samedi 28 septembre 2013

Suivre ses propres envies, ses désirs, sa guidance personnelle...


Thaïs Lovinja*


Les conférences sont si nombreuses et variées que je suis encore dans l’excès et la course pour en écouter le maximum. Pourtant deux ou trois fois, je me suis dit, "fais confiance à ta guidance qui va te mener vers celles dont tu as le plus besoin". Il est bon de s’informer, de connaître le point de vue des autres mais il ne faut pas en oublier ses propres besoins et son système personnel de guidance. Puis ce matin, je me suis dit que j’avais encore trop tendance à me juger, me dévaloriser, à voir uniquement le côté sombre des choses. En tout, il y a du "bon" et du "mauvais" et j’ai la fâcheuse habitude comme la plupart des gens, à ne pas être assez objective. Le jugement dont je parle c’est le fait de filtrer sa vision au travers de son vécu, de ce que l’ego a retenu des expériences malheureuses du passé et non de son cœur. On ne peut connaître la vérité d’une situation à moins de libérer toute notion de bien et de mal à son sujet. Cette vision de l‘ego qui répond à l’instinct de survie n’est pas mauvaise en soi mais elle nous amène trop souvent à interpréter de façon erronée. 
Toute qualité porte son défaut et l’inverse est aussi vrai. 
Le souci de perfection peut faire basculer vers le besoin de performance et nous faire oublier l’essentiel en nous attachant sur un détail tout en nous collant la pression. L’empathie peut nous amener à oublier de respecter nos limites et ainsi on finira par se sentir lésé. A l’inverse, la colère canalisée, accueillie peut nous aider à respecter nos besoins et à agir, aller de l’avant puisqu'une fois transmutée, elle se transforme en énergie de vie, en audace. Tout dépend de l’intention et de l’équilibre.

Tintin Marlouze*
En commençant par cesser de juger, d’interpréter en termes de bien et de mal, on peut voir une situation de façon plus objective, neutre, ce qui nous évitera de tomber dans le réflexe conditionné, la réaction. Finalement, le jugement nait de la peur et celle-ci est très souvent générée par le manque de sécurité affective. L’instinct de survie est une chose utile à condition que cette première réponse à un stimulus extérieur, soit filtrée par notre cœur, notre sagesse. En regardant la situation et en voyant ce qu’on y rajoute, ce qui est de l’ordre de l’interprétation à partir de nos souffrances passées, les choses deviennent toutes autres. Utiliser cette aptitude, ce signal d’alarme face à un éventuel danger puis en libérant la peur, avant toute interprétation, permet de relativiser ce qui arrive, permet de ne pas se précipiter soit dans la fuite, soit dans la lutte. Même si je sais que la solution, la meilleure réponse, à toute situation, c’est l’amour, j’ai encore beaucoup de méfiance. Là encore, ne pas gober tout cru ce que l’on reçoit, est bénéfique mais si ça devient une fermeture du cœur et de l’esprit, c’est néfaste pour notre évolution. L’amour de soi est essentiel, l’expression juste de nos émotions aussi mais si nous explosons face aux autres et oublions qu’il nous revient de gérer notre monde intérieur, on violera l’espace des autres tout en trahissant notre pouvoir d'alchimiste. 
L’équilibre se trouve par le nettoyage des filtres du mental et de l'émotionnel. 
La respiration s’avère très efficace pour calmer l’émotion tout comme le mental qui se trouve nourrit par l’afflux d’oxygène et les choses deviennent plus claires. La phrase de la chanson pour les enfants « trois petits tours et puis s’en vont », me sert à penser à respirer quand je suis stressée. Ces trois respirations calmes et profondes, suffisent bien souvent à dénouer le corps physique et ces associés qui peuvent alors travailler de concert.
J’ai enregistré quelques conférences avec mon appareil photo qui dispose d’une fonction vidéo. Je fais des séquences de 15mn sans me soucier de l’image mais juste pour le son. Ce qui me permet de ne pas être scotchée sur l’écran. Puis, je vais tenter de sélectionner celle que je vais regarder, en écoutant simplement mon envie, en faisant confiance à mes élans. 
J’ai remarqué que les journées les plus agréables sont celles où je suis complètement mes désirs. Au début, je me disais tu vas devenir complètement asociale, incapable de faire des concessions si la moindre contrariété te perturbe ! Puis j’ai fini par le dire que je préférais apprendre à écouter mes vrais besoins, dire ce que je pense vraiment plutôt que de me conformer aux attentes des autres et maintenir l’interdépendance. C’est sûr que le risque de se retrouver seule est grand mais finalement, il en vaut la chandelle. Plus je sais ce que je veux, plus je l’affirme et plus j’ai des chances de réaliser mes rêves et ainsi de m’aimer véritablement de devenir totalement autonome affectivement. Puis mes rêves sont plus de l'ordre du bien-être né de la reconnaissance de la grandeur intérieure que de l'acquisition de biens matériels et de reconnaissance extérieure.

