gérer son monde intérieur, permet de retrouver son pouvoir, par l’amour vrai de soi.

Tant qu’on n’a pas libéré la peur, celle-ci troublera la vision et projettera des monstres qui en fait ne sont que les ombres qu’elle produit, dans un cœur remplit de blessures non guéries.
Heureusement le monde astral selon certains, est en train de se dissoudre ! On va déjà y voir plus clair. Toutes les projections mentales des cœurs blessés ont créé l’enfer tout autant que le paradis et nous n’avons plus besoin de ce cinéma puisque nous savons que notre monde est à l’image du duel cœur ego, intérieur. Il suffit de devenir l’observateur de son quotidien pour savoir ce qui en nous a besoin d’être pacifié. 

Là, c’est le principe très simple de la loi d’attraction mais dans la réalité, ça se complique si on se fie uniquement à son raisonnement. Celui-ci fonctionne par comparaison, par déduction, ce qui implique qu’il se réfère au passé. Il n’aura donc pas d’autres réponses aux questions que celles qu’il a toujours eues.
La solution, celle qui permet de voir avec un regard neuf, c’est de se situer dans le cœur, ça n’est qu’à cet endroit que de nouvelles réponses, de nouveaux comportements peuvent être induits. C’est vrai que cette affirmation est très abstraite mais finalement, ça n’est pas si compliqué, être dans le cœur, selon mon entendement, c'est avoir d'abord un amour inconditionnel pour soi-même. 



Riccardo Lubrano



Être dans le cœur, c’est se regarder avec les yeux de l’amour, accepter sa vulnérabilité, accepter de se dire que le mental, que l’ego ont une vision limitée et une interprétation des choses faussée. Je parle beaucoup de la guérison de l’enfant intérieur parce qu’il est celui qui sait comment vivre à partir du cœur, dans la spontanéité, la simplicité, l’instant présent et la joie. Quand il est délivré de la peur, il commence à exprimer sa véritable nature. Puis la peur vient toujours de l’ignorance.

J’ai peur d’être moi-même, de me laisser aller parce que je crois qu’un humain divin doit se comporter d’une certaine façon, qu’il doit être dans la paix, ne pas faire de vagues…
Pour résoudre cette difficulté, je m’exerce à me lâcher, à être tout ce que je suis, lorsque je suis seule chez moi. Je suis encore dans la retenue quand il s’agit d’exprimer de la colère parce que je crois encore que ça n’est "pas bien". 
J’ai pourtant poussé un cri hier, face au comportement du gamin du coin qui depuis deux jours, joue la provocation.
J’ai du mal à décrypter le message de la vie mais il me semble que mon enfant intérieur ait besoin d’être défendu, qu’il ressent de l’injustice. Enfin c’est ce que je déduis de la situation puisque le gamin se comporte mal avec moi depuis que je lui ai dit d’arrêter de montrer sa palette de conneries aux nouveaux enfants du quartier.

J’ai remarqué qu’à chaque fois que je suis un peu maternante avec cet enfant, ou en répondant aux commentaires, je me retrouve à vivre une situation dérangeante.

Alors ce matin, comme je n’arrive pas à y voir suffisamment clair, j’ai commencé par libérer la peur de mal faire, de faire des erreurs. Déjà, la culpabilité ôtée, la pression libérée, je me sens mieux. Le sevrage fait logiquement apparaitre des ombres et même si je sais que l’accueil des émotions est efficace, ne pas culpabiliser, me punir, quand je n’y arrive pas, c’est aussi de l’amour de soi.
Je ne cherche plus à comprendre pour le moment on verra bien ce que la vie me présente et si des réponses émergent. En théorie, ça semble être des appels de mon enfant intérieur alors en me contentant de maintenir la paix pour voir objectivement les choses, et en ayant de la tendresse pour ma vulnérabilité, mon imperfection, je devrais pouvoir rester dans l’amour…
Si je commence à avoir des exigences de perfection, ça risque de semer le conflit intérieur, amener le sentiment de dévalorisation, puis celui de la comparaison entre ce que je suis et ce que je devrais être ! 
Alors j’accepte de ne pas arriver à voir clair aujourd’hui, et n’en fais pas une occasion de croire que ça veut dire que le divin intérieur est "distant", qu’il ne m’éclaire plus. 

