jeudi 18 juillet 2013

Animaux : miroirs, extensions, reliance au cœur...newsletter de Caroline Leroux




Après une courte nuit de quatre heures, réveillée par les couinements de la chienne, je me suis levée, poussée par les mordillements du chat. Je ne sais pas ce qu’ils ont ce matin, mais c’est électrique. La chatte qui m’a fait 20 chatons en 3 ans et qui a disparu pendant un an après mon déménagement, commence à prendre possession des lieux. Nous avons déménagé en mars 2010! Elle passe de plus en plus de temps avec moi et je dois dire que ça me rassure qu’elle soit de plus en plus à l’aise. Elle est le miroir de mon corps émotionnel et son côté sauvage qui se pacifie, me montre qu’à l’intérieur, la paix s’installe de façon énergétique. Je m’épate à ne plus bloquer aucune émotion ! J’en ai fait une rencontre amoureuse avec cette part de moi-même qui justifie totalement l’incarnation. Tant que je refusais inconsciemment, d’accepter mon passé, le choix de mon âme, je restais coincée dans une vision dualiste, enfermée dans le triangle victime/bourreau/sauveur et donc incapable de « revendiquer » mon pouvoir divin. C’est une bonne chose que je puisse dépasser peu à peu ce monde divisé puisque les énergies que nous recevons actuellement, nous poussent dans ce sens. Je me sens raccord avec le ciel et la terre!
Il n’y a rien à forcer, il y a juste à accepter, ce que nous sommes totalement et à en prendre la responsabilité. Je me répète beaucoup en ce moment, mais c’est un exercice volontaire, comme pour rééduquer le mental, inverser la mémoire, rectifier l’inconscient...

Un des 20 chatons de Bilou, belle ressemblance!

Peu importe ce qui se passe en réalité, ce qui compte, c’est de lâcher la lutte intérieure et en acceptant le mouvement de la vie, se préparer à tout changement. Tant que je voulais modeler ma vie selon mes croyances bien/mal, j’étais obligatoirement amenée à souffrir, à passer par des moments de joie et ce qui va avec, des moments  de peine. En acceptant ce qui est, en décidant de laisser s’exprimer en soi tout ce qui veut se manifester, non seulement ça me donne du recul mais je touche à l’essence de qui je suis. Comme cette énergie première n’est pas bloquée, je ne suis pas enfermée par les conditions de vie. Je dis ça mais je ne sais pas comment je réagirais si quelque chose de « dramatique » arrivait à nouveau dans ma vie. 
Pour l’expérience avec Maya, j’ai pu constater l’illusion de la mort puisque je continue de la voir et de lui parler. Le cœur est le lieu qui permet de communier et quand un élan d’amour pour un être cher se manifeste, on se libère de l’illusion de l’espace et du temps. Je suis prête à accepter la mort sans en souffrir. Je ne dis pas qu’il n’y aurait pas de période de deuil. Chacun des corps a une conception de la vie différente et tant que la fusion, l’unité, n’est pas totalement réalisée, certains d’entre eux réagiront selon leur vision des choses. Mais, ce qui a changé, c’est que je peux désormais consoler ces parts de moi encore localisées dans la dimension de la dualité. Leurs points de vue sont viables puisqu’ils me connectent à la réalité de la terre. Il ne s’agit pas de les rejeter, de les considérer comme inférieurs mais simplement différents. C’est la richesse de l’humain divin, sa force aussi de pouvoir voyager d’une dimension à l’autre et de finalement pouvoir amener chacune au niveau du cœur. Je n’en suis pas encore là quoique les moments où je suis centrée m’amènent à élever les parts terrestres dans la dimension du cœur, au-delà de l’espace temps. C’est extraordinaire de pouvoir vivre et ressentir la source à partir de ces émotions, c’est une immense libération de ne plus se sentir dominée, subjuguée par elles. Tout comme ça libère énormément de ne pas se croire uniquement ses pensées. 

Bilou, ce matin, une des rares photos d'elle!

Je partage avec vous la lettre de nouvelles de Caroline Leroux, qui a confirmé une fois de plus ce que je pense, et ce que je vis avec mes compagnons à quatre pattes. Ceux qui depuis l’enfance, me connectent à l’amour inconditionnel, à la vie, grâce à qui je suis aujourd’hui ici, en train d’écrire ce message. Par moments, je me dis que ces êtres sont des extensions crées par ma présence divine, afin de soutenir l’enfant intérieur; des soutiens affectifs et énergétiques, des miroirs de ce qui en moi est relié à l’incarnation. Les émotions, Bilou la sauvageonne qui revient peu à peu; le cœur, Féliz mon amoureux qui est mon chouchou, enseignant de l’amour inconditionnel mais aussi de l’audace d’être, du lâcher prise, de l’attention, nettoyeur des énergies de discorde; l’inconscient, Maya qui est passée de l‘autre côté et dont le départ me pousse à croire que cette part de moi n’est plus cachée, n’a plus lieu d’être nettoyée ; le mental, Crapaude, la chienne goinfre, indépendante, têtue, accroc aux caresses et jalouse des chats. Ils illustrent parfaitement ce que je suis ! Je n’en fais plus un drame, je sais que mes « défauts » sont autant d’occasions de m’aimer davantage, et par la même, d’aimer davantage les « autres ». Ce terme bien qu’un peu péjoratif, je l’emploi avec ironie en pensant au sketch de Guy Bedos ; « L’enfer, c’est les autres ». Je vais essayer de le trouver sur le Net. Il est d’une telle mauvaise foi ! J’aime bien la façon dont les humoristes peignent le monde et offrent une image de celui-ci qui permet de relativiser, d’aborder ses côtés les plus ignorants avec recul et légèreté. Il est essentiel de rependre la vie comme un jeu. J’ai trop longtemps eu une vision grave des choses ! C’est le résultat du fait de vivre à partir du mental et même de l’esprit. On a beau dire, cet aspect de nous, a aussi besoin d’être « éduqué », associé au cœur afin de le libérer de la fâcheuse tendance à vouloir entraîner la personnalité, dans un rôle de personnage chevaleresque, guerrier de lumière, phare du monde, sauveur...
Je dis ces choses avec tendresse car tous ces rôles ont été formateurs. Ma présence divine a participé activement à ses mises en scène, s’adaptant à ma capacité à intégrer certaines vérités. Bon, j’arrête de papoter et vais au jardin. La chienne a fait son tour toute seule ce matin et je m’en vais voir si je peux immortaliser les roses dans leurs plus belles manifestations, leurs plus belles postures. Bien qu’elles soient toujours un délice pour les sens, je limite les prises pour ne pas surcharger mon ordi dont la capacité de stockage est limitée.
Féliz, champion dans l'art d'être détendu