Neuschwantein castle Germany, trouvée sur "Milky way galaxy"*

En fait, l’entourage me respecte plus à mesure que je dis ce que je veux, et ce que je ne veux pas. Parler vrai est bénéfique pour tout le monde, on évite les malentendus, on guérit la blessure de trahison. J’ai tendance à souffrir des gens qui ne tiennent pas leur parole ce qui me renvoie à ma propre sensation de me trahir selon l’exercice du miroir de Lise Bourbeau, qui consiste à dire, "ce que l’autre me reproche ou ce que je reproche à l’autre, c’est ce que je me reproche à moi-même". Bien que parfois on ait vraiment l’impression que c’est totalement faux. Dans ces cas là, je me rappelle que l’autre me renvoie quelque chose d’inconscient en moi donc invisible et inconnu par nature. Il est vrai que ce point de vue demande une certaine humilité, un amour de soi qui permettent de ne pas être trop déstabilisé face à un événement trop dérangeant ou dramatique. Là encore, libérer la notion de jugement est essentiel. Le fait de juger, c’est aussi une façon de se déresponsabiliser, en accusant l’autre mais si nous croyons au divin en nous et en l’autre, force est de constater que nous sommes cocréateurs de tout ce que nous vivons. Sachant cela, il est bon de ne voir que notre côté, uniquement ce que l’autre nous reflète, sans chercher à savoir si un ou l’autre enseigne puisque chacun créé pour apprendre de lui-même. 
J’ai tendance à me dire quand on me critique, que l’autre m’enseigne à propos de qui je suis, de mes blocages inconscients et à considérer qu’à ce titre, il est un enseignant mais ça n'est pas à sens unique, dans la situation, il aura sa propre « leçon » à tirer. Soit d’assumer les conséquences de ses paroles de non amour qui le renvoient à son propre manque d’amour, soit autre chose qui ne me regarde pas, de toute façon. Cette manie de se situer en dessous ou au-dessus et instinctive et en prendre conscience, c'est déjà un premier pas. 
Puis la critique que l’on me renvoie par rapport à ce que j’écris m’a amené à réfléchir à la question. Je me reproche de rabâcher régulièrement les mêmes choses mais en écoutant les conférenciers, je me suis rendue compte que tous le font parfois même depuis trente ou quarante ans ! Même les êtres de lumière ! Parfois à la fin de la lecture d’un message, je me disais : « J’ai appris un ou deux trucs » C’est hallucinant de voir à quel point ça peut parfois être vide de sens ou très léger. Il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent ! La plupart du temps, c’est un rappel de nos origines, et un envoi d’amour. Mais là encore, ce que nous recevons correspond à ce que nous émettons. Si l'info est limitée, c'est qu'il nous faut déjà intégrer pleinement ce qui nous a été donnée avant. Si c'est répété, c'est qu'on a besoin de l'entendre à nouveau. Passer de l'ego au cœur est une révolution intérieure immense un pas de géant, un retournement complet! 
Je ne sais plus qui disait à propos du contenu des messages, qu’on nous dit régulièrement à quel point nous sommes des êtres merveilleux...mais dès qu’on ose se le dire ou l’affirmer à son tour, on passe pour égocentrique ! L'admettre est déjà un premier pas qui va nous aider à voir nos ombres sous un nouveau jour.