Là aussi, le piège de se croire séparé et donc mal à l’aise, amplifierait la blessure de rejet. Si je veux qu’elle guérisse, c’est au contraire en gardant la foi que ma présence divine est toujours là, bienveillante, sans jugement à l’égard de mon comportement quel qu’il soit, que celle-ci peut cicatriser.






Mes chers corps imparfaits, je vous aime et j’ai foi en votre unité que seule ma croyance en la division peut nier et mettre à mal. En ce jour de Saint Valentin, je veux honorer chacun de vous.

Je suis un être tout autant humain que divin, unissant la perfection à l’imperfection, l’éphémère à l’éternité. Je choisis l’amour pour Tout ce que je suis.

Présence divine merci d’être là, même si ça n’est que ma foi qui me permet de l’affirmer. Merci de maintenir ma foi vivante, mon désir d’unité et celui de prendre soin de l’enfant intérieur comme tu le fais. Je t'appelle à unifier tout ce que je suis, à réaliser le mariage entre l'humain et le divin.

En sortant la chienne je suis tombée sur la mère du gamin ! Je l’ai aussi prévenue de le calmer et cette fois-ci encore, je me demande si j’ai bien fait. Le comportement de ce môme qui n’en fait qu’à sa tête, me renvoie la même idée ; "agir selon son élan, ses envies oui mais en tenant compte aussi des autres". 
C’est ce qui m’agace profondément chez tous ceux qui se croient seuls sur terre. Mais là encore, l’effet miroir me pousse à la réflexion. Et une fois de plus, je me contente de ne pas renier mon attitude, que j’ai tort ou raison n’importe pas, ce qui compte, c’est le fait que je me sente en accord avec moi-même. La situation me renvoie à mes propres conflits internes et en gardant intact l’amour de soi, en continuant d’accueillir ce qui vient sans jugement, ma présence divine éclairera ma compréhension.
La situation n’est pas dramatique non plus, je n’ai pas été violente envers l’extérieur ni moi-même bien que la colère ait créé une vague d’amertume tout en rabaissant mon taux vibratoire.

Voyons ce qui est positif, je garde l’envie de libérer les masques, les vieux comportements, même si ça ne se passe pas toujours dans la facilité, c’est l’occasion de faire preuve de patience, d’amour envers moi-même, surtout dans des situations où je n’exprime pas l’amour et la lumière.

Merci présence divine de m’aider à rester dans le cœur, l’amour véritable de soi, à être ancrée dans le moment présent de façon à sentir ton énergie, ton soutien dans la libération de l’ancien moi.
Même si je n'aime pas me sentir dans ce genre de situation, j'ai confiance en la vie, en l'amour que je suis puis ça n'est que mon ego qui est perturbé alors de la tendresse envers lui, calmera le malaise. Après tout, je suis ici pour apprendre et non pour être parfaite. Même s'il est question de maîtrise, il s'agit avant tout de se maintenir sur la fréquence de l'amour sans conditions. Il est logique d'être éclairé un jour, de se sentir porté, puis d'être dans le brouillard le lendemain puisque nous sommes animés par le mouvement incessant de la vie, dans un cadre duel limité que seul notre amour peut briser. 
Je bloque en ce moment et ce depuis près d'une semaine, sur la page 140 du livre de Véronique Baudoux, "divine sexualité". Comme par hasard, il explique la réunification de l'ombre et de la lumière.
Quand je pourrais tourner la page, j'aurais franchi un grand pas! Mais là aussi, patience, accueil des émotions et lâcher prise des attentes, des exigences, du désir de comprendre à tout prix, permet déjà d'être dans la paix et l'harmonie même si elle reste précaire.


Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer l’auteur : Lydia Féliz, ainsi que la source : http://lydiouze.blogspot.fr  et ces deux lignes. Merci

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