Voici donc la lettre d’info de Caroline Leroux

« Bonjour chers amis des animaux,
Je vous reviens enfin bien installée dans mon nouveau 'chez moi' à Valleyfield mais porteuse d'une nouvelle d'une grande tristesse qui a retardée cette infolettre étant donné le processus d'intégration que j'ai dû faire.  Dans la nuit du 12 au 13 Juin, j'ai dû faire euthanasier ma chienne adorée, ma fidèle amie Gentle, qui souffrait d'une 3e hernie discale, cette fois logée dans son cou.  Elle n'avait que 7 ans.  Inutile de vous dire que ça été la décision la plus difficile de ma vie.  Mais la souffrance d'un être que l'on aime fait en sorte que la décision 'se prend', presqu'à notre place... Il m'apparaît claire que les mois de Mai/Juin étaient des portes ouvertes vers l'au-delà, pour plusieurs animaux-compagnons ayant terminé leur chemin de vie.

Pour ma part, ce qui me 'sauve' d'un plus grand désespoir depuis le départ physique de Gentle est le fait que je peux la sentir, très tangiblement, et communiquer avec elle qui se trouve de l'autre côté du voile.  Comme ce n'est pas ce que la majorité des gens vivent lorsque qu'ils perdent un animal-compagnon, j'ai soudain ressenti une compassion d'une grande profondeur et je me suis sentie mû de partager certaines des choses que je vis en communiquant avec Gentle. Je voudrais vous communiquer tout l'amour que je reçois pour vous rassurer mais, à défaut de pouvoir le faire ici, j'aimerais vous partager ce que j'ai appris sur la mort des animaux, en espérant que cela vous apportera un certain réconfort.  Je commence donc en vous disant que oui, les animaux qui nous accompagnent vont, pour la grande majorité d'entre eux, dans un lieu, une dimension qui est un paradis parfaitement adaptés à eux.  En d'autres termes, ils vont dans la lumière et ce, assez rapidement. D’aller dans la lumière ne fait pas en sorte que vous ne pouvez plus les sentir ou communiquer avec eux.  Bien au contraire, cela devient souvent plus facile car ils sont libérés de leur lourdeur, de leurs souffrances et ils se déplacent 'à la vitesse de la lumière, littéralement. La raison qui fait que nous ne sentons pas nos animaux est l'ampleur de nos émotions - qui agissent comme des filtres.  D'avoir des émotions, de vivre un deuil est normal, voir important et votre tristesse ne fait pas en sorte que vous empêchez votre animal d'aller dans la lumière.  Cela va plutôt faire en sorte que votre animal reste plus 'prêt' de vous, énergétiquement jusqu'à ce que vous soyez 'ok'. Tout ceci est comme un roue, plus vite vous passez à travers vos émotions, plus facilement vous pourrez ressentir la présence et même communiquer avec votre ami qui est 'juste de l'autre côté du voile' et qui se déplace d'une dimension à l'autre à la vitesse de la pensée...

Enfin, je terminerais en vous disant que ma chienne m'a plusieurs fois remerciée de l'avoir libérée.  Sa joie, sa légèreté étaient un contraste si violent lors de ma 1re communication post décès que j'ai presque cru que ce n'était pas elle!  J'ai demandé des 'preuves' et j'en ai reçues dans les heures qui ont suivis.  L'euthanasie, lorsque bien faîte avec un(e) vétérinaire et lorsque le moment est venu, est un réel cadeau et, comme me dit Gentle: « Je ne suis pas 'morte', je suis très vivante, continuant mon chemin dans une autre dimension, pleine d'amour et de gratitude!...  Mon corps était devenu trop lourd, trop souffrant. Merci d'avoir eu le courage.  Je t'aime..."
Merci tellement, ma belle Gentle...  Et à bientôt dans un autre corps, je l'espère »!

Willy et maya en 2000

 Ce dernier paragraphe est un éclairage qui peut soulager ceux qui sont amenés à prendre une telle décision. J'ai dû le faire pur mon doberman et je dois dire que ce fût une torture pour moi. A cette époque, j'avais une vision dramatique de la mort et un amour très possessif...Gratitude à toutes ces magnifiques âmes qui continuent de partager ma vie!

Maya toujours collée aux chiens, recharge ses batteries au soleil!

Photos de ma collec' que vous pouvez utiliser en citant la source: http://lydiouze.blogspot.fr


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