Image trouvée sur Facebook "Milky Way galaxie"*

Nous sommes bel et bien merveilleux dans le sens où nous portons tout en nous. Le meilleur, le plus lumineux et le plus sombre, le plus intelligent et le plus ignorant, le plus aimant et le plus méfiant...
Notre capacité à réunir tous ces aspects révèle la source en nous.
Puis quand j’entends Lise Bourbeau dire que nous avons tous des blessures et qu’elle même n’est pas à l’abri de "s’y croire", de se laisser manipulée par l’ego, ça calme ! 

Il serait bien prétentieux de s’imaginer que nous allons réussir à appliquer en une vie ce que nous commençons à peine à comprendre et surtout à valider ! Comme le dit Michael Brown, "si nous sommes vivants, c'est que nous sommes dans le processus de guérison par l'accueil, la prise en charge de notre corps émotionnel, la guérison des blessures de l'âme". Il est donc vain de croire que nous sommes totalement guéris puisque nous vivons continuellement des émotions et ce jusqu'à notre mort. Nous sommes dans la phase où nous apprenons à libérer les croyances basées sur la peur et c'est un chantier permanent. Passer de l’ego au cœur est très simple en théorie bien qu’il y ait différents points de vue quand à la façon d’y parvenir et différentes techniques pour ce faire. Même si je suis convaincue de l’efficacité de l’acceptation, je n’arrive pas toujours à l’appliquer dans les situations du quotidien, tout comme l’effet miroir. La progression n’est pas linéaire non plus, on avance par la foi en l’aspect divin, et celle en l’aspect humain. Chacun d’eux est multifacette, il y a tant de personnages en nous, dans l’invisible ! Les innombrables facettes de la personnalité, les énergies des vies passées, des guides, de notre âme, notre essence divine. Mais d’un autre côté, il n’est pas nécessaire de connaître en détail ou même en face à face ces aspects de qui nous sommes. 
Rencontrer et converser avec ses guides est à la portée de tous mais le but étant de s’aimer en vérité, c'est-à-dire plus à partir de l’ego, le risque est grand d’aimer notre reflet et de s’enorgueillir. Il est rare de voir une personne qui canalise qui soit humble. Le simple fait de dire que l’on reçoit des messages d’être de lumière pour les autres est un peu inapproprié puisque chacun le fait, chacun est éclairé par son âme qui est une énergie lumineuse. Le risque de se croire supérieur, plus lumineux, éclairé, privilégié...est grand! 

J’ai fait l’expérience d’une méditation guidée où j’ai pu rencontrer un guide nommé Georges ! Mon ego a pris une claque bien que le message était instructif et lumineux. Je pouvais difficilement inventer un tel prénom, enfin l’associer à un être de lumière tout comme Robert, Germaine...J’ai vu dans cette expérience, plusieurs choses, premièrement quel intérêt de canaliser un personnage aussi lumineux fusse-t-il alors que je dispose de mon propre système de guidance intérieur. Evidemment comme ça me demande de prendre en charge mes émotions, et de me voir totalement nue, il vaut mieux se créer un contact avec un être de l’invisible extraordinaire qui flattera mon ego. Puis s'appuyer sur sur un reflet quel qu'il soit, n'est-ce pas nier sa propre sagesse? Se nourrir de la diversité de points de vue est une chose mais il faut y trouver la synthèse, en sortir la quintessence qui exprimera la nôtre, personnaliser l'info, se l'approprier par le vécu.
Aucun canal ne voit littéralement quelqu’un et quand c’est le cas, il s’agit plutôt d’entités collées au plan terrestre qui ont besoin de se nourrir de l’énergie des vivants. Puis quand il s'agit d'un être de lumière, à mon avis, c'est simplement le reflet de la propre sagesse de celui qui canalise.
Quand j’entends « commandant untel », d’emblée, je me dis qu’il y a un malaise ! Où est notre souveraineté, le libre arbitre, le sens de l’unité, s’il existe des hiérarchies militaires dans les plans, soi disant élevés de lumière ? Je ne crois pas qu’il y ait de hiérarchie mais bien plus d’ensemble et de sous ensembles, de degrés de conscience qui englobent d’autres points de vue. Vous allez me dire que la nuance est infime cependant elle a son importance. Du point de vue de la source, selon ma façon de concevoir ce qu’elle est, il n’y a pas de bons et de méchants, de bien et de mal, il y a juste une multitude de points de vue qui sont plus ou moins conscients de leur origine, plus ou moins aimants. Des expressions de la source qui cherchent à intégrer plus d’amour et de lumière. 

Image trouvée sur Facebook "Gaya Mère Nature"*

L’amour étant selon ce que je crois la capacité à accepter tout ce qui est. Celui qui s’identifie à son ego, sera limité par le système de croyance basé sur la peur et à mesure qu’on intègre l’amour de soi par l’acceptation de nos « ombres », la lumière élargit notre vision qui elle-même ouvre notre cœur. La progression est un balancement entre cœur et conscience, plus d’amour puis plus de lumière et vice et versa. Cette montée est individuelle, mais par attraction, nous rejoignons des cercles de plus en plus lumineux et bénéficions de la lumière amplifiée créée par le rapprochement, l'échange. Nous pouvons alors voir notre propre énergie qui selon notre degré de conscience, correspond au taux vibratoire des anges, des archanges...
Mais dès que nous nous identifions à une seule part de qui nous sommes, nous tombons dans la vision de l’ego. Oui, nous sommes des êtres de lumière lumineux mais nous cohabitons avec la peur, l’instinct de survie, de défense, la méfiance...autant de personnages qu’il nous appartient d’intégrer, d’entourer de conscience et d’amour. Les voir, les reconnaître tout autant que les personnages lumineux qui correspondent à notre capacité d’ouvrir notre cœur, permet de les métamorphoser, de les transformer de sorte qu’ils seront au service de l’amour et de la lumière. Ils possèdent chacun des attributs utiles à notre progression. Le radin intérieur une fois éclairé nous permettra de faire passer nos propres besoins avant ceux des autres créant ainsi une amplification de l’amour en nous, à partir de notre propre cœur et nous serons alors spontanément généreux sans rien attendre en retour. Le juge, une fois aimé et accepté, deviendra celui qui nous aidera à user de discernement. Tous ces personnages ne sont maléfiques que s’ils sont mus par la peur. Si notre peur est grande, ils pourront devenir visibles et même palpables. Ils pourront même former des monstres et ensemble fabriquer un dragon ! Il n’est pas utile de chercher à les faire disparaître mais bien plus de ne pas les nourrir d’ombre en les refoulant. En les acceptant pour ce qu’ils sont, des partenaires de progression, en les entourant d’amour, ils deviennent alors de précieux associés.
Nous avons toujours le choix, soit de suivre notre peur et ainsi de nous retrouver dans les dimensions aux basses fréquences, soit de suivre l’amour et s’élever dans des sphères de lumière. Nous créons littéralement le monde qui nous entoure selon notre taux vibratoire en attirant ce qui vibre sur la même fréquence.
En redevenant l’enfant pur et innocent que nous sommes toujours en dedans, nous exprimons notre vraie nature en lui associant le sage intérieur, en les unifiant dans l'amour.

Bon, voyons si j’honore mes vrais besoins, aujourd’hui ! Voyons si j’arrive à libérer la peur de manquer, de rater une occasion de m’élever, si je favorise le mental au détriment du cœur et de l’émotionnel, si je divise ou si j’unifie...
Là encore, le désir d’élévation recèle une peur, un manque de reconnaissance de ma propre grandeur. 
Voyons plutôt si je peux revenir dans le juste milieu, en mon cœur et voir à partir de ses yeux, interpréter au travers de son intelligence, en toutes circonstances.
Rebelote, je place une barre, un objectif, rien de pire pour être déçue ! Les attentes ne permettent pas de recevoir ou de reconnaitre ce que nous recevons. Chaque chose nouvelle est forcément inconnue, imprévisible et si j’imagine ce que sera demain, je limite le potentiel. 
Alors accueillons ce qui vient simplement.
Je fonce au jardin cueillir les framboises avant que la pluie ne tombe ! Le ciel est orageux, les salades vont monter en graines! Comme si pressentant un danger imminent, elles se dépêchaient de produire des graines, le potentiel de résurrection pour contre balancer la mort.
*Les auteurs de ces photos, trouvées sur Facebook, ne sont pas mentionnés.